Chapitre 9: Amour dégoulinant
« Donnez-vous des rendez-vous partout, Dans les champs, dans les choux, Faites-vous des baisers tout de suite, Des serments sur le grand huit. Le temps passe à toute vitesse, Roulez jeunesse. »
Ca ne relevait même plus de la simple blague, désormais c'était du harcellement. Potter avait essayé de s'introduire dans ma chambre pendant toute la nuit. Il avait tout essayé... tambouriner ma porte jusqu'à l'épuisement, me faire croire qu'il mourrait d'une crise cardiaque, que Sirius s'était fait enlever et qu'il y avait le feu. Au bout d'un moment, il avait essayé d'entrer par la fenêtre, l'ennuie c'était qu'elle se trouvait au deuxième étage et qu'en grimpant à l'arbre il n'avait pas trouvait le moyens d'arriver jusqu'à ma chambre.
« Potter, tu vas finir par te tuer.
-C'est toi qui me tue Evans, je veux juste dormir avec toi.
-Dormir ? Tu me crois aussi idiote que toi ?
-Tiens, c'est vrai. Miss Evans, toi qui as une merveilleuse intelligence pourrais-tu me dire comment je fais pour sauter de l'arbre jusqu'à ta fenêtre, sois environ trois mètre, sans me tuer ?
-Tu n'as qu'a tout simplement pas sauté.
-C'est innée chez moi de sauté.
-Tu es vraiment... Quoi ? Est-ce-qu'a chaque fois que tu parles tu es obligé de faire une allusion au sexe ?
-Hum... Je pense que oui. Je n'ai jamais fais sans.
-Tu n'est pas normal comme mec.
-Ca c'est sûr, mais tu es encore moins normale que moi. J'ai jamais vus une fille de seize ans autant igniarde et attardé que toi.
-Attardée ?
-Oui, faut dire que tu as l'expérience d'une adolescente de treize ans. Je n'y crois pas à ton histoire avec McGorg. Tu as l'attitude d'une vierge.
-L'attitude d'une vierge ? Mais de quoi je me mêle !
-Ne t'énerve pas, c'est ça qui me plaît chez toi.
-Et qu'est-ce-que tu veux que ca me fasse, hein !
Il m'avait regardé, avec un air de chien battus, je voulus me rattraper mais il tomba de l'arbre avec un grand cris.
-Potter ! Ca va ?
-Oui ca va, si tu veux savoir je suis encore vivant, dommage pour toi !
-T'es complètement idiot.
-Merci. Sur ce, Bonne nuit. »
Complètement imprévisible.
J'étais dans mon lit entrains de repenser à la nuit mouvementé que j'avais passer, peut-être avais-je été un peu trop dure ? J'explosais de rire, si quelqu'un était passé devant ma porte en ce moment, il aurait pu confirmé que j'étais tarée. Ces vacances prévoyaient de ne pas être de tout repos. La question était de savoir si Potter allait continué ce petit harcellement nocturne. Malgrès ma nuit blanche et ma gorge qui en avait pris un sacré coup, je ne lui en voulais pas. Tout simplement parce qu'il me faisait rire et que c'était cela qui me manquait le plus.
Jane était arrivée dans la journée et avait presque immédiatement sauté sur son copain avec une passion ridicule et ils s'étaient explorés la gorge pendant un quart d'heure. Potter les avaient regardés, dégouttés et m'avait ensuite regardé avec un petit haussement de sourcil significatif. J'avais reculais de deux mètres en exigeant qu'il ne s'approche pas de moi. J'avais ensuite accompagnés Jane dans sa chambre qui était entre la mienne et celle de Sirius, je priais pour qu'elle n'aille pas le rejoindre pendant la nuit, car entre le harcellement et les ébats sexuel du couple, je déménageais illico.
« Alors ca va ? Lançais-je.
-Lily tu reparles !!
-Ah... Oui, je reparle.
-Depuis longtemps ?
-Non. Alors avec Black c'est l'amour fou ?
-Oui, il est fantastique !
-Tu sais quoi sur sa famille exactement ? » Autant briser la glace dès maintenant.
Elle arrêta de ranger ses affaires pour me porter un peu plus d'attention, peut-être allait-elle, elle-même me révéler toute l'ampleur de l'affaire Sirius Black ? Elle baissa néanmoins les yeux, ça n'allait malheureusement pas être aussi facile.
« Je sais que c'est une famille de sang pur, très selective au niveau des membres qu'elle contient.
-Et c'est tout ? A ton avis est-ce qu'elle n'aurait pas par hasard un petit lien avec ce qui se passe en ce moment, les meurtres par exemple ? Est-ce-que quand je te dis Mangemorts...
-Arrête ça Lily.
-Arrêter quoi ? Depuis quand tu ne me fais plus confiance ?
-Je te fais confiance, bien sur que oui. Mais je n'ai pas envie de trahir sa confiance à lui. Et puis, toi qui parle de confiance, lorsque t'es parents sont morts, tu n'es même pas venue en parler ou te confier à moi. Tu es rester distante, je ne savais plus quoi faire... Je voulais en parler avec toi, briser la glace une bonne fois pour toute, mais Ben m'en a empêchée. Il ne voulait pas te faire de mal.
-Le mal était déjà fait. Ce n'était pas de ta faute ni a celle de Ben, je suis désolée d'avoir été si distante. J'étais perdue, je ne savais pas comment en parler alors je n'ai plus parler du tout. »
Elle me prit dans ses bras comme pour détruire la distance que nous avions pris. Cette simple étreinte suffisait à nous faire comprendre à l'une comme à l'autre que nous nous pardonnions.
« Jane, je sais pour Sirius. Ses parents le pousse à entrer dans le can des Mangemorts. Je sais qu'il a refusé et que c'est pour cela qu'il a quitté le domicile familial. Je sais aussi qu'il subie de nombreuses pressions et que c'est difficile pour lui et qu'il ne veut pas ébruité l'affaire »
Elle me lacha, essuya ses yeux pour me regarder droit dans les yeux.
« Comment sais-tu tout ça ?
-Je l'ai vus rentrer l'autre jour, couvert de bleu. Et j'ai entendu leur conversation, entre James et lui. C'est grâce à ça que je sais à peu près toute l'histoire. Ne m'en veux pas, j'ai écouté aux portes.
-Maintenant que tu sais, on y peut rien. Je te fais confiance, je sais que tu n'ébruiteras pas l'affaire.
-Dis Jane, est-ce-que ça fait longtemps qu'il se fait fait...
-Torturer ? Oui, plusieurs mois. Ils est obliger de rentrer chez lui de temps en temps pour récupérer des affaires et lorsqu'il en ressort en général un groupe de Mangemorts l'attend. Ce sont des durs, des brutes qui s'y prenne à quinze pour le violenter. Il a due subir une dizaine d'Endoloris et comme il ne peut pas se défendre à l'aide de la magie, comme il n'a pas encore 17 ans, il se bat à la façon des moldus.
-Pourquoi insistent-ils ? Si Sirius ne veut pas rentrer dans leurs rangs, pourquoi ne vont-ils pas recruter ailleurs ?
-Les familles de sang purs sont très rares, et celle des Black est très puissante et respectée. Voilà pourquoi il veulent absolument l'avoir. Sa famille est d'accord, en plus de cela. Ca n'arrange pas les choses. Et puis d'une certaine manière, c'est une façon de montrer leur force et d'en faire un exemple.
-Et pourquoi Sirius refuse d'en parler ?
-J'aimerais bien le savoir ! Son honneur et son ego-masculin, m'a-t-il dit ! Il est borné, ni James ni moi, n'avons réussi à le faire changer d'avis. En plus il est entrain de craquer...
-Je sais, je l'ai entendu dire... Son frère a rejoint les Mangemorts ?
-Oui, depuis pas longtemps. Mais lui en est très fier ! Saleté de rat !
-C'est sûr. Ca pourrait vraiment aider s'il en parler... au moins à Amèlia, la tante de James, elle est aurore et je crois qu'elle est un peu au courant de l'histoire, enfin... elle a des doutes. Je pense que dès qu'elle rentrera Sirius aura droit à une discussion en tête à tête avec elle.
-Tant mieux. » Conclue-t-elle, en se couchant sur le lit.
Nous passâmes le reste de la journée à nous raconter nos petites histoires de filles, les potins de Poudlard que je n'avais pas trop suivie durant ma pseudo-mort, de sa famille et de Sirius encore et encore, mais cette fois-ci j'avais eu droit aux « Il est magnifique, il est fantastique, Je l'aimmmeuh ». La conversation type de jeunes filles de seize ans, je l'avais écouté en ayant la désagréable envie de vomir. Elle dégoulinait de bonheur et ça ressortait par tous les côtés, j'en avais la tête qui tournée. Au bout d'un moment ce cher Black s'ennuya et ayant une folle envie d'embrasser Jane arriva en trombe dans la chambre et se jeta sur elle.
Je sortais, en ayant le tact de ne pas les dérangé en fermant la porte.
« Je parie qu'il lui a sauté dessus ? » questionna James, sortant lui-même de sa propre chambre. J'acquiesçais en faisant une grimace.
« J'imagine que tu n'as pas envie de tenir la chandelle.
-Pas vraiment, ça bave trop c'est trucs là. »
Il ria, d'un rire naturel et détendue. Je conclue qu'il n'allait pas tenter une nouvelle approche pour me draguer ou lancer une ou deux blagues salaces.
« Ca te dit de visiter le village voisin ? Demanda-t-il, en essayant de prendre un ton détaché. »
Je souris.
« Bien sûr, tant que tu ne me viole pas en chemin »
Nous explosâmes de rires et je pris son bras pour engageais cette sorte pause.
