Chapitre 12 : Interrompus
« Le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est d'y céder. Résistez et votre âme se rend malade à force de languir ce qu'elle s'interdit. »
C'était une sensation étrange. Comme un grand vide qui vous suit, une sorte d'effleurement ou de courant d'air qui vous caresse la peau, une sensation qui vous effraie et qui engendre en vous cette peur inconnue. Une sorte de présence qui marche derrière vous et qui vous rappelle cette sensation, et lorsque vous vous retournez pour regardez, cette présence n'existe pas comme vous le saviez très bien. Alors vous continuez d'avancer, tous les sens en alerte, l'esprit anxieux. Votre peau devient moite et les battements de votre coeur accélèrent. Et vous continuez sans arrêt d'ignorer la raison de toute cette peur.
James Potter ne m'avait pas adressé un regard ni même une parole. Il semblait que je sois devenue pour lui une sorte de fantôme ou d'esprit qu'il refusait de regarder mais dont la présence le gênait constamment. L'ambiance dans la maison était devenue morne et monotone, l'air semblait froid et nos esprits s'ennuyés tellement qu'on aurait presque tout donner pour que les meubles s'agitent à notre place. Jane, Sirius et Remus regardaient la scène avec une désolation bien visible et poussaient des soupirs d'ennui à fendre l'âme. Ils n'osaient pas parler ni même respirer en notre présence. Quant à moi, je baissais la tête à longueur de journée, mon esprit était à cent mille lieux de mon corps, qui lui était aussi mou qu'une éponge. Mes journées se résumé à l'ennui ferme et irrémédiable. James et moi restions chacun dans notre chambre, et quiconque entré dedans était promis à une multitude regards assassin et à des soupirs nerveux. Cela faisait une semaine et demie maintenant que j'étais chez James, il fallait avouer que nos rapports s'étaient améliorer et avaient à nouveau empirés...
La lumière m'éblouit lorsque j'ouvris les yeux en me réveillant lentement, le draps jusqu'à mes oreilles et étalée de tous mon long sur le matelas. Je m'étirais jusqu'à m'en faire craquer tous les os de mon anatomie et je cliniais des yeux affins de m'habituer à la luminosité de la pièce. L'esprit encore ensommeillé je piochais dans ma valise ma trousse de toilette et traînés jusqu'à la salle de bain ma serviette. Dans un bâillement sonore j'ouvris la porte, qui claqua par mégarde contre le mur. C'est à se moment qu'avec horreur je me rendis compte que la salle de bain était occupé. Potter s'était retourné, tous les sens en alerte, puis finalement lorsqu'il m'avait vus avait baisser les yeux, encore plus nerveux. Je lui tournais le dos, pour ne pas regarder son corps à moitié nu. Je savais que ce genre de tentation me faisait perdre tous mes moyens, je fis un pas en avant et il toussota. Je me tournais, en baissant encore plus bas les yeux. Je savais qu'il était nerveux, même plus que moi. J'entendais sa respiration accélérée et je l'imaginais même entrain de se balancer sur ses pieds. Finalement, il décida de jouer sur la plaisanterie pour se détendre.
« Evans, tu n'en a pas marre de m'espionner quand je sors de la douche. »
Cette réplique sonnait faux, comme s'il n'y avait pas mit tous son coeur.
« Je ne t'espionne pas. Tu n'avais qu'a fermé à clés !
-Si je fermais à clés, ça serais moins marrant.
-Pardon ? Lançais-je.
-Voyons Lily. Imagines, tu rentres pendant que je prends ma douche, je sors à moitié nue. Toi, tu restes ébahis devant mon magnifique corps et c'est dans la poche !
-Excuse moi, mais la scène se s'est pas du tout passé comme cela.
-Oui, c'est dommage.
-C'est quoi ce changement d'attitude soudain ?
-Ha.
-Quoi Ha ! Tu commences sérieusement à me faire...
-Doucement Chérie ! Tout doux. Tu ne trouves pas que la situation est ridicule ? On ne sait plus trop comment réagir maintenant que je sais que je ...
-Pas un mot !
-Bref. Autant continuer comme avant. Tu sais quand je te courais après et que tu m'envoyer balader. Mais ne t'inquiète pas, tu vas finir par céder, maintenant que je sais que...
-Haha. Si tu crois que je vais céder aussi facilement. Je te signale que je suis quand même assez intelligente pour ne pas laisser mes... pulsions prendre le dessus, Potter !
-Intéressant. Nous verrons bien.
Il s'approcha de moi, et comme à chaque fois que l'espace nous séparant se réduisait, ma respiration et la chamade de mon coeur accéléraient. Je vivais ses moments comme dans un songe ou dans un coma à peine profond, ses moments qui me semblaient irréels et dépourvus de sens. Ces moments où mon cerveau ne fonctionnait plus correctement, ou ma bouche était aimantée à la sienne. Une sorte de force invisible qui nous attirés l'un vers l'autre. C'était un chamboulement, j'aurais voulue crier ou même pleurer, tant l'émotion était forte. Alors dans un gémissement inhumains, presque bestial, je fis deux pas pressés vers lui. Il s'arrêta, se mordit la lèvre en me regardant nerveusement. J'étais la seule à mettre James Potter dans cet état, et j'étais heureuse d'en être consciente. Ses yeux étaient sombre et sa tête penché légèrement sur le côté. Il n'avait pas bougé d'un centimètre, maintenant que je prenais les choses en mains, il semblait incapable de poursuivre.
« Alors James Potter a peur ? » murmurais-je, d'une voix qui m'étais inconnue. Je mis une main sur ma gorge. Ce son avait été un peu trop sensuel à mon gout.
Il avala sa salive difficilement et tourna la tête.
« Evans, qui te dit que j'ai envie de toi ? »
Je le regardais, perplexe avec une grimace. Tout en lui le trahissait, de sa façon à éviter mon regard et surtout de son immobilité. Pourquoi n'était-il pas partie si je lui étais indifférente ?
« Eh bien, Potter. Je suis peut-être assez ignorante quant aux rapports hommes/femmes, mais je sais tout de même deviner lorsque que quelqu'un ment »
Il recula d'un pas, aussitôt j'avançais vers lui. Je posais une main sur son torse, et à son contact il tressaillit. Ses yeux se fermèrent et il poussa un soupir.
« Evans chéri. Tu peux continuer si l'envie t'en prend, mais tu ne recevras rien de moi. Tu sais, j'ai décider de te faire vivre la même torture que tu m'as fait vivre. »
Ma main effleura sa peau, presque imperceptiblement. Je le sentie à nouveau frissonner. Mes doigts descendirent jusqu'au nombril et au moment où ils arrivèrent au niveau de la serviette, je cessais mon geste. Ma bouche se posa sur son nombril, je titillais de ma langue sa peau en remontant vers ses tétons. Un gémissement sortie de sa bouche et il soupira.
« Par Merlin, Evans. Tu es imprévisible »
Soudain, il interrompit mon geste presque violemment en me saisissant par les hanches. Je ne protestais pas. Il me rapprocha de lui et positionna une des ses mains dans ma nuque, un frisson parcourue mon échine. Il hésita pendant un quart de seconde, puis finalement posa rigoureusement ses lèvres sur les miennes, je n'eut pas le temps de savoir ce qu'il se passait que déjà il mordillait ma lèvre inferieure. Sa main entra sous ma chemise de nuit, en effleurant délibérément mes fesses, elle monta jusqu'à mon dos et aussitôt, mes sens se dispersèrent. Mes pensées se brouillèrent et un flot d'émotions me prirent d'assaut. Il enleva ma chemise de nuit précipitamment, je sentais son souffle s'accélérait contre mon oreille et la peau de mon cou. Il me fixa, à moitié nue, ayant pour seul vêtement ma petite culotte en coton.
« Tu cache bien ton jeu. » Susurra-t-il.
Il me regarda droit dans les yeux, de son regard ombragé de désir. Il effleura la peau de ma poitrine et je rougis malgrès moi. Je tentais de contrôler mes émotions tant bien que mal, mais la chose n'était pas aussi simple.
« Ne soi pas gênée. Tu es magnifique quand tu rougie »
Ma rougeur redoubla. Il s'approcha tout près de mon visage, nos nez s'effleurèrent. Incapable, de résister, je l'embrassais encore plus fougueusement que tout à l'heure. Je le sentie sourire, puis il répondit ardemment à mes avances. Je sentais ses mains partout sur ma peau, lorsqu'elle carréssèrent mes fesses un gémissement sortie de ma gorge. Je me arquais naturellement, et je sentie sa virilité effleurer ma cuisse, il grogna. Je savais qu'il était impatient, mais il semblait avant tous vouloir que moi aussi j'en profite. Il tira sur la ficelle de mon dernier sous-vêtements, et entra dans mon intimité. Il sourie en voyant que j'avais déjà beaucoup mouillé, il me regarda à nouveau dans les yeux. Mon regards était vide, j'étais dans une sorte d'extase, dans mon monde ou dans ma bulle. Les seuls mots pour décrire se que je ressentais, étais l'émerveillement. Il caressa longuement mon intimité puis finalement, il entra un doigts. Je soupirais en m'affalant presque sur lui. Il allait me tuer, me rendre folle de désir. Il commença des mouvements de va et viens, je gémis un peu trop fort. J'arrêtais son geste, il était normal pour moi de prendre les commandes de la situation, de me jeter corps et âme dans l'inconnu. Je détachais sa serviette qui tombit au sol. Je rougis en poussant un gémissement. Par Merlin, ce truc allait entrer en moi ? J'effleurais son membre timidement au début, puis voyant que ce geste le rendait fou, mon désir atteint sa limite. Et la sienne aussi. Il me hissa sur le lavabo de l'évier
« Tu es sûr que... » commença-t-il d'une voix très rauque.
« Par Merlin, James Potter. Tu vas me rendre complètement folle ! »
Il m'embrassa sensuellement.
« Jamesie mon Amour ! »
Nous régîmes au quart de tour, James se décala et rattrapa sa serviette et je sautais du lavabo. Il me lança ma chemise de nuit. Je disparus derrière la porte de ma chambre et j'entendis Sirius entrait dans la salle de bain, par la porte de la chambre de James.
« Bon Sang, Cornedrue. Qu'est-ce-que tu fous ? » Il y eut un silence et avec tous les efforts du monde je tentais de ne pas exploser de rire.
« Ha... Jamesie... Si j'avais su... que tu étais... occupé, je n'aurais pas insisté !
-Bon sang, Patmol tu viens d'interrompre le plus beau moment de ma vie.
-Quoi ? Tu le faisais en pensant à McGonagal ? Franchement, James.
-Sirius, fous le camp ou tu vas le regretter.
-Non, tu n'as qu'a continué devant moi »
Il eut un nouveau silence, puis finalement Sirius éclata de rire.
« Voyons, Jamesie. Mon amour. Tu aurais vus ta tête. J'aime beaucoup trop les femmes et je n'ai évidement aucune tendance homosexuelle. »
Je vérouillais la porte de ma chambre et commençais à me changer. La poignet de la porte pivota. Je souris en pensant que c'était James, qui voulait sans doutes continuer là où nous en étions restés. Je sourie machiavéliquement, décidant de ne pas y faire attention.
