Chapitre 19: Apparences trompeuses ? Ou simple effet alcoolisé ?
" Qui sème l'illusion récolte la souffrance " Elie Ben-Gal.
L'endroit était tout bonnement indescriptible. Nous avions atterris au baut milieux d'un boit, où les arbres, pourtant immensément grand, laissé claironner quelques rayons de lune. Mon esprit s'apaisa et toute mes pensées stressante s'évaporèrent. Le sentier, sur lequel nous avions atterris, serpenter vers un chalet luxueux et accueillant. Mes yeux s'habituèrent peu à peu à l'obscurité de la forêt et je pus avec délice arpenté de mon regard chaque recoin visible de la forêt. Je ne trouvais pas les mots pour le lieu. Les arbres, pour la plus part, était des sapins et des chênes. Le silence et le calme trônaient depuis toujours, semblait il. A quelques pas de nous, un ruisseau devait serpentait. J'entendais le murmure secret de l'eau qui s'écoulait, lentement et infiniment. Je fermai les yeux, en me concentrant sur les odeurs. La terre fraîche, les feuilles mortes écrasé par des pieds humains ou animals, l'odeur de tomates émanant du restaurant, l'odeur de l'écorce d'arbre ... Etrangement, tout cela me rappela mon enfance. Je n'étais aller qu'une seule fois en forêt, pour du camping avec mes parents, Pétunia avait tellement eu peur que nous avions été obligé de remballer tout le materiel au beau milieux de la nuit pour rentrer chez nous. Mon humeur nostalgique me fit sourire. Je sentie les doigts d'Alex effleurer les miens, imperceptiblement. Je resurgis, laissant la séquence souvenirs à un autre moment.
« C'est magnifique ! Murmurais-je
-Oui. C'est endroit est réputé dans la régions, le ruisseau est magique. Le son qu'il émait à des vertus relaxantes. Il me prit la main et m'entraîna sur le sentier. On raconte qu'autrefois, à chaque nuit de pleine lune, qu'une veuve, venait chanter son amant perdue, afin d'oublier son trouble et sa nervosité. Tout en chantant elle pleurait, ces larmes si pure, finirent par constitué un ruisseau, dans le quel elle se noya, apaisée. Cette jeune fille, d'une beauté fantastique, attirait de par son chant les hommes et les femmes à la recherche de calme et de sérénité. Voilà pourquoi tu te sens si calme. Dit-il en souriant.
-Est-elle vraie ?
-Je pense que les hommes en ont fait une belle métaphore, mais on a tous le droit de rêver. »
Nous montâmes les quelques marches et atterîmes devant un homme, en costume.
« Bonsoir, avez-vous reservez ? Demanda-t-il en souriant.
-Oui, au nom d'Adams »
Alex ne détacha pas sa main de la mienne, étrangement, cette intimité ne me dérangea pas. Sa main était douce et chaude. L'homme nous accompagna à une table, légèrement éloigné des autres. La salle, vaste et peu éclairé, avait gardé l'ambiance chaude et reposante de la forêt, reproduisant le lieux avec fidélité. Alex tira ma chaise, afin que je prenne place, puis s'assit face à moi. Nous commandâmes en silence, puis lorsqu'il me servit mon première verre de vin, il entama la conversation.
« Est-ce-que l'endroit te plaît ? »
Bien sûr l'endroit me plaisait, mais je le trouvais bien trop chic et class pour moi. Je n'avais que seize ans et même si lui en avait dix-neuf, ce restaurant était plutôt fait pour des couples plus vieux, en âge d'avoir un travail, un appartement.
« Bien sûr ! Dis avec entrain, soucieuse de ne pas le vexer. Mais n'est-il pas un peu trop ... chic ?
-Rien n'est assez chic pour vous, Miss Evans ! Répondit-il avec un sourire séducteur. Il tendit son verre, pour porter un tost. Les deux verres claquèrent en un bruit cristalin, et je bus une première gorgée de vin. Le goût n'était pas si atroce pour une première fois.
« Tu as dûs y passer toute ta paye. Dis-je, timidement.
-C'est vrai, mais comme je te les dis. Tu mérites amplement que je me mette en quatre. Mais arrêtons de parler de cela... Comment se passe tes vacances chez les Potter ?
-Mieux que je ne le pensais. Jane, que tu as pu voir tout à l'heure, est ma meilleur ami, je ne me sens pas trop dépayser. Amèlia est charmante, même si elle est souvent absente. Quand à James...
-Permet-moi de te poser juste une question. Dit-il, soudain inquiet.
-Je t'en pris.
-Toi et James, vous n'êtes pas en couple ? »
Je posais mon verre, en réfléchissant. Techniquement, James et moi, n'étions pas en couple. Mais alors qu'étions-nous ? Nous nous disputions à longueur de journée, nous couchons ensemble, nous vivons ensemble et paraît-il que Monsieur à des sentiments pour moi, nous sommes capables de nous entendre à merveille et il se trouve que je deviens jalouse quand il approche un être à caractère féminin. Nous n'étions pas des amis. Est-ce que des amis sont censés se disputer et couché ensemble ? Ce n'était pas mon ennemi. Sinon, nous n'aurions pas les quelques moments privilégiés que nous avions eus, par exemple, lors de notre promenade dans le village. Il y a quelques semaines, j'aurai pû aisement affirmer avec conviction que James et moi, n'étions absolument pas un couple, ni des amis mais peut-être des ennemis. Or, depuis quelques temps tout mes formidables théorèmes ne s'appliquaient plus. J'éprouvais quelque chose pour James, non pas de l'amour, sinon je m'en serais rendue compte, non ? Mais plutôt, une très grande attirance physique, qui m'obligeait à me retenir de ne pas le violer sur place. Et surtout, une sorte d'obstination à vouloir découvrir comment il pensait, à vouloir comprendre ses multiples facettes si attrayantes. Il fallait avouer que James était un très beau graçon... Ok, il était carrément canon, puisque mes hormones densaient le tango à chaque fois qu'il était dans mon champs de vision. Il était très intelligent et ... interressant.
« Lily ? » La voix d'Alex me fit sortir de mes démonstrations complexes. Il me fixait, plus que jamais inquiet d'avoir inviter une fille déjà en couple dans un restaurant, dans le but de la séduire.
« En fait, James et moi, nous ne sommes pas vraiment un couple.
-Qu'entend-tu par « pas vraiment » ?
-Et bien... Je vais être franche, nous avons couché ensemble et flirter plus d'une fois, mais en réaliter je crois que je le déteste.
-A oui ? Je vais t'avouer que je ne te comprend pas.
-Moi non plus je ne comprend pas. En fait, je ne comprend strictement rien, tant que cela touche James Potter. Il m'attire physiquement, certes, même beaucoup trop. Mais... en fait, non, nous ne sommes pas un couple. Dis-je, soulagée d'avoir mit tout cela au clair.
-On dirait que tu viens de t'en rendre compte. Dit-il, en riant.
-Oui. Tu remarqueras que j'ai un esprit légèrement complexe.
-J'aime les gens compliqué.
-Moi aussi. Dis-je en souriant. Parlons de toi, à quand remontes ta dernière relation ? »
Il sourit, maintenant soulagé que je sois entièrement libre, il pouvait entamer réellement la phase séduction.
« Elle remonte à tout juste un an. Elle s'appelait Kate et nous sommes restés ensemble durant quatre ans. Nous nous sommes rencontrés à Poudlard et avons commencé à sortir ensemble en quatrième année.
-Elle devait être sacrement jolie pour que soit resté autant de temps avec elle.
-Pas aussi jolie que toi.
-Pour quoi avez-vous rompus ?
-Pourquoi a-t-elle rompu, tu veux dire ? Il se trouve qu'elle s'est lassé de moi, je peux comprendre. Notre rupture a été simple et je garde de très bonne relations amicales avec elle.
-C'est assez rare. Dis-je, en terminant mon verre de vin. La chaleur me monta au cerveau, je n'étais pas habitué à boire de l'alcool. »
Les discussions allaient bon train. Il multiplier les approches de séductions, à la fin du dîner, elles devenaient même légèrement lourdes. L'alcool y était sans doutes pour quelque chose, je voyais les verres s'enchaînaient devant mes yeux, à tel point que j'en appréciais maintenant le goût. Je sentis plusieurs fois sa jambes frôler délibérément la mienne ou ses doigts caressant ma main dès qu'il le pouvait. Lorsque nous sortîmes du restaurant, j'étais hilare et il me soutenait par la taille.
« Allons, Miss Evans. Je crois que vous avez trop bu ! Dit-il d'une voix rauque.
-Et je crois, que vous devriez vous taire ! Dis-je, en riant. Vous avez bu autant que moi, si ce n'est plus. Te sens-tu au moins capable de transplaner ?
-Bien sûr »
La sensation désagrable du transplanage ajoutée à l'alcool faillit manéantir pour de bon.
« Oula, je crois que moi, j'ai besoin de dormir ! Claironais-je. »
Soudain, il me prit par la taille, et plaqua ses lèvres contre les miennes. Peu amène de donner mon avis, je répondis au baiser. Quand il eut finit, je tachais de donner explicitement mon avis. En levant l'index devant mon nez.
« Ah ça, mon cher ! James Potter embrasse beaucoup mieux que vous.
-Tu mens, dit-il complétement saoul. Et est-ce-que tu crois qu'il baise mieux que moi.
-Certainement !
-Tu veux qu'on vérifie »
J'allais dire non. Biensûr que j'allais dire non, mais je n'en eu pas le temps. Il m'embrassa de force, pendant que je remuais attivement les lèvres pour protester. Il sourie.
« Là, restes calme ! Je ne peux pas te faire l'amour, si tu me frappe ...
-Mais je ... »
Il plaqua à nouveau sa bouche contre la mienne, m'embrassant grossierement. Ses mains jaillirent sur ma peau, la carressant. Il entama directement de masser mon sein droit, alors que je tentais d'arracher sa bouche de la mienne. Lorsque je sentie sa main passer la barrière de ma robe et entrer dans ma culotte, je levais le genoux et lui donner un coup bien placé. Il tomba à terre en gémissant.
« Putin, Lily
-Sale pervers ! Tu l'as mérité !
-Je croyais que tu étais consentante !
-Bien sûr que non ! »
Et je partis, sans me retourner vers le grand portail de chez les Potter.
