Bonjour tout le monde. Je suis désolée pour cette absence prolongée, l'inspiration n'était pas vraiment au rendez-vous. Surtout quand votre histoire d'amour se termine et que vous devez justement en écrire une qui commence. :(
Bref, on s'en fiche. Retrouvons plutôt les deux crétins, j'ai nommé: Lily et James. Mais surtout Lily, qui se rend compte d'un truc tout con dans ce chapitre, mais qui ferra probablement avancer la tournure des choses. Enfin...
Autant vous dire que dans quelques chapitres, cette histoire sera terminée. Je ne sais pas encore comment, mais l'épilogue, il y a déjà longtemps qu'il dort dans mon ordinateur. Mais rassurez-vous, je compte bien poster encore au moins 5 ou 6 chapitres avant d'en finir, histoire de les faires tourner en bourrique encore quelques temps.
N'hésitez pas à donner votre avis, j'accepte tout, y compris les mauvais. ^^
Bisous, et bonne lecture.
(Vous reconnaîtrez sans doute en italique le début de la chanson « Otherside » des Red Hot Chili Peppers, à vrai dire je ne sais pas vraiment pourquoi je l'ai posté sur ce chap' en particulier. Mais je l'aime beaucoup. Bref.=D)
Chapitre 22: Compréhension et illuminations.
« How long how long will I slide .Separate my side I don't. I don't believe it's bad .Slit my throat. It's all I ever .I heard your voice through a photograph .I thought it up and brought up the past. Once you've gone you can never go back .I've got to take it on the otherside .Centuries are what it meant to me .A cemetery where I marry the sea .Stranger things could never change my mind
I've got to take it on the otherside... »
Immobile devant la porte et l'esprit légèrement brumeux, j'attendais. Non pas que quelqu'un vienne m'ouvrir la porte, je n'avais pas encore frapper. En vérité, je pesais le pour et le contre de cette situation. Cette fille je ne la connaissais surement pas et quel serait sont attitude quand je lui aurait fait une morale d'enfer sur l'amour ? Alors, soit j'étais une idiote ou soit j'étais quelqu'un qui aimait se ridiculiser. Je levais ma main, enfin décider à frapper. Avant même que ma main se pose sur le bois craqué de la porte, celle-ci s'ouvrit, me laissant voir une magnifique brune aux yeux clair.
« Lily ? »cria-t-elle, ravie.
Je restait immobile, légèrement perdue et pantelante. Une inconnue pas si inconnue que ça finalement, cette jeune fille, aux traits fatigué n'était rien de plus qu'une de mes amies et accessoirement une de mes camarades de chambre.
« Mais... Mary... C'est toi la salope qui fait du mal à Remus ? » criais-je, m'avançant d'un air menaçant vers elle. Elle baissa instantanément le regard, les yeux soudain humidifiés.
« Lily, calmes-toi deux secondes. Ce n'est pas aussi simple. »
Elle se laissa tomber sur une chaise en libérant toutes les larmes qu'elle n'avait pas oser pleurer. Consciente de mon erreur et de mon manque de tact, je m'accroupis à côté d'elle et posais une main compatissante sur son épaule. Je connaissais Mary, ce n'était pas le genre de fille qui se séparait d'un garçon parce que c'est un loup garou. Au fil des années, j'avais appris à la connaître, elle avait un caractère calme et tendre, comme Remus. De nature sensible et compatissante, elle avait montrer à maintes reprises qu'elle ne jugeait pas les gens sans les connaître, en devenant amis avec nombre d'élèves de caractère plutôt austère et était même la meilleure amie d'une harpie, la seule de l'école. Pourquoi donc, jugeait-elle sa relation avec Remus incapable de fonctionner alors ? Son statut de loup garou n'aurait pas du la déranger à ce point.
« Tu sais Lily, j'aurai tellement voulu... » renifla-t-elle.
Elle essuya le coin des ses yeux et renifla. Son regard paraissait désespéré et je sentais même son corps trembler. Une chose devait s'être produite pour qu'elle soit dans cet état là.
« Mary, ça te dirait de tout m'expliquer de A à Z ? »
Elle se leva en acquiesçant, tout en se dirigeant vers la cuisine. Je lui dis de s'asseoir, que j'allais m'occupa de faire de bons chocolats chaud, bien sucré.
Je déposai la tasse brûlante de chocolat devant ses yeux. Elle la fixa un moment, impassible. Je tachai de rester patiente, même si l'envie qu'elle me raconte tout me tenaillait plus que jamais.
« D'abord, je voudrai te dire que j'aime Remus » Murmura-t-elle comme préambule. Je l'interrogeai du regard de plus en plus impatiente.
« Mais le problème c'est que, c'est un loup-Garou... »
« J'avais compris je crois » murmurais-je à mon tours.
« Enfin, ce que je veux dire... Ce n'est pas tellement l'idée qu'il soit différent qui me dérange. Je pense que tout le monde sait que je ne suis pas comme cela. Mais, les vacances dernière quelque chose de grave s'est produit »
Ses yeux laissèrent couler quelques larmes, elle tentait en vain de ne pas me le montrer en fuyant mon regard.
« Qu'est-ce-qu'il s'est passé » demandais-je
« Mon petit frère s'est fait mordre par un loup-Garou... »
L'annonce me pétrifia. Soudain tous les doutes que j'avais eu s'évanouirent, comme partis en fumée. La condition de Remus ne la dérangeais pas, mais si comme elle le disait, la transformation de son plus jeune frère était récente, alors il était normal qu'elle éprouve quelques difficultés à sortir justement avec un loup-garou.
« Je comprend, dis-je enfin. Est-ce-que, ton petit frère...
-Il est si jeune, dit-elle soudain, il a peine 7 ans. Comment peut-on être aussi cruel ? Comment ? Finit-elle. Puis elle explosa en sanglot.
-Mary, les loup-Garou ne se rendent pas compte. Durant leurs transformation, ils oublie quel Hommes ils sont, leurs instinct animal prend le dessus.
-Je le sais. Mais là, la situation est totalement différente. Dis Lily, est-ce-que tu as déjà entendu parler de GreyBack ? Demanda-t-elle, les larmes coulant toujours sur ses joues roses.
-Non.
-C'est un loup-Garou, seulement lui, il aime en être un. Tellement que ses transformations sont presque constante, même sous son apparence humaine, il y ressemble. Tous les Aurors le recherche. Sais-tu comment il opère ? Le sais-tu ? Il se place à proximité de ses futures victimes choisies avant chaque transformation, pour être absolument certains qu'il les attaquera.
-C'est immonde.
-Ca dépasse toute immondice ! Ce n'est plus un homme, sa cruauté est telle qu'il est incapable d'avoir des sentiments et des émotions humaines, même lorsque c'est un homme. Imagines seulement, un petit garçon de 7 ans, jouant tranquillement dans un jardin d'enfants, une soirée d'été. Il y avait tellement de monde ce soir-là. Il a suffit qu'il s'éloigne un seul instant pour que l'horreur se produise. GreyBack a mordu exactement 5 enfants ce soir-là. Si l'une des personnes présente, par chance un auror, n'avait pas été là pour appeler des secours, il y aurait eu davantage de dégâts. Mais le mal est fait. Julius est à Ste-Mangouste depuis une semaine... C'est fini, maintenant on ne peux plus revenir en arrière, à la prochaine pleine lune, mon frère se transformera en une bête sauvage incapable de se retenir de tuer ou de mordre. »
Ses pleurs avaient redoublé, entrecoupés par quelque gémissements. Je me levai alors, en tachant d'être silencieuse, et la serrai dans une étreinte réconfortante. Cette fille était quelqu'un de bien, je n'avais pas à lui en vouloir pour Remus, lui non plus d'ailleurs. Un sourire presque imperceptible se dessina sur ses lèvres alors que je m'éloignais un peu d'elle.
« Je suis vraiment désolé de t'avoir insulté. J'ai eu une attitude idiote. J'espère que tu n'en tiendra pas trop compte. Remus est mon ami et je te jure qu'il en souffre vraiment beaucoup. Si seulement tu pouvais lui parler de cette histoire. Il est persuadé que tu le considère comme un monstre sanguinaire, répugnant. Il a tellement honte, qu'il a sérieusement envisager d'arrêter ses études à Poudlard et de commencer une vie de solitaire. »
Elle se leva en sursaut, faisant frémir inéluctablement le planchet.
« L'imbécile! » gémit-elle, avant de s'agiter et de chercher du regard un manteaux et des chaussures. Dans sa hate, elle faillit même tomber à plusieurs reprises et s'éborgner avec le porte manteau. Je la suivais, tant bien que mal, en redoutant le passage de la descente des marches de l'immeuble. Elle griffonna en vitesse un mot pour prévenir sa mère où elle s'était rendu et se retourna finalement vers moi, comme pour m'intimer de l'amener chez Remus. Je pris les devant, elle ferma la porte d'entrée à double tour.
Lorsque je frappais chez Remus, ou plutôt dans l'appartement des Maraudeurs, aucun sons ne surgit derrière la porte. Il n'y avais rien à faire, même en insistant, le bois restait immobile. Pourtant, je savais pertinemment que Remus y demeuré car depuis hier, il refusait obstinément de sortir de sa chambre et j'avais eu la confirmation par Sirius, qu'il était à cette heure-ci, toujours dans l'appartement. Oui, James et lui s'y rendait toutes les heures, afin de voir si le lycanthrope n'était pas mort de faim ou de soif, et même pour vérifier qu'il ne péter les plombs et qu'il se pende.
« Remus, je te préviens. Je défonce la porte » hurlais-je.
Un vacarne assourdissant se fit entendre, mais derrière la porte des voisins. Un petit homme, aux iris dilatés et aux cheveux grisonnants, fit apparaître sa tête à travers l'entrebâillement de la porte. De toute évidence, la colère avait franchis le seuil de la crise de nerf. Ses yeux jaillissaient de ses orbites et ses mains se crispèrent sur le bois, prêtent à le fendre de leurs ongles
« C'est pas bientôt fini ce vacarne, nom d'un Dragon sans Queux. » Il sortie complètement, en tapant comme un mammouth contre le carrelage du Hall.
« J'en ai plus que marre ! Je vous préviens, cette voix-ci, vous n'y échapperait pas. Vous et vos petits copains prétentieux. Quand ce n'est pas les cris hystériques, c'est les ébats...euh... sexuel, sinon ce sont les soirées qui n'en finissent pas. Je ne parle même pas, des aboiements de vos chiens et des incessants va et viens et claquement de portes ! Je me demande bien qui vous a appris les bases du savoir vivre ! Une honte. Gneu... Bande de scrouts à Pétard... Humpf. »
Il continua un moment encore à débiter des insultes et paroles incompréhensibles, puis finalement comme lassé de son monologue et après un regard assassin, il claqua sa porte.
« On se demande bien qui lui appris les bases du savoir vivre. On ne passe pas nos soirées à écouté une harpie du nom de Celestina Moldubec a gueulé comme une drogué, nous au moins. »
Je me retournais. James, négligemment appuyé contre le mur, semblait vraiment amusé par les regards complètement désarçonnés que nous lui lancions. Finalement, il s'avança vers moi, caressant imperceptiblement ma main et toqua à la porte et dit d'une voix calme:
« Mumus chéri, je crois que tu serai vraiment dessus si tu n'ouvrai pas la porte dans les secondes qui suivent. C'est ça, où tu continues à essayer de crever enfermer dans une chambre qui pue le chien. »
La porte trembla et la serrure tourna. Remus apparu, dépité.
« Mary... Qu'est-ce-que... »
« Ferme-là, Monsieur Je-veux-arrêter-mes-études-à-cause-d'une-idiote-à-déficiences-mentales. Maintenant, tu va me faire le plaisir de t'asseoir sur une chaise afin que je t'explique tout, mon crétin d'amour. »
Remus se gratta l'arrière de la tête, un sourire de bien-heureux sur les lèvres. Il la fit entrer et nous fit comprendre par des moyens très polis et civilisés de « foutre le camps ». Après que la porte se soit refermé sur le nez de James, un silence gênée entra en scène. Nous ne nous étions pas vraiment reparler depuis notre derrière entre-vue, c'est-à-dire le soir précédent, lors de la « fête » qu'avait organiser Sirius. Je ne me souvenais que de très peu de détails, l'alcool avait fait envoler tout mes soucis ainsi que mon minimum d'intelligence. Je me rappelais l'avoir embrassé, puis d'avoir repoussé ses avances avant d'aller me couché. En effet, l'incident de l'après midi, lorsque Remus nous avait surpris m'avait un peu refroidis.
Il toucha ma main doucement avec ses doigts, sans tourner son regard vers mon visage. Je me figeais, attendant la suite. Est-ce-que ses doigts allaient s'entrelacer avec les miens ? Mon pouls s'égosilla et mon sang ne fit qu'un tour quand je sentie mes prévisions se valider. Il caressa le dos de ma main avec son pouce. Se simple geste suffit à me troubler. Les événements s'enchaînèrent, sans que je ne puisse m'en rendre compte ou même donner mon avis, car inconsciemment je le lui avait donner en répondant à son baiser. Il nous fit transplaner avec succès au beau milieux de sa chambre. Je savais exactement ce qui allait se passer, maintenant ou dans quelques secondes et je ne cherchai pas à l'arrêter, au contraire, je fis le premier pas en l'embrassant avec plus de désir que jamais. Il m'attira sur le lit, ne rompant en aucun cas le baiser. Les émotions s'enchaînèrent à une vitesse folle, me donnant une migraine, malgrès tout agréable. C'est lorsque je sentie sa main se glisser sous ma chemise, que je pris conscience d'une chose. La chose primordiale. J'étais consciente et pleinement heureuse de ce que nous étions entrains de faire, mais le plus important est que je l'acceptais entièrement à présent, sans le moindre remords.
« Que se passe-t-il ? » murmura-t-il, tout contre mon oreille.
« Je t'aime couillon » pensais-je, alors qu'il soudoyait mon regard pour me faire avouer.
Incapable d'avouer quoique-ce-soit, je commençais à déboutonner sa chemise, d'une main tremblante. L'état dans lequel je me trouvais était bien pire et en même temps bien mieux qu'une transe. J'avais réalisé et j'avais accepté. Pleinement d'accord avec moi même et mes émotions compliqués, mon cerveau s'était enfin relié directement avec mon coeur et ma lubie à me méfier constamment de mes sentiments.
« Calme-toi, me dis-je. D'accord, t'as enfin compris un truc déductible par le premier crétin. Mais lui, est-ce-qu'il ressent vraiment la même chose pour toi ? »
Je repoussais ces conseils dans un recoin de ma tête, continuant mes gestes. Je me penchais, attirant inexorablement ses lèvres aux miennes. Une délivrance, un sentiments de bien-être extrême. Du bonheur brut, primitif, instinctif, éruptif. Un sentiment qui remet en place vos priorités. L'amour, c'était lui, il s'était enfin dévoiler devant mes yeux, illuminé par ma soudaine compréhension de sa véritable signification. J'avais découvert, dans toutes ses facettes, ce qu'il était.
Les yeux de James s'allumèrent d'une lueur dévastatrice, faisant remuer chez moi ma dose d'excitation. Ce regard là, que je savais qu'il m'était uniquement réservé. Je fit courir mes doigts sur sa peaux, appréciant véritablement et pour la première fois, la douceur et la dureté qui se mêler. Son regard s'accrocha au miens, ne désirant le quitter que pour me donner un baiser. Il massa doucement ma poitrine, encourageait par mon souffle qui s'accélérait sous l'excitation.
C'était inévitable, la nuit fut longue mais riche, plus que jamais, en découvertes et émotions. Nous nous étions donné l'un à l'autre, entièrement.
