Disclaimer : Comme d'habitude… Joanne est la maîtresse à bord, euh… la patronne, quoi.
Merci à Malfoy4ever (ne t'inquiète pas, c'est bien comme ça que ça va se passer ! Au fait, j'ai lu une de tes fics et je l'ai beaucoup aimée !) et à Agrippine57 (contente que tu aies ri !) !
Good bye, dear family ! Hello, dear enemies !
***
Le jour de la rentrée était arrivé. Avec plus ou moins de bonne humeur –Hermione et Ginny étaient ravies, Harry et Ron, un peu moins–, les adolescents avaient préparé leurs affaires la veille. Ron n'avait terminé sa valise qu'à une heure du matin, ayant du passer la maison au peigne fin pour trouver sa vieille robe de bal que Fred et George avaient utilisé comme descente de lit pendant longtemps.
- C'est de ta faute ! Tu n'avais qu'à pas la laisser traîner n'importe où ! avait baillé Fred.
- Et puis on t'en avait offert une autre, avait rappelé George les yeux lourds de sommeil. Où est-elle passée, d'ailleurs ?
- Elle a disparue, avait grogné le jeune homme. Je suis obligé de reprendre ce vieux torchon qui m'a servi en quatrième année. Même Dobby n'en aurait pas voulu pour déserter de la maison des Malfoy !
- Dobby aurait accepté n'importe quoi pour se libérer, avait assuré Harry. La preuve, il a été libéré avec une chaussette puante.
- C'est bien le seul, avait déclaré Ron d'un air grincheux.
Maintenant –il était environ sept heures du matin–, il courait à la poursuite de Coquecigrue qui voletait à travers de toute la maison en hululant joyeusement. Finalement, ce fut Ginny qui réussi à l'avoir en secouant le paquet de biscuits pour hiboux.
- Allons, dépêchez-vous, s'énervait Mrs Weasley d'un air débordé.
- Le ministère nous a donné des voitures ? interrogea Ginny.
- Oui, il estime que c'est plus sécurisant, répondit-elle en évitant de regarder Harry et obligeant Ron a prendre des sandwiches au corned beef.
- Maman ! protesta ce dernier. Tu sais bien que j'ai horreur de ça !
Hermione, la cage de Pattenrond dans les bras, courait dans tous les sens.
- J'ai perdu mon insigne de préfet ! s'effarait-elle.
- Avec un peu de chance, peut-être que ce crétin de chat l'a mangé, souffla Ron à Harry qui s'étrangla de rire en avalant un morceau de toast à moitié froid.
Mais Hermione retrouva son insigne dans un vieux vase ébréché qu'il y avait dans la salle à manger.
- Je parie que c'est un coup de Fred et George, dit-elle très remontée.
- Les voitures sont là ! appela Mrs Weasley. Sortez vite, dépêchez-vous ! Ginny ? Mais tu t'es maquillée ? Qu'est-ce que c'est que ce scandale ? J'en parlerai à ton père, tu peux me croire ! C'est bien parce qu'il travaille aujourd'hui que tu y échappes, d'ailleurs si on avait le temps je te forcerai à te nettoyer le visage immédiatement !
Harry, Hermione et Ron s'engouffrèrent dans une voiture tandis que Ginny se faisait sermonner en levant de temps à autre les yeux au ciel. Sur la banquette se trouvait déjà Maugrey Fol Oeil, un vieux chapeau mou enfoncé sur le crâne. Il avait revêtu un étrange assortiment de vêtements, à savoir un kimono surmonté d'une veste de pêche, et arborait un air revêche qui n'encouragea pas les conversations pendant le voyage.
Ils arrivèrent à la gare et se dirigèrent vers le passage à la voie 9 ¾. Maugrey attirait l'œil et les deux hiboux qui s'agitaient, enfermés dans leur cage, n'amélioraient pas la situation. Là-bas les attendaient Tonks, arborant une coupe de cheveux vert pomme pour le moins étrange, et Kingsley Shacklebot (nda : oups, pas sûre de l'orthographe !).
- Ginny, passe avec moi, fit Mrs Weasley. Hermione, tu passeras avec Nymphadora, Ron, avec Kingsley, et toi Harry mon chéri, avec Alastor.
Ils se dépêchèrent de traverser le mur et atterrirent sur le quai bondé où on pouvait entendre de multiples embrassades, recommandations et pleurs pour certains premières année.
Mrs Weasley les enlaça fébrilement chacun leur tour en leur prodiguant des panoplies de conseils.
- C'est bon, maman, on va à Poudlard, pas dans la maison de Tu-sais-qui ! s'agaça Ron.
Hermione lui lança un regard noir qui voulait dire « on ne plaisante pas avec ces choses là ! », mais il haussa les épaules.
- Montez vite dans le train, conseilla Mrs Weasley.
Tonks, Kingsley et Maugrey leur dirent au revoir.
- Et n'oublie pas Potter, grogna ce dernier, vigilance constante !
- Euh, ouais, fit Harry en s'éloignant avec les autres, d'accord.
- Et ne faites pas de bêtises ! ajouta Mrs Weasley, les mains en porte-voix.
Ils se dépêchèrent de grimper dans le premier wagon qui venait. Ginny les laissa en murmurant le nom de Dean sur un ton d'excuse, et ils se retrouvèrent tous les trois.
- Je suppose qu'il y a un wagon spécial pour les préfets en chef, dit Ron froidement.
- En effet, répondit Hermione. Oh ! Regardez, voilà Neville et Luna !
Les deux jeunes gens arrivèrent à leur niveau, souriants.
- Je suis bien content de vous voir, souffla Neville. Ma grand-mère n'arrêtait pas de me reprocher mon manque de travail, elle dit que mon orientation est fichue.
- Pauvre Neville, compatit Hermione, ça ne devait pas être drôle.
- C'est toi qui est préfète en chef ? dit Luna, ses yeux proéminents se fixant sur l'insigne brillant sur la chemise de la jeune fille.
Cette dernière réussit à cacher sa satisfaction devant l'air admiratif de Neville.
- Ma pauvre, je te plains, reprit Luna. Il paraît que les chambres des préfets sont infestées de crapahuolls.
- De quoi ? fit Neville.
- Des grenouilles cannibales, expliqua Luna, très sûre d'elle. Papa dit qu'elles peuvent t'arracher un bras entier en l'espace de deux minutes !
- Vous n'avez pas l'impression de bloquer le passage ? lança une voix traînante.
Ils se retournèrent tous pour découvrir Draco Malfoy entouré de Pansy Parkinson, Crabbe et Goyle.
- Tiens tiens, fit-il d'un ton narquois, Potter et tout son fan club pouilleux. Alors comme ça il parait que tu as failli redoubler, Longdubat ? Pas étonnant, ton cerveau est si lent que même un troll comprendrait comment se curer le nez avant toi. Franchement, Potter, je ne te félicite, pas, tu pourrais au moins choisir des amis intelligents.
- Toujours aussi drôle, Malfoy, répondit Hermione du tac au tac. Mais tu ferais mieux de te préoccuper de ta propre situation, Crabbe et Goyle ne sont pas des modèles de diligence, n'est-ce pas ?
Les yeux de Malfoy se durcirent.
- Fais attention à ce que tu dis, Granger, je n'accepte pas que les sangs de bourbe me parlent sur ce ton.
Harry du retenir Ron pour qu'il ne se jette pas sur lui.
- Tu veux te battre, Weasley ? Tu crois peut-être que tu réussiras à me vaincre ?
- Ce n'est pas parce que tu es riche que tu es tout puissant ! jeta Hermione.
- Ferme là, Granger.
Il marqua un temps d'arrêt.
- Mais, oh, que vois-je ? Tu es devenue préfète en chef, Granger ? Ils avaient donc tellement peur de nommer Weasley ?
- Hermione est l'élève la plus douée de Poudlard, intervint courageusement Neville. Elle ne mérite.
- Hoho, Longdubat défend les sangs de bourbes, maintenant ? Ou alors peut-être que tu es amoureux d'elle. Franchement, tu as mauvais goût, il y a de tellement plus jolies filles que Granger dans cette école !
Pansy gloussa, comme si cette réplique lui était particulièrement adressée.
- Mais non, j'oublie que c'est Weasley qui veut l'avoir ton son lit, continua Malfoy. Vous perdez votre temps, les gars, Granger est folle amoureuse du balafré.
- Si tu parles de l'article de Rita Skeeter, fit Harry, menaçant.
- Mais quelle perspicacité, Potter ! Waoh, tu as sûrement pris des cours de legilimencie pendant les vacances, à ce que je vois !
Ron était tellement rouge qu'il menaçait d'exploser.
- Malfoy, on va régler ça entre nous, dit-il. Toi, moi, duel de baguettes et…
- Mais tu es fou, Ron ? s'exclama Hermione. Tu crois peut-être que je vais laisser passer ça ?
- Et Granger monte sur ses grands chevaux, lança Malfoy narquoisement.
- Tu peux rire, rétorqua Hermione, mais maintenant que je peux t'enlever des points tu n'y couperas pas ! Tu seras enfin traité comme tu le mérites !
- Rire ? Mais ce n'était pas une blague, Granger. –Pansy ricana de plus belle– Je sais très bien que tu as un sens de l'humour déplorable.
- Parle pour toi ! répliqua Ron.
- Mon bon roi ouistiti, tu ferais mieux de ne pas me parler comme ça, lança-t-il sèchement. Ta mère ne t'a donc pas appris qu'il faut être poli avec ses supérieurs ? Ton père devrait le savoir avec son poste minable ! Ils ont du avoir pitié de lui pour lui donner une augmentation !
- Et pourquoi tu serais mon supérieur ? cracha Ron. Tu es aussi insignifiant qu'une bouse de dragon !
- Ah tu crois ça ? Eh bien dommage, parce que Granger n'est pas la seule à pouvoir enlever des points, se moqua Malfoy. Eh oui, bien que je sois affreusement dégoûté à l'idée de partager mes appartements avec une sang de bourbe, et qui plus est, une sang de bourbe nommée Granger, c'est moi qui suis l'autre préfet en chef. Et sachez que je ne vais pas vous rater, vous aurez la vie dure cette année.
Oh ! Quelle surprise ! Qui aurait seulement osé penser ça ? Malfoy est préfet en chef ! Incroyable, on croirait que c'est fait exprès.
