Disclaimer : Je vous jure que je ne suis pas JK Rowling qui se cache derrière ce pseudo et que tout le bataclan (les personnages, les lieux, les chaussettes de Harry, et tant d'autre chose) ne sont pas à moi !

Merci à Malfoy4ever, Yuny-lune pour les reviews !


Dans le Poudlard Express.

***

C'est à ce moment qu'arriva Mrs McGonagall.

- Miss Granger, Mr Malfoy, je suis heureuse de vous trouver ensemble, dit-elle sèchement. Veuillez me suivre.

- Professeur ! s'exclama Ron, complètement déboussolé.

- Oui, Mr Weasley ? fit-elle en le regardant par-dessus ses lunettes.

- Je… euh… je voudrais dire…, enfin…

- Mr Weasley, si vous vouliez bien vous dépêcher ! Je dois informer vos amis des règles de leur nouveau statut, je n'ai pas le temps de vous écouter bégayer !

- Justement, lança Harry. Malfoy n'est pas notre ami.

- A qui le dis-tu, Potter, répliqua narquoisement ce dernier pendant que Pansy étouffait un rire bête.

- Je ne vois pas où est le problème, déclara le professeur d'un ton abrupt. Miss Granger et Mr Malfoy ont été désignés pour remplir les fonctions de préfets en chef, et il n'y a rien à ajouter là-dessus. Veuillez prendre place dans un compartiment, vous bloquez le passage.

Après un regard désolé à ses amis, Hermione suivit Mrs McGonagall dans le couloir du train, Malfoy à côté d'elle.

- Tu n'as plus tes copains minables pour te protéger, maintenant, murmura-t-il sur un ton sarcastique.

- Il en est de même pour toi, répliqua-t-elle dédaigneusement sans même le regarder.

- Oh, mais moi je peux très bien te faire souffrir seul.

- Ce n'est pas difficile, rien que ta présence m'insupporte ! Mais à part ça tu n'as pas intérêt à me provoquer, Malfoy, tu sais très bien que je peux devenir violente.

Elle faisait bien sûr référence à ce qui s'était passé en troisième année, lorsqu'elle l'avait giflée devant tous ses amis. Mais le jeune homme fit comme s'il ne voyait pas de quoi elle parlait et approcha son visage si près de l'oreille d'Hermione qu'elle ne put retenir un frisson :

- J'espère bien voir ça, Granger…

Elle déglutit péniblement mais son attention fut détournée par l'arrêt brutal du professeur McGonagall. Elle stoppa net et Malfoy lui rentra dedans.

- Tu es folle, Granger ? La prochaine fois, préviens quand tu t'arrêtes ! cracha-t-il furieusement.

Elle n'y prit pas garde et entra dans le compartiment que le professeur leur montrait. Elle s'assit dans un coin de la banquette et Malfoy prit place en face d'elle, l'air grincheux.

- Vous avez donc été choisi pour être préfets en chef, annonça McGonagall. C'est une responsabilité très lourde et j'espère qu'il n'y aura pas d'abus –ses yeux se fixèrent sur Malfoy qui avait l'air de s'en moquer complètement. Je suis persuadée que vous êtes au courant du fait que vous pouvez désormais enlever des points aux élèves, et je compte sur vous pour être intransigeant ! Cependant, j'ose espérer que vous saurez vous montrer impartial.

Malfoy émit un grognement pouvant être interprété comme un éclat de rire retenu. Le professeur n'y prit pas garde et continua :

- Vous aurez des rondes à faire très régulièrement. Bien entendu, vous tiendrez également les réunions de formation des préfets. Je crois n'avoir rien à vous apprendre quant à la répartition de vos appartements.

Hermione leva presque la main pour pouvoir débiter ce qui était écrit dans l'Histoire de Poudlard mais Malfoy lança un « Non » sonore en la regardant l'air goguenard.

- Parfait. Je vais donc vous laisser regagner vos compartiments. Si vous avez la moindre question, n'hésitez pas à m'en parler.

Et elle tourna les talons. Malfoy ne tarda pas à faire de même, non sans avoir jeté un regard narquois à Hermione. Celle-ci se releva, lissa ses vêtements et se dirigea tranquillement vers le wagon de Harry et des autres. Elle ouvrit la porte avec dynamisme, mais qu'elle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle aperçut Neville en train de pencher son visage joufflu vers une Luna aux yeux rêveurs, qu'observaient avec horrification Harry et Ron. Le bruit qu'elle fit en entrant interrompit l'approche de Neville qui prit aussitôt une belle teinte rougissante.

- S-Salut Hermione, tu es déjà de r-retour ? balbutia-t-il en lui jetant un regard apeuré.

- Euh… oui, répondit-elle en se mordant la lèvre pour ne pas rire.

Elle alla s'asseoir à côté de Ron et poussa un soupir fatigué.

- Alors, comment t'as traité Malfoy ? interrogea avidement celui-ci.

- Eh bien… il ne m'a pas encore insultée, réfléchit-elle en fermant les yeux et posant sa tête contre le dossier de la banquette.

- Ah, celui là ! grogna Ron en serrant les poings. S'il fait seulement un geste pour te faire du mal, je le… je le…

- Tu ne lui feras rien, Ronald, parce que je peux très bien me débrouiller seule, rétorqua Hermione en rouvrant les yeux, l'air agacée.

Son ami la regarda, hébété, et Harry pouffa de rire. En face d'eux, discrètement, Neville s'était approché à nouveau de Luna. Il ne put malheureusement pas embrasser sa dulcinée car la porte du compartiment s'ouvrit joyeusement.

- Bonbons, friandises ! lança gaiement la femme qui tenait le chariot à confiseries.

Ron s'empressa de tendre à Harry un regard plein d'espoir tandis que celui-ci fouilla dans ses poches pour ressortir une poignée de gallions.

- De tout, s'il vous plaît, fit-il allègrement. (nda : une poignée de gallions ! A peine gourmand le Harry ! Ferait bien de surveiller son tour de taille !)

Ron fit une véritable razzia dans le gros tas (nda : nan, je ne parle pas de Goyle ou de Crabbe, ils sont pas là) de bonbons sous le regard réprobateur d'Hermione.

- Tu es un véritable porc, Ron, déclara-t-elle en faisant une moue dégoûtée.

- Enfin 'rmione, répondit-il la bouche pleine, pfaut bien profiter, et pis ch'est trop bon les fizwizbiz !

Pendant ce temps, alors que Luna froissait le papier qui enveloppait une chocogrenouille pour le mettre dans sa poche –elle leur avait dit qu'elle faisait la collection car son père lui avait affirmé que c'était un excellent moyen d'éloigner les vampires, bien meilleur que l'ail selon lui–, Neville tenta une nouvelle approche. Il allait réussir quand la porte s'ouvrit une nouvelle fois.

- Mais que vois-je ? fit une voix moqueuse. Longdubat sort avec quelqu'un ? Trop dépité d'être rejeté par Granger, peut-être ? C'est ton premier baiser pas vrai ? Qu'est-ce que tu dois être nerveux !

- Malfoy ! s'agaça Harry.

- Bien vu, Potter. Tu postules au poste de nouveau prophète, c'est ça ? A moins que tu veuilles remplacer cette vieille folle de Trelawney ?

- Firenze aussi enseigne la divination, déclara Luna d'un ton réfléchi.

- Je n'ai pas besoin de ton avis, toi. Selon moi, jamais ce débris de Dumbledore n'aurait du donner un poste à cette pouliche écervelée !

- N'insulte pas les centaures ! fit Hermione avec colère.

- Ferme là, Sang de Bourbe ! Qu'est-ce qu'il y a, Weasley ? Tu veux défendre ta petite amie ?

- Ne t'avises jamais à l'insulter de nouveau, ou… grogna Ron d'une voix tremblante.

- Ou quoi ? Tu crois peut-être que tu me fais peur, Weasmoche ?

- Ton gentil papa n'est plus là, tu es tout seul, lança Harry avec force. Il est à Azkaban et tes amis mangemorts ne peuvent pas le sortir de là.

- Ta gueule, Potter ! Ne me parle pas de mon père, je ne veux pas que son nom soit souillé par ton immonde langue de sang-mêlé.

- Eh, oh, Malfoy, réveille-toi ! s'exclama Hermione d'une voix cinglante. Voldemort aussi en est un de sang-mêlé ! Et… enfin, Neville, Ron, de grâce, arrêtez avec cette stupide manie de frissonner quand on dit le nom de…

- Tu n'es pas digne de prononcer Son nom, Granger, fit froidement Malfoy en sortant sa baguette.

- Mais qu'est-ce que tu veux à la fin ? s'énerva furieusement Ron. Dégage !

- Je ne reçois pas d'ordre d'un traître à son sang.

- Dehors ! s'écrièrent Harry et Hermione en même temps.

Cette dernière sortir sa baguette à son tour et lança avec rage :

- Expelliarmus !

Malfoy fut projeté en arrière et sa baguette qu'il tenait fermement dans sa main s'envola et atterrit dans la paume de la jeune fille.

- Collaporta ! reprit-elle.

Et la porte du compartiment se referma dans un bruit de succion. Hermione se laissa tomber sur la banquette tandis que Ron et Harry la regardaient avec satisfaction.

- On devrait se changer, affirma-t-elle.

- Hermione, fit Ron béatement, tu étais…

- Pas un mot là-dessus ! Je n'arrive pas à croire que j'ai seulement pu… mon Dieu ! Dire que j'ai jeté un sort sur un élève !

- C'était Malfoy, dit Harry.

- Et Malfoy est quoi, si ce n'est un élève ? Une autruche à six pattes ?

Il y eut quelques rires mais Harry ne put répondre, coupé dans son élan par une Luna hilare. Elle répéta au moins sept fois la phrase d'Hermione en hoquetant d'allégresse. Neville la regarda avec inquiétude.

- Elle est de plus en plus fêlée, souffla Ron à Hermione. Tu te souviens de la façon dont elle avait réagit avec ma blague sur Goyle et le derrière de babouin, en cinquième année ?

La jeune fille eut un rire nerveux mais regarda son ami avec reproche.

- Ce n'est pas bien de se moquer !

- Tu es la première à le faire quand il s'agit d'elle !

- Luna est… très gentille, dit Hermione d'une voix mal assurée.

Neville qui avait l'air très inquiet de voir sa dulcinée dans cet état, tenta de lui tapoter maladroitement le dos, mais Luna ne s'arrêta pas pour autant. Désespéré, le jeune garçon lança un regard empli de détresse aux autres qui haussèrent les épaules avec impuissance et se changèrent. Finalement, la jeune Serdaigle se calma et, les yeux dans le vague, piocha dans son sac un exemplaire du Chicaneur pour s'y plonger –ôtant ainsi toute possibilité d'embrassade à un Neville dépité.

- Dis donc, Hermione, fit Harry d'une petite voix tranquille.

- Hum ?

- Qu'est-ce que tu comptes faire de cette deuxième baguette ?

La jeune fille baissa les yeux sur la banquette. A côté de sa propre baguette, il y avait toujours celle de Malfoy.