Un grand merci à mes reviewers : Malfoy4ever, Yuny-Lune, Angealyn, lapetiteflo01 et Yalta08 !
Bonne lecture !
Ce bon vieux Poudlard (pas trop tôt)
***
Harry, Ron, Hermione, Neville et Luna sortirent du Poudlard Express sous une pluie torrentielle.
- Quel merveilleux climat que le notre, remarqua ironiquement Hermione.
- C'est Hagrid, là-bas ? demanda Ron en plissant les yeux.
- Il n'est pas assez gros pour que tu doutes de son identité, Weasley ? C'est vrai que tu es habitué avec ta mère. Elle n'a toujours pas fait de régime ?
- Dégage de là, Malfoy ! fit Harry. Tu n'en as pas eu assez pour aujourd'hui, peut-être ?
- Je veux que Granger me rende ma baguette, déclara froidement ce dernier.
Cette dernière allait répondre quand Ron la poussa vers une des calèches en grognant contre Malfoy. Hermione faillit rater la marche et s'agrippa au dos de Neville qui se heurta la tête contre la portière.
- On en reparlera plus tard, lança Ron d'un air décidé. Tu viens, Harry ?
- Mais Ron, protesta Hermione peu après que les sombrals commencent à avancer, je devais aider Hagrid à amener les premières année dans les barques…
- Malfoy s'en chargera bien, dit-il en croisant les bras.
- Ça va bien, Neville ? demanda Harry.
- Je crois que ça commence à enfler, gémit-il en se tâtant le front.
- Tu vas peut-être avoir une cicatrice au front toi aussi, dit Luna avec son éternel air rêveur.
Harry, Hermione et Ron se raidirent. Ils savaient très bien que ça aurait pu justement être Neville qui arborerait une cicatrice. Si sa mère s'était sacrifiée… Si Voldemort l'avait choisi, lui, au lieu de Harry. Un silence pesant s'était abattu dans la calèche ; silence qui fut bientôt interrompu par un gargouillement sonore.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? s'affola Neville.
- Euh…, c'est rien, assura Ron, un peu gêné.
- Laisse moi deviner, tu as faim, soupira Hermione. Tu as faim, alors que tu as passé l'après-midi à te goinfrer de sucreries, et…
- La nourriture de Poudlard est tellement bonne, se justifia-t-il.
- Tout ça, c'est à cause de l'exploitation des Elfes de Maisons, s'agaça Hermione. Je préfèrerai manger tous les jours des choux-fleurs à l'eau (nda : bah… moi j'aime plutôt bien, les choux-fleurs à l'eau…) que de devoir faire faire tout ce travail à ces pauvres Elfes ! Ah ! Si seulement les gens voulaient bien oublier leurs préjugés ! Si seulement les gens infâmes comme les Malfoy pouvaient ne pas vouloir assujettir toutes les créatures qu'ils jugent inférieures !
- Tu renoncerais à la tarte à la mélasse ? s'effara Ron. Et au porridge le matin ? Tu serais prête à manger des choux-fleurs toute la journée ?
- Je renoncerais même au soufflé aux carottes, déclara Hermione avec ferveur.
- Non ! Pas le soufflé aux carottes !
Nan je blague, c'est pas dit comme ça, mais plutôt :
- Je renoncerais même au soufflé aux carottes, affirma-t-elle sèchement.
- C'est vrai ?
- Arrête de ne seulement penser qu'à ton estomac !
Ron se renfrogna dans son coin mais ne put étouffer les protestations bruyantes de son ventre. Cependant, ils ne tardèrent pas à voir apparaître les tours du château.
- Enfin ! laissa échapper Ron.
Ils descendirent et se mêlèrent à la foule d'élèves.
- J'espère que Peeves ne nous attendra pas au détour d'un couloir avec une bombe à eau comme en quatrième année, murmura Harry.
- Je suis d'accord avec toi, répondit Hermione en se rappelant qu'elle avait fini faillir étranglée par le professeur McGonagall.
- Vous savez qui va être le nouveau professeur de Défense contre les forces du mal ? demanda une voix féminine à la ronde.
- Papa dit que Dumbledore a engagé un vampire, assura tranquillement Luna.
- Waoh, c'est vrai ? s'enthousiasma Colin Crivey.
- Moi j'ai entendu dire que ça serait le professeur Lupin qui reviendrait, lança Dean Thomas.
- Ça aurait été bien, murmura Harry à Ron et Hermione qui hochèrent la tête.
- Moi je crois que c'est un professeur de Durmstrang qui va venir ici ! affirma Seamus.
- Ne dit pas de bêtises ! Ce sera un professeur de Beauxbâtons !
- Si c'est Mme Maxime, Hagrid serait bien content, chuchota Ron.
- Peut-être qu'il a convaincu Dumbledore d'engager Graup, ironisa Harry. Tu le vois t'appeler « Hermy », Hermione ?
- Ne m'en parle pas, dit celle-ci en levant les yeux au ciel d'un air horrifié.
Ils entrèrent enfin dans la Grande Salle. Le plafond orageux était parcouru d'éclairs plus vrais que nature, et de nombreuses lumières illuminaient la pièce. A la table des professeurs se trouvaient quatre places vides. Celles de Mrs McGonagall, Hagrid, Mrs Tralauwney et sans doute celle du futur professeur de Défense contre les forces du Mal.
- Ah, ça ne sera pas Graup, feignit de soupirer Ron. Ni Mme Maxime.
- Comment peux-tu en être si sûr ? se moqua Hermione.
- Il leur aurait fallu deux chaises pour s'asseoir !
- Ron ! Il ne faut pas se moquer de quelqu'un à cause de certains traits physiques !
- Ouais, ouais…
Ils s'assirent en face de Ginny et de Dean Thomas. Harry jeta un coup d'œil à la table des Serpentard.
- Je crois que ce petit crétin prétentieux de Malfoy va venir nous rendre visite, observa-t-il.
Ron lança un regard à leur ennemi et eut un grand sourire.
- Il doit être furieux, fit-il d'un air réjoui. Quand est-ce que tu lui rendras, Hermione ? Dans… une semaine ou deux ?
- Ne sois pas bête, Ron ! Je lui rendrais ce soir, bien entendu.
- Quoi ? Oh ! non. Tu ne peux pas attendre demain matin ?
- Non, et… oh ! Il vient vers nous.
- Granger, salua-t-il ironiquement.
- Si tu viens pour ta baguette tu peux repartir, déclara Ron.
- Premièrement, je n'ai rien à faire de ce que tu dis, Weasley. Deuxièmement, je reprendrai ma baguette dès que j'en aurais envie. Et troisièmement, j'ai quelque chose d'important à dire à ta copine Sang-de-Bourbe.
- Ne l'appelle pas comme ça ! rugit Harry.
- Du calme, Potter ! Bon, tu te dépêches, Granger ? Je ne vais pas attendre toute la nuit pour te parler, je n'ai pas que ça à faire !
- Tu n'as qu'à me parler devant mes amis, rétorqua Hermione avec colère. Je ne suis pas ton chien, Malfoy !
- Tu as raison, tu es moins que ça pour moi. Une Sang-de-Bourbe, ça ne vaut rien !
- La ferme ! s'exclamèrent Harry, Ron et Ginny.
Hermione avait rosit sous l'insulte. Cependant, elle répliqua :
- Peut-être est-il temps de te rendre compte que la plupart des Moldus valent mieux que certains Sang-purs, Malfoy. Sans oublier que ta famille a du certainement s'être mélangée avec des gens comme moi un jour ou l'autre !
- Je viens d'une lignée de Sang-purs ! gronda le jeune homme. Jamais un Malfoy ne s'est liés avec un Sang de Bourbe, et jamais il ne se liera !
- Si c'est pour hurler des insanités à des honnêtes gens, vous devriez plutôt retourner à votre table, intervint une voix.
Les adolescents se retournèrent. Il s'agissait de Nick Quasi-Sans-Tête, le fantôme de Gryffondor. Sa tête en équilibre sur sa fraise oscillait de mécontentement.
- Aller vous faire décapiter entièrement, répondit Malfoy d'une voix traînante. Je dois parler à Granger.
- Eh bien tu lui parleras à la fin du repas ! décréta Ginny.
- Merci, Sir Nicholas, fit Hermione une fois que le Serpentard soit parti.
- Ce n'est rien, Miss Granger, un noble se doit de veiller à ce que la galanterie soit respectée partout il va.
- Mais vous n'êtes plus vraiment un noble, remarqua Ron. Vous êtes un fantôme.
- Votre indélicatesse va devenir proverbiale, s'irrita ce dernier. Excusez-moi, très chers, fit-il à l'adresse de Harry, Hermione et Ginny, je m'en vais retrouver un endroit où la déplaisante compagnie que vous avez ne risque point de m'affecter.
Et il alla flotter à côté des frères Crivey.
- Tu le fais exprès à chaque fois, ou quoi ? s'énerva Hermione. Tous les ans c'est la même chose !
- Mais ce n'est pas de ma faute s'il est susceptible !
- Enfin ! C'est comme si tu disais à Mimi Geignarde qu'elle…
- Voilà les premières années ! coupa Dean en montrant du doigt les énormes portes qui s'ouvraient.
Une masse d'élèves mouillés entrèrent dans la Grande Salle.
- Franchement ils deviennent de plus en plus minuscules, marmonna Ron.
- Chut !
- Votre attention, s'il vous plaît ! fit Dumbledore en frappant son verre avec sa fourchette. Chaque élève va être appelé dans l'ordre alphabétique et s'assiéra sur le tabouret. Vous allez être réparti dans quatre différentes maisons
Pendant que le directeur faisait son habituel discours sur la répartition, Ron bailla en se grattant le ventre.
- J'ai faim…
- Tu as toujours faim, Ron, dit Ginny à voix basse. Tu n'es qu'un estomac sur pattes !
Harry pouffa de rire. Ron un regard furibond à sa cadette.
- Liam Addams ! lança Mrs McGonagall.
- Serpentard ! s'écria le Choixpeau.
- Tu parles, avec un nom de famille pareil, murmura Dean Thomas.
- Qu'est-ce qu'il a son nom de famille ? s'étonna Ginny.
- Addams, c'est mauvais signe, assura-t-il d'un air savant. Je parie que sa mère s'appelle Morticia.
- Lindsay Brooke !
- Poufsouffle !
- Aidan Burnt !
- Serdaigle !
- Melissa Clark !
- Poufsouffle !
- Il n'y aura pas de Gryffondor ou quoi ? dit Ron en fronçant les sourcils.
- Ne sois pas bête, voyons, fit Hermione.
- Bonny Edgemont !
- Serpentard !
Il fallut cependant attendre la lettre L pour qu'un élève soit envoyé dans la maison des Lions avec Jason Lwoggen. Ron poussa un soupir de soulagement et applaudit frénétiquement. Enfin, la cérémonie de répartition s'acheva avec Eliott Zerd (« Serdaigle ! »). Dumbledore fit un dernier discours avant que ne débute le repas sous l'œil ravi d'un certain septième année aux cheveux roux.
- Hum, che me chens revivre, déclara-t-il en en enfournant une énorme pomme de terre dans sa bouche, les yeux clos. Ch'était mort de faim !
- Eh bien moi de te voir manger comme ça, ça me coupe plutôt l'appétit, remarqua Seamus.
A côté, Lavande gloussait avec Parvati qui jeta un coup d'œil peu discret à Ron avant de replonger dans son fou-rire. Ils passèrent ensuite au dessert, puis Dumbledore reprit la parole :
- Chers élèves, nouveaux ou anciens, j'ai de nombreuses choses à vous dire. Premièrement, il est exclu d'utiliser toutes les farces et attrapes de Messieurs Weasley & Weasley sur l'ordre de M. Rusard. La liste complète de tous les objets interdits est placardée au bureau de notre bien-aimé concierge. De même, il est interdit à tous les élèves de pénétrer la forêt interdite. Tout écart à cette règle –il fixa Harry, Ron et Hermione d'un air malicieux– sera sanctionné, bien évidemment. Ensuite, je me vois dans l'obligation de vous dire que votre nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal sera…
- … Tonks ! s'exclama Hermione en voyant une silhouette arborant des cheveux rose vif.
Coup de théâtre ! Ce vieux fou de papy Dumby a nommé Tonks professeur de DCFM ! mais que lui est-il passé par la tête ? Eh bien… Rien de si extravagant en fait, vu que Tonks n'est pas la professeur de DCFM ! Bah nan…
- … en retard, acheva Dumbledore. Cependant, je dois vous avertir que dans le contexte actuel, le Ministère de la Magie a dépêché plusieurs Aurors pour surveiller les entrées et les sorties. Ainsi, ne soyez pas effrayés. Sur ce, il est temps pour vous d'aller vous coucher ! Au lit tout le monde !
Un brouhaha sans nom s'ensuivit. Hermione, qui s'était dépêchée de courir vers les préfets de cinquième année pour leur ordonner d'escorter les premières années à leur dortoir, se fit arrêter en plein élan par une poigne de fer.
- Pas si vite, Granger ! Moi aussi je suis préfet en chef, alors du calme !
- Lâche-moi, Malfoy ! s'énerva Hermione. Je dois aller les informer…
- De quoi ? Tu ne sais même pas les mots de passe des différentes maisons !
La jeune fille pâlit, puis rougit.
- Dégage ! Il faut que j'aille les demander au Professeur McGonagall, vite !
- Est-ce que tu vas te taire un jour ? Je les ai moi ! Apparemment, ils ont jugé plus prudents de me confier les mots de passe…
- Que…, s'empourpra Hermione.
- Aller, dépêche toi ! Rend moi ma baguette et va dire aux préfets que…
- Pas question, Malfoy ! Je ne ferais pas tout le travail seule ! Tu vas venir avec moi et je ne te rendrais ta baguette qu'une fois qu'on aura terminé !
- Tu sais quoi, Granger ? Je me demande comment font tes 'amis' pour te supporter, cracha Malfoy d'une voix traînante.
- On se demande comment font les tiens ! riposta-t-elle.
- Ne joue pas la fière, Granger, ou tu pourrais le regretter. Tu ne sais pas tout ce qu'il peut arriver à une pauvre moldue seule dans ses appartements…
