Après des mooooooooooooois d'absence, revoici un petit chapitre tout beau tout neuf, tout juste fini ! Y'a juste une question qui me trotte dans la tête… est-ce que quelqu'un le lira ?? lol bonne lecture, potentiel(les) lecteur(trices), hiiii.
Chapitre 9 : Plantes vertes.
- Pardon ? fit Hermione en fronçant les sourcils. Tu ne veux pas ?
- Je suis désolé, marmonna le garçon en face d'elle. Vraiment désolé.
- Qu'est-ce que ça signifie ? continua-t-elle avec colère. C'est ton devoir !
- C'est que…, continua l'autre. Enfin je… enfin…
Elle ne lui laissa pas le temps de finir et déclara en tournant les talons :
- Tu n'es qu'un égoïste, et j'espère que tu le regretteras ! C'est inadmissible ! Inadmissible.
Furieuse, elle rangea ses badges de la SA.L.E dans sa boîte en fer qu'elle traînait partout avec elle. Fonçant dans son dortoir et lançant vaguement un « Quo Vadis » au vieux tableau qui s'entrebâilla dans un grincement résigné, elle se mit à grommeler tout bas des récriminations contre les gens personnels qui refusaient de faire un geste pour défendre une cause si importante qu'était la libération des elfes de maisons.
Elle rangea la boîte sous son lit, puis attrapa le livre qui reposait sagement à côté de sa table de chevet. Le fourrant dans son sac, elle redescendit les escaliers pour aller rejoindre son cours de Métamorphose où ils étaient encore une bonne dizaine.
Harry et Ron l'attendaient au coin d'un couloir, débattant sur un sujet qui leur tenait apparemment à cœur. Curieuse, Hermione tendit l'oreille.
- Je te jure qu'elle ne devrait pas ! se récriait Ron, les oreilles toutes rouges.
- Ce n'est pas parce que Dean n'est pas très correct qu'elle n'a pas le droit de sortir avec un gar…
- Elle est trop jeune !
Hermione poussa un soupir agacé. Ils feraient mieux de relire leur manuel pour connaître parfaitement comment transformer un sorcier en animal…
En parlant d'animal, dire qu'elle avait du recevoir un baiser de ce mufle de Malfoy… Un baise main seulement, évidemment. Mais quelle humiliation !… Quand Ron et Harry l'avaient appris ils avaient failli s'étouffer dans leur jus de citrouille…
McGonagall lança un regard sans complaisance à Ron qui avait transformé son lutin Cornouaille en une sorte de créature visqueuse faisant vaguement penser à un veracrasse.
- Mr Weasley, combien de fois devrai-je vous dire de vous appliquez dans ce que vous faites ? s'agaça-t-elle en tapotant sur le lutin-veracrasse qui observait la salle de classe avec un regard vide pour qu'il reprenne son apparence normale. Vous l'avez complètement dénaturé !
- Je suis désolé professeur, marmonna Ron en rougissant.
A côté de lui, Harry tentait vainement de faire tenir debout son propre lutin qui avait une jambe plus courte que l'autre. Hermione lui lançait un regard critique.
- C'est ta façon d'agiter ta baguette, Harry, observa-t-elle. Tu ne te concentres pas assez.
- Je fais ce que je peux, répliqua-t-il sèchement. Et si je ne me concentre pas assez c'est que j'ai d'autres soucis plus importants en tête. Les hor…
Il s'apprêtait à continuer mais il sentit le regard perçant de McGonagall sur sa nuque et il se retourna.
- Pas de ça ici, Potter ! réprimanda-t-elle à voix basse. Combien de fois devrai-je vous répéter que…
- Je sais, professeur, je sais, répondit-il l'air coupable.
Hermione secoua la tête, l'air navré, et s'apprêta à entamer un sermon sur la discrétion dont Harry devait preuve, ce qui lui valut un coup de coude de Ron pour qu'elle se taise. McGonagall posa son regard sur le lutin d'Hermione qui avait presque pris la forme parfaite du botruc attendu.
- Bien, Miss Granger. Continuez ainsi.
Hermione eut un grand sourire qui agaça grandement ses deux amis, découragés face à l'air vaseux de leurs propres lutins.
- Tu peux m'expliquer pourquoi elle fait toujours le bon geste comme il faut, et qu'elle prononce toujours mieux que nous les formules ? demanda Ron en agitant mornement sa baguette.
Une pustule rouge vif poussa immédiatement sur le nez de son lutin qui poussa un piaillement scandalisé. Avant que quelqu'un n'ait pu intervenir, la pustule enfla tellement qu'elle explosa dans la figure de Ron qui recula dans un grognement dégoûté et sonore.
Les quelques Serpentard de la classe hurlèrent de rire tandis qu'Hermione réparait les dégâts et qu'Harry tentait de contenir le lutin qui s'acharnait à sortir de sa cage pour bondir sur son bourreau.
- Ron, expliqua patiemment Hermione, tu sais bien qu'il ne faut jamais…
- Je sais ! coupa Ron en essuyant avec dégoût son nez tâché du bout de sa manche.
Finalement, le lutin se calma, ainsi que Ron. Hermione retransforma son botruc en lutin et tenta de s'améliorer pendant qu'elle discutait à voix basse avec Harry et Ron.
- Vous pensez qu'il va tenter quelque chose ?
- Si c'est le cas, Malfoy est dans le coup, grommela Harry, l'air sombre.
Hermione empêcha Ron de répondre en lui écrasant le pied et répondit :
- Je suis dans le même appartement que lui. Et pour l'instant, rien n'est vraiment suspect. A part ce dont je vous ai parlé ce matin…
- Le baise main ? demanda Ron en fronçant les sourcils.
- Sa blessure au visage ! répliqua Hermione en levant les yeux au ciel.
Son ton autoritaire surprit Ernie McMillan qui se retourna vers elle et elle baissa la voix.
- S'il mijote quelque chose, je peux m'en rendre compte…
- Je pense…, commença Ron d'un ton emphatique, coupant court à toutes les discussions dans la salle.
- Une première, Weasley, lança la voix de Malfoy à travers la classe.
- Baisse un peu le son, s'agaça Hermione. Déjà que cet idiot fourre son nez pointu un peu trop souvent dans nos affaires, si tu lances un débat général sur le sujet je ne suis pas certaine que…
Harry lança le sortilège d'Assurdiato et Hermione haussa encore la voix.
- C'est en commettant des horreurs de ce genre que nous risquons de nous faire repérer.
- Calme toi Hermione, s'effara Ron en roulant des yeux et pointant sa baguette vers le torse de son lutin.
Ce dernier se colora d'une délicate teinte rose tandis qu'Hermione le fusillait du regard. Elle lança avec énergie la formule pour transformer son lutin et, alors qu'Harry regardait la créature d'un air impressionné, elle siffla entre ses dents :
- Et si tu pouvais cesser d'utiliser ce sortilège de magie noire…
Harry leva les yeux au ciel et se concentra sur son lutin. McGonagall revint inspecter de leur côté et poussa un glapissement en voyant le travail de Ron.
- Mr Weasley ! tonna-t-elle sous les rires de la classe. Je ne vous demande pas de vous convertir en sorcier d'intérieur ! Votre lutin n'est pas un objet de décoration et n'a aucune raison de se retrouver comme… ceci !
Ron sembla vouloir se cacher sous la table pendant qu'Hermione et Harry regardait d'un air dépité le lutin de leur ami, rose, et les yeux larmoyants, tentant de déboucler les poils qui ornaient son crâne.
- Tu as une influence vraiment répugnante sur Weasley, susurra Malfoy à Hermione pendant qu'elle allait chercher de l'engrais sur une table au fond de la serre. Déjà qu'il était infréquentable de part… ses fréquentations et ses idées… maintenant ce n'est plus infréquentable qu'il est, mais tout simplement… obscène.
- Ne me fais pas rire, gronda Hermione en répandant de l'engrais sur la table tant elle était agacée par les paroles de son homologue. Celui qui est le plus obscène, ici, c'est toi. Toi et les idées de ton cher Voldemort…
Malfoy plissa les yeux et ses joues pâles rosirent.
- Espèce de sale…
- Mr. Malfoy, héla la voix du professeur Chourave. Votre coéquipière a besoin de votre aide, elle va finir par se faire étouffer par son filet du diable !
- Ta chère Parkinson t'attend, ironisa Hermione.
- Je vais rejoindre un endroit où l'air n'est pas souillé par la présence d'un déchet comme toi, jeta Malfoy en s'éloignant.
- Un endroit où l'air n'est pas souillé ? répéta Hermione. Depuis quand ton imbécile de Pansy Parkinson se lave-t-elle ?
Il lui décocha un regard furibond et elle partit à son tour rejoindre Neville qui s'occupait avec amour de son filet du diable.
Alors qu'elle tentait avec véhémence de convaincre Neville de couper une des racines, et que celui-ci se désespérait à l'idée de faire du mal à la pauvre plante –Hermione se dit avec mauvaise humeur que Neville était quelqu'un du même genre qu'Hagrid, soumis à des passions incompréhensibles pour les créatures étranges–, la porte de la serre s'ouvrit brutalement. Ecarquillant les yeux, Hermione vit avec horreur que c'était le professeur Trelawney qui haletait là, la main sur sa poitrine couverte de colliers de pacotille. Harry, Ron et elle échangèrent un regard horrifié. La présence de cette dernière ici était tellement improbable, tellement absurde que toute la classe se tut.
- Pomona ! s'écria-t-elle en roulant des yeux derrières ses énormes lunettes. Oh ! Seigneur, Pomona, un drame, un drame ! Un drame affreux ! Albus… le troisième œil m'a prévenu, c'est un avertissement, oh !
Hermione haussa un sourcil tandis qu'Harry sentait une sueur froide lui couler le long de son dos. Dumbledore ?…
- Que se passe-t-il ? fit le professeur Chourave, les sourcils froncés avec inquiétude.
- Oh, oh, continuait de se lamenter le professeur Trelawney.
- Sibylle ! la pressa Chourave.
- Hagrid, dans la forêt interdite, c'est Dumbledore qui m'envoie, une blessure au bras… je crois. Je l'avais bien dit ! La conjonction de Mercure avec Jupiter n'augurait rien de bon ! Mais évidemment, on n'écoute que ce qui sort des naseaux de ce canasson sénile, ce que je lis dans les feuilles de thé, personne…
- Merci, Sibylle ! coupa le professeur Chourave. Une blessure infectée ?
- L'infirmière a demandé du millepertuis à… ciel, je ne me souviens guère…
- Ça ira, je vois de quoi il s'agit. S'il vous plaît, Sibylle, gardez mes élèves le temps que j'aille soigner Hagrid…
- C'est pour cela que j'étais descendue de ma tour, répliqua le professeur Trelawney en secouant majestueusement ses voiles. Ma boule de cristal m'avait prédit…
- C'est très gentil.
Le professeur Chourave se hâta vers la sortie en laissant sa classe complètement hébétée.
- Hagrid ? murmura Harry en s'approchant d'Hermione avec Ron.
- La forêt interdite, ajouta ce dernier avec inquiétude.
Hermione se tordit les mains avec angoisse pendant que Neville, l'air inquiet, baissait son visage rond pour regarder ses pieds.
Un bruissement de cape se fit entendre et le visage réjoui de Malfoy apparut derrière le filet du diable.
- Alors comme ça il a des problèmes, votre ami le dégénéré ?
Ils échangèrent tous un regard.
- Des Mangemorts, murmurèrent Harry et Hermione à voix basse.
Malfoy eut un large sourire, narquois au possible. Ron s'avança vers lui, les doigts raidis sur sa baguette.
- Espèce de sale petite ordure…, commença-t-il.
- Ferme là, Weasmoche ! lança Malfoy.
- Je vais me gêner, répliqua Ron.
- Non, non, supplia Hermione. Pas de bagarre ! Les points en moins, et puis c'est dangereux, non, s'il te plaît Ron !
- Il faut faire payer à ce cafard, s'obstina celui-ci.
- Le professeur Trelawney approche, intervint Neville.
- Furronculus ! s'exclama Ron en pointant sa baguette sur Malfoy.
- Protego ! répliqua ce dernier en prenant un air mauvais.
Deux éclairs de lumière jaillirent de leur baguette et ricochèrent au niveau du filet du diable. Dans un grondement assourdissant, la plante se mit à grandir, grandir, jusqu'à réussir à s'échapper de son pot. Les élèves se mirent à hurler et le professeur Trelawney fit volte-face pour s'enfuir vers la porte, tenant ses jupes à pleines mains. Un tentacule feuillu fondit férocement sur Harry qui s'en débarrassa du mieux qu'il put.
- Elle ne reste même pas pour nous aider ! s'insurgea Hermione en dégainant sa baguette.
- Plutôt crever que d'unir mes forces aux vôtres, répliqua Malfoy. Moi je me tire !
Il se faufila entre les tables pour filer le plus vite possible vers la sortie.
- Quel lâche ! hurla Hermione en repoussant une liane menaçante.
- En plus c'est de sa faute ! cria Ron pour couvrir les bruits horribles de succion que provoquait la plante.
Hermione lui lança un regard outré et grimaça lorsqu'elle se cogna au coin d'une table. Harry hurla une formule qui n'eut aucun effet.
- Reducto ! s'égosilla-t-il. Reducto !
- Ça ne sert à rien ! s'exclama Hermione. Je… Fuyez, elle va nous barrer la sortie !
Ils se mirent tous les quatre à courir.
- Les autres ont réussi à s'échapper, je crois ! haleta Ron en bombardant la plante du plus de sorts qu'il pouvait.
- Je n'en suis pas si… sûre, ah ! je l'espère, répondit Hermione, la tempe ensanglantée.
De la terre gicla sur les fenêtres, obscurcissant la pièce déjà sombre.
- On n'y voit plus rien ! s'écria Neville, recroquevillé contre un mur.
Harry l'attrapa par la cape et le força à courir vers la porte. Pendant ce temps, la plante grandissait à vue d'œil, et se propageait dans tous les recoins possibles.
- Vite ! Ron ! Hermione ! hélait-il. Impemendia ! Reducto ! Impemendia !
Ron réussit à sortir, entraînant Neville. Mais Hermione restait coincée derrière un bocal renversé où un autre filet de diable ondulait vers elle. Elle poussa un cri.
- Le feu ! j'avais oublié ! le feu ! La chaleur, la lumière !
- Dépêche-toi ! rugit Harry.
Elle hurla une formule et des flammèches bleues vinrent crépiter sur le pied de filet de diable qui arrivait sur elle et qui se recroquevilla finalement.
- Maintenant viens ! la pressa Harry. Quelqu'un viendra… achever cette géante !
- J'arrive ! Je… oh non ! Harry, attends !
- Quoi ? s'exclama-t-il.
- Là-bas ! Il y a quelqu'un qui est prisonnier ! Il va se faire étouffer, Harry !
- Oh non ! je…
- J'y vais ! hurla Hermione.
Elle lança des sorts un peu partout pour dégager le passage. Brûlée, le filet du diable se rétractait par à-coups, mais elle résistait pourtant.
La silhouette prostrée, acculée contre un mur par une plante poussait des plaintes stridentes.
- J'arrive ! s'écria Hermione.
Elle saisit l'élève par le bras et l'entraîna à sa suite. Au loin, elle voyait Harry lui faire des signes frénétiques pour qu'elle se hâte.
Mais soudain, un tentacule vint heurter violemment ses jambes et elle s'écroula sur le sol, recevant sur ses genoux douloureux l'autre élève. Ils poussèrent tous deux un cri horrifié en voyant la plante fondre sur eux. Harry hurla et Hermione, désespérée, comprit que la porte venait d'être refermée avec vigueur par un autre tentacule, bloquée, et que l'élève et elle étaient désormais seuls, sans aucun secours possible. Tâtonnant fébrilement le plancher, elle ne retrouva pas sa baguette.
- Il me faut une baguette ! s'époumona-t-elle. Baguette ! Accio baguette, accio !
Des lianes se nouèrent autour de ses chevilles et elle s'agrippa à l'autre élève qui, paniqué, hurlait à qui mieux.
Elle sentit alors quelque chose se resserrer autour de sa gorge. Hoquetant, elle crut sa dernière heure venue lorsqu'elle entendit à travers le bourdonnement qui voilait ses oreilles une formule hurlée avec force. Ses yeux vitreux furent aveuglés par une lumière immense qui lui perça les pupilles, sa main gauche serrée avec force par une poigne masculine. Sa tête tomba sur le sol.
…
…
…
Elle rouvrit les yeux. Se redressa.
Une fraction de seconde s'était passée, mais tout avait changé. La plante, recroquevillée dans un coin, frémissait convulsivement sous l'intense lumière verdâtre qui avait jailli de la baguette de l'élève, celui qu'elle avait voulu sauvé et qui s'était finalement avéré être son sauveur…
Elle cligna des paupières. Une minute.
Cette lumière…
Elle poussa un hurlement d'horreur. Ce n'était pas possible !… Elle… Non !
Voulant reculer, elle dérapa sur le plancher maculé de terre et cria à nouveau, terrifiée.
- A l'aide ! s'exclama-t-elle. A l'aide ! La… au secours !
- Chut, Granger, fit gravement une voix.
Elle tourna brutalement la tête. Ses yeux croisèrent ceux de l'élève. Gris et froids. Il y eut un silence.
- C'était le seul moyen, continua-t-il alors d'une voix étrange, comme s'il s'excusait. J'ai sauvé nos peaux, alors ne crie pas.
- Malfoy…, murmura Hermione en tordant convulsivement ses mains.
- Faire du feu aurait fait cramé la pièce ! s'exclama ce dernier de façon presque hystérique. On aurait crevé tous les deux !
- Tu ne… tu ne…
Elle hoquetait.
- Tu ne peux pas avoir fait cette chose…
Ses dents claquaient. Dans les airs, l'enrobant d'un jet blafard, la marque des Ténèbres tenait le filet du diable à l'écart.
- Je nous ai sauvé la vie, reprit Malfoy plus doucement.
- C'est faux, grelotta Hermione. Je t'ai d'abord sauvé la vie. Et maintenant…
- Maintenant tu as la vie sauve grâce à moi, oui ! répliqua Malfoy en lui serrant durement le bras.
Il la lâcha, presque avec dégoût.
- J'ai sauvé la vie d'une Sang de Bourbe. Comment ai-je pu faire une chose pareille ?
- Je refuse de laisser ce… cette chose flotter là-haut, comme ça ! s'écria Hermione.
- Eh bien vas-y, sors ! s'énerva Malfoy. Mais sache qu'avant que tu n'essayes je te tuerai.
Il transpirait. De la sueur coulait le long de son nez. Il avait peur, lui aussi. Cela se voyait.
- Il faut annihiler cette plante d'une autre manière que… comme ça, murmura Hermione.
- Et comment ? En lui demandant poliment peut-être ?
- Où est ma baguette ?
D'un mouvement de tête méprisant, Malfoy lui montra les débris qui gisaient dans un coin. Elle poussa un soupir désespéré et se mordit la lèvre.
- Donne moi la tienne, exigea-t-elle.
- Crève ! Je ne laisserai pas une… fille comme toi toucher ma baguette avec tes mains sales et…
- Je te signale que mes mains sales, c'est grâce à elles que tu es encore en vie ! s'écria-t-elle d'une voix stridente.
Il la regarda d'un air mauvais. Sa joue était marquée par un sale hématome. Lui aussi était blessé.
- Si je la fais disparaître, la plante reprendra de plus belle, jeta-t-il.
- Je sais ce que je dois faire, répliqua Hermione. Donne moi ta baguette.
Il hésita un instant. Puis, dédaigneux, il lui tendit.
- Ne la serre pas trop, grogna-t-il.
Hermione ramassa un bout de bois qui traînait par terre.
- Incendio, murmura-t-elle.
Malfoy la regarda.
- Voilà, ce n'était si compliqué, ce que je voulais faire, marmonna-t-elle.
- Tu parles d'une idée brillante, fit-il en reprenant violemment sa baguette.
- Tu peux la faire disparaître, maintenant, poursuivit Hermione, alors que sa main droite tremblait convulsivement –elle avait dû se la fouler en tombant.
Malfoy se rapprocha d'elle et de sa torche improvisée, et, après un temps où ils se fixèrent, chacun plus méfiant l'un que l'autre, il se tourna vers la marque des Ténèbres et marmonna une formule. Dans une vague de fumée, elle disparut et la plante se ramassa autour d'eux dans un grondement sourd.
Ils se serrèrent davantage l'un contre l'autre et se hâtèrent vers la porte.
- Attention ! s'écria Malfoy alors qu'Hermione se démenait pour l'ouvrir.
La torche glissa et il la rattrapa. Cependant, Hermione était brutalement tombée par terre, le pied pris dans un trou du parquet. Leurs regards se croisèrent. Malfoy, tenant la torche d'une main, et sa baguette de l'autre ; elle, gémissante, au sol. Il aurait pu s'enfuir et la laisser là, à la merci du filet du diable.
Débarrassé de sa pire ennemie.
Débarrassé d'une Sang de Bourbe.
Il rangea sa baguette dans sa poche et l'attrapa du mieux qu'il put par le bras. Ils réussirent à sortir de la serre pour s'écrouler sur le sol, aux pieds d'Harry et de Ron qui refermèrent la porte le plus vite possible.
- Malfoy ? fit Harry, stupéfait.
Haletant, soulagée, Hermione tenait toujours le bras de Malfoy serré contre elle. Ron, ahuri, ne pensa à éteindre la torche que quand elle commença à venir lui lécher les pieds de ses flammèches.
- Qu'est-ce… ? commença-t-il.
- Ce n'est rien, bredouilla finalement Hermione, le cœur au bord des lèvres. Ne vous en faites pas.
- Ne… ? répéta Harry.
- Il m'a juste sauvé la vie, reprit-elle d'une voix faible.
- Quoi ?
- Oui… C'est rien… C'est juste que Malfoy m'a sauvé la vie…
La suite pour quand ?! Mdr je ne préfère même pas me prononcer… aller, dans "pas si longtemps que ça", lol.
Bisous,
Ladyalienor.
