Résumé : Je m'appelle Albus Severus Potter... je suis le fils du célèbre Harry Potter, maintenant chef du bureau des Aurors. Je viens tout juste d'atteindre mes quinze ans et, encore cette année, je suis content de retourner à Poudlard parce que...

Note : En Fin de Chapitre seulement ! Bonne Lecture !

Avertissement : Le James Potter de mon histoire n'est pas un exemple de bonté... ne soyez pas surprit de le voir faire beaucoup de mal dans ma fic... Vous êtes prévenus !

/!/ Sachez que je n'ai rien envers les homosexuels... bien au contraire ! Tout propos envers eux tenus dans ce chapitre n'est que pour le déroulement de l'histoire. /!/

Objectif Personnel : Écrire un vœu pour chaque Chapitre, le tout en un minimum de 15 pages Word... (~5000 mots)

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Chapitre 4.

J'aimerais réchauffer le froid

Partie 1

Début Octobre 2021, Poudlard

La réaction d'Albus ne s'était pas fait attendre. Sans dire un mot de plus à Teddy, il s'était dirigé en vitesse vers son bureau de travail, avait rédigé une courte lettre à l'adresse de son père et s'était dirigé, Ted Lupin sur les talons, vers la tour Gryffondor.

Il ne fut pas étonné d'apprendre l'absence de trois élèves à la tour. La position importante de Ted au titre de directeur de la maison des rouges et or avait beaucoup aidé dans sa recherche.

L'absence de James, Louis et Alex rendait Albus encore plus furieux et inquiet qu'il ne l'était quelques minutes plus tôt.

Ce qu'il pouvait faire à Scorpius était illimité. Il ne connaissait plus son frère autant qu'il y avait quelques années, dans le temps où ils jouaient ensembles à la maison.

- Ted, tu veux bien m'aider à parler au directeur ? Je pense que c'est assez important pour que je le dérange... tu ne crois pas ?

- On n'a aucune preuve que...

- Ted, je sais très bien que James a fait quelque chose à Scorpius... il ne faut pas être bon en divination pour savoir ça. Aide-moi à le retrouver, je t'en supplie... je ne sais pas ce que je ferais si...

- Il ne lui arrivera rien... je te jure qu'on va le retrouver, et rapidement.

- Je l'espère Teddy...

//...//

- Louis, Alex, arrangez-vous pour qu'il ne puisse pas sortir d'ici avant un petit moment. Veillez quand même à ce qu'il soit nourrit deux fois par jour... je n'ai pas envie de me trouver avec un cadavre sur les bras.

- D'accord.

Louis et Alex regardèrent le blond. Il était recroquevillé dans un coin de la sombre pièce, ses bras maintenus dans son dos l'empêchant d'entourer ses genoux et d'apporter un minimum de chaleur à son corps.

Et comble de tout, ce sortilège de silence qui allait le rendre fou s'il ne pouvait pas crier ou parler. Les larmes dévalaient ses joues par dizaine, la peur le rongeant jusqu'à la moelle.

Jamais le fait d'être avec Albus ne l'avait autant effrayé. Mais il ne se laisserait pas faire. Il avait confiance en son meilleur ami... il ne le laisserait jamais dans un tel pétrin.

"Aide-moi Al... je t'en supplie... retrouve-moi"

Mais l'inconscience lui fit oublier tout, le baignant dans un sommeil douloureux.

//...//

Le directeur accepta de le rencontrer immédiatement. Ted Lupin, lui et Albus se tenaient donc dans le bureau, discutant des possibles endroits où James pouvait bien se cacher. Albus, qui avait eut accès à la carte du maraudeur, ne trouvait pas Scorpius dans l'enceinte de l'école.

Mais la reconstruction de Poudlard après la guerre avait compliqué bien des choses et l'ancienne carte de 1970 ne fonctionnait plus aussi bien, les murs étant tous déplacés...

Et des noms se retrouvaient sur la carte alors que personne ne les portait. Il avait donc enfermé cette carte au fond d'un tiroir, se refusant à l'utiliser.

- Et vous croyez qu'ils pourraient être encore à Poudlard ? Demanda le directeur au professeur

- James ne se tapirait pas au fond du monde pour cacher le jeune Malefoy. Je pense qu'il pourrait être encore à Poudlard ou tout près. Mais pas loin.

- Il ne faut pas oublier que lui et ses amis ont leur permis de transplanage. Ils peuvent se rendre où ils veulent.

- Peut-être vont-ils nous envoyer une lettre ? Une demande à l'intention d'Albus sans doute...

- Je ne penserais pas... fit Albus avec un sourire triste. Mon frère veux que j'oublie Scorpius et il serait prêt à le garder autant de temps qu'il le faut pour ne pas que je sois avec lui.

- Monsieur Potter... jamais James ne ferait...

- Il le ferait. C'est son genre de manigancer comme ça.

Réfléchissons correctement… James connaît les moindres recoins de Poudlard… peut-être… il faudrait regarder dans l'ancienne chambre des secrets, toujours intacte… ou bien je serais porté à regarder le deuxième étage de l'aile ouest. James a aimé l'histoire de votre père et ces endroits ont une bonne signification pour lui.

Lucas Roktod regarda par la fenêtre, d'où l'on pouvait voir le saule cogneur. Il s'abstint toutefois de faire part au jeune Potter de l'autre alternative, bien qu'il y ait de très bonnes chances qu'ils soient, tous les quatre, dans la maison hantée de pré-au-lard.

- Ted, veuillez accompagner le jeune Albus Severus où que ce soit. Nous n'aurions pas envie qu'il lui arrive malheur.

- Oui professeur.

- Je veux que vous me donniez des nouvelles aussitôt que les endroits seront vérifiés.

Le jeune métamorphomage acquiesça avant de suivre Albus Severus.

//…//

- Je ne crois pas qu'ils soient là… avoua Albus après qu'ils aient quittés, depuis de longues minutes, le bureau du directeur.

- Moi non plus. À vrai dire, la chambre des secrets est condamnée depuis près de dix ans et le deuxième étage ne cache rien, enfin, plus depuis la destruction de l'école. D'après moi, le directeur veut nous éloigner du vrai endroit où se cache Scorpius.

- As-tu une idée de où il pourrait être Ted ? Sans rien me cacher, je t'en supplie. Ça me tue de savoir Scorpius dans une mauvaise situation… Et James… Comment a-t-il pu si mal tourner ?

Ted regarda devant lui. Il ne le savait pas. Lorsqu'il avait gardé James, il y a de longues années de cela, il s'était avéré que le premier fils Potter était très gentil, surtout très imaginatif. Rien ne laissait présager un tel comportement et cela inquiétait le professeur, parce qu'un tel changement de comportement cachait quelque chose de bien plus grave qu'une simple homophobie ou qu'une aversion envers les Malefoy qui, depuis la guerre, n'avait rien fait de mal.

Il songea aux endroits où pourrait être le jeune blond mais rien ne lui vint. Après un rapide rapport (inventé) au directeur, Ted fut renvoyé à ses quartiers, de même qu'Albus, qui se rendit à la chambre du blond.

Le lit double lui sembla trop grand lorsqu'il se coucha sous les draps et la noirceur ambiante trop sombre. Il avait peur.

Il prit l'un des oreillers de son compagnon et le serra dans ses bras, en profitant pour humer l'odeur délicieuse du parfum de Scorpius. Ça ne faisait qu'une dizaine d'heures qu'ils s'étaient quittés et déjà il lui manquait, plus que jamais.

Il s'endormit les larmes aux yeux. Il avait hâte que son père réponde à sa lettre.

//…//

Scorpius ouvrit les yeux plusieurs heures après être tombé inconscient. En fait, le soleil se levait graduellement. Il pouvait le voir entre les planches qui recouvraient la grande fenêtre de la chambre miteuse dans laquelle il était séquestré.

Ses bras avaient été détachés et c'est avec une légère douleur qu'il caressa ses poignets rougis par les cordes.

Devant lui se trouvait un repas des plus simples, composés de deux rôties, d'une pomme et d'un jus de citrouille.

Au moins il était nourrit, bien que le froid le faisait grelotter. Il mangea lentement, profitant de son premier repas de la journée comme s'il était le dernier.

La pièce fut soudainement sombre et il entendit la pluie tomber. Aussitôt il se plaqua dans un coin, serra ses bras autour de ses genoux et enfouit sa tête entre ses jambes. Il détestait les orages et de ne pas avoir Albus avec lui ne le rassurait pas du tout.

- Vous croyez que ça va prendre combien de temps avant que mon frère ne nous retrouve ?

- Je dirais… deux jours, peut-être trois ou quatre mais certainement pas plus. Eh James, tu n'as pas peur que ton père ne se mêle de l'histoire ?

Scorpius entendit le brun rire derrière la porte avant de répondre, un air mauvais dans sa voix :

- De toute façon, que peut-il faire contre moi ? Je ne suis pas majeur et donc, il est impossible de me faire enfermer à Azkaban, de plus, jamais il ne voudra m'enfermer là… Au pire, il m'enfermera à la maison, avec ma mère.

- James. Pourquoi tu t'acharnes autant sur lui ? Tu n'aimes pas ton frère ou quoi ?

Il y eut un long silence que Scorpius devina remplit de regards noirs.

- J'aimais mon frère, avant qu'il ne s'allie à ce Malefoy. J'ai toujours détesté cette famille et ce n'est pas ce petit bâtard de blondinet qui va me faire changer d'avis, qu'il baise avec Albus ou non. J'ai seulement envie de protéger mon frère contre lui. Malefoy ne mérite pas un être aussi parfait qu'Albus et puis…

Scorpius n'entendit pas la suite, le reste de la phrase ayant été chuchoté. Ses bras, autour de ses jambes, se resserrèrent davantage.

Non, il ne méritait même pas un être si bon, si beau et si parfait tel qu'Albus.

//…//

Le silence dans la grande chambre privée de Scorpius donna des frissons au brun lorsqu'il sortit des draps. Où que soit le blond, il n'avait sans doute pas aussi bien dormit que lui… enfin, dans le sens où lui avait dormit dans un lit.

Sinon, sa nuit avait été horrible. Les draps lui semblaient éternellement froid et le matelas si dur sous son corps, sans les bras de Scorpius qui l'enserrait. Ou sans les siens autour de son corps.

Il se doucha et sortit rapidement de ces appartements froids pour gagner la Grande Salle, où presque tout le monde était en train de manger. Il prit place à côté de sa cousine, Rose Weasley, et fit de son mieux pour manger un peu.

Il n'avait pas faim et il n'aurait sans doute pas envie de manger tant que Scorpius ne serait pas avec lui.

Le directeur semblait en pleine conversation avec Ted Lupin à la table des professeurs, chose qu'Albus ne manqua pas. Ted le regarda une seconde et il tenta de faire passer par ce regard un message clair ; ils devaient se parler, après les cours.

Tous les élèves quittèrent progressivement la Grande Salle pour rejoindre leur premier cours. Le jeune Potter fit de même, après avoir jeté un regard aux autres professeurs, qui semblaient plus concernés par leurs cours que par la disparition, plutôt l'enlèvement, d'un des élèves.

Le premier cours de Potion fut ennuyant, autant que les trois autres. Divination, Soins aux créatures magiques et Sortilèges ne firent que passer encore plus lentement en attendant sa conversation avec le professeur de métamorphose.

//…//

Ils se rencontrèrent dans le bureau du directeur, où le professeur Roktod avait un message important à leur faire part.

Albus sauta immédiatement dans les bras de son père une fois qu'ils entrèrent dans le bureau. Harry Potter était assit dans un fauteuil bien visible et semblait en pleine conversation avec Albus Dumbledore.

- Hey, Al… que se passe-t-il ?

- Papa… James a enlevé… Scorpius…

Harry regarda son fils dans les yeux. Les grands yeux verts du plus jeune étaient remplis de larmes et Harry comprit, mieux que jamais, à quel point le jeune Malefoy comptait pour lui, peut-être autant que l'avait été Draco à ses yeux.

- Et qui te dis que c'est le cas.

- James et ses amis ont disparus depuis hier, comme Albus. Tu sais comment il le déteste papa, ça ne peut être que lui.

- Et même si c'était le cas, Al… que veux-tu que je fasse pour le punir ? Je ne peux rien faire contre lui excepté le faire sortir de l'école quelques temps.

Albus baissa la tête. C'était vrai. Ils ne pouvaient rien faire contre James puisqu'il n'était pas assez vieux pour être punit correctement. Le directeur et Ted, qui avaient attendus à l'entrée avant de prendre place dans leur fauteuil, regardèrent les deux jeunes hommes, dans les bras l'un de l'autre.

- J'en ai marre qu'il fasse du mal à Scorpius papa… tu dois faire quelque chose contre lui parce que sinon, je ne réponds de rien. Je ne me retiendrai pas la prochaine fois qu'il touchera à mon blond et je pourrais faire vraiment mal.

- Je sais Al. Je t'en crois parfaitement capable, ne t'en fais pas. J'aurais fait la même chose que toi il y a des années de cela.

- Tu m'expliqueras tout ça enh ?

- Bien sûr, tout à l'heure si tu veux.

Lucas continua de regarder les deux Potter quelques secondes avant d'interrompre leur conversation. Tous se tournèrent alors vers lui, dans l'attente qu'il ne continue.

- J'aurais peut-être une petite idée d'où pourraient se trouver James et Scorpius… mais nous ne pourrons nous y rendre que demain dans la journée. L'endroit est trop dangereux la nuit pour que nous prenions le risque de nous y rendre maintenant.

Albus, qui allait parler, fut coupé par son père. Harry posa sa main sur son bras avec une petite pression signifiant clairement qu'il ne devait pas interrompre le directeur.

- Seulement voilà, je n'ai pas envie que tu t'y rendes Albus.

Cette fois-ci, Harry ne pu retenir son fils de parler.

- Et pourquoi je ne pourrais pas m'y rendre !? Grogna-t-il, plus fort que la normale.

- Parce que Scorpius pourrait se trouver dans n'importe quel état et il ne faudrait pas que James se retrouve en face de vous, auquel cas je sais très bien qu'il pourrait se passer quelque chose de grave. Alors demain matin, moi et votre père allons nous rendre à cet endroit et ramener le jeune Malefoy.

- Je veux aller le sauver ! Scorpius n'attends que moi pour l'aider… il ne demande que moi… il en a toujours été ainsi…

Le directeur allait dire quelque chose lorsque Draco Malefoy entra dans le bureau, visiblement hors de lui.

- Je peux savoir ce qui se passe avec ton putain de fils Potter ! Cracha-t-il.

Harry se leva de son fauteuil pour faire face au blond, visiblement hors de lui. Il venait sans doute de transplaner puisque ses cheveux étaient encore en bataille et son angoisse semblait avoir raison de lui puisque ses vêtements étaient tous froissés.

- Lucas, y aurait-il un endroit où moi et Draco pourrions discuter sans être dérangés ?

- Et bien, je pourrais vous proposer mes appartements, ils sont toujours insonorisés… aucune chance de vous faire entendre là-bas.

- Parfait.

Le directeur emmena Harry et Draco dans ses appartements, dans une salle adjacente au bureau directorial. Il ferma la porte derrière eux et revint en face d'Albus et de Ted Lupin, où ils tentèrent de convaincre Albus de ne pas faire de bêtises.

//…//

- Draco, calme-toi, je t'en prie.

- Potter, ton fils… il fait du mal au mien ! Mon seul et unique fils !

- Je suis désolé Draco… je ne voulais pas que ça se passe ainsi… je croyais que James avait comprit…

Draco s'assit sur une chaise pas trop loin. Il semblait abattu. Il posa ses coudes sur ses genoux et enfouit sa tête entre ses mains, qu'il passa dans ses longs cheveux blonds.

Il ne fallu que quelques secondes avant qu'Harry ne s'accroupisse face au blond et qu'il pose sa main dans ses cheveux, dans un geste qui se voulait rassurant.

- Qu'as-tu raconté à James lorsqu'il était jeune Harry ? Qu'est-ce qui a si mal tourné pour qu'il déteste autant ma famille ? Est-ce que je vous aurais fait du mal quelconque depuis la guerre ? Harry, je t'en prie, éclaire-moi parce que je suis au bord de la folie.

- Je ne lui ai rien dit contre toi, ni contre ta famille. Draco, tu sais ce que je pense de toi et des tiens… j'ai toujours été clair là-dessus. Après la guerre surtout. Je ne veux pas que tu penses que le comportement de James est à cause de moi. Je ne sais pas pourquoi il est devenu si… cruel, si méchant. J'ai l'impression d'assister à une transformation draconienne ici… et je ne peux rien faire contre lui…

Le père Malefoy regarda Harry dans les yeux, sans bouger d'un centimètre.

La position dans laquelle ils étaient aurait parfaitement pu porter à confusion. Draco était assit, les mains dans les cheveux. Harry était en face de lui, à genoux, passant une main dans ces mêmes cheveux blonds. Et tous deux se regardaient dans les yeux.

- Draco, je veux que tu viennes ici. Fit le brun en ouvrant grand ses bras.

Le blond le regarda d'abord comme si une seconde tête lui était poussée. Puis il acquiesça et se laissa glisser face au brun, à genoux lui aussi. Il se laissa faire, comme une poupée. Harry l'enlaça et obligea presque le blond à enfouir sa tête contre son épaule.

- Dray… je déteste te voir ainsi. Rien n'arrivera à ton fils, c'est une promesse. Je te l'ai faite il y a seize ans de cela et elle tient toujours… jamais, tant que je serai en vie, ton fils ne sera en danger. Et puis, Albus semble avoir fait la même promesse. Tout ira bien.

- Astoria est morte Harry… je ne sais plus quoi faire. Scorpius ne le sait même pas… je ne sais pas comment je vais l'annoncer…

- Chut. Commence par te laisser aller… n'aie pas peur Draco, je t'ai vu pleurer tant de fois.

Et Draco perdit le contrôle de ses émotions. Il pleura de longues minutes, ses larmes mouillant le chandail du brun. Harry, tout au long, n'avait cessé de caresser ses cheveux tout en le maintenant contre lui. Jamais le brun n'avait été si attentionné envers lui ces dernières années et ils regrettaient tous les deux de n'avoir rien dit, il y avait vingt ans, lorsqu'ils s'aimaient plus que permis.

//…//

Albus s'était finalement décidé à aller se coucher, sans même essayer de retrouver Scorpius. Ça le tuait de ne pas aller chercher le blond lui-même mais il semblait que c'était la meilleure chose à faire alors il avait écouté le directeur et son professeur. Il attendait toutefois Harry, son père, parce qu'il avait vraiment envie de discuter de ce qu'il s'était passé dans les appartements de Lucas pour que Draco revienne avec des yeux rouges.

Mais surtout, pourquoi son père avait un air si béat lorsqu'ils étaient sortis de là.

- Allez, montre-moi les appartements de ton compagnon Al.

- Viens avec moi.

Ils marchèrent longtemps, jusqu'aux cachots, avant d'entrer dans les immenses appartements de préfet du blond. Harry regarda la chambre, lui rappelant vaguement celle de Draco au temps où la guerre faisait rage.

- Albus, je ne sais pas si ça va te faire un choc, ou si tu vas m'engueuler, mais ce que je vais t'annoncer est très important et sera sans doute important pour la suite des évènements.

- Va-y… de toute manière, je veux que le temps jusqu'à demain matin passe si rapidement que je ne le verrais même pas… J'ai envie de serrer Scorpius dans mes bras.

Harry fit assoir son fils dans un des fauteuils du « salon » et il le regarda dans les yeux.

- Moi et Draco… enfin… on a eut une relation sérieuse il y a vingt ans de cela, alors que je venais tout juste de me marier avec ta mère… Nous avions vingt et un ans…

Albus regarda son père, les yeux grands ouverts. Jamais il ne se serait attendu à une telle nouvelle. Son père… en fait, ils étaient pareils… Tous les deux se ressemblaient comme deux gouttes d'eau, Scorpius ressemblait à son père également.

Harry et Draco étaient également Albus et Scorpius… En plus jeunes.

- Je ne sais pas comment ça s'est passé en fait. Tu sais comment nous étions moi et Draco, tu sais que nous nous détestions et aucun de nous deux ne s'est gêné pour le faire savoir à l'autre. Seulement voilà, un jour nos bavures se sont transformées en caresses… et nos poings en baisers…

- Et tout à l'heure…

Harry sourit, passant une main sur sa nuque.

- Et bien, fistons… Je n'ai rien fait avec lui dans ces appartements. Il est seulement très inquiet pour Scorpius et c'est parfaitement compréhensible… il est son fils unique et depuis la mort de sa femme, Scorpius est son monde… alors je l'ai consolé.

- Je vois. Et vous vous êtes serrés durant près d'une demi-heure c'est ça ? Papa, tu peux au moins me dire la vérité là-dessus… ça restera entre toi et moi, maman n'a pas à savoir une telle chose.

Le problème ce n'était pas vraiment ça, se dit Harry. Dire une telle vérité à voix haute c'était comme se condamner, comme approuver une réalité qu'il ne voulait pas nécessairement qu'elle existe.

Alors Harry soupira en regardant son fils. Non ils n'avaient pas fait que ça durant une demi-heure… Et il avait honte parce qu'il aimait Ginny de tout son cœur… Mais Draco avait définitivement une place en lui et jamais celle-ci ne disparaitrait, quoi que Draco fasse.

- Nous nous sommes embrassés.

- Je le savais ! Mais… papa… les lettres sur l'arbre ? Il est gravé six lettres mais moi et Scorpius n'arrivons pas à trouver leur signification…

- J et D ? En fait, c'est Harry James Potter / Draco Lucius Malefoy. C'est la seule et unique preuve écrite que moi et Draco nous nous sommes aimés.

- Oh…

Albus sembla songeur quelques minutes avant qu'il ne retourne son regard vers Harry Potter, visiblement nerveux à l'idée que son fils soit maintenant dans le secret.

- Papa, demain, tu me ramèneras Scorpius saint et sauf n'est ce pas ?

- James n'est pas si mauvais Al… il n'aura pas fait de mal à Scorpius, j'en suis sûr. Je pense que son seul but en l'enlevant, c'était de te faire comprendre qu'il veut vraiment que tu l'oublies… Mais je ne suis pas pour cette manœuvre, ne t'en fait pas. Je suis d'ailleurs plus qu'heureux que tu vives ce que je n'aurai jamais pu vivre au grand jour. Toi et Scorpius, vous vous aimez, comme moi et Draco… sauf que vous deux, c'est fait pour rester, vous pouvez vous montrer au grand jour… et jamais, au grand jamais, je ne m'interposerai entre vous deux, quoi que maman en dise… Fit-il en faisant un clin d'œil au plus jeune.

- Merci papa.

- Je dois quitter, j'ai encore des choses à faire avec mon filleul avant de me coucher… Bonne nuit.

- Bonne nuit.

Albus se coucha dans le grand lit du blond et s'endormit rapidement, contrairement à la veille, où son sommeil s'était fait beaucoup plus difficile.

Demain, Scorpius serait de nouveau entre ses bras.

//…//


NOTE DE LOVEGAARAOFTHESAND

Alors, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? En fait… de cette partie de chapitre ? Le plan de la seconde partie est déjà écrit et donc, je suis confiante quant à la suite… je pense que tout devrait bien aller.

Donnez-moi votre opinion au travers des reviews ! Sans faire de chantage, plus j'ai de commentaires, positifs et négatifs, plus l'histoire que je vais écrire va être bien et bien écrite. Parce que les critiques, c'est ce qui forge une bonne histoire !

Bisous

LGS

Les lettres, 8 Février, Page 11/11, 4 648 Mots.