Résumé : Je m'appelle Albus Severus Potter... je suis le fils du célèbre Harry Potter, maintenant chef du bureau des Aurors. Je viens tout juste d'atteindre mes quinze ans et, encore cette année, je suis content de retourner à Poudlard parce que...
Note : En Fin de Chapitre seulement ! Bonne Lecture !
Avertissement : Violence, Scènes crues, Relations entre hommes.
/!/ Sachez que je n'ai rien envers les homosexuels... bien au contraire ! Tout propos envers eux tenus dans ce chapitre n'est que pour le déroulement de l'histoire. /!/
Objectif Personnel : Écrire un vœu pour chaque Chapitre, le tout en un minimum de 15 pages Word... (~5000 mots)
Chapitre 6.
J'aimerais que tu te souviennes.
17 Novembre 2021, Ste-Mangouste, chambre 309
Albus était couché dans un lit blanc, des sortilèges indiquant la vitesse de son cœur et tout le reste. Et tout près de son lit, sur une palette de métal se trouvait un seul mot : Coma…
Scorpius s'approcha lentement. Il tenait la plaque de métal entre ses doigts, ne cessant de lire et de relire le simple mot qui condamnait son ami à rester longtemps, ou pas, dans cet hôpital…
Coma.
Ces quatre lettres lui faisaient plus que peur. Un coma pouvait durer des heures, des jours, des semaines, des mois… des années. Infiniment.
Scorpius détourna le regard. Il refusait que le brun reste des années étendu sur le lit blanc. Il refusait qu'il faille des années avant qu'il ne puisse revoir ses yeux verts, qu'il puisse rire avec lui mais surtout… qu'ils puissent s'embrasser.
Scorpius avait tant de choses à se faire pardonner et il avait besoin de les dire à Albus, parce que c'étaient des choses importantes, non dites, qui resteraient en premier plan de sa mémoire pendant toute la convalescence du brun.
Sans s'attarder, il s'assit sur la chaise à côté du lit, prit l'une des mains du brun dans les siennes et se mit à caresser le dessus de celle-ci lentement, comme pour se rassurer que sa présence était bien réelle.
Une larme coula sur sa joue. Albus allait mal et tout était de sa faute. S'il l'avait retenu, alors il ne serait pas dans cet état. S'il ne lui avait pas partagé ses sentiments, des années plus tôt, jamais tout ça ne serait arrivé.
La fatigue l'emporta sur son corps. Sa tête s'endormit sur le matelas, la main du brun contre sa joue droite.
Scorpius resta aux côtés du brun pendant deux semaines et trois jours. Il n'y avait eut aucun changement chez le brun et il commençait sérieusement à perdre espoir. On lui avait conseillé de parler à Albus, pour le faire revenir. Il s'était empressé de lui raconter toute sa vie, tous ses secrets d'enfance… tout, à l'exception de ses sentiments pour le jeune Potter. Ça, il voulait les dire face à face, les yeux dans les yeux.
Et c'est la raison pour laquelle il ne trouva plus rien à dire lorsque, deux jours plus tard, l'état du brun empira.
Il venait tout juste d'arriver à l'hôpital, son père tenant à ce qu'il dorme à la maison, lorsqu'il avait vu Harry Potter debout, en face de la zone de transplanage, semblant visiblement l'attendre.
Il avait les bras croisés, un regard rempli de fatigue, de tristesse et de découragement, directement porté sur lui.
- Salut Scorpius !
- Bonjour Monsieur Potter.
- J'aimerais que tu me suives un petit instant…
Scorpius, incertain, acquiesça quand même. Il n'avait pas vraiment le choix de suivre le père d'Albus, surtout qu'il lui permettait déjà de voir le brun, alors que dans son état, ce n'était pas forcément la meilleure chose.
Tous deux s'assirent dans la salle d'attente, assez éloignés des autres patients.
- Scorpius, j'aimerais savoir, avant que tu ne continues à aller le voir… en fait, je sais que je te demande ça tard, mais je veux être certain… Est-ce que tu aimes mon fils ?
La question prit au dépourvu le blond, qui ne s'attendait certainement pas à une telle demande.
Il n'y pensa pas plus de deux secondes par contre. Il savait déjà depuis longtemps ce qu'il ressentait pour Albus.
- Je l'aime énormément monsieur Potter. Et ça me fait mal de le voir aussi malade, de voir qu'il s'est battu contre son frère pour moi. Je me demande parfois si c'est une bonne chose qu'on soit devenus amis… mais je ne regrette pas notre relation et jamais je ne le ferai.
Harry sembla prendre quelques secondes avant de continuer.
- Parce que Albus va encore plus mal.
La nouvelle tomba comme une pierre sur le cœur du blond, qui se tendit. Albus allait déjà si mal, pourquoi encore plus de douleur ?
- Il s'est réveillé cette nuit en fait. Tout semblait aller bien, mais il s'est mit à délirer, à t'appeler, à demander ta présence. Et puis alors, il s'est mit à convulser, ses yeux étaient presque sortis de leurs orbites tant il semblait souffrir. Je ne sais plus quoi faire… la seule chose que je vois de son état c'est qu'il te réclame, et que je voulais mettre les choses au clair avant que tu n'arrives près de lui.
- Je… merci monsieur Potter… je vais aller le voir.
- Bien. Prend soin de lui et je t'avertis, ma colère ne sera rien comparé à si tu fais du mal à Albus.
Scorpius baissa la tête. Il monta ensuite vers la chambre d'Albus.
En entrant, il fut aussitôt conscient du problème auquel il faisait face.
Albus, devant lui, tremblait comme une feuille. Il serrait entre ses mains les draps de son lit, les yeux fermés, mais parfaitement réveillé. Sa respiration hachée laissait entendre, entre deux coups, le nom de Scorpius. Alors le blond secoua la tête et s'approcha, lentement, comme si son rêve était devenu réalité. Le brun était réveillé, et il l'appelait lui. Pas son père, pas sa mère ni même son frère. Lui.
Son cœur gonflé de bonheur, il saisit la main du brun et la prit entre les siennes. Albus ouvrit aussitôt les yeux. Le brun était fort, il pouvait reconnaître la magie des autres, et il avait reconnu la sienne. Alors il tourna sa tête vers lui et le regarda dans les yeux, cherchant des réponses à ses questions.
Albus semblait si faible que le cœur du blond se serra. Tout ça était de sa faute…
Mais les dernières paroles du blond à son égard, avant de se jeter sur son frère, lui rendit son sourire. Al l'aimait, comme lui. Le brun continua de le fixer, n'osant pas bouger. Alors ce fut Scorpius qui fit le premier mouvement, en enfonçant sa main dans sa poche. Il sortit de là un petit écrin qu'il ouvrit lui-même. À l'intérieur, une plaque semblable à celle qu'il avait eue autrefois autour de son cou, avec leurs initiales, et la phrase, écrite en petit au verso : « Je t'aimerai toujours. ». Sauf qu'il lui avait offert un bracelet.
Il regarda le brun, qui semblait ému. Alors il lui mit le bracelet, refermant la petite attache autour de son poignet. Albus ne savait plus que faire, alors le blond réagit à sa place. Il embrassa la paume de la main du brun avant de lentement monter le long de son bras, jusqu'à sa mâchoire.
Au-dessus de ses lèvres, il regarda les yeux du malade, demandant la permission, qui lui fut accordée bien rapidement. Il ferma alors ses yeux et déposa, doucement, ses lèvres contre les jumelles, en un chaste baiser, qui voulait tout dire.
Ils n'avaient pas réussis à s'embrasser là-bas, James ayant tiré son frère derrière lui. Alors ils ne manquèrent pas de s'embrasser, encore et encore, pour se souvenir toujours de ce qu'ils ressentaient.
Lorsqu'ils se séparèrent, d'à peine quelques centimètres, la tête du blond se logea dans le cou du brun, d'amères larmes coulant sur ses jours. Il serra le brun contre lui et, la voix tremblante, lui murmura :
- Je t'aime Al. N'en doute plus jamais. Plus jamais je ne te ferai du mal, pardonne-moi encore…. Je suis tellement désolé….
- Désolé de quoi Sco…. C'est de ma faute, c'est mon frère, c'est lui qui t'a fait du mal, c'est lui qui t'a blessé… c'est de ma faute tout ça Sco… je suis tellement désolé… Je ne voulais pas, je ne voulais pas que tu souffres, quitte à te perdre. Je m'étais fait à l'idée, que tu ne voudrais plus de moi… à cause de mon frère.
- Al. Ne dit pas ça. Tu n'es pas ton frère. Tu es Albus Severus Potter, tu es un autre sorcier, et tu es celui que j'aime.
Leur regards troubles se croisèrent un instant avant que Scorpius ne serre, à nouveau, le brun dans ses bras.
- Sco.
- Oui Al. ?
- Prend la boite sur ma table. Je te le donne, ne me laisse plus jamais te l'enlever.
Le blond regarda sur la table. Une petite boite de carton, bien banale, qui contenait le cadeau du brun. Le cœur. Le collier. Les larmes aux yeux, il regretta s'être un jour séparé du blond et c'est avec joie qu'il remit le collier autour de son cou. La chaine fraiche contre sa peau lui fit du bien.
Tout pouvait recommencer.
Et ils s'aimaient.
Harry regarda Draco, dans une petite salle d'attente personnelle. Le blond allait nettement mieux, maintenant que son fils était de retour à la maison, dû à un congé forcé pour cause de doloris. Il y avait deux semaines qu'ils ne s'étaient pas vu, et son cœur battit la chamade en revoyant à quel point il était beau dans toute son aristocratie.
Le blond avait reprit des couleurs, de la prestance, les cernes autour de ses yeux semblaient définitivement parties, alors que les siennes étaient toujours présentes. Son fils allait mal et il espérait que celui de Draco arriverait à le sauver.
Alors il laissa couler une larme. Affaiblit par tous les derniers évènements, par l'arrestation de James et sa mise en prison, en attendant le jugement de la court et des témoignages de Scorpius et Albus, il ne savait plus où donner de la tête.
James était si gentil avant. Sa haine envers Malefoy, le regard criminel dans ses yeux lorsqu'ils s'étaient vus, une fois le réveil de l'aîné, lui avait fait penser à Voldemort. Et plus jamais il ne voulait voir un tel regard dans les yeux de quelqu'un.
Alors même si c'était son fils, il l'avait condamné. Il ne pouvait pas se permettre autre chose. Et son cœur était brisé.
Draco s'approcha du brun, ayant très bien vu la larme que le brun avait tenté de caché. Il ne se demanda pas plus longtemps pourquoi Harry avait demandé à le voir. Depuis l'accident du lac, ils ne s'étaient pas parlé, et les aveux du brun avant de transplaner étaient restés en suspens, le temps de s'expliquer.
Il le serra alors dans ses bras.
- Je sais Ry que tu ne m'as pas entendu après que tu aies transplané, mais moi aussi je t'aime. Je veux que tu restes avec moi Potter. Reste avec moi, je vais t'aider à surmonter tout ça.
Le brun pleura alors franchement, craquant pour la première fois depuis le lac. Draco le consola du mieux qu'il pu. Ils se retrouvèrent rapidement assit sur une causeuse de la salle, le brun serré contre lui.
Ils s'endormirent quelques minutes à peine plus tard, ensembles. Les non-dits étaient maintenant échangés, les larmes coulées. Ils pourraient commencer cette relation qu'ils n'avaient jamais pu, vraiment, partager.
Lorsqu'Albus sortit de Ste-Mangouste, deux jours plus tard, ce fut dans une santé parfaite. Harry était à ses côtés, et Scorpius avait promit de se revoir le soir même, après qu'ils aient tous les deux témoignés contre James Potter.
Harry fut effondré après le verdict final de la court.
Emprisonnement, pendant cinq ans, du fils James Sirius Potter, sans possibilité de liberté conditionnelle.
Lorsqu'ils arrivèrent à la maison, Harry serra son fils dans ses bras. La petite Lily-Rose présente, ainsi que Ginny, pour pleurer la condition de leur frère, fils. La soirée fut bien morose, chargé de tristesse et de colère, d'incompréhension.
Lorsque Ginny et Lily furent parties, Harry serra Scorpius dans ses bras et ils s'installèrent au salon.
- Je dois t'avouer quelque chose Al. Draco et moi c'est sérieux maintenant…. Alors ne sois pas surpris si tu le vois passer ici quelques fois…. Et puis, il viendra surement avec Scorpius…
- Ca ne me dérange pas papa, tu fais ce que tu veux, je trouve juste amusant que toi et Draco, moi et Scorpius, on se ressemble trop…. Ah ha.
- Parfait. Parce qu'ils arrivent.
Albus sautilla. Scorpius arrivait. Alors pour la première fois depuis longtemps, ils pourraient dormir ensembles, comme autrefois.
Ce qu'ils firent, ainsi que Harry et Draco, qui n'avaient pas partagé une nuit depuis près de quinze années.
La nuit fut courte pour les deux couples, les sortilèges de silence lancés sur les deux chambres empêchant quiconque de les entendre.
Et bien que le chemin ait été difficile, ils réussirent à être heureux, en couple.
FIN
Note de LGS
Bonjour tout le monde ! Voilà bien longtemps que je n'avais pas posté le dernier chapitre de cette fiction. Il m'est arrivé l'envie d'écrire cette histoire, qui méritait certainement que je l'écrive, au moins pour vous, lecteurs. Et je suis contente du résultat, parce que cette histoire, d'entre toutes, représente pour moi la nouveauté. L'une des premières Albus Severus/ Scorpius Hypérion, d'écrite sur le site.
J'ai fait découvrir le couple à plusieurs lecteurs. J'ai fais apprécié les enfants de nos deux hommes préférés et je me suis plu à rendre James Sirius Potter méchant, parce que la famille Potter ne pouvait pas être parfaite.
Pourquoi James déteste autant les Malefoy ? Disons qu'il n'y a pas de raison. Peut-être sinon qu'il aurait découvert, au détour d'un couloir, le couple Harry-Draco et que, pour respect pour sa mère, et incapable de faire du mal au père, il s'est décidé à attaquer le fils ?
Alors voilà qui termine cette fiction. Je ne pense pas faire d'épilogue, parce qu'il n'arriverait pas avant très longtemps, de un, et je ne veux pas faire une petite fin comme toutes les autres. « Ils vécurent heureux et eurent plein d'enfants. » Cette fin classique devrait vous satisfaire : D
Alors voilà, laissez-moi vos commentaires.
Bisous
Et merci à tous mes lecteurs et ceux qui m'ont laissé des reviews !
LGS
