« Le temps empirait de jour en jour à mesure que se rapprochait la date du premier match de Quidditch. Mais l'équipe de Gryffondor n'en continuait pas moins de s'entraîner avec ardeur sous l'œil vigilant de Madame Bibine. Enfin, lors de la dernière séance d'entraînement avant le match du samedi, Olivier Dubois annonça à son équipe une très mauvaise nouvelle.
- Nous n'allons pas jouer contre l'équipe des Serpentard ! dit-il d'un ton furieux. Flint est venu me voir, on va rencontrer les Poufsouffle à la place.
- Et pourquoi ? demanda tout le monde d'une même voix.
- Flint m'a donné comme excuse que leur Attrapeur a toujours sa blessure au bras, répondit Dubois en grinçant des dents. Mais il est évident que c'est pour une autre raison : ils ne veulent pas jouer par ce temps. Ils pensent qu'il auraient moins de chance de gagner…
Toute la journée, le vent avait soufflé avec violence, il pleuvait sans cesse et un coup de tonnerre venait de retentir au loin.
- Malefoy n'a rien au bras ! s'exclama Harry avec colère. Il joue la comédie !
- Je le sais bien, mais on ne peut pas le prouver, dit Dubois d'un ton amer. Nous nous sommes entraînés en croyant que nous allions affronter les Serpentard, alors que nous devrons jouer contre les Poufsouffle qui ont un style complètement différent. Ils ont un nouveau capitaine qui joue comme Attrapeur… Il s'appelle Cedric Diggory…
Angelina, Alicia et Katie se mirent à glousser.
- Qu'est-ce qu'il y a ? dit Dubois, visiblement choqué par tant de frivolité.
- C'est ce type grand et séduisant, c'est ça ? dit Angelina.
- Celui qui a des épaules d'athlète et qui ne dit presque jamais rien ? ajouta Katie en déclenchant de nouveaux gloussements. (…)
Harry, à son grand malaise, s'aperçut bien trop tôt que les trois Poursuiveuses disaient effectivement vrai. Le jour du match, il pleuvait dru et c'est d'un pas maussade qu'il accompagna Fred et George vers le terrain de Quidditch, où Dubois les attendait déjà.
Les joueurs de Gryffondor revêtirent leurs robes écarlates et attendirent l'habituel discours d'encouragement qu'Olivier leur réservait au début de chaque match. Cette fois, pourtant, ils durent s'en dispenser. Dubois essaya bien de parler à plusieurs reprises, mais il ne parvint qu'à émettre quelques borborygmes et finit par hocher la tête d'un air résigné en leur faisant signe de le suivre.
Le vent était si violent qu'ils entrèrent sur le terrain en chancelant. Le vacarme du tonnerre couvrait les acclamations du public et la pluie ruisselait sur les lunettes de Harry. Comment pourrait-il jamais apercevoir le Vif d'or dans ces conditions ?
Les joueurs de Poufsouffle apparurent à leur tour à l'autre bout du terrain, dans leurs robes jaune canari. Les capitaines des deux équipes s'avancèrent et se serrèrent la main. Diggory adressa un sourire à Dubois, mais celui-ci semblait avoir une crampe à la mâchoire et il fut tout juste capable de répondre d'un signe de tête. Harry se surprit à admirer la carrure de Diggory et ses yeux gris, qui étincelaient comme un phare au milieu de l'orage, avant que Madame Bibine ne leur donne le signal de décollage. (…) »
Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, Chapitre 9 : Sinistre défaite
Soudain, assis dans son fauteuil, Harry se rappelait très bien. L'orage, les cris de Dubois tandis que Diggory se ruait sur le Vif d'or, les Détraqueurs, la chute, son réveil à l'infirmerie, l'annonce de la défaite…
« - Diggory a attrapé le Vif d'or, dit George. Juste après ta chute. Il ne s'est pas rendu compte de ce qui se passait. Quand il a vu que tu étais étendu sur le sol, il a essayé d'annuler le match. Il voulait qu'on le rejoue. Mais il n'y a rien à faire, la victoire des Poufsouffle est indiscutable… Même Dubois l'a reconnu.
Harry se sentait nauséeux, à présent. Non seulement il n'avait pas réussi à attraper le Vif d'or, s'évanouissant et causant la défaite de son équipe, mais en plus il avait éveillé la pitié de Diggory. Sous le sentiment de malaise, Harry sentait poindre une étrange impression à l'idée que Diggory s'était soucié de lui. Ne voulant pas y penser plus longtemps, il changea de sujet.
- Où il est, Dubois ? demanda Harry qui venait de s'apercevoir de son absence.
- Toujours à la douche, répondit Fred. Je crois bien qu'il essaye de se noyer. (…) »
Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, Chapitre 9 : Sinistre défaite
**Je me demande d'où venait cette impression de contentement, ce besoin de savoir que Diggory s'était inquiété pour moi. J'aime Cho, pas Cedric, et pourtant ce que j'éprouve vis-à-vis de lui ressemble à de l'amour, non ?** écrivait l'adolescent de treize ans, inexpérimenté encore, près du feu de sa salle commune.
Harry tourna les pages du journal, mais il n'y avait plus d'allusion à Cedric. L'écriture nette, aujourd'hui un peu effacée, ne faisait que retranscrire ce qu'il avait ressenti en jouant face à Cho, ce qu'il revivait au contact des Détraqueurs, ce qu'il apprenait avec le professeur Lupin sur les Patronus et ce qu'il pouvait lui dire de ses parents, puis l'horreur qu'il avait ressenti en comprenant que Sirius était son parrain. Et, enfin, l'horreur pire encore lorsqu'il avait compris le rôle de Queudver, l'euphorie qui l'avait saisi quand il avait appris que Sirius n'était pas un assassin et qu'il allait pouvoir vivre chez lui, puis la désillusion quand Rogue avait refusé de croire que Sirius était innocent, l'obligeant à fuir les Détraqueurs.
La plume de son adolescence parla enfin de ses vacances chez les Moldus, et le nom de Cedric commença à réapparaître à mesure que l'on s'approchait de la Coupe du Monde de Quidditch, lorsqu'ils avaient, lui, Hermione et les Weasley, retrouver les Diggory.
« - Je vous présente Amos Diggory, dit Mr Weasley. Il travaille au Département de contrôle et de régulation des créatures magiques. Je crois que vous connaissez son fils, Cedric ?
Cedric Diggory était un garçon de dix-sept ans, au physique avantageux. Il était capitaine et attrapeur de l'équipe de Quidditch de Poufsouffle, à Poudlard. Harry sentit son estomac faire un léger bond lorsque le regard de Cedric croisa le sien et que le Poufsouffle ouvrait la bouche :
- Salut, dit Cedric en se tournant vers eux.
Tout le monde répondit, sauf Fred et George qui se contentèrent d'un signe de tête. Ils n'avaient jamais vraiment pardonné à Cedric d'avoir battu leur équipe de Gryffondor au cours du premier match de Quidditch de l'année précédente.(…)
Amos Diggory tourna un regard bienveillant vers les trois fils Weasley, Harry, Hermione et Ginny.
- Ils sont tous à toi, Arthur ? demanda-t-il.
- Oh non, seulement les rouquins, répondit Mr Weasley en montrant ses enfants. Voici Hermione, une amie de Ron – et Harry, un autre ami.
- Par la barbe de Merlin ! s'exclama Amos Diggory, les yeux écarquillés. Harry ? Harry Potter ?
- Heu… oui, dit Harry.
Harry avait l'habitude qu'on l'observe avec curiosité, l'habitude aussi de voir les regards se tourner vers la cicatrice qu'il avait au front mais, chaque fois, il en éprouvait un certain malaise.
- Ced m'a parlé de toi, bien sûr, reprit Amos Diggory. Il nous a raconté qu'il avait joué contre toi, l'année dernière… Je lui ai dit : « Ced, ça, c'est quelque chose que tu pourras raconter à tes petits-enfants… que tu as battu Harry Potter ! »
Harry ne sut quoi répondre et préféra demeurer silencieux. Fred et George se renfrognèrent à nouveau. Cedric sembla un peu gêné.
- Harry est tombé de son balai, papa, marmonna-t-il. Je te l'ai déjà dit, c'était un accident…
Harry fut reconnaissant à Cedric d'être intervenu, et lui adressa un bref sourire en sentant ses joues s'enflammer. Il se morigéna aussitôt. Mais que lui arrivait-il donc ? Trouver Cedric séduisant ? Certes, il l'était, incontestablement, mais c'était un garçon, presque un homme, et Harry était lui aussi un garçon, de quatorze ans de surcroît. Il sentit le regard d'Hermione et fut heureux que Mr Weasley lui fournisse une diversion lorsqu'il lui demanda de toucher le Portoloin. (…) »
Harry Potter et la Coupe de Feu, Chapitre 6 : le Portoloin
Harry changea légèrement de position, faisant grincer le fauteuil dans lequel il était assis. La plupart des pages suivantes racontait des détails sur Voldemort, les rêves qu'il avait fait, la brève rencontre avec Cho Chang à la Coupe du Monde, les exploits de Krum… Il y avait fait le compte rendu de l'annonce du Tournoi des Trois Sorciers et de l'arrivée des deux autres écoles, Beauxbâtons et Durmstrang…
Puis le nom de Cedric réapparaissait à nouveau, entrecoupé de points d'interrogation. Les souvenirs affluaient dans la mémoire de Harry, à présent.
« Les élèves étaient agglutinés autour d'une grande pancarte installée au pied de l'escalier de marbre. Ron, qui était le plus grand des trois, se dressa sur la pointe des pieds pour essayer de lire par-dessus les têtes ce qui était écrit sur la pancarte :
TOURNOI DES TROIS SORCIERS
Les délégations de Beauxbâtons et de Durmstrang arriveront le vendredi 30 octobre à 18 heures. En conséquence, les cours prendront fin une demi-heure plus tôt que d'habitude.
- Magnifique ! s'exclama Harry. Le dernier cours qu'on a, vendredi, c'est potions ! Rogue n'aura pas le temps de nous empoisonner !
Les élèves apporteront leurs affaires dans les dortoirs et se rassembleront devant le château pour accueillir nos invités avant le banquet de bienvenue.
- Plus qu'une semaine ! dit Ernie MacMillan, un élève de Poufsouffle, le regard brillant. Je me demande si Cedric est au courant ? Je ferais bien d'aller le lui dire…
Et il partit en courant.
- Cedric ? dit Ron d'un air étonné.
- Diggory, répondit Harry, qui, contre toute attente, avait senti ses oreilles s'enflammer à l'entente du nom du préfet. Il doit être candidat au tournoi.
- Cet idiot, champion de Poudlard ? s'indigna Ron tandis qu'ils se frayaient un chemin parmi la foule en direction de l'escalier.
- Ce n'est pas un idiot, protesta Hermione. Tu ne l'aimes pas, simplement parce qu'il a battu Gryffondor au Quidditch. J'ai entendu dire que c'est un très bon élève. Et en plus, il est préfet, ajouta-t-elle comme si ce simple fait mettait fin à toute discussion.
- Tu l'aimes bien parce qu'il est beau, c'est tout, dit Ron d'un ton cinglant.
- Je te demande pardon, mais je ne suis pas du genre à aimer quelqu'un parce qu'il est « beau » ! s'emporta Hermione.
Ron fit semblant de tousser, d'une toux étrange qui laissa deviner le nom de « Lockhart », un ancien professeur de Poudlard beaucoup plus soucieux de son apparence physique que de la qualité de ses cours. Harry, lui aussi toussa, mais cette fois, c'était une vraie toux. Visiblement, la bouffée d'air qu'il avait inspirée quand Ron et Hermione avaient débattu sur le physique avantageux de Cedric s'était coincée dans sa gorge un peu serrée. (…) »
Harry Potter et la Coupe de Feu, Chapitre 15 : Beauxbâtons et Durmstrang
Harry se rappelait en effet parfaitement la façon dont ses camarades avaient dénigré la candidature de Cedric…
« Des acclamations retentissaient dans le hall d'entrée. Ils se retournèrent et virent Angelina Johnson entrer dans la Grande Salle avec un sourire un peu gêné. C'était une grande fille noire qui jouait au poste de poursuiveur dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor. Angelina vint s'asseoir auprès d'eux.
- Voilà, c'est fait ! annonça-t-elle. Je viens de mettre mon nom dans la Coupe !
- Sans rire ? dit Ron, impressionné.
- Tu as déjà dix-sept ans ? demanda Harry.
- Evidemment, tu vois bien qu'elle n'a pas de barbe, dit Ron.
- C'était mon anniversaire la semaine dernière, précisa Angelina.
- Je suis contente que quelqu'un de Gryffondor soit candidat, dit Hermione. J'espère vraiment que tu seras choisie, Angelina.
- Merci, Hermione, répondit Angelina avec un sourire.
- Oui, il vaut mieux que ce soit toi plutôt que ce bellâtre de Diggory, dit Seamus, s'attirant les regards noirs de plusieurs élèves de Poufsouffle qui passaient devant leur table.
Harry préféra ne pas se mêler à la conversation, et se contenta d'un petit sourire adressé à la poursuiveuse. Bien sûr, il aimait beaucoup Angelina, mais ce n'était pas comme Cedric, et Harry espérait secrètement qu'il deviendrait le champion de Poudlard pour pouvoir l'acclamer et avoir une excuse innocente pour admirer et dévorer des yeux le Poufsouffle. (…) »
Harry Potter et la Coupe de Feu, Chapitre 16 : La coupe de Feu
Et, contrairement à l'attente des Gryffondors, Cedric avait été élu. Harry se souvenait parfaitement de son expression ravie, de son grand sourire lorsqu'il avait rejoint Fleur et Krum dans la petite salle derrière la table des professeurs, il se souvenait parfaitement avoir acclamé longtemps le champion de Poudlard. Puis, tout avait basculé. Le nom de Harry Potter avait jailli de la Coupe de Feu, et il avait dû lui aussi descendre retrouver la compagnie de ses trois aînés. Ce soir-là, Harry avait vu le regard de Cedric fixé sur les flammes qui jetaient sur son visage des ombres moirées et rendait chacun de ses traits mystérieux et exotique. Et, alors que Fleur avait ouvertement manifesté son mépris, alors que Krum avait sans ambiguïté fait part de son agacement, Cedric s'était contenté d'une stupéfaction polie, ce dont Harry lui avait été reconnaissant…
« - Harry, Cedric, je vous suggère d'aller vous coucher, dit Dumbledore en leur adressant un sourire. Je suis sûr que vos camarades de Gryffondor et de Poufsouffle vous attendent pour fêter l'événement et il serait vraiment trop dommage de les priver d'une si belle occasion de faire le plus de bruit possible.
Harry lança un coup d'œil timide à Cedric qui approuva d'un signe de tête et ils sortirent ensemble de la pièce.
La Grande Salle était déserte, à présent. La flamme des chandelles faiblissait, éclairant les sourire en dents de scie des citrouilles d'une lueur incertaine, inquiétante.
- Alors, dit Cedric en esquissant un sourire, on va de nouveau jouer l'un contre l'autre !
- J'imagine, répondit Harry, incapable d'ajouter un mot.
Il se sentait plongé dans un total désarroi, comme si quelque chose lui avait ravagé le cerveau. De plus, il avait la très nette impression que la proximité de Cedric annihilait ses facultés mentales.
- Maintenant, dis-moi… dit Cedric alors qu'ils atteignaient le hall d'entrée qui n'était plus éclairé que par des torches, en l'absence de la Coupe de Feu. Comment as-tu fait pour mettre ton nom ?
- Ce n'est pas moi qui l'ai mis, répondit Harry en levant les yeux vers lui. Je n'ai pas mis mon nom dans la Coupe. J'ai dit la vérité.
- Ah… D'accord, dit simplement Cedric. Bon… alors, à demain…
Harry se rendit compte qu'il ne le croyait pas, et il ressentit un pincement dans sa poitrine.
Cedric se dirigea vers une porte, située à droite de l'escalier de marbre. Harry resta là, le cœur battant, à l'écouter descendre les marches de pierre, de l'autre côté de la porte puis, lentement, il monta dans les étages. (…) »
Harry Potter et la Coupe de Feu, Chapitre 17 : Les quatre champions
C'était à partir de là, semblait-il à Harry, que c'était devenu un cauchemar. Cedric, Ron et les trois quarts de l'école – voire plus – qui l'avaient pris pour un menteur et un tricheur, les badges « Vive Cedric Diggory ! » et « A bas Potter ! », la terrible attente de la première tâche, le poids qu'il ressentait sur son cœur lorsque tout ceci se pressait dans sa tête. Il avait tenté de s'en ouvrir à Sirius, mais n'avait pas réussi.
« Cher Sirius,
Tu m'as dit de te tenir au courant de tout ce qui se passait à Poudlard, alors, allons-y : j'ignore si tu le sais mais le Tournoi des Trois Sorciers va à nouveau avoir lieu cette année et samedi soir, j'ai été désigné comme le quatrième champion en compétition. Je ne sais pas qui a mis mon nom dans la Coupe de Feu, en tout cas, ce n'est pas moi. L'autre champion est Cedric Diggory, de Poufsouffle.
Harry s'interrompit et réfléchit un instant. Il aurait voulu lui parler de l'anxiété que, depuis la veille, il sentait peser comme un poids dans sa poitrine. Il aurait voulu lui parler ce qu'il ressentait pour Cedric, de la peur qu'il en avait, mais il ne savait pas comment l'exprimer. Comment expliquer, comment concevoir simplement d'aborder le sujet avec son parrain ? Finalement, il se contenta de tremper à nouveau sa plume dans l'encre et écrivit :
J'espère que tu vas bien, ainsi que Buck. Harry. »
Harry Potter et la Coupe de Feu, Chapitre 18 : L'Examen des Baguettes
Harry se souvenait combien il aurait voulu parler, à son parrain, à Hermione, à Ron, à un ami, de l'intense jalousie qu'il ressentait contre toutes ces filles qui se pressaient en permanence autour du champion légitime
« Il fallait reconnaître que Cedric avait beaucoup plus l'allure d'un champion. Avec son nez droit, ses cheveux bruns et ses yeux gris, les filles – et Harry, même s'il n'aimait guère cette idée, ne pouvait leur donner tort – le trouvaient exceptionnellement séduisant, et il était difficile de dire qui suscitait le plus d'admiration ces temps-ci, Cedric ou Viktor Krum. Un jour, à l'heure du déjeuner, Harry avait vu les mêmes filles de sixième année, qui s'étaient montrées si avides d'obtenir un autographe de Viktor Krum, supplier Cedric de signer leurs sacs. (…)
Son stress, sa jalousie le perturbaient à tel point qu'il en arrivait à faire n'importe quoi.(…)
- Tu n'es pas assez concentré, voilà tout.
- Je me demande bien pourquoi ! dit Harry d'un air sombre tandis que Cedric Diggory passait devant eux, entouré d'un groupe de files minaudantes qui regardèrent Harry comme s'il appartenait à une variété particulièrement répugnante de Scroutts à pétard. (…) »
Harry Potter et la Coupe de Feu, Chapitre 18 : L'Examen des baguettes
« Tout aurait été si simple s'il n'avait pas été champion… Paisiblement installé au fond des tribunes, il aurait assisté au spectacle en acclamant Cedric, comme tous les autres élèves de Poudlard. Bien sûr, peut-être l'aurait-il regardé avec un peu plus d'attention que la moyenne de ses camarades, mais qui donc l'aurait vu ?
Il se demanda ce que ressentaient les autres champions. Chaque fois qu'il avait rencontré Cedric, ces derniers temps, il était entouré d'admiratrices – l'estomac de Harry se contracta douloureusement à cette pensée – et semblait éprouver un mélange d'excitation et d'appréhension. »
Harry Potter et la Coupe de Feu, Chapitre 18 : L'Examen des Baguettes
