Titre : L'humanité crée l'espoir
Auteur : Sinelune
Rating : M
Genre : Romance, drame
Avertissement : Attention, cette fic comporte des relations sexuelles entre deux hommes, alors pour ceux que ça gène, ouste !
Pairing : Drarry !
Disclaimer : Bon, d'accord, c'est vrai… Je ne suis pas J.K. Rowling… Et donc, les personnages, les lieux, tout ça, bah c'est pas à moi…
Enfin tu l'admets, idiote ! Il était temps !
Oh toi, ça va, hein !
Adresse-toi à moi mieux que ça ! On alors je fais résonner la chanson de Brice de Nice dans ta tête pendant un mois entier !
Argh ! Ok, ok !
Genevieve Black, Serdra, Moony, vega264, Naera Ishikawa, petite grenouille, Lilou, Vif d'or, Gally84, Tcheuer Teufel,
Leviathoune, moi, Marykaly, Louvine, aubedaradia, Lynseyth, Little F., Kaliria, mimicra, magicmutton.
Un immense merci à mes toutes première revieweuses!
Chapitre 1 : L'ignorance est-elle une excuse ?
Draco Malefoy s'éveilla doucement, silencieusement. Un rayon de lumière traversait sa chambre pour éclairer son visage. Il n'avait jamais besoin de réveil. Il lui suffisait de penser la veille à l'heure à laquelle il désirait s'éveiller, et cela suffisait.
Aujourd'hui, on était lundi, une nouvelle semaine commençait.
Commençait par potion, d'ailleurs.
Draco eut un sourire satisfait et s'étira longuement, son corps pale et musclé offert au soleil. (nda : bave…). Puis il se leva et traversa sa chambre de préfet pour prendre une douche.
oOoOoOo
Draco fit une entrée des plus remarquées dans la grande salle, arborant son habituel sourire narquois et arrogant, tenant de bras de Pansy Parkinson, accompagné de Blaise Zabini, Grégory Crabbe, Vincent Goyle et Millicent Bullstrode.
Ses amis.
Oh, bien sûr, ils n'étaient pas parfaits ; Pansy était « amoureuse » de lui et le collait outrageusement, Blaise avait cette manie totalement désagréable de lui faire sentir qu'il savait tout mieux que lui, et Crabbe et Goyle n'étaient définitivement pas les descendants d'Einstein.
Mais bon.
C'était quand même mieux qu'une belette et une sang-de-bourbe.
Ah, et il y avait aussi Théodore Nott. Le garçon, brun aux yeux bleus, très mignon, n'accompagnait jamais Draco au petit déjeuner, refusant par là même l'autorité absolue de Draco sur les serpentards, mais cela faisait partie de son charme et le blond n'arrivait jamais à lui en vouloir bien longtemps.
Draco jeta un coup d'œil à la table des Gryffondors et eut un sourire satisfait lorsqu'il vit que le survivant s'y trouvait.
Rien ne procurait plus de plaisir à Draco que d'ennuyer Potter.
De l'emmerder.
De le faire chier.
De le faire enrager.
De le mettre dans une colère si profonde et si noire que celui-ci ne prenait même plus conscience de ses actes et finissait par l'attaquer de manière sauvage et brutale.
C'était même parfois plus excitant qu'une partie de baise avec une quelconque fille niaise qu'il ramenait dans sa chambre le week-end.
Rectification, c'était très souvent plus excitant.
C'était à la fin de la quatrième année que Harry s'était montré encore plus violent envers Draco que les années précédentes, comme s'il le tenait responsable de ce qui était arrivé, alors qu'il n'y était pour rien dans la mort de Cédric.
Le survivant était devenu plus hargneux, ne manquant jamais de l'insulter lorsqu'il le croisait, ouvrant lui-même les hostilités.
Mais ce matin-là, Harry était différent. Oh, bien sûr, il le contemplait toujours avec son regard empli de dégoût être de mépris, mais il semblait fatigué.
Néanmoins ce n'était pas ça qui allait empêcher Draco de pratiquer son jeu préféré, le chiantage de Potter.
-Potter, que t'arrive-t-il ? Tu parais exténué. Te serais-tu enfin rendu compte de la honte que tu te traînes tous les jours à fréquenter des êtres aussi pathétiques que ces créatures que tu nommes « amis » ?
Pansy pouffa. Ron Weasley, meilleur ami attitré de Harry, moche, stupide mais plus fidèle qu'un chien, tenta de sauter par dessus la table pour se jeter sur Draco mais Hermione Granger, meilleure amie attitrée de Harry, pas trop mal pour une sang-de-bourbe, intelligente, fidèle également mais extrêmement hautaine et arrogante pour une sang-de-bourbe, le retint par un pan de sa robe en lançant un regard noir au blond.
Harry, qui, plongé dans ses pensées, n'avait pas entendu l'insulte de Draco, sursauta quand son ami piétina son assiette et lança à sa némésis par réflexe :
-Ta gueule, Malefoy.
Malefoy fit claquer sa langue et répondit de sa voix traînante :
-Potter, Potter, Potter, que t'arrive-t-il ? Je t'ai connu plus vif. Le peu de neurones hébergé par ton cerveau poussiéreux aurait-il déménagé ?
La belette poussa un hurlement de rage, mais avant que l'un d'eux ne puisse répliquer, la voix du professeur Rogue retentit derrière les serpentards.
-Weasley, dix point en moins pour avoir troublé la tranquillité de la grande salle.
Draco sourit narquoisement et s'éloigna, sous les vociférations du roux hors de lui.
oOoOoOo
Lorsque Draco et sa bande arrivèrent devant les cachots du professeur Snape pour leur premier cours de la semaine, aucun gryffondor n'était encore présent, ce qui n'avait rien d'étonnant ; ils préféraient certainement passer le moins de temps possible dans les froids et sombres cachots de Poudlard.
Petites natures.
Draco s'installa au premier rang, comme à son habitude, et Blaise prit place à ses côtés. Peu de temps après, le reste de la classe fit son apparition, à l'exception de Potter et sa belette de compagnie. Le professeur de Potion ouvrit la porte avec fracas et pénétra dans la salle, suivit des deux retardataires qui tentèrent de s'asseoir au fond de la salle avant que leur absence ne soit remarquée.
-Potter, Weasley, vingt points en moins à chacun de vous pour votre retard.
Weasley grogna et murmura quelque chose à Potter qui hocha la tête avant de s'affaler sur sa chaise.
Draco, lui, se dit que Potter était vraiment stupide : se débrouiller pour arriver à en retard au cours d'un professeur qui le détestait ! A sa place, il aurait été devant la porte de la classe au moins dix minutes avant le début de chaque cours ! Mais, bon, c'était Potter, il ne fallait pas trop lui en demander.
-Aujourd'hui, nous allons fabriquer une potion appelée Floreatis, annonça le maître des Potions de sa voix basse et sèche. Quelqu'un peut-il me dire de quoi il s'agit ?
Draco savait que la main de Granger était levée, il le savait. Quand est-ce qu'elle comprendrait qu'elle n'avait absolument aucun espoir d'être interrogée ?
-Personne, reprit le professeur Snape. Bien sûr, je m'en doutais… Dans ce cas je vais interroger, hmm… Monsieur Malfoy ?
Draco inclina légèrement la tête sur le côté et répondit :
-La Floreatis est une potion qui permet à celui qui la boit d'adopter la transparence et la texture d'un fantôme. La difficulté de sa réalisation vient du fait que notre corps risque disparaître si la potion est mal dosée.
-Exact, monsieur Malfoy. Dix point pour Serpentard.
Draco sourit et Weasley émit ce qui sembla être un juron étouffé.
-Weasley, encore une remarque de ce genre, et vous aurez une retenue. Etant donné que je ne tiens pas à ce que vous et Potter ne fassiez n'importe quoi dans ma classe, bien que l'idée que l'un d'entre vous disparaisse ne me déplaise pas, l'un d'entre vous va changer de place. Potter, avec Malefoy.
Ah. C'est maintenant que ça devient intéressant, se dit le serpentard avec un sourire sardonique en regardant Potter prendre ses affaires et se diriger vers lui.
Le gryffondor s'installa à ses côtés et dit au blond :
-Malefoy, arrête de sourire bêtement, tu es déjà bien assez moche au naturel.
Le serpentard lui jeta un regard noir et le toisa avec mépris avant de répondre :
-Je ne pourrai jamais être plus répugnant que toi, Potter.
Harry haussa les épaules. Pendant ce temps-là, leur professeur avait écrit les ingrédients nécessaires à la potion au tableau.
-Vous avez une heure, alors ne traînez pas.
-Potter, tu vas chercher les ingrédients et lire la marche à suivre sur le livre. Je vais faire la potion.
-Et pourquoi ce serait à toi de la faire, Malfoy ? répliqua le gryffondor, les joues rosies par la colère.
-Parce que tu n'as pas réussi à créer une seule potion correcte depuis que tu es dans cette école, et que je ne tiens pas à avoir une mauvaise note par ta faute, imbécile.
Le survivant lui jeta un regard meurtrier mais s'exécuta, sachant que Draco avait raison.
oOoOoOo
Trois quart d'heure après, leur potion était terminée et réussie. Draco contempla le chaudron avec satisfaction et ordonna à Potter :
-Donne-moi les fleurs d'ivoire, je veux en conserver quelques-unes.
Le brun marmonna que le professeur de potions aurait préféré manger tout le contenu de sa réserve plutôt que lui donner le moindre de ses ingrédients, mais fit ce que Draco lui demandait. Cependant, au moment où il passa la main par-dessus le chaudron et que le blond tendit la sienne pour récupérer les fleurs, leurs mains s'effleurèrent et celle de Harry trembla violemment avant de laisser les fleurs tomber dans le chaudron. Leur potion passa soudainement du bleu clair au rouge vif et une fumée opaque s'en échappa.
-Potter ! s'exclama Draco, vert de rage. Tu ne peux donc pas, une fois dans ta vie, faire quelque chose correctement ?
-Que se passe-t-il ? s'enquit le professeur Snape.
-Il se passe que Potter ici présent vient à l'instant de rajouter des fleurs d'ivoire dans notre potion qui était achevée et parfaite.
-Vraiment ? répondit le maître des potions. Et bien sachez, monsieur Malfoy, que je suis navré de vous avoir forcé à faire équipe avec un tel incapable. J'espérais que vous sauriez mettre un soupçon d'intelligence dans son minuscule cerveau, mais il semble que celui-ci soit trop hypertrophié pour que l'on puisse y faire quoi que ce soit. Naturellement, vous ne serez pas pénalisé par la stupidité de votre camarade. Potter, ce sera zéro pour avoir saccagé la potion de monsieur Malfoy. Le cours est terminé.
Triomphant, Draco s'approcha du survivant qui n'avait pas bougé pour lui murmurer à l'oreille :
-Vraiment, Potter, tu es tellement maladroit. Même si on t'offrait à moi, je te refuserais. Tu serais capable de mettre le feu à mes chaussures en essayant de les cirer.
Le serpentard attendit une remarque acerbe qui, à sa grande surprise, ne vint pas. Harry se contenta de fourrer ses affaires dans son sac en quatrième vitesse et de quitter la salle précipitamment en ignorant ses deux amis qui l'attendaient.
Draco contempla la silhouette du survivant et s'attarda sans le vouloir sur sa chute de reins avant qu'il ne disparaisse de sa vue. Finalement, si on le lui donnait, il saurait peut-être quoi en faire, se dit-il.
-Bravo, Draco, je suis impressionnée, commenta Pansy.
Weasley darda vers elle un regard méprisant.
-Un conseil, le bouledogue : tu ferais mieux de tenir ta langue si tu ne veux pas que je te l'arrache !
Il sortit, suivit par sa petite amie.
oOoOoOo
Le soir venu, Draco s'assit sur le rebord de sa fenêtre et se mit à contempler le lac. La journée avait été bonne, dans l'ensemble. La seule chose qui l'avait gêné avait était le fait que Harry ne réponde pas à sa provocation. Après tout, si la seule personne de cette école capable de lui tenir tête l'ignorait, comment allait-il occuper ses heures perdues ?
Le regard de Draco fut attiré par un brillant petit point rouge près du lac.
Potter. Encore.
Le brun fumait depuis la rentrée, et il allait souvent s'asseoir près du lac, après le dîner.
oOoOoOo
POV Harry
J'ai trouvé refuge près du lac. Je sors un paquet de cigarettes de ma poche et en allume une. Même si je fumais trois paquets par jours, je sais que je ne mourrais pas d'un cancer. En fait, j'aimerais bien mourir d'un cancer, ça voudrait dire que j'aurais vécu assez longtemps pour ça.
J'y ai repensé toute la journée. Ron, le seul qui soit au courant de ce qui m'est arrivé, a tenté de m'en parler, mais je n'ai rien voulu entendre.
Il n'y avait rien à dire, de toute façon.
Mon dieu…
Je n'y pouvais rien, je ne l'ai pas fait exprès. Je m'étais contrôlé de toutes mes forces durant tout le cours, essayant désespérément de faire abstraction de sa présence à mes côtés, c'était tellement difficile… Plus que jamais, j'étais conscient l'importance qu'il avait pour moi. Je me suis renseigné, après l'épisode avec L…. L'autre. Une fois qu'un être humain connaît son âme sœur, il ne peut plus s'en détourner, il devient de plus en plus attaché à celle-ci, jusqu'à n'en plus pouvoir et finir par craquer en lui révélant la vérité. Moi, je ne dois pas craquer.
Seulement son parfum…
Je ne dois pas craquer.
Sa douce et lente respiration, cette façon qu'il a de froncer les sourcils lorsqu'il se concentre…
Je ne dois pas craquer.
Sa voix chaude, un peu rauque, ses lèvres pour lesquelles je donnerais tout ce que j'ai, si elle daignaient m'offrir un sourire.
Je ne dois pas craquer.
J'ai commencé, pourtant. J'aurais dû lui répondre, quand il m'a provoqué. Mais je n'ai pas pu. Il était si proche de moi, j'aurais pu fermer les yeux et imaginer qu'il me murmurait des mots doux au lieu d'insultes.
Ça y est, je ressemble à un poufsouffle.
Au début, j'ai cru que tout était de ma faute. Que j'aurais dû lui serrer la main au début de ma première année.
Et puis je me suis rendu compte que ça n'aurait rien changé, que L… m'aurait détesté quand même, parce que j'étais le survivant.
J'avais tellement peur, j'avais tellement mal…
Je l'ai observée par la suite, mon âme sœur, j'ai espéré qu'elle se rendrait compte de ma détresse, que, peut-être, elle serait capable de me faire oublier…
Mais j'avais tort, bien sûr. Draco me détestait toujours autant, et moi aussi, un peu. Pour ne pas m'aimer. Pour l'avoir laissé me faire du mal, pour être la cause de mon tourment, alors qu'il n'aurait jamais dû laisser ce genre de chose se produire, qu'il aurait du l'empêcher… Et chaque jour, le soleil se levait, mais il faisait encore sombre.
Et j'ai fini par comprendre quelque chose.
Je ne dois surtout pas me méprendre. Je ne dois surtout pas oublier.
Ce monde est noir, ce monde est nuit sans lune, tout comme ma vie.
Mon existence suit une voie totalement et désespérément sombre.
Selon le déroulement de mon combat contre Voldemort, mon corps vivra ou mourra. Mais mon avenir est et restera absolument noir.
En cela, je n'ai aucune alternative, alors…
Je ne dois surtout pas croire… Que quelqu'un viendra me sauver.
Je ne dois surtout pas croire… Qu'il viendra me sauver un jour, parce qu'il cracherait plutôt sur mon cadavre, parce qu'il pisserait plutôt sur ma tombe.
J'aurai beau tendre la main…
Elle se refermera toujours sur le vide.
Et voilà !
Bien, pas bien ? « Sinelune, continue ! » ou « Sinelune lâche le clavier ! » ?
PS : pour la fin du discours de Harry, je me suis inspirée de Fruits Basket
Bises,
Sinelune
