Titre : L'humanité crée l'espoir
Auteur : Sinelune
Rating : M
Genre : Romance.
Avertissement : Attention, cette fic comporte des relations sexuelles entre deux hommes, alors pour ceux que ça gène, ouste !
Pairing : Drarry !
Disclaimer : Bien bien… Harry est-il à moi ?
Non.
Draco est-il à moi ?
Non.
… Les autres persos ?
Non.
… Les lieux, alors ?
Même pas en rêve.
Tu es sûre ?
Certaine. C'est à JK Rowling. Me dis pas que ça te rappelle rien.
J'ai rien en fait ?
Tu comprends vite, si on t'explique lentement.
Pourquoi j'écris cette putain d'histoire, alors ?
J'en sais rien, ça, c'est à toi de me le dire. Mais ça te fait du bien, tu fais moins de conneries en ce moment.
Merci bien.
Fufu.
Sapphire12, NEPHERIA, darana, vega264, Drudrue, Miss Felton/Malfoy, Lily Evans, malilite,
Lunathelunatique, Serdra, Ange Jedudsor, Lanya, Virginie Malfoy, Miss Malibu, Magical Girl Kiki,
Cybele, Yogane, Dop, Onarluca, alinemcb54, Kaene Black, Gally 84, Noir de Coeur, Leviathoune,
Lilou, Marykaly, Flo Weasley, Louvine, Lynseyth, Little F., Rins04, Kaliria, Kieran Lowell, magicmutton.
Je suis extraordinairement heureuse d'avoir reçu autant de review pour ce début de fic!
CDL: tu n'en fais pas un peu trop?
Bien sûr que non.
Note de l'auteur : Dans le chapitre 1, Snape utilise le mot « hypertrophié »… En réalité, je voulais dire « atrophié »… Voilà. Merci à toi oWnZeR de l'avoir remarqué !
C'est ton cerveau à toi qui est atrophié.
Bonne lecture à tous !
Chapitre 2 : Courage ou sincérité?
Nous étions le 18 novembre, le jour du premier match de Quidditch, un peu avant les vacances.
Harry se trouvait dans les vestiaires, prêt à entrer sur le terrain en compagnie de ses équipiers.
Il était le capitaine de l'équipe depuis déjà un an et comptait bien gagner la Coupe des Quatre Maisons cette année encore.
Il avait parfaitement joué son rôle d'ennemi de Draco Malfoy jusqu'à présent, et s'en félicitait intérieurement. Il n'était pas anxieux à propos du match. Après tout, il avait toujours gagné contre Malfoy, et le fait qu'il était son âme sœur n'y changerait rien (nda : perd pas le nord, notre petit Ryry… Hermione : Ah, les garçons et le Quidditch… lol).
Le Survivant se tourna soudain vers son équipe et hurla :
-JE VEUX QU'ILS RAMASSENT LEURS DENTS AVEC LEURS DOIGTS CASSES ! (nda : cette phrase je l'ai piquée du jeu de game boy Pokemon, on voit les références…) ON VA LES MASSACRER !
-OUAIIIIS ! hurlèrent les joueurs de Gryffondors, absolument déchaînés, avant de suivre leur capitaine sur le stade.
-Et voici l'équipe de Gryffondor ! fit la voix de Luna Lovegood, toujours aussi rêveuse. Avec à leur tête Harry Potter, ce qui signifie que le match n'est qu'une simple formalité, on sait déjà qu'il va gagner…
-Hmm hmm, la coupa le professeur Mac Gonagall, gênée.
-Qu'y a-t-il, professeur ? demanda Luna. Vous avez mal à la gorge, peut-être ? Attendez, je dois avoir des bonbons à la menthe dans ma poche…
-Miss Lovegood, s'il vous plaît, le match.
-Ah, oui, excusez-moi, professeur. Donc, j'aperçois les Serpentards qui font leur entrée. Comme d'habitude, ils font les fiers, mais comme d'habitude, ils vont se faire massacrer…
-Hmm hmm…
-Professeur, prenez un de mes bonbons, je vous assure, ça vous fera du bien…
Pendant ce temps, les deux équipes s'étaient positionnées face à face et le professeur Bibine ordonna aux deux capitaines de se serrer la main.
Harry tendit la main au blond en se demandant si le fait qu'il ne puisse sentir la chaleur de sa peau à travers leurs gants était un bien ou un mal. Malfoy se pencha légèrement vers le Gryffondor et lui murmura entre ses dents serrées, de façon à ce que l'arbitre ne l'entende pas :
-Cette fois, Potter, ne te fais pas d'illusions. Tu vas perdre ce match en même temps que ta soi-disant réputation de bon joueur de Quidditch. Aujourd'hui, je vais prouver que ce n'est que du vent.
-C'est ça, Malfoy, garde l'espoir, parce que si tu perds ça, c'est toi qui auras tout perdu à la fin de ce match.
Le sifflet de Madame Bibine retentit et les équipes s'envolèrent aussitôt.
-Et le match commence, commenta Luna. Harry n'a pas encore vu le Vif d'Or, mais il le verra bientôt, ce n'est pas parce qu'il est myope que…
-Le match, Miss Lovegood, s'il vous plaît, l'interrompit le professeur de métamorphose, visiblement agacée.
-Oui, bien sûr… Ginny Weasley a le Souaffle. Je l'aime bien, elle, c'est ma copine… En tout cas, je l'aime plus que Goyle, qui a balancé un Cognard dans sa direction, la faisant lâcher le Souaffle… A moins que ce ne soit Crabbe… Non, si… Je ne sais pas, j'ai du mal à les différencier… Bref, c'est Eleonore Fiels qui le récupère… Ah non, elle ne l'a plus, c'est sûr que ça fait mal un Cognard dans la tête, bravo à nos batteurs de Gryffondor…
Pendant ce temps, Harry cherchait le Vif d'Or en écoutant distraitement le babillage de Luna. Il se demanda ce qu'elle avait bien pu faire pour être choisie pour commenter le match et se dit qu'il n'était pas prêt de la réentendre au prochain affrontement de Quidditch, étant donné les soupirs incessant de la sous-directrice.
Il fit plusieurs fois le tour du stade sans apercevoir ce qu'il cherchait, évitant soigneusement de croiser le chemin de Malfoy. Les Serpentards menaient par 90 à 60 lorsqu'il aperçut enfin le Vif d'Or, à l'autre bout du terrain, ses petites ailes brillant au soleil.
Aussitôt, il s'élança à sa poursuite, mais fut bientôt rejoint par Malfoy qui tenta de lui couper la route et le força à faire un écart de côté. Il se retrouva à un mètre derrière le Serpentard, essayant désespérément de le dépasser.
Le Vif d'Or était juste devant eux, filant à toute vitesse. Harry entendait vaguement la voix de Luna qui disait :
-Oh, je vois les deux attrapeurs se poursuivre l'un l'autre… Ah, non, suis-je bête, ils volent certainement après le Vif d'Or, mais j'ai du mal à le voir… Ils ont peut-être vu un Fideokorpus, dans ce cas…
Le Vif d'Or changea brusquement de direction et se dirigea vers le ciel. Malfoy dû virer en catastrophe mais Harry qui avait eu plus de temps pour voir la situation réussit à rester dans la trajectoire du Vif. Ils filaient vers le soleil, à travers les nuages, on n'entendait même plus les acclamations des élèves. Ils étaient côte à côte, et Harry était heureux. Ça, au moins il le partageait avec Malfoy. Le désir de vaincre l'autre. Il savait que Malfoy ne mettait jamais autant d'ardeur contre ses autres adversaires. Lui seul était capable de pousser Malfoy dans ses derniers retranchements sur le plan du Quidditch. Et il devait gagner, il devait gagner pour que Malfoy continue de s'intéresser à lui, de vouloir le battre…
Il tendit la main…
Repoussa celle de Malfoy…
Et referma la sienne sur le Vif.
Il avait gagné.
Il savait que le sifflet de Bibine signifiant la fin du match avait retentit, il savait que les élèves attendaient de savoir qui avait attrapé le Vif d'Or.
Mais il ne descendrait pas tout de suite : il savourait l'expression brûlante de rage et le regard plein de haine que Malfoy lui lançait, parce qu'au-delà de ça, ce regard signifiait : « A mes yeux, tu existes. ».
-Je t'ai vaincu, Malfoy. Encore.
Le Serpentard eut un rictus mal dissimulé et répliqua :
-Savoure cet instant, Potter. Parce que le Quidditch est probablement le seul terrain sur lequel tu peux me vaincre.
-Comme je te l'ai dit avant le match, Malfoy, garde l'espoir. C'est la seule chose qui nourrit tes illusions de grandeur. Je suis plus fort que toi, en tout.
Le blond eut un ricanement assez inquiétant.
-Vraiment, Potter ? Dans ce cas…
Il réfléchit un instant avant de reprendre :
-Dans ce cas, ramène tes petits copains ce soir à neuf heures dans la salle sur demande, on verra bien si tu dis vrai.
Et il s'éloigna sans laisser à Harry le temps de répliquer.
oOoOoOo
Et je m'arrête là.
……
Meuh non, ze plaizante !
oOoOoOo
-Qu'est-ce qu'il nous veut, ce Serpentard vicieux, à ton avis ? demanda Ron en enfournant une chocogrenouille dans sa bouche.
Harry s'était empressé de rapporter la nouvelle à ses compagnons de chambre une fois que l'euphorie de la victoire s'était calmée, et ces derniers s'étaient montrés presque encore plus heureux et enthousiastes à l'idée de relever un défi des Serpentards que d'apprécier le fait d'avoir gagné le match.
Ron et lui étaient assis sur un des bancs du parc, attendant l'heure du dîner. Hermione se trouvait à la bibliothèque, ayant déclaré que si elle voulait elle aussi participer au défi des Serpentards, elle devait d'abord terminer un devoir d'arithmancie pour la semaine suivante, étant donnée qu'elle n'aurait certainement pas le temps de l'achever après le dîner.
Harry ne répondit pas, jetant un regard noir à Ron qui sembla se rappeler qu'il parlait quand même de l'âme sœur de son meilleur ami.
-Euh… Excuse-moi, vieux, balbutia-t-il en rougissant. Hmm, donc, que nous veut Malfoy, à ton avis ?
Harry haussa les épaules.
-Je ne sais pas trop… Il va sûrement nous proposer un défi foireux et tricher pour gagner…
-Ce serait bien de lui ça, tiens ! Viens, il est l'heure d'aller manger…
Ron se leva et Harry le suivit en silence. Ron n'était pas un ami très compréhensif, il avait été aussi choqué d'apprendre que Draco Malfoy était l'âme sœur de Harry que de savoir qu'il avait été violé. Aussi, malgré le soutien qu'il avait essayé de lui apporter, Harry avait été plus seul qu'autre chose pour surmonter cette épreuve, et c'est ce qui l'avait conforté dans l'idée de ne pas dévoiler son secret à d'autres personnes. Il aurait voulu le dire à Hermione, mais il avait déjà affronté le regard empli de dégoût de Ron, et il n'avait pas envie de subir celui plein de pitié de sa meilleure amie.
Il arrivèrent aux portes de la Grande Salle et se dirigèrent vers leur table. Une fois installé sur sa chaise, Harry jeta un regard à la table des Serpentards et son regard croisa celui de Malfoy qui leva son verre vers lui avec un sourire narquois. Harry se contenta de lui renvoyer un regard froid et attaqua son repas ; après tout, rien ne pouvait abîmer l'appétit d'un Gryffondor, pas même le fait que son cœur avait manqué un battement quand il avait croisé le regard de son âme sœur pour repartir à un rythme effréné lorsque le blond lui avait porté un toast.
Reconnaissance de sa défaite, ou rappel du défi qu'il lui avait lancé quelques heures plus tôt ?
Harry ne savait pas et s'en moquait.
Il dévora son repas sans quitter Malfoy des yeux. Quel que soit le défi qu'il lui proposerait, il gagnerait, c'était certain, il n'allait certainement pas se laisser faire…
Après le repas, les Gryffondors retournèrent dans leur salle commune en émettant des hypothèses de plus en plus loufoques sur le défi que les Serpentards leur proposeraient.
Harry, lui, était dans le dortoir, essayant désespérément de trouver une tenue correcte. Pour une fois qu'il n'aurait pas à porter cet uniforme définitivement morne et moche devant Malfoy… Hermione le rejoignit, curieuse, et lorsqu'elle l'aperçut, elle le regarda soudain comme s'il était devenu fou. Le Survivant était assis sur son lit, entouré d'une montagne de vêtements en train de murmurer : « Non, pas ça, c'est pas assez… Et ça ? Non, ça, c'est bien trop… ». Il s'interrompit en apercevant Hermione, qui restait pétrifiée.
-Herm', ça va ? Tu t'entraînes à « Un, deux, trois soleil » ? demanda-t-il, dubitatif (nda : ou là, pas beaucoup d'humour quand il est stressé le Ryry… Désolée, j'ai pas pu m'en empêcher lol).
-Harry, est-ce que tu vas bien ? demanda Hermione, doutant visiblement fortement de l'état de santé de son ami.
-Euh… Oui, Hermione, pourquoi est-ce que tu me poses cette question ?
-Et bien tu… Tu… Je veux dire, tu es entouré de… de… Et tu cherches à t'habiller correctement…
-Merci, Hermione, c'est très gentil à toi de me dire ça, la coupa froidement Harry, dis tout de suite que je ne sais pas m'habiller.
-Ce n'est pas que tu ne sais pas t'habiller, simplement… Seigneur, est-ce que tous ces vêtements sont à toi ?
-Bah, oui, répondit le Gryffondor, et puisque tu es là, est-ce que tu pourrais m'aider à…
-Mais ils sont magnifiques ! s'écria Hermione en s'emparant d'une chemise en soie chinoise qui avait coûté les yeux de la tête à Harry. Depuis quand est-ce que tu as tout ça ? Et pourquoi est-ce que tu n'as pas porté ça avant ?
Harry rougit. En réalité, il avait acheté ces vêtements durant l'été, se disant que s'il voulait que Malfoy cesse au moins de le critiquer sur ses fringues, il devait changer toute sa garde-robe. Il avait tout de même continué à porter ses jeans troués et ses sweat XXL le week-end, appréhendant la réaction de ses amis et du Serpentard blond. Mais à force de stresser dans sa chambre tout seul depuis la fin du dîner, il s'était dit que tant qu'à faire, il pouvait toujours étrenner ses nouveau vêtements, et puisque Hermione était là, elle pourrait lui dire de garder ou jeter ce qu'il avait acheté. Après tout, Hermione avait quand même plus de goût que ses compagnons de chambre.
-Et bien, euh… Depuis cet été… Mais je voulais… Euh, je voulais avoir ton avis avant de les porter, je ne savais pas si j'avais bien choisi.
-Oh, Harry, il faut absolument que tu t'habilles avec quelques-uns de ces vêtements ce soir, tu vas être ma-gni-fique ! Alors attends… Peut-être ce pantalon beige en lin et cette chemise noire… Non ! Plutôt ce tee-shirt vert… Attends, j'ai trouvé ! Tu vas mettre ce pantalon en cuir ! Tu vas avoir un cul à croquer avec ça…
-Hermione !
Quelques instants, plusieurs cris et supplications plus tard, Harry était prêt. Les autres sixièmes années étaient montés dans le dortoir un peu plus tôt pour se changer également, mais Hermione les avait fichus à la porte en leur lançant des vêtements à la figure et en leur disant de se changer dans la salle commune, ce à quoi les Gryffondors avaient réagi en poussant des exclamations offusquées : « Une fille, nous mettre à la porte de notre dortoir ! ». Mais ils s'étaient rapidement rendu compte que Hermione n'était pas n'importe quelle fille quand elle leur avait envoyé un sortilège de silence à travers la porte et avaient abandonné la lutte.
Harry se regardait dans le miroir à pied de la salle de bain sous l'œil admiratif de son amie. Finalement, il le portait, ce pantalon en cuir, Hermione n'avait pas voulu en démordre, et il se demandait ce qui lui avait pris d'acheter un truc pareil. Il portait également une chemise en soie pourpre, légère et raffinée, à la coupe élégante et aux reflets lumineux. Hermione lui avait déniché un pendentif fait d'une pierre de jade, en forme de petit pieu (nda : vous savez, ces petits bâtonnets à quatre côtés qui se terminent en pointe, je sais pas comment on appelle ça) qui faisait ressortir ses yeux de façon saisissante. Ses cheveux lui allaient au-dessous des épaules et son amie avait tenté de les coiffer plusieurs fois différemment avant de se décider pour une courte tresse dont s'échappaient plusieurs mèches qui entouraient son visage. Harry se regarda dans le miroir, abasourdi. Il était très bien, habillé comme ça. Il jeta un coup d'œil à Hermione qui le regardait d'un air appréciateur.
-Tu es très beau, Harry. Je t'imaginais moins longiligne, moins élégant… C'est vrai qu'avec ces larges robes de sorciers, tu fais un peu balourd…
Harry ne savait pas s'il devait se sentir flatté ou vexé mais n'eut pas le temps d'approfondir le sujet car la Gryffondor lui dit en soupirant :
-Mais tes lunettes, Harry, tes lunettes…
-Quoi mes lunettes ? répliqua Harry en fronçant les sourcils.
-Mais elles sont horribles !
-Merci bien.
-Harry, s'il te plaît, laisse-moi corriger ta vue…
Harry faillit tomber à la renverse et s'agrippa au lavabo près du miroir.
-On peut faire ça ?
Hermione le regarda, visiblement surprise.
-Bien sûr, tu ne le savais pas ? Je pensais que tu voulais garder tes lunettes, c'est tout, tu es tellement tête de mule, parfois…
-Ce n'est pas dangereux ?
-Et bien, si, un peu, il y a toujours un risque mais je suis quand même la meilleure étudiante de Poudlard et…
-Oui, Hermione, je sais, merci, la coupa Harry. Peux-tu corriger ma vue, s'il te plaît ?
Ladite Hermione lui fit un sourire éblouissant et répondit :
-Mais bien sûr, Harry !
Et c'est un Harry tout beau tout nouveau qui se présenta devant ses camardes en rougissant, preuve qu'il était aussi tout timide. Ginny en lâcha le pot d'encre qu'elle tenait à la main, Ron recracha ce qu'il était en train de boire sur Neville assis à ses pieds qui ne réagit même pas, tant il était stupéfait de voir Harry ainsi, et Dean le dévorait des yeux dans une excellente imitation de carpe. Seamus sembla reprendre possession de ses moyens avant les autres et s'avança vers le Survivant avec un sourire séducteur :
-Bonsoir, beau brun, susurra-t-il, puis-je savoir ce qui vous amène ici par une aussi belle soirée ?
Harry lui jeta un regard noir.
-Seamus, espèce de crétin.
-Harry ! Oh Merlin Harry c'est toi ? s'écria ledit crétin, portant la main à son cœur en feignant la surprise, excuse-moi, je ne t'avais pas reconnu…
-C'est ça, c'est ça, répondit Harry en se dirigeant vers le canapé où il restait une place libre à côté de Ginny.
-Harry, tu sais que tu es un véritable appel au viol ? demanda cette dernière.
Cette fois-ci, Ron renversa carrément tout son verre sur Neville qui poussa une exclamation et se rua vers leur dortoir en hurlant des imprécations contre le roux qui ne sembla même pas les entendre.
-Ginny, est-ce que tu as bien dit ce que je pense que tu as dit ?
-Par pitié, Ron, je ne suis plus une gamine, répliqua la jeune fille. Et ose me dire que tu n'as pas envie de te jeter sur lui pour l'embrasser sauvagement.
-Quoi ! Yeurk ! Merlin non, quelle horreur ! Enfin, je veux dire, reprit Ron en voyant le regard noir de Harry, Harry mon pote, t'es mon meilleur ami, quoi…
-Je sais Ron, répliqua le Survivant en soupirant, mais tu aurais pu t'abstenir du « yeurk »…
-T'inquiète, Harry, déclara Dean, nous on n'est pas aussi étroits d'esprit que Ron, et je t'assure que tu es à tomber, comme ça. On peut savoir pour qui tu t'es fait beau ?
Harry rougit et bafouilla :
-Heu… Pour personne en particulier.
-Tu ne sais pas mentir, Harry, rit Seamus. Pas à nous, en tout cas.
-Mais laissez-le tranquille, intervint Hermione. Pour qui il craque, ce n'est pas votre problème. Nous ferions mieux de partir ou nous allons arriver en retard. Seamus, va chercher Neville, s'il te plaît.
Pendant que l'irlandais se dirigeait vers les couloir en marmonnant qu'il finirait par savoir (nda : lourd, ce gars), Harry lança un regard reconnaissant à Hermione qui lui sourit discrètement. Hermione était une véritable amie, on pouvait compter sur elle.
Peut-être qu'il devrait lui dire…
Non. Non et non.
Non parce qu'il venait de croiser le regard perplexe, interrogateur et surtout légèrement dégoûté de Ron.
Neville et Seamus les rejoignirent et ils sortirent tous de la salle commune. Ginny avait insisté pour les accompagner, argumentant qu'elle ne pouvait pas laisser Hermione seule avec eux. En fait, elle crevait surtout d'envie de savoir ce que les Serpentards avaient préparé.
Le groupe de Gryffondors traversa le château en silence, s'attirant les regards curieux des autres élèves, étonnés de voir cette étrange procession parcourir les couloirs de l'école sans rien dire, l'air mortellement sérieux.
Ils arrivèrent enfin à la salle sur demande, et Harry pénétra le premier à l'intérieur, l'estomac noué.
Les Serpentards s'y trouvaient déjà, et Draco Malfoy se tourna vers lui lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir.
-Tu es en retard Pot…
Il s'interrompit lorsqu'il vit la tenue de Harry, le regardant de haut en bas en écarquillant légèrement les yeux, une légère rougeur colorant soudainement ses joues. Harry sentit son visage s'enflammer et se concentra pour reprendre contenance, fermant les yeux. Lorsqu'il les rouvrit, ce fut pour voir Zabini secouer le bras de son ami en lui murmurant quelque chose à l'oreille. Le blond rougit violemment et se dégagea de l'étreinte du grand noir.
-Alors, Malfoy, on mate Harry, maintenant ? railla Seamus qui n'avait pas perdu une miette du spectacle.
-Je ne « mate » personne, abruti, rétorqua le Serpentard, furieux. Je constate, c'est tout. Tu devrais t'habiller comme ça plus souvent, Potter, tu auras peut-être une chance de perdre ta virginité.
Le sang de Harry ne fit qu'un tour.
-Qui te dit que je suis vierge, Malfoy ? Tu connais ma vie dans ses moindres détails, peut-être ? Le fait que moi je ne couche pas avec chaque personne potable de cette école ne signifie pas que je suis toujours puceau.
Malfoy se raidit :
-Tu sous-entends que c'est mon cas, Potter ?
-Je sous-entends que tu es une pute, Malfoy.
Malfoy allait se jeter sur le Gryffondor quand Zabini le retint :
-On n'est pas là pour se battre, prévint-il, mais pour prendre notre revanche de cet après-midi.
-Ah oui, à propos de votre lamentaaaaable échec lors du match de Quidditch, c'est ça ? ricana Ron.
Zabini lui jeta un regard noir et déclara :
-Oui, en effet. Asseyez-vous, nous allons vous expliquer les règles du jeu.
Harry regarda autour de lui, se rendant compte qu'il n'avait pas encore observé la pièce où il se trouvait. Il s'agissait d'une salle assez spacieuse, au sol recouvert de tapis et de coussins, très éclairée, dotées de plusieurs grandes fenêtres au travers desquelles on pouvait apercevoir le soleil en train de se coucher. Au centre se trouvait un cercle de coussins avec des bouteilles d'alcool et des fioles de couleur bleue. Les Gryffondors suivirent les Serpentards vers le cercle et s'y installèrent. Le seul alcool présent était du Whisky Pur Feu ; il y avait au moins une quinzaine de bouteilles, quand au fioles bleues…
-Ces quoi, ça ? fit Ron d'un air méfiant en pointant les flacons du doigt.
-Une minute, la belette, riposta Malfoy, je vais t'expliquer, ne t'excite pas, je n'ai pas envie de te voir baver sur le tapis.
Ron voulut rétorquer mais il reçut des coups de coude de la part de Dean et Seamus qui avaient hâte d'écouter la proposition du Serpentard et se tu.
Harry était assis pile en face Malfoy, et il était entouré de Ginny et Hermione. A côté de Hermione se trouvaient Dean, puis Ron, Seamus, Parkinson, Zabini, Malefoy, Nott, Crabbe, Goyle et enfin Neville. Quand le blond commença à parler, Harry s'efforça de se concentrer sur le sens de ses paroles plutôt que sur la douceur de sa voix et tenta de ne pas le dévorer des yeux. Il fallait dire que son âme sœur était magnifique dans son jean noir (Malfoy, du jean, il n'était pas dégoûté par tout ce qui venait des moldus, se dit Harry) et sa chemise toute aussi sombre ouverte sur son torse, dévoilant ses clavicules délicates.
-Bien, commença Malfoy, nous vous proposons de jouer à un jeu, un jeu qui établira une fois pour toutes la supériorité des Serpentards sur les Gryffondors (injures murmurées de Ron et nouveaux coups de coudes, il ne fallait pas s'attendre à mieux de la part de Malfoy). Devant vous se trouvent du Whisky Pur Feu et du veritasserum. Je propose que tour à tour, l'un de nous pose une question à un membre de la maison adverse. Par exemple, si Pansy pose sa question à Granger, Granger posera la sienne à un autre Serpentard, qui fera sa demande à l'un d'entre vous, etc. Jusque là, tu suis, la belette ?
-Je ne suis pas un imbécile, Malfoy, répliqua Ron sèchement.
-Vraiment ? Tu fais toujours comme si tu en étais un, alors permets-moi d'avoir des doutes. Bref. Il n'y aura qu'une seule question à poser : « Courage ou Sincérité ? ». Si l'adversaire choisit « Courage », alors devra boire un verre de Whisky et faire un gage. S'il choisit sincérité, il devra boire du veritasserum et répondre à une question choisie par son opposant.
-C'est comme « Action ou Vérité », en fait, dit Dean.
-Pardon ? demanda Malfoy.
-Ça ressemble à un jeu moldu, « Action ou Vérité », expliqua Dean. Il est comme ton jeu, mais l'alcool en moins, on fait juste des gages, et souvent les gages c'est de boire de l'alcool.
Le préfet en chef de Poudlard sembla réprimer une remarque acerbe et continua :
-Si l'un d'entre nous décide de refuser un gage, de répondre à une question, ou se trouve dans l'impossibilité de continuer le jeu à cause de l'alcool ou d'un gage, il sera éliminé. Le jeu continue jusqu'à ce que la totalité des élèves d'une de nos deux maisons soit disqualifiée. Tout le monde est d'accord ?
-Tu veux tester l'endurance et le courage des maisons, c'est ça ? demanda Hermione. L'idée est bonne, mais la réalisation de cette dernière est assez puérile.
Le blond fit une moue méprisante :
-Certes, Granger, mais nous sommes à Poudlard, je me suis donc abstenu de lancer un défi trop dangereux, je n'ai pas envie de me mettre le vieillard sénile à dos…
-Ce n'est pas un vieillard sénile, intervint Harry.
Malfoy lui fit un sourire goguenard.
-Si tu le dis, Potter. Bien, et si nous commencions tout de suite ?
Les autres approuvèrent, et Malfoy déclara :
-Honneur aux adversaires, et aux filles. Weasley, Granger, que l'une de vous commence.
Bon allez, soyez sympa, une petite review, même si c'est pour insulter l'auteur.
Conscience de Lune : Sinelune, tu es pathétique.
Roooh allez, s'il vous plaît… ? Je fais même des yeux choubi à travers l'écran !
Bises,
Sinelune.
