Titre : L'humanité crée l'espoir

Auteur : Sinelune

Rating : M

Genre : Romance.

Avertissement : Attention, cette fic comporte des relations sexuelles entre deux hommes, alors pour ceux que ça gène, ouste !

Pairing : Drarry !

Disclaimer : Salut à tous !

Et nous y voilà, c'est reparti. Vas-y, on t'écoute, quelle histoire tordue ton cerveau à moitié amorphe, à moitié déjanté nous a-t-il créée ?

Euh…

Tu es la descendante du roi soleil ? Ta peau a changé de couleur pendant la nuit ? Tu as des documents super confidentiels selon lesquels Snape se laverait les cheveux ?

Non mais sincèrement, vous ne la trouvez pas super MECHANTE !

Petite nature.

Vous ne la trouvez pas super ENERVANTE ?

C'est pas de ma faute si tu te shoutes au café.

Vous ne la trouvez pas SURCHIANTE !

C'est quand même toi qui…

TA GUEULE !

(petite précision : je ne bois pas de café , et les perso et les lieux ne sont pas à moi, mais à JK Rowling)

Bonne lecture !


LightofMoon, Lou, Tcheuer Teufel, Alinemcb54, Flo Weasley, Sahada, Gody, Onarluca, Leviathoune,

Vert Emeraude, Ange Jedudsor, Dop, Darlaevans Darana, Nami, Miss Malibu, Serdra, moi, Flo, Vega264,

lo hana ni, Magical Girl Kiki, Lanya, Gally84, macatou, Kaene Black, Patdrue, Vif d'or, kim, Echizen d Luffy,

Lilou, la-shinegami, Marykaly, malilite, Louvine, aubedaradia, Lynseyth, Little F. Kaliria, Magicmutton.

Vos réactions à propos de ma fic me sont toujours très précieuses, merci.


Chapitre 4 : Un baiser et…


Harry déglutit. Il mourait d'envie d'embrasser Malfoy, tout en le refusant ardemment et en regrettant que leur premier baiser se fasse dans ses conditions.

Notre premier et unique baiser, se morigéna Harry, à la fois déçu et plein d'espoir.

Il fixait les lèvres de son âme sœur, n'osant pas regarder plus haut de peur de voir le dégoût dans les yeux de Malfoy. Et s'il abandonnait en disant qu'il ne pouvait pas embrasser une horreur comme lui ? Zabini pouvait dire ce qu'il voulait, après t…

-Potter, avance-toi jusqu'au centre du cercle, je ne vais pas faire tout le travail non plus, ordonna le blond d'un ton polaire, empêchant ainsi la crise d'hyperventilation que le Survivant était sur le point de faire.

Harry releva enfin les yeux, se perdant dans l'argent en fusion de son âme sœur. Malfoy le regardait d'un air hautain et excédé (Harry n'avait pas bougé) mais on pouvait constater que les rougeurs de son cou s'étaient accentuées. Harry eut soudain envie de les toucher et s'approcha sans s'en rendre compte. Lorsqu'il arriva au centre du cercle, Malfoy commença à le rejoindre, et Harry sursauta et arrêta sa progression.

Ils se fixèrent, à genoux l'un en face de l'autre. Leurs amis les regardaient comme des bêtes affamées, avides de voir le spectacle imminent.

C'était l'heure.

oOoOoOo

Ils sont face à face.

Draco rougit un peu, il se dit que s'il a si chaud, c'est à cause de l'alcool.

Harry ferme les yeux, il n'arrivera pas à les garder ouverts plus longtemps.

Draco le regarde, Harry lève un peu la tête, ses lèvres sont entrouvertes, il tremble légèrement, et il rougit un peu, lui aussi.

Draco le trouve mignon, abandonné ainsi. Il ne sait pas pourquoi, mais un sentiment de colère le transperce quand il se dit que Harry a déjà fait l'amour.

Parce qu'il sait que le Survivant ne baise pas, il fait l'amour.

Draco se dit que d'un baiser, il effacera toute trace de la personne qui a pris la virginité du Survivant dans l'esprit de ce dernier.

Il se penche.

Il ne pose pas directement ses lèvres sur celles de Harry, pris d'un élan de tendresse, il lui fait un court baiser esquimau.

C'est l'alcool.

Il dépose un baiser sur chacune de ses paupières.

C'est l'alcool.

Deux autres sur ses joues.

C'est l'alcool.

Enfin, il effleure les lèvres du brun.

Le brun frissonne.

Draco appuie un peu plus franchement. Il trouve les lèvres de Harry douces et chaudes.

C'est l'alcool.

Draco désire plus, il taquine le barrage des lèvres de Harry avec sa langue.

Harry ouvre les lèvres, Draco frissonne à son tour, pénètre dans l'antre chaude et accueillante.

C'est bon.

Harry pousse un gémissement, Draco frissonne encore, il veut réentendre ce gémissement, il embrasse Harry plus franchement, tout aussi tendrement, il en veut encore, il en veut toujours.

Et ça, ce n'est pas l'alcool.

La langue de Draco vient timidement taquiner sa jumelle, qui joue un peu avec elle avant d'approfondir le baiser. Harry suce doucement la langue de du blond qui pousse un gémissement à son tour. Merlin… Il adore ça.

Leurs langues s'enroulent et se déroulent dans un ballet incessant, ils s'embrasseraient toute leur vie que ce ne serait pas encore assez, Harry passe ses mains sur la chevelure du blond, le décoiffant un peu plus, Malfoy tire sur la cravate du brun et l'entoure de ses bras, s'arrêtant aux reins, il n'ose pas aller plus bas, il ne veut pas que Harry le repousse et s'en aille, lui refusant ses lèvres sucrées.

Il n'y a plus de Survivant, de masque méprisant, de Gryffondor, de Serpentard, de poignée de main refusée, d'âme sœur violée.

Il n'y a qu'eux.

Et c'est bon.

Le baiser se fait plus exigent, plus dur, leur corps prend feu…

Ils se serrent l'un contre l'autre, nouveaux gémissements.

C'est bon…

Enfin, ils s'arrêtent, à bout de souffle.

Harry garde les yeux fermés, il veut profiter de cet instant.

Malfoy ouvre les yeux, il les pose sur Harry, Harry qui s'abandonne à lui, Harry dans ses bras, les joues rosies, la respiration saccadée. Harry et ses lèvres gonflées qui lui font clairement comprendre : « Encore, continue ».

Alors il l'embrasse encore.

Cette fois, Malfoy n'étouffe pas son désir, sa langue pénètre sauvagement dans la bouche de Harry, Harry qui étouffe un gémissement de surprise et se colle davantage au blond, se cambrant. Les mains se font plus audacieuses, celles de Malfoy descendent, celles de Harry aussi, vers les clavicules, les boutons de la chemise…

Et ça s'arrête brusquement.

oOoOoOo

Blaise se pencha vers le serpentard blond et l'attira violemment à lui. Malfoy, furieux qu'on l'ait dérangé, tenta de se jeter sur l'inconscient qui avait osé gâcher son plaisir mais le noir l'en empêcha et lui chuchota :

-Tu te ridiculises, Draco. Ce n'est ni le meilleur endroit ni les meilleures conditions pour faire ce genre de choses. S'il te plaît, reprend-toi, tu es un Serpentard.

Draco se débattit encore un peu, le temps que les paroles de son ami se frayent un chemin dans son esprit embrumé. Peu à peu, il prit conscience de ce qui l'entourait. Il se rappela qu'il était dans la salle sur demande, à jouer à « Courage ou Sincérité » avec des Gryffondors et ses amis Serpentards, qu'il avait vu une pathétique déclaration d'amour entre les deux débiles rouges et or, que Pansy avait perdu sa santé mentale (ou le peu qui lui restait) en subissant un baiser de Goyle, que Ron avait retrouvé ses anciennes origines en imitant le singe, qu'il avait dû embrasser Potter et que surtout, surtout, il avait aimé ça.

Il tourna la tête vers ledit Potter qui venait de retourner à sa place, les joues rosies et le regard légèrement brillant. Bon. Il s'était douté que l'embrasser serait agréable.

Mais pas foutrement et indéniablement bandant.

Et merde.

Lui, Draco Malefoy, bandait comme un malade rien qu'à la vue des lèvres vermeilles et ourlées de son pire ennemi. Ce baiser lui avait fait perdre toute sa retenue, lui faisant même plus effet que l'alcool qu'il avait ingurgité.

Et ça, c'était le pire du pire. Du pire.

Il tenta de reprendre contenance en jetant un regard méprisant à ceux qui l'entouraient, mais il échoua lamentablement quand ses yeux croisèrent les émeraudes troublées de sa Némésis. Alors il prit une position qui lui permettait de cacher son érection naissante avant de se concentrer sur une horiiible image mentale apte à calmer son… enthousiasme :

« La belette et Granger dans un lit. Non, pas assez dégoûtant. La belette et Rogue sur le bureau du prof. Et merde, ça marche pas. La belette et Dumbledore dans une baignoire, la belette, Dumbledore, Dobby et Hagrid devant Rusard. Arrgh ! Non, là c'est trop ! »

Draco réprima un haut le cœur puis esquissa un sourire quand il se rendit compte que ça avait finalement fonctionné.

Il se redressa et observa les personnes autour de lui.

Pansy le regardait avec une expression mêlant jalousie et envie, Crabbe et Goyle s'étaient presque écroulés dans leur propre bave, Nott avait mis ses mains sur ses yeux, Blaise le regardait avec son putain de sourire n°3, celui qui disait : « Fufu je suis le plus fort et le plus intelligent tu ne peux rien me cacher avoue la vérité. » et qui en ce moment ajoutait : « Avoue que t'as envie que tout le monde se barre d'ici pour que tu puisses plaquer ton Gryffondor au sol et le baiser une bonne fois pour toutes »

Draco serra les dents. Quelques mois auparavant, Blaise l'avait réveillé en plein milieu d'un rêve érotique en lui affirmant qu'il avait prononcé le prénom de Harry pendant son sommeil. Draco lui avait poliment conseillé de prendre un rendez-vous pour Sainte Mangouste, mais le noir n'avait pas voulu en démordre. Mais franchement, fantasmer sur Harry, Draco n'avait pas que ça à faire ! Il y avait des dizaines d'élèves plus excitants que lui dans cette école, c'était pas dur de les trouver ! Bon, il n'avait aucun nom à donner là tout de suite mais ça lui reviendrait. Le fait qu'il ne se souvienne pas de la personne qui hantait ses rêves la nuit et se réveillait toujours avec le souvenir de quelque chose de vert ne signifiait pas qu'il s'agissait de Potter. Il pouvait tout aussi bien s'agir d'un Serpentard. C'était même certainement ça tiens. Et puis, comme si lui avait pu prononcer le prénom de Harry dans son sommeil. Potter, à la limite, mais Harry. Non. Définitivement non.

Bref. Reprenons.

Ron regardait Harry d'un air totalement dé-goû-té (cet imbécile avait toujours été étroit d'esprit, et Malfoy se demanda ce qui était en train de se passer entre ces deux-là), Neville et la rouquine les observaient tout à tour d'un air avide qui semblait dire « Encore, encore, ENCORE ! », et Granger, et bien… Granger… Elle avait un peu l'expression de Blaise, en fait, en moins tordu. Une expression qui disait : « Je ne sais pas ce qu'il se passe ici mais je trouverai ». C'est cette expression-là qui plût le moins à Draco.

oOoOoOo

Et Draco ne croyait pas si bien dire. C'était, mot pour mot, ce que se disait Hermione en cet instant précis. Elle avait bien vu à quel point Harry semblait stressé avant le rendez-vous des Serpentards. Elle n'avait pas pensé une seule seconde que son ami puisse être attiré par Malfoy, en réalité, quitte à choisir un garçon, elle aurait plutôt dit Nott. Mais après tout… Pourquoi pas ? Elle avait confiance en Harry. Après toutes ces années passées à ses côtés, elle savait que Harry avait un jugement presque infaillible en ce qui concernait la race humaine. Si Harry pensait que Draco était capable d'agir comme un être humain décent et qu'il méritait qu'on apprenne à le connaître, et bien… oui, pourquoi pas ?

oOoOoOo

Harry, de son côté, n'en menait pas large. Il gardait les yeux baissés, évitant désespérément le regard dégoûté de Ron. Il sursauta quand il entendit Ginny s'exclamer :

-Oh ! C'était merveilleux ! Vous étiez si mignons !

-Réfléchis avant de dire des conneries, la belette, répliqua la voix glacée de sa Némésis. Un Malfoy n'est pas mignon. Il est sexy, riche, beau, élégant, intelligent, mais mignon ? Certainement pas. Je suis bien trop sophistiqué pour ça.

Harry s'était juré de se tenir à carreau jusqu'à la fin de la soirée. Il avait même sérieusement envisagé l'idée de perdre exprès pour courir faire une séance de travaux manuels urgente dans les toilettes avant de ne pas pouvoir se retenir et se jeter sur le blond pour le violer sauvagement, mais il ne put s'empêcher de répliquer :

-Tu n'es surtout qu'un sale petit con arrogant, Malfoy. On te fait un compliment, et tu as vu comme tu réagis ? Tu me fais pitié.

Le blond lui jeta un regard… Blessé ? Non, non, il avait dû rêver, se dit-il lorsque sa Némésis détacha ses yeux des siens et ordonna à Zabini de continuer le jeu.

Mais alors… Pourquoi n'avait-il pas répondu à sa provocation ?

Le noir contempla le reste de l'assemblée avec un sourire sadique. Il se tourna finalement vers Ron.

Weasley ! Courage ou Sincérité ?

Le roux tourna son regard vers Blaise et répondit avec une certaine retenue, visiblement toujours gêné du spectacle auquel il avait assisté.

Sincérité.

Blaise eut un sourire étrange, limite sadique, un sourire typique de Serpentard. Harry eut un mauvais pressentiment malgré la question tout à fait anodine du Serpentard :

- Que ressens-tu envers Hermione ?

Trop anodine ?

Quoi qu'il en soit, Ron n'eut pas l'air de s'étonner de la question (il était quand même à moitié bourré), but le veritasserum que le noir lui tendait et répondit :

Je ne la supporte plus, je n'éprouve aucun désir pour elle et je voudrais qu'elle me lâche une bonne fois pour toutes.

Harry, Ginny et Neville pâlirent, mais ce n'était rien comparé Hermione qui semblait quasiment sur le point de s'évanouir.

Les étudiants de Salazars, eux, semblaient presque choqués, ce qui pour des Serpentards était quand même assez étonnant. Chose surprenante, Pansy regardait Hermione d'un air compatissant.

Probablement la solidarité féminine, se dit Harry.

Ron, lui, se tenait raide comme un piquet et regardait droit devant lui, comme frappé par la foudre. Son visage passait par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.

Durant un long, long moment, personne ne parla. Hermione regardait Harry, ne pouvant pas se résoudre à tourner la tête vers son petit ami. Le Survivant la regardait d'un air désolé. Il voulait la prendre dans ses bras mais se dit que ce n'était peut-être pas le moment. Sa meilleure amie ferma les yeux un court instant et une larme coula doucement sur sa joue. Elle leva à nouveau les yeux vers Harry et lui fit un petit sourire tendre et douloureux.

Le brun jeta un regard coléreux et incrédule envers Ron. Ce n'était pas possible, il y avait forcément un problème, Ron aimait Hermione, il n'aurait pas pu leur mentir à tous à ce point, il ne pouvait pas jouer la comédie !

Mais… Il avait bu du veritasserum…

'Mione… murmura Ron, je ne sais pas ce qui m'a prit, je…

Mais avant qu'il ait pu terminer sa phrase, Hermione se leva, refusant résolument de le regarder, traversa la pièce et sortit en claquant violemment la porte derrière elle. Ron resta assis en silence au milieu des autres étudiants de Poudlard avant de prendre une profonde inspiration et de courir à la poursuite de sa probable future ex-petite amie.

Un silence lourd de sens s'installa dans la pièce. Malfoy ouvrit la bouche mais Harry le devança :

Si c'est pour dire « deux Gryffondors en moins », tu peux la fermer Malfoy.

Le blond, les yeux brumeux, regarda Harry d'un air moqueur et répondit :

- Mais non voyons, pour qui me prends-tu ? J'allais simplement dire que la belette cache bien son jeu.

Harry lui jeta un regard meurtrier.

-Evidemment, tu sais de quoi tu parles toi qui passes tout ton temps libre à mentir aux filles de l'école pour les fourrer plus vite.

Nott rougit violemment et Neville étouffa une exclamation surprise. Zabini déclara :

-Calme-toi Saint Potter, je conçois que tu sois énervé, mais ce n'est pas une raison pour t'en prendre à nous. On n'y est pour rien dans l'histoire.

-Ha oui ? rétorqua Harry, plus que sceptique. Je ne te crois pas du tout, figure-toi. Je ne peux pas croire que c'était vraiment du veritasserum qu'il y avait dans cette fiole. Ou peut-être que tu lui as envoyé un impero sans qu'on ne s'en rende compte ? Tu sais quoi, continua Harry avant que Blaise ne puisse répliquer, je veux que tu boives cette fiole de veritasserum et que tu dises que tu n'as rien à voir avec la réponse de Ron à ta question.

-C'est absolument hors de question, répondit Blaise. Tes accusations ne sont pas fondées et je n'ai pas à me défendre de quelque chose que je n'ai pas commis.

-Si tu n'as commis aucun méfait, je ne vois pas pourquoi tu refuses de prouver ton inno…

-Hey, Potter, intervint Malfoy. Tu sais quel est ton problème ? C'est que tu ne vois que le mal dans les Serpentards, en considérant que tous les Gryffondors sont blancs comme neige. Il ne t'est jamais venu à l'esprit que ton cher meilleur ami pouvait vous avoir trompé, et que tout ce qui tourne mal dans cette école n'est peut-être pas obligatoirement la faute d'un Serpentard ?

-Exactement, continua Blaise. Tu sais quoi, Potter ? Je préfère encore partir d'ici que boire ta putain de potion, parce que même si je la buvais et que je prouvais que je suis innocent, tu ne me croirais pas. Tu penserais que je t'ai trompé en te faisant un coup tordu. Draco, tu veux bien m'excuser ? ajouta-t-il en se levant.

Le blond considéra son ami un court instant, avant de hocher la tête en silence.

-Mes amis Serpentards, adversaires Gryffondors, déclara Blaise. Je vous souhaite une bonne soirée.

Il se détourna et sortit sans plus de cérémonie.

Harry clignait des yeux, avec l'impression désagréable qu'il s'était fait avoir quelque part. Il croisa les regards interrogateurs et légèrement inquiets de Neville et Ginny.

Le Survivant était content qu'ils soient là. Il ne s'était pas du tout attendu à ce que la rouquine et Neville soient les derniers à rester avec lui, mais il était heureux de ne pas avoir à affronter les Serpentards seuls.

Seulement maintenant ils étaient à cinq contre trois et Harry n'était pas rassuré en ce qui concernait le résultat du jeu.

-Je vais consoler Blaise, déclara Nott en se levant si brusquement que tous sursautèrent. Je vais l'emmener aux cuisines pour lui remonter le moral, tu lui as fait beaucoup de peine, Harry.

Et il sortit à son tour sans plus leur accorder un regard.

Neville regarda Harry avec un expression qui disait : « Mais qu'est-ce qu'il se passe, ici ! », expression que Harry lui rendait sans faillir.

Ginny s'adressa à Malfoy :

-Et après on se moque de Luna, hein ?

Le blond haussa les épaules :

-Ce qu'il se passe au sein de notre maison ne te concerne pas, Weasley. De plus, tu ne comprendrais pas. De toute façon, vous n'allez pas vous plaindre, nous sommes presque à égalité maintenant. C'est à l'un de vous de poser la question. Dépêchez-vous, faire traîner les choses ne les rendra pas moins douloureuses pour vous.

Les Gryffondors se regardèrent, et d'un commun accord, se levèrent.

-Vous permettez que nous nous entretenions quelques minutes ?

Malfoy fit un geste désinvolte de la main d'une élégance parfaite malgré son état d'ébriété avancée :

-Faites.

Harry et ses amis s'éloignèrent à l'autre bout de la pièce, et les Serpentards n'entendirent que des bribes de leur conversation :

-Notre seul but est de les éliminer tous… Des gages qu'ils vont forcément refuser… Et si on… Mais il faudrait qu'il choisisse Vérité… Mais on n'a qu'a… Ou peut-être que si c'est toi qui demande…

Au bout de quelques minutes, ils rejoignirent enfin leur place, l'air assez satisfait.

oOoOoOo

Hihi, j'arrête là ?

Comment ça non ?

« Est-ce que je tiens à ma vie ? » C'est quoi cette question ?

oOoOoOo

Les Gryffondors observèrent les Serpentards d'un air… Et bien, Serpentard. Mais bon, comme ils étaient Gryffondors, ils n'étaient pas très doués avec ce genre d'expression. Excepté Harry, bien sûr.

Au bout d'un moment, Neville prit la parole :

Crabbe, Courage ou Sincérité ?

Crabbe se redressa vivement et jeta un regard brillant à Pansy qui le regardait avec une terreur pure. Malfoy dit :

-Crabbe, ne…

-Courage ! s'exclama le Serpentard. Oh, pardon, tu disais quelque chose Draco ?

Le blond soupira et ouvrit la bouche à nouveau mais Harry le coupa :

-Tu as choisi le Courage, Crabbe, écoute ton gage !

En effet, le survivant ne voulait pas que Malfoy ordonne à son camarade de modifier son choix.

-Je veux, que tu… commença Neville.

Pansy se tendit à ces mots.

-Fasse trois tours de la pièce sur les mains, termina Neville.

Et Pansy s'affaissa sur elle-même en poussant un immense soupir de soulagement.

Crabbe se leva en vacillant après avoir ingurgité son énième verre de Whisky, horriblement déçu, et commença ce que Neville lui avait demandé. Il fit un tour, puis un deuxième… Il se mit à chanceler au troisième, fit la moitié du tour beaucoup plus lentement… Et finit par s'arrêter d'avancer, tremblant de tous ses membres. Les Gryffondors et les Serpentards retenaient leur souffle. Crabbe leva de nouveau sa main droite pour avancer… Et se vaudra lamentablement sur le tapis. Les Gryffondors se mirent à pousser des cris de joie.

Malfoy émit un grognement mécontent. Son regard croisa celui, ravi, de sa Némésis qui souriait, et faillit lui sourire en retour. Il sursauta et s'en empêcha. Il avait failli sourire à Potter ! Cet imbécile de Potter qui avait fait perdre cet encore plus imbécile de Crabbe ! Décidément, l'alcool le privait de tous ses moyens !

Crabbe se leva et murmura à Malfoy :

-Désolé Draco.

Le blond le regarda quelques instants, contrarié, avant de lui signifier d'un geste sec qu'il pouvait partir, ce que le Serpentard fit avec empressement.

Malfoy jaugea du regard les trois Gryffondors, faisant disparaître leur sourire satisfait presque immédiatement. En effet, une pure expression Serpentarde s'emparait des traits du préfet et il faisait ça bien mieux que n'importe quel étudiant portant le vert et argent, pouvant sans doute même rivaliser avec Snape.

Il se pencha vers Pansy et lui chuchota quelque chose à l'oreille. La petite brune gloussa.

-Ginny ! appela-t-elle.

La rouquine sursauta. Ses deux amis se penchèrent vers elle :

-Qu'est-ce que je choisis ?

-Choisis Courage.

-Non ! Sincérité, c'est plus sûr.

-Plus sûr ! Elle connaît des choses qui pourraient nous faire renvoyer de l'école et l'expression de Malfoy ne me dit rien qui vaille. De toutes façons, quoi que tu choisisses, ce sera glauque…

-Oui mais…

-Courage ! répondit Ginny avec impatience.

-Bon ! fit Pansy avant d'émettre un ricanement inquiétant. Je veux que tu lèches du chocolat qui sera étalé sur le torse de Vincent.

-Hein ! s'écria Ginny en se levant d'un bond, mortifiée. Ce… Cette chose !

-Cette chose, oui, parfaitement, répondit Pansy à la place de Goyle qui de toute façon n'avait pas du tout l'air vexé et attendait l'assentiment de la rouquine avec avidité.

-Non ! Non, il n'en est pas question !

-Alors tu te fais éliminer délibérément ?

Ginny tourna son regard vers Harry. Le brun observa son visage suppliant quelques secondes et soupira. Après tout, si ça avait été lui…

-C'est bon Ginny, je te comprends, tu peux partir.

Ginny se baissa et serra Harry dans ses bras en lui murmurant à l'oreille, sans se rendre compte que l'expression de Malfoy s'était assombrie :

-Je suis vraiment désolée, Harry, je m'excuse. Bon courage.

Elle se redressa et leur souhaita bonne chance à tous les deux avant de sortir de la pièce.

Un échange muet se fit entre les deux Gryffondors restants et Neville se tourna vers Goyle :

-Goyle ! Courage ou Sincérité ?

Goyle se tourna vers Malfoy qui haussa les épaules d'un air résigné.

-Courage.

Petit chuchotement entre Harry et Neville.

-Si tu connais un ou plusieurs fantasmes de Malfoy, raconte celui dont il a le plus honte.

Goyle le regarda avec des yeux ronds. Pansy semblait plutôt contente de ce gage car elle ignorait visiblement ce qui faisait fantasmer son blond adoré.

oOoOoOo

POV Draco

Oh Merlin Oh Merlin.

Que dois-je faire ?

Parce que… Comment dire…

Il se trouve que Grégory connaît effectivement un de mes fantasmes, et il ne fait pas partie de ceux dont je pourrais me vanter…

Un jour de cours, dans un rêve particulièrement excitant, je n'ai pas entendu la sonnerie de mon réveil et après le déjeuner, Vincent et Grégory m'ont rejoint dans ma chambre pour me demander si j'allais bien.

Et ils ont pu constater que j'allais très, très bien.

Je… Je n'ai pas été très discret et les deux Serpentards m'ont écouté parler dans mon sommeil troublé par un rêve plus qu'érotique, ne sachant que faire.

Lorsque je me suis réveillé, j'ai failli mourir de frayeur en apercevant mes deux amis bavant tout ce qu'ils pouvaient sur leur uniforme, et j'ai été traumatisé à vie.

Horrible souvenir, du moins en ce qui concerne la fin de l'histoire.

Pour le début…

Ce rêve, j'ai une érection à chaque fois que j'y pense.

Comme maintenant, tiens.

Il faut dire que Harry était…

(nda : Vos gloussements, amies yoïstes, font prendre conscience de ses paroles à Draco.)

Pardon ? Bien sûr que non je ne fantasme pas sur Har… Potter. Et puis, ce n'était pas un rêve, mais un putain de cauchemar. D'ailleurs, dans ce r… Cauchemar, il y avait des chaînes et des menottes, c'est vous dire. Il me torturait, voilà ce qu'il faisait.

Et mes gémissements étaient des gémissements de douleurs, et mes « Harry », des supplications pour le faire arrêter. Et non je ne prononçais pas son prénom ! Je ne disais pas « Harry », mais « Arrête ».

Seulement voilà, ces deux imbéciles ne m'ont jamais cru. (nda : Et vous ?)

Et maintenant… Qu'est-ce que je fais ?

Je les vois me regarder avec… Appréhension et curiosité. Quand à lui… Hors de question que je me laisse aller à croiser les émeraudes de Potter.

Il ne me reste qu'une solution. De toutes façon, ce n'est pas comme si j'avais besoin de Grégory, n'est-ce pas ? Je peux me débrouiller seul. Je suis un Malfoy. Un Malfoy soûl, mais un Malfoy quand même.

oOoOoOo

-Grégory, abandonne et sors.

Pansy poussa une exclamation à la fois surprise et déçue, et Harry n'était pas loin de l'imiter.

Pourquoi Malfoy ne voulait rien dévoiler ? Il n'était pourtant pas du genre à avoir honte de ce genre de chose.

A dire vrai, Harry avait espéré que Goyle connaissait la réponse et la leur avoue.

Seulement voilà, Môssieur-mes-fantasmes-sont-trop-bien-pour-vous-Malfoy avait décidé de faire son capricieux.

Il était pourtant ivre, alors pourquoi ça n'avait pas fonctionné !

C'était vraiment injuste.

Harry sursauta lorsque la porte se referma sur Goyle dans un bruit sec.

-Bien ! déclara Malfoy. Londubat, Courage ou Sincérité ?

-Courage, répondit Neville.

Lui non plus ne voulait pas courir le risque qu'on lui pose une question à laquelle il ne pourrait pas répondre et maintenant que les deux orangs-outans étaient partis, il était un peu moins inquiet.

Prenant sans se gêner la parole à la place de Pansy qui aurait normalement dû décider à sa place, le préfet en chef de Poudlard dit :

-Je regrette de devoir utiliser un moyen aussi peu fair-play pour te faire abandonner la partie, mais il se trouve que les circonstances ne sont plus vraiment en notre faveur et je ne tiens pas à courir de risques.

Un frisson parcourut l'échine de Harry.

-Je veux que tu manges de la morue.

L'allergie de Neville pour la morue n'était plus un secret pour personne depuis qu'il avait mangé par inadvertance un plat qui en contenait. Le pauvre Gryffondor avait été forcé de rester cloîtré à l'infirmerie pendant des semaines, ayant enflé comme un ballon, la peau de couleur verte et rotant à chaque fois qu'il ouvrait la bouche, répandant un délicieux parfum de… Morue.

Ses camarades de chambre, venus souvent leur rendre visite, ne supportaient d'ailleurs plus l'odeur de la morue à présent.

-Tu triches ! s'exclama Harry, ne voulant pas rester seul en compagnie des deux Serpentards. Et en plus, il n'y a pas de morue ici !

-Nous sommes dans la salle sur demande, Potter, railla le blond. Nous pouvons avoir tout ce que nous désirons. De plus, je ne triche pas, j'utilise simplement ce que je sais sur ton ami pour le forcer à faire ce que je veux. La fin justifie les moyens. Londubat, à moins que tu ne veuilles jouer au Griffondor stupidement téméraire et te retrouver à l'infirmerie dans moins d'une demi-heure en empêchant la suite du jeu, je te conseille de partir d'ici.

Neville jeta un regard d'excuse à Harry qui était complètement désespéré.

-Est-ce que… Il ne pourrait pas rester ici ? demanda le Survivant plein d'espoir.

-Bien sûr que non voyons. Ceux qui perdent partent. C'est la règle.

-Tu n'as jamais parlé de cette règle !

-Cela ne t'a pas dérangé jusqu'à maintenant, alors ne sois pas hypocrite Potter. Tu as peur ? ajouta le blond, sarcastique.

-Bien sûr que non, répliqua Harry avec hargne. Neville, tu peux y aller, je m'en sortirai.

Neville hocha la tête et lui dit :

-T'inquiète pas Harry, je sais que tu vas gagner.

Puis il se dirigea vers la porte, l'ouvrit, et sortit après avoir jeté un dernier regard à son ami.

Les méninges de l'ami en question fonctionnaient à toute vitesse, sous le regard moqueur du blond et celui endormi de Pansy.

Bon… Quoi que Neville en dise, il ne pouvait pas gagner. A moins de disqualifier Malfoy. Oui, c'était ça la solution. Ensuite, pour ce qui serait de Pansy, il en ferait son affaire.

Malfoy choisirait certainement le Courage, car il se doutait que Harry demanderait quel était ce fantasme si honteux qu'il ne voulait pas dévoiler. Donc, un gage qui lui permettrait de le faire abandonner…

Mais en même temps, ils étaient presque seuls, et ce serait probablement l'unique fois que Harry aurait Malfoy en son pouvoir.

Alors… Alors, ne pourrait-il pas… Demander autre chose ?

Peut-être pas un baiser, ce serait trop… Enfin, il ne pouvait pas, Malfoy se moquerait de lui jusqu'à la fin de l'année.

Alors… Quoi d'autre ?

Oui. Peut-être ça.

Une idée qui lui permettrait de satisfaire sa curiosité et qui en même temps avait de fortes chances de disqualifier le blond.

Oui, peut-être ça, se dit à nouveau Harry en se redressant, prenant soudain sa décision.

-Malfoy, Courage ou Sincérité ?

-Allons Potter, tu le sais très bien, susurra le blond d'une voix douce qui fit frissonner Harry. Courage.

oOoOoOo

Le cœur de Harry battait à toute vitesse lorsqu'il dit :

-Je veux que tu fasses un strip-tease. Et, euh… Si tu tombes, tu perds.

Le blond haussa un sourcil.

-Oh. Parce que tu ne doutes pas une seule seconde que je vais le faire, ton strip-tease ?

(nda : Les yaoïstes non en tous cas.)

-Et bien Malfoy… Tu n'es pas du genre à avoir honte de ton corps, et comme tu joues l'honneur de ta maison, non, je n'ai pas de doutes.

Le Serpentard observa le Survivant un instant d'un air pensif. Harry retint un sourire idiot d'apparaître sur son visage quand il entendit :

-Je le fais intégral, ton strip-tease ?

Harry se sentit rougir.

-Heu… Non, non, tu peux garder ton… Tes… Sous vêtements.

Malfoy lui fit un sourire charmeur et Harry se sentit fondre. Puis il jeta un regard noir à Pansy qui avait relevé la tête, surprise, dès qu'elle avait entendu le gage de Harry et qui contemplait à présent l'âme sœur de ce dernier avec un sourire mi-lubrique mi-moqueur.

Malfoy ne fit pas attention à elle, retira ses chaussures et chaussettes avant de se relever tant bien que mal. Puis il secoua sa baguette et la lumière qui l'avait aidé à garder son esprit plus clair se tamisa. Une douce musique se fit entendre et il jeta sa baguette négligemment.

Enfin, il pencha légèrement la tête en arrière et se mit à onduler son bassin.

Harry le fixait sans pouvoir penser, se contentant de le dévorer des yeux.

Le son de la musique augmenta, plongeant Draco dans une douce euphorie qui se laissa emporter par l'air mélodieux qui emplissait la pièce.

Il releva ses mains, effleurant doucement ses clavicules, les passant dans ses cheveux et Harry étouffa un gémissement. Il voulait tant que ce soit ses mains dans les cheveux de Draco…

Les mains du blond descendirent sensuellement jusqu'au premier bouton fermé de sa chemise. Il le défit, puis passa au second, au troisième, sans cesser ces mouvements de plus en plus évocateurs.

Harry avait chaud. Il avait très, très chaud.

Draco passa ses mains sous sa chemise et commença à se caresser, penchant davantage la tête en arrière.

Harry le voyait légèrement de profil et il crut mourir, lorsqu'il, lorsqu'il passa doucement sa langue sur sa lèvre inférieure avant de passer à la supérieure.

Draco tourna la tête et plongea soudainement ses deux orbes gris plus brillants que jamais dans les yeux du Survivant qui s'écarquillèrent.

La chemise tomba à terre.

Les mains du Serpentard descendirent plus bas, effleurant son pantalon et Harry cessa de respirer.

Il le défit lentement sans quitter Harry du regard qui lui ne pouvait se détacher du travail des mains du blond.

Draco fit soudainement un mouvement des hanches sans aucune ambiguïté et Harry s'entendit gémir avec désespoir quand il aperçut les jambes fuselées de sa némésis.

Les mains jouèrent un instant avec l'élastique du boxer noir qui moulait admirablement ses formes prometteuses et la bouche de Harry s'entrouvrit pour laisser échapper une respiration précipitée.

Le blond sortit un pied de son pantalon, puis l'autre en vacillant légèrement. Quoi que Potter puisse penser, il avait du mal à tenir debout.

Enfin, il fit un tour sur lui-même au plus grand plaisir du brun et se tourna finalement vers lui en prononçant de manière à ce que Harry puisse le comprendre malgré la musique :

-Tu es certain de ne pas vouloir l'intégral ?

Il fallut du temps pour que Harry, obnubilé par le mouvement des lèvres du blond, ne comprenne la demande du Serpentard. Il rougit violemment et secoua la tête, absolument paniqué à l'idée de perdre la tête s'il voyait… Tout, et de se jeter sur Draco pour lui faire subir les derniers outrages.

Draco sourit à nouveau, récupéra sa baguette et se rhabilla d'un sort avant de couper la musique et d'apporter plus de lumière.

-Dommage, dit-il.

Harry le regarda, les yeux ronds.

Je rêve ou quoi ? Il vient de flirter ? J'aurais dû répondre oui ? Est-ce que j'aurais dû répondre oui ?

Pansy ne bougeait pas, les yeux fixés sur l'endroit ou Malfoy avait fait son strip-tease. Le blond qui venait de se rasseoir l'observa un instant avant de secouer la tête d'un air espiègle qui le rendait encore plus beau.

Il reporta son attention sur Harry.

-Potter ? Courage… Ou Sincérité ?

Malgré son cœur qui battait à toute vitesse, la voix de Harry ne tremblait pas lorsqu'il répondit :

-Courage.


Alors ? J'ai été généreuse, hein ? J'ai été gentille, hein ? J'ai été sublimement magnanime, n'est-il pas ?

Conscience De Lune : Bah dis donc, c'est pas l'humilité que tu t'es attachée à cultiver le plus. Sans compter que tu as fini ce chapitre sur un méchant suspense.

Oh ! T'es toujours rabat-joie ! J'ai fait un chapitre super long pour me faire pardonner la dernière fois ! Alors ne dites pas que ça ne mérite pas une review ! Ne me le dites pas !

Conscience De Lune : D'accord, on te le dira pas.

Bises,

Sinelune.