Titre : L'humanité crée l'espoir
Auteur : Sinelune
Rating : M
Genre : Romance.
Avertissement : Attention, cette fic comporte des relations sexuelles entre deux hommes, alors pour ceux que ça gène, ouste !
Pairing : Drarry !
Disclaimer : CDL : Aujourd'hui, avec ces super persos et ces lieux magnifiques appartenant à J.K. Rowling, une grosse surprise vous attend !
Oui, ceci est un chapitre clef de l'histoire, et je dois dire que je suis légèrement stressée…
Légèrement ? T'arrives à peine à appuyer sur les touches correctement !
Et toi alors ? Ta voix n'arrête pas de partir dans les aigus…
J'y peux rien, moi aussi j'ai la trouille…
Bonne lecture !
Booyaka87, Ewira, Flo Weasley, Kimmy Lyn, Vert Emeraude, flo, LightofMoon, Tinn-Tamm, Artemis, lyly,
Ange Jedudsor, la-shinegami, Jully Reed, Serdra, chunchun, Harrie Zabbs, MaryKaly, tit'cerise..., lolie, Crystal d'avalon,
Mily Black, Samaeltwigg, Magical Girl Kiki, moi, Gally84, anonyme, moi, Kaene Black, nami, bybytte, DLT, Tchaye, Lynseyth,
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Je continue à écrire pour vous.
Chapitre 7 : Une autre vie
Harry se trouvait en cours d'enchantement, essayant désespérément de contrôler l'eau qui emplissait son verre, en face de lui.
-Peine perdue, soupira-t-il en reposant sa baguette et en contemplant les autres élèves.
Apparemment, il n'était pas le seul à avoir du mal à maîtriser l'eau. Ses camarades étaient tous devant leur verre à agiter leur baguette mais il ne se passait rien. Absolument rien. Le vide, le néant, nada. La seule eau sur laquelle Hermione avait un peu de contrôle, c'était celle des larmes de désespoir menaçaient de glisser sur ses joues pendant qu'elle s'acharnait avec conviction sur sa coupe.
-Allons, les enfants, concentrez-vous ! s'exclama le professeur Flitwick en s'agitant sur la chaise de son bureau. L'eau est le plus facile des quatre éléments à maîtriser, vous devez simplement croire en vos capacités !
Il semblerait que nous n'ayons pas la foi, se dit Harry.
Il était sur le point de recommencer sa tentative quand la porte s'ouvrit et que le professeur Snape entra, faisant voltiger sa cape noire avec grâce.
Avec la grâce d'une chauve-souris, corrigea Harry.
Sa tristesse se transformait peu à peu en une amertume lasse. Déjà six jours. Déjà six jours à ne plus dormir, six jours à se noyer dans la mélancolie pour ne pas sombrer dans les ténèbres.
A peine six jours.
-Monsieur Potter est attendu dans le bureau du directeur, annonça le maître des potions d'un ton sec.
Monsieur Potter vous suit, répondit mentalement Harry.
Il se leva et rangea ses affaires avant de suivre son professeur. Ce n'était pas une période très agréable pour le Survivant. Ses meilleurs amis s'étaient disputés et chacun d'eux se complaisait trop dans ses malheurs pour s'inquiéter de celui des deux autres.
L'avantage était que Harry n'avait pas à répondre à des questions embarrassantes. Les Serpentards n'avaient pour l'instant pas réclamé leur dû, et la relation entre Draco et lui était à présent quasi-inexistante. Plus d'insultes, plus de provocations. Le brun était devenu transparent aux yeux de son âme sœur et faisait tout pour donner l'impression que c'était réciproque. Le seul point positif dans tout ça était que Dean et Seamus était toujours amis. Apparemment, Seamus aimait d'un amour à sens unique mais il ne perdait pas son meilleur ami.
-Alors, monsieur Potter, heureux de rater les cours ? interrogea le professeur Snape sur un ton sarcastique.
-J'aurais aimé vous répondre oui, mais en contrepartie j'ai été forcé de voir votre visage alors…
-Monsieur Potter ! s'exclama son interlocuteur, visiblement surpris d'avoir reçu une telle réponse. Cinquante points en moins pour Gryffondor, et estimez-vous heureux de ne pas recevoir de retenue.
Harry ne répondit pas et se retint de hausser les épaules. Une fois arrivés devant la gargouille qui protégeait le bureau du directeur, le maître des potions prononça le mot de passe d'un air solennel :
-Libérons les bonbons au citron.
Rosissant légèrement (mais vraiment très très légèrement hein, parce que Severus Snape ne rougit PAS), l'homme laissa entrer Harry avant de s'éloigner.
Le brun se doutait que Dumbledore voulait probablement lui parler de ses futurs entraînements qui seraient sans doutes particuliers supplémentaires. Néanmoins, il se demandait pourquoi ça n'avait pas attendu qu'il ait terminé son cours d'enchantement.
Il frappa à la porte et ouvrit quand il entendit le « Entrez » claironnant du vieux magicien. Ce dernier était assis à son bureau et l'invita à s'asseoir, ce que fit Harry après avoir brièvement caressé Fumseck.
-Comment vas-tu, Harry ? s'enquit le directeur.
-Bien, merci monsieur, répondit le Survivant d'un air neutre.
Le magicien le fixa d'un air impénétrable pendant quelques secondes et déclara :
-Harry, à présent, chaque soir après les cours, tu suivras des cours particuliers pour pouvoir te défendre lorsqu'il sera temps pour toi de participer à l'Ultime Guerre. Cela te convient-il ?
-Oui monsieur.
-Bien. Voici ton emploi du temps, ajouta Dumbledore avant de tendre un rouleau de parchemin à Harry qui le mit dans son sac sans même le regarder.
Harry se redressa et fixa son directeur d'un air interrogateur.
-Il y a autre chose, monsieur ?
-Oui, fit le directeur d'un air grave. Je vais te reposer ma question et, cette fois, ne me mens pas, je te prie. Harry, comment vas-tu ?
Le Survivant considéra un instant son directeur.
Il se demanda s'il pouvait se confier à lui. Il n'avait plus personne depuis la mort de Sirius, personne à qui parler. Mais Dumbledore était dangereux dans le sens où lui pouvait se servir de ses faiblesses, il tenait à Harry mais la guerre était sa priorité.
Et pourtant, et pourtant…
Harry avait besoin de parler.
Alors il parla.
Il raconta qu'il était amoureux de quelqu'un qui l'avait rejeté, qu'il offrait chaque battement de son cœur et chacune de ses respirations à un garçon qui ne voulait pas de cet amour.
Il raconta qu'il se retenait de pleurer à chaque instant et qu'il luttait pour garder la tête haute lorsqu'il le croisait au détour d'un couloir.
Il raconta qu'il était seul.
Il raconta…
Qu'il était seul, et que ça faisait mal.
oOoOoOo
Harry se tut, la gorge sèche. Dumbledore fit apparaître une bouteille de bierraubeure avec deux verres qu'il remplit avant d'en tendre un à son élève.
-A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles, sourit Dumbledore.
Harry esquissa un sourire en retour et s'empara du verre avant de boire quelques gorgées.
Le vieux magicien s'éclaircit la gorge et dit :
-Harry, il y a quelque chose que je dois t'avouer…
Le radar « Attention on va encore t'annoncer qu'on a décidé quelque chose à ta place et qu'on le regrette très très très fort » diffusa soudainement une forte lumière dans l'esprit de Harry accompagnée d'une sirène à réveiller les morts.
-Je sais que tu te sens seul, mais tu ne l'es pas, Harry, tu ne l'es pas. Il y a des gens qui tiennent à toi bien plus que tu ne le crois.
Harry ouvrit la bouche mais Dumbledore l'empêcha de parler.
-Je ne parle pas de moi ou de tes amis qui n'arrivons pas te rassurer et à t'aider autant qu'il le faudrait, je suis conscient de ne pas être là quand tu as besoin de quelqu'un, mais ce n'est pas de moi dont tu as besoin. Harry, il y a quelqu'un. Quelqu'un que seuls ta vie et tes sentiments intéressent, quelqu'un qui ne vit que pour toi, grâce à toi.
Harry regardait son directeur, curieux mais sceptique. Personne ne pourrait remplacer Sirius, personne ne s'inquiétait de son bonheur à ce point-là.
Le vieux magicien se leva et se dirigea vers le placard qui contenait sa pensine. Il déboucha plusieurs flacons posés sur une étagère au-dessus et les vida dans la pensine en demandant à Harry de le rejoindre.
Le brun s'exécuta et Dumbledore dit :
-Tu vas entrer dans quelques-uns des souvenirs de tes parents, Harry. Ils me les ont remis… Pour que je puisse te les montrer le moment venu. Tu dois garder à l'esprit, Harry, que j'ai fait ce que je pensais être le mieux… Pour vous deux.
La curiosité de Harry se fit plus forte et sans attendre, il plongea la tête dans la pensine.
Il atterrit dans une chambre blanche. Un hôpital, Sainte Mangouste, réalisa-t-il. Il se rendit compte que Dumbledore ne le rejoignait pas, ayant apparemment décidé de le laisser seul à ses découvertes.
Harry observa la pièce en faisant un tour sur lui-même. Des fleurs sur une table, une fenêtre, un…
-James, te voilà enfin !
Harry sursauta violemment et dirigea son regard vers le lieu d'où venait la voix. Devant lui se trouvait Lily Potter, sa mère, allongée sur le lit de la chambre et enceinte jusqu'aux yeux. James Potter pénétra dans la pièce et alla retrouver son épouse sous le regard bouleversé de Harry.
-Comment te sens-tu mon cœur ? demanda James.
-Je vais bien, répondit Lily, visiblement très heureuse de le voir. La sage-femme devrait bientôt arriver.
-Bien. Comme ça au moins, nous n'aurons plus à nous battre sur le prénom. Si c'est une fille nous l'appellerons Ethiel et si c'est un garçon, Ethan, c'est bien ça ?
-James Potter, répondit Lily d'un air réprobateur, tu ne m'auras pas comme ça ! Tu sais très bien que je préfère Harry, ne joue pas les innocents !
-Mais c'est très joli Ethan, ça rime avec, eux… Cellophane, se défendit James.
Une défense pas très convaincante si on considérait le sourcil levé de Lily.
-Et pour quelle raison voudrais-je donner à mon fils un prénom rimant avec cellophane ?
Une femme d'âge mur en blouse blanche avec un badge indiquant le nom d'Alessya pénétra dans la pièce, empêchant James de répondre, au plus grand soulagement de ce dernier.
-Bonjour monsieur et madame Potter, les salua la sage-femme avec un sourire. Comment va notre futur petit bambin ?
-Il va très bien, répondit Lily avec un sourire en passant la main sur son ventre. Il a beaucoup d'énergie, si j'en juge à ses innombrables coups de pieds. Je crois qu'il a hâte de sortir.
La sage-femme sourit et demanda :
-Vous désirez toujours connaître le sexe de votre enfant ?
Les parents de Harry répondirent par l'affirmative avec enthousiasme.
-Bien ! Je vais lancer un sortilège sur votre ventre et le mystère sera résolu.
Harry vit la main de son père serrer celle de sa mère avec tendresse et cela l'émut profondément.
-Reveletium segretario ! prononça Alessya.
Un jet de lumière blanc sortit de la baguette de la sage-femme et rebondit en une lumière bleue sur le ventre de Lily. Alessya eut l'air surprise.
-Alors ? demanda Lily, intriguée.
Alessya eut un doux sourire.
-Mon enfant, ce sont des jumeaux que vous portez.
Avant que Harry ne puisse réaliser la portée de ces paroles, le décor qui l'entourait se transforma en un salon à la décoration chaleureuse, faite de bois et de lumière douce.
Mais le brun se rendit rapidement compte que l'ambiance, elle, était loin d'être détendue. Sur le canapé du salon étaient assis ses parents et son parrain, face à son directeur installé sur un gros fauteuil.
Le silence était froid et pesant, les mines sombres.
Harry réalisa qu'il était probablement à Godric's Hollow, la maison de ses parents, détruite le jour de leur mort.
Un petit gazouillement d'enfant se fit entendre à l'autre bout de la pièce et Harry contourna le fauteuil de Dumbledore pour s'approcher du grand berceau bleu qui semblait l'appeler.
Aucun mot ne saurait vous décrire ce que ressentit exactement Harry Potter en cet instant précis.
De la stupéfaction, avec aussi un peu de colère, de peine, un soupçon de ressentiment et beaucoup d'incompréhension.
Néanmoins, même si l'on mélangeait toutes ces émotions en les multipliant par dix, nous serions encore très loin de ce qu'éprouva le héros du monde sorcier en découvrant deux adorables bébés aux yeux verts et aux courts cheveux noirs ébouriffés s'amusant avec leur couverture.
C'était un souvenir, personne ne pouvait le voir.
Et pourtant, les jumeaux tournèrent leur regard vers Harry et élevèrent leurs bras vers lui en un seul mouvement.
Harry laissa s'échapper une larme. Une seule et unique larme, tandis que tout son être hurlait.
Il leva la main et tenta de toucher les enfants mais il passa au travers. L'un des deux se mit à pleurer et il entendit sa mère se lever pour le prendre dans ses bras et le bercer en lui murmurant des mots réconfortants.
C'était la première fois que Harry voyait sa mère d'aussi près. Il pouvait compter les taches de rousseur sur son nez et il remarquait pour la première fois ce grain de beauté près de son cou.
Bordel, il pouvait presque la toucher…
-Je ne suis pas d'accord, déclara sa mère. Vous venez de me dire que l'un de mes enfants sera celui qui éliminera Voldemort. Vous venez de me dire que le second mourra pour protéger son frère, lui permettant ainsi de tuer son ennemi. Vous venez de me dire que vous voulez m'arracher un de mes enfants pour le confier à d'autres, vous venez de me dire que je ne le verrai probablement jamais grandir… Et vous voulez que je me laisse faire sans réagir ! finit par hurler Lily.
-Lily… commença Dumbledore.
-Non ! l'interrompit la jeune femme, furieuse. C'est votre problème, pas le nôtre, ce n'est pas à nous et encore moins à mes enfants de réparer vos erreurs. J'ai accepté de ne rien dire à nos proches mis à part Sirius parce que je ne savais pas ce que vous vouliez en nous demandant de faire semblant de n'avoir qu'un seul enfant. Si j'avais su que c'était pour me voler le second, je…
-Mon intention n'est pas de vous le voler, corrigea Dumbledore d'une voix douce. Mais de le sauver.
-Le sauver ? répéta Sirius d'un ton narquois. Vous venez de dire que l'un des deux mourra obligatoirement en sauvant son frère, lequel frère devra combattre le mage noir le plus puissant de tous les temps. De plus, si vous comptez cacher la vérité à celui qui restera avec nous, cela signifie que vous devrez lui cacher qu'il gagnera la guerre. Vous ferez comme si vous ne savez pas qui gagnera, je me trompe ? continua-t-il sans attendre de réponse. Si leur avenir est déjà tracé, laissez-les au moins grandir dans un univers de joie et d'amour. Un univers qu'ils n'auront jamais si nous suivons votre stupide idée.
Le directeur de Poudlard s'assombrit.
-Ethan et Harry ne sont pas les seuls concernés par la guerre, Sirius. Vous oubliez toutes les vies que vos fils peuvent sauver, tous les innocents qu'ils peuvent secourir…
-Mais je m'en moque ! s'écria Lily. Peut m'importe les états d'âme des autres du moment que mes fils, Harry James Potter et Ethan Sirius Potter sont vivants, heureux et en bonne santé, dit-elle en prenant le deuxième enfant dans ses bras avec difficulté mais adresse.
-Non, répondit Dumbledore en la fixant de ses yeux sombres. Non, vous ne vous en moquez pas du tout. Vous respectez trop la vie des autres pour la gâcher par pur égoïsme.
Il se leva et déclara :
-Gardez « Ethan Sirius Potter » au secret. Le soir où il devra être caché, je le remettrai à des personnes qui sauront s'en occuper. L'Elu prendra l'identité de « Harry James Potter ». Je n'essaie pas de vous faire souffrir, Lily, j'essaie de sauver le maximum de vies. Le jour où « Harry » devra connaître l'identité de son frère, je suis certain qu'il comprendra mes motivations. « Ethan » sera quand à lui entraîné dans l'unique but de sauver son frère le jour de la bataille finale. Le destin d'Ethan est déjà écrit, celui de Harry aussi, même si nous ne pouvons les différencier l'un de l'autre pour le moment. Vous n'avez pas le choix.
-Pas le choix ? répéta James d'une voix méprisante qui rappela à Harry le ton qu'il avait employé pour parler de son professeur de potions dans le souvenir qu'il avait vu dans la pensine. Pourquoi désirez-vous tellement à garder « Harry James Potter » à vos côtés, à Poudlard ? Pourquoi ne l'entraînez-vous pas avec son frère dans ce cas ? Il serait plus simple pour vous de ne pas les séparer, de nous les enlever tous les deux pour les entraîner.
-Parce que d'après ce que dit la prophétie, Harry sera marqué par Voldemort, ce qui signifie… Que vous mourrez probablement, Lily, James, mes enfants, avoua-t-il avec une lueur de tristesse dans son regard. Harry sera attaqué par Voldemort et survivra, or je sais qu'il n'y a qu'un seul moyen pour sauver une personne que l'on aime, et vous le découvrirez bientôt Lily. Harry devra donc vivre chez d'autres personnes afin de conserver une certaine protection vis-à-vis de Voldemort, et ne serait-ce que pour cette raison, je dois les séparer, car Ethan devra commencer son entraînement dès qu'il sera en âge de marcher. Quand à savoir pourquoi je garderai Harry à Poudlard… Les personnes qui prendront soin de Ethan sont assez indépendantes, et je tiens à garder un certain contrôle sur lui, pour ne rien vous cacher. Lily, James… Sirius… Je suis désolé. Aucun des deux ne vivra « dans un univers de joie et d'amour ». Ce n'est pas leur destin.
A nouveau, le décor autour de Harry se brouilla et le brun se retrouva dans le bureau du directeur de son école qui le regardait avec attention.
Harry hoqueta, c'était trop pour lui. Il bouscula le magicien sans le voir et s'enfuit en courant.
oOoOoOo
-Tu m'as appelé, Torel ? demanda Ethan au chef des centaures de la forêt interdite.
Le centaure se tourna vers celui que son peuple surnommait « l'humain qui vit dans le seul but de s'éteindre » et lui dit :
-Il est temps d'obéir aux astres et de commencer à marcher vers le début de la fin.
Ethan hocha la tête, il était habitué aux paroles mystérieuses des centaures et les comprenait même avec plus de facilité que les phrases franches et brutales des humains.
-Je vais le rencontrer… murmura-t-il en regardant les étoiles qui illuminaient le ciel d'une pale clarté.
C'était une nuit sans lune, comme il les aimait. On pouvait mieux observer les étoiles, mieux comprendre ce qu'elles tentaient de dire à ceux qui savaient les lire.
Harry, son frère…
Il l'avait déjà vu, il l'avait déjà filé lors de ses retenues avec Hagrid. Il l'avait suivi en première année quand Voldemort avait bu le sang de la licorne, en seconde année lorsqu'il avait rencontré Aragog, en quatrième année quand il avait découvert Croupton stupéfixé, en cinquième année avec les Sombrals… Il n'était jamais intervenu parce qu'il savait que son frère s'en sortirait, il savait que l'heure n'était pas venue pour lui de mourir.
Les jours s'étaient écoulés.
Combien de fois avait-il dû se retenir d'aller consoler son frère quand il sentait que ce dernier allait mal ? Connaissant l'existence de Harry et ayant vécu dans la forêt en compagnie de centaures, des capacités assez spéciales s'étaient développées en lui. Il ne possédait pas de baguette magique, ne lisait pas de livres sorciers. Il ressentait parfois les émotions de Harry comme si c'était les siennes. Le soir où Harry s'était fait violer, Torel et les autres avaient dû l'attacher pour qu'il n'aille pas secourir son frère et il avait hurlé aussi fort que Harry, il avait eu aussi mal que Harry.
Les jours s'étaient écoulés.
Ethan rencontrerait bientôt son frère et il était terrifié.
Sikey, un centaure qu'il pouvait considérer comme un ami, même si leur relation était un peu différente d'une amitié entre deux humains, se rendit compte de sa peur et lui dit :
-Tu n'as pas à être effrayé, le destin est écrit et tu le connais, ta peur est irrationnelle.
Ethan leva les yeux au ciel et s'éloigna en étouffant un grognement. Il commença à se promener dans cette forêt qu'il connaissait presque par cœur en pestant contre ces centaures qui ne comprenaient rien de rien.
Ce n'est pas parce que l'on connaît son futur qu'on n'a plus à en avoir peur.
oOoOoOo
Harry avait décidé de trouver refuge dans la salle sur demande.
Il n'avait fait que penser à un endroit rassurant et confortable mais, chose curieuse, lorsqu'il avait ouvert la porte de la pièce, il s'était rendu compte que la salle sur demande avait reproduit le salon de ses parents, identique à celui qu'il avait vu dans la pensine.
Il entra et s'aperçut que les autres pièces de la maison avaient également été créées.
Il parcourut la cuisine, regarda le jardin et sourit en imaginant sa mère prendre soin des fleurs qui y poussaient. Il monta lentement les escaliers, en songeant à tout ce qu'il aurait pu vivre dans cette maison s'il n'y avait pas eu Voldemort… Ou même peut-être Dumbledore.
Il s'arrêta devant une porte bleue où il était écrit : « Harry et Ethan » avec des lettres colorées et collées sur le bois. Une note avait même été rajoutée en dessous : « Je suis certain qu'ils vont se disputer parce que Ethan est écrit après », et il sut que c'était son père.
Un nœud dans la gorge, il entra.
Ses yeux parcoururent la pièce, se posèrent sur les deux lits pour enfants côte à côte, les deux bureaux identiques installés à côté d'une fenêtre.
Il contempla ces meubles qui avaient été choisis avec amour et qui ne seraient jamais utilisés.
Ces lits qui ne seraient jamais défaits.
Les jouets qui reposaient sagement dans un coffre à moitié ouvert et qui ne seraient jamais cassés.
Il écouta les disputes qu'il ne ferait toujours qu'imaginer.
Il cru entendre des rires, et cela le fit pleurer.
Il aurait voulu voir dans cette maison des gens qui n'y seraient plus jamais.
Il s'allongea sur un lit, se recroquevillant pour ne pas dépasser, comme s'il avait trop froid, comme s'il était effrayé.
Il avait trop froid, mais l'unique chose qui pouvait le consoler était ce qu'il n'aurait jamais.
Tout ce qui l'entourait, et qu'il n'aurait jamais.
Dans le prochain chapitre, Et si on essayait… De changer les choses, nous apprendrons ce que pense Draco de sa relation avec Harry ! Draco, le retour, yeah !
Ethan est un personnage clef de l'histoire, et j'avais déjà décidé de son existence avant même d'écrire le prologue.
Je pense que certaines lectrices n'aimeront pas la tournure que prend ma fic, mais ceci qui me tient très à cœur, le secret des parents de Harry est indispensable pour la suite de l'histoire, et encore plus pour sa fin.
Je suis désolée si ça ne plaît pas à certaines d'entre vous…
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez
Bises,
Sinelune.
