Lundi 14 août 2006

Titre : L'humanité crée l'espoir

Auteur : Sinelune

Rating : M

Genre : Romance.

Avertissement : Attention, cette fic comporte des relations sexuelles entre deux hommes, alors pour ceux que ça gène, ouste !

Pairing : Drarry !

Disclaimer : Me revoili voilou !

Et entre-temps, les personnages et les lieux n'ont toujours pas changé de propriétaire, les lieux et les personnages appartiennent à J.K. Rowling…

Et ça n'étonne personne…

Parce que vous, vous ignorez que Conscience De Lune voulait me pousser à traquer l'auteur pour la forcer à me donner ses droits ! La canicule, la canicule, que voulez-vous… Pas vrai CDL ?

CDL : Soleil, mer, Harry tout nu !

Sinelune : Qu'est-ce que je disais, la canicule…


Samealtwigg, adenoide, Tchu, LightofMoon, artemis, serdra, ewira, vert emeraude,

lo hana ni, Jeremi Black, Lunita Jedusor, Lanya, Jully Reed, Tchaye, aubedaradia x10, Patdrue x2, bibimauri,Harrie Zabbs,

nami x2, Kiara Jedusor, DTL x2 Atayla, Louvine, zouzou, lyly, maria, Laku-san, Vif d'or, Sahada, Ishtar,

Freaky-fair, Gally84, Kro, Leviathoune, la-shinegami, didi, bybytte, zaika, titange57, Helix, Spicy Marmelade, Ange-Jedusor,

Mily Black, malilite, lilu malfoy-potter, Flo ShadowSpirit, booyaka87.

Je vous remercie de tout mon coeur. J'ai été heureuse de rencontrer de nouvelles lectrices, (je le répète comme il y a plus de filles je mets mes phrases au féminin par ce que je n'ai jamais trouvé juste qu'on dise « il », même s'il n'y a qu'un garçon et cent filles, beuh ! ;)) et je suis très touchée de voir que les habituées continuent à me suivre !


Note de l'auteur : Je suis heureuse de pouvoir poster de nouveau, et sachez que j'ai du déployer des trésor d'ingéniosité pour avoir eu le temps d'écrire ce chapitre !

CDL : crâneuse.

Méchante. Chapitre qui contient un lemon, hihi :p

oOoOo

Je profite de cette note pour dédier ce chapitre à Leviathoune dont le soutien me touche beaucoup.

oOoOo

Bonne lecture !


Chapitre 11 : J'aimerais que tu les rencontres…


Le lendemain, Harry se réveilla dans la chambre de son petit ami qui enlaçait sa taille, encore profondément endormi. Le Survivant contempla son visage paisible, sa peau aussi blanche qu'une poupée de porcelaine, ses lèvres d'un rose si pâle qui laissaient s'échapper un doux souffle régulier, et ses long cils ambrés, continuité de ses paupières qui pour l'instant dissimulaient à sa vue ses yeux orageux.

Esquissant un sourire, il tendit la main et caressa doucement la joue de son âme sœur. Il était heureux de savoir qu'un futur commun était possible. La nouvelle de l'existence de son frère et celle de sa survie quasiment assurée avait éveillé en lui des sentiments contradictoires. Il avait appris que son frère mourrait pour lui, lui permettant d'espérer vivre avec Draco. Mais s'il tentait de modifier le destin pour sauver son frère, il risquait de mourir, brisant ainsi son espoir de passer le reste de sa vie aux côtés de son Serpentard.

Se rembrunissant brusquement, il fronça les sourcils, l'air à la fois choqué et en colère. Comment pouvait-il se permettre d'avoir de telles pensées ? Il devait sauver son frère, quelles qu'en soient les conséquences pour lui. Ethan lui avait dédié sa vie, il n'avait pas le droit de faire moins que tout ce dont il était capable pour le sauver, même si pour l'instant il agissait contre le gré de son jumeau… Un pli soucieux apparut sur son front. Ethan… Comment lui faire comprendre que la vie valait la peine d'être vécue ?

-Ça ne va pas, Harry ? demanda Draco qui venait de s'éveiller et scrutait à présent son compagnon d'un regard encore trop endormi pour être réellement inquiet.

L'Elu, qui avait légèrement sursauté en entendant la voix de son âme sœur, se reprit rapidement et répondit avec un sourire crispé :

-Si, bien sûr, qu'est-ce qui n'irait pas ? Tu es là, ajouta-t-il en se redressant avant de se dégager de l'étreinte du blond et de déposer un court baiser sur ses lèvres.

Tu es là, mais lui ne le sera bientôt plus, poursuivit le Survivant en son for intérieur tandis qu'il se levait pour aller à la salle de bain.

Draco n'avait pas bougé et son visage n'avait affiché aucune expression lors des dénégations de Harry. Rien n'était apparu sur son visage lisse et inexpressif.

Mais ça l'agaçait. De plus en plus.

Il essayait, il se montrait patient, et Harry continuait de lui mentir. Ne se rendait-il pas compte que lui-même avait bien trop menti pendant sa vie pour savoir lorsqu'on ne lui disait pas la vérité ?

De son côté, le brun prenait sa douche, quelque peu surpris que Draco ne l'ait pas rejoint tout de suite. Mais peut-être était-il préoccupé par quelque chose ; il s'en inquièterait plus tard.

Il devait d'abord faire quelque chose pour son frère. Tout d'abord, garder secrète l'existence d'Ethan lui pesait, et il avait besoin de quelqu'un pour le conseiller. Malgré leur froid, son esprit se tourna tout naturellement vers Ron. Bien sûr, ce dernier n'acceptait pas totalement la relation qu'il entretenait avec son âme sœur, mais il se montrait de plus en plus amical envers lui et Harry était persuadé que s'il le mettait au courant de son secret, le roux oublierait immédiatement leur différent.

Bien sûr, il pouvait en parler à Hermione, et d'ailleurs cette dernière serait plus apte à le conseiller.

Harry fronça les sourcils. Et s'il le disait à tous les deux ? Après tout, Ron ne lui en voudrait pas de partager le secret avec leur amie, ceci pourrait même rapprocher leur trio, et ses deux amis seraient forcés de discuter civilement, ce qu'ils n'avaient pas fait depuis que Hermione sortait avec Blaise. Harry savait que Ron aimait toujours son ex-petite amie et espérait secrètement les voir se réconcilier. Après tout, même s'il aimait bien Blaise, ses deux amis se tournaient autour depuis des années et leur couple était pour lui une évidence. Il ne savait toujours pas pourquoi son meilleur ami avait dit ça à la soirée, mais il était certain qu'il y avait une explication. Ron et Hermione s'aimaient, et cette période n'était pour eux qu'une mauvaise passe ; avec un peu d'aide, ils finiraient par ressortir ensemble.

Le Survivant sortit de la douche, trempé, et s'essuya sommairement avec une serviette avant de l'attacher autour de la taille et de sortir. Il aperçut Draco, allongé sur le lit, son visage dissimulé sous sa main droite. Le blond n'avait pas esquissé un geste lorsque Harry était sorti et ce dernier s'inquiéta.

-Draco ? appela-t-il. Est-ce que tout va bien ?

Seul le silence lui répondit. Le Survivant, intrigué, s'approcha et s'assit sur le rebord du lit avant de tendre la main vers le blond. Il dégagea tendrement le visage de son âme sœur et rencontra un regard lourd de reproches. Rosissant, il balbutia :

-J'ai fait… Quelque chose de mal ?

Draco observa le brun, penché au dessus de lui, si beau, tellement angélique. Il aurait voulu garder son calme comme toutes les autres fois, mais aujourd'hui il en avait assez, vraiment assez. D'infinies secondes s'écoulèrent avant que le Serpentard ne décide de prendre la parole. Il se redressa et planta un regard décidé dans les émeraudes anxieuses de Harry.

-J'ai fait ce que j'ai pu, Harry, mais cette situation commence sérieusement à…

Trois petits coups frappés à la porte l'interrompirent et le Survivant sourit à Draco avant de se lever pour aller ouvrir la porte.

Pensant que c'était pour lui, le préfet-en-chef se dégagea des couvertures, fit un mouvement pour se lever et se figea lorsqu'il entendit la voix de Harry déclarer :

-Qu'est-ce que tu fais là, tu n'as rien d'autre à faire, idiote ? Draco est occupé, alors fiche le camp.

Un silence choqué lui répondit, puis une voix de jeune fille s'éleva :

-Euh… Je, je suis désolée, je pensais…

-Parce que tu sais penser ? Qui l'eut cru, l'interrompit le Survivant, sarcastique.

Draco, stupéfait, s'élança vers la porte à demi-ouverte et l'ouvrit complètement, tombant nez à nez avec Elena Storel, la préfète des Serdaigles avec qui il avait… Couché, ce soir-là.

N'osant croiser le regard de son petit ami, il s'adressa à l'étudiante d'un air hautain :

-Qu'est-ce que tu veux ?

-Hum, te dire que la réunion des préfets prévue pour jeudi a été avancée à demain et… Hum, c'est tout.

-Et bien maintenant que c'est fait, tu peux partir, répliqua le Serpentard avant de lui claquer la porte au nez.

Le silence les enveloppa. Draco finit par se tourner vers Harry, une lueur soucieuse faisant briller son regard.

-Harry, commença-t-il, gêné. Je…

L'Elu s'approcha et l'entoura de ses bras, avant de plonger un regard sérieux, confiant et empli d'amour dans ses deux orbes grises.

-Je t'aime, murmura-t-il avant de s'emparer de ses lèvres avec passion.

Draco répondit à son baiser sans plus se poser de question. Après tout, lui aussi avait des choses à se reprocher. Il ne devait pas en vouloir à Harry, simplement patienter.

oOoOoOoOoOo

Leur matinée de cours passée, les deux amoureux apprirent qu'ils avaient une matinée de libre car Hagrid, leur professeur de Soins aux Créatures Magiques, avait eu un ennui avec un Lilliputien des forêt qui s'était vexé lorsque le professeur avait fait l'erreur de commenter sa petite taille sans aucune arrière-pensée. Résultat : Hagrid avait à présent la taille d'un verre à pied et ne pouvait décemment pas faire son cours ainsi ; les Serpentards, et Draco le premier, auraient été ravis de le piétiner « sans faire exprès ». De fait, le Serpentard s'empressa de rejoindre son petit ami dès qu'il apprit a nouvelle, en apparence simplement hautain et moqueur, intérieurement hilare…

Ils étaient assis sur les marches d'un escalier qui donnait vue sur le parc. Le blond était installé une marche plus haute que Harry et serrait le brun contre lui, caressant ses cheveux.

-Draco, arrête deux minutes s'il te plaît, je me souviens qu'il fallait que je te dise un truc et je ne me souviens pas quoi…

-Et tu as besoin que je cesse ce que je fais pour t'en souvenir ? demanda le Serpentard d'un ton moqueur, en renversant la tête de Harry pour butiner ses lèvres sans approfondir ses baisers.

-Oui… souffla Harry. Tu m'empêche de me concentrer quand tu…

Il ne put finir sa phrase car sa langue fut happée par son petit ami qui la suçota avec délice.

Draco adorait embrasser Harry. Sentir la langue du Survivant répondre à la sienne, leurs lèvres émettre ces délicieux bruits mouillés, ça l'excitait tellement qu'il avait du mal à penser correctement.

La bouche était une zone très érogène pour lui, et quand Harry, incapable de se contrôler, gémissait dans sa bouche, il en devenait fou. Ce son qui se répercutait dans sa gorge, ces vibrations, ça le… Oh oui, comme maintenant, songea-t-il tandis que le brun crispait sa main sur sa nuque et gémissait longuement contre ses lèvres, ça le faisait frissonner de partout, ça le faisait… Oh mon Dieu… souffla-t-il intérieurement en sentant tout son sang affluer vers son entrejambe.

-Bonjour !

Les deux amants sursautèrent, surpris par ce salut plus qu'enthousiaste et Harry faillit pousser un cri de terreur en apercevant les yeux globuleux de Luna à quelques centimètres de lui.

-Luna !

-Harry ! répondit celle-ci en l'imitant parfaitement, comme si c'était naturel.

-Mais qu'est-ce que tu fais ici ? demanda l'Elu en plaquant sa main sur la bouche de Draco pour l'empêcher d'invectiver la Serdaigle.

-Je vous regarde.

-Euh… Oui, mais… Tu n'es pas venue pour une raison précise ?

-Non, répondit la jeune fille en ramenant ses cheveux en arrière, ne cessant de les observer d'une façon qui les mettait mal à l'aise.

-Oh, balbutia Harry, gêné. Bon, alors…

-Ah, si ! s'exclama Luna, les faisant à nouveau sursauter. Je voulais te rappeler que tu es censé avoir un cours supplémentaire avec Armand puisque tu as l'après-midi de libre et qu'il t'avait demandé de le dire à Malfoy. Mais en regardant le ciel et la forme de la pelouse ce matin j'ai réalisé que tu oublierais et donc je t'ai cherché.

Et toute cette tirade avait été dite sans que l'étudiante reprenne son souffle. Un silence accueillit ses paroles. Puis Draco déclara avec précaution :

-Merci Luna, nous y allons immédiatement. Mais comment le savais-tu ? ajouta-t-il en faisant référence au fait qu'elle était au courant du cours supplémentaire de Harry.

-J'ai su dès que je t'ai vu, Malfoy, répondit la Serdaigle comme si c'était une évidence.

Les deux amants se regardèrent et Harry finit par dire :

-Oui, bien sûr, quelle question.

oOoOoOoOoOo

Harry et Draco arrivèrent en retard au cours d'Armand. Il pénétrèrent dans la salle d'entraînement et se dirigèrent vers leurs amis le plus discrètement possible mais leur professeur de Défense Contre les Forces du Mal ne l'entendit pas de cette façon :

-Messieurs Malfoy et Potter, nous ne vous attendions plus. Dix point en moins pour Gryffondor et Serpentard. Je vous prie de ne pas recommencer, surtout si c'est…. Pour de telles raisons, ajouta-t-il en détaillant leur tenue débraillée.

Les deux garçons eurent la décence de rougir (enfin surtout Harry, étant donné que Dray se redressa et eut un sourire suffisant, ce que l'on ne fait pas lorsqu'on a honte) et rejoignirent leurs camarades debout au fond de la classe en compagnie du professeur Snape.

-Bien, commença Armand. A présent que les retardataires nous on rejoints, nous pouvons commencer l'entraînement. Aujourd'hui, vous allez combattre de nouveaux ennemis.

Draco haussa un sourcil poli, pendant que ses camarades s'échangeaient des regards intrigués.

Snape, quand à lui, avait légèrement froncé les sourcils, preuve de son mécontentement. Il se reprit rapidement et fit remarquer d'une voix à faire fondre la calotte glacière jusqu'à faire en sorte que « Le jour d'après » ne soit pas seulement un film :

-Vous ne m'avez pas prévenu de ce changement de programme.

-Il faut dire qu'il m'est assez difficile de vous parler de quoi que ce soit, étant donné que vous mettez un point d'honneur à m'ignorer. Auriez-vous des penchants autistes ? répondit Armand du tac au tac.

Si les yeux du professeur de Potions avaient eu un quelconque pouvoir destructeur, comme tuer ou faire exploser des objets, Pearl Harbor n'aurait été qu'un feu d'artifice à côté de ce que serait devenu Poudlard.

Harry et ses amis pouffèrent alors que les Serpentards étaient abasourdis de voir Armand répondre ainsi à leur directeur de maison sans se soucier de leur présence.

Snape, quand à lui, ne s'était pas attendu à ce genre de répartie. Il renifla d'un air méprisant avant de hausser les épaules de façon élégante en déclarant :

-Je suis parfaitement sain d'esprit. C'est pour cette raison que je ne tiens pas à risquer ma santé mentale en fréquentant des gens tels que vous.

Armand se contenta de lui adresser un petit sourire ironique avant d'ordonner à ses élèves de se mettre en ligne.

Ces derniers obéirent, se trouvant sur l'estrade où était jadis disposé le bureau des professeurs faisant cours dans la classe. Armand s'éloigna et s'empara d'une boite cachée sous un drap noir, dans un coin au fond de la pièce.

Le professeur de Potions reconnut immédiatement les symboles inscrits sur le petit coffre et fit remarquer, ne pouvant dissimuler la lueur surprise de son regard :

-N'est-il pas un peu tôt ?

-Il n'est jamais trop tôt pour se préparer à combattre, se contenta de répondre Armand en posant l'objet au sol.

Il l'ouvrit lentement et une masse noire en sortit, une sorte de liquide épais, un peu comme du goudron. Les élèves reculèrent malgré la distance, cela ne leur disait rien qui vaille. La texture sombre prit lentement forme humaine en faisant des bruits répugnants, comme si l'on écrasait des insectes.

Peu à peu, un nouvel Armand apparut devant eux et les élèves marmonnèrent entre eux.

-Un Métasombrage… murmura Draco, les yeux légèrement écarquillés.

-Effectivement, approuva le professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Peux-tu me dire de quoi il s'agit, Draco ?

-Un Métasombrage est une créature de classe A. Il n'en existe qu'une poignée au monde, et la majorité s'est ralliée à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, expliqua le jeune Serpentard. Sur certains points, ils sont similaires aux Epouvantards. Un Métasombrage prend l'apparence des personnes que nous connaissons, aimons ou détestons sans discernement, afin d'être en mesure de faire le plus de mal possible à sa victime.

-Exactement, répondit leur professeur avec un sourire approbateur. Mais tout ceci reste du domaine de la théorie. Or, si Voldemort –tous frissonnèrent à l'écoute de ce nom et Armand reçut un regard noir de la part du professeur Snape– les envoie combattre, vous devrez savoir vous défendre un minimum. Vous comprendrez mieux en vous trouvant face à l'une de ces créatures. Ceci étant dit… L'un d'entre vous désire-t-il l'affronter en premier ?

Les élèves se regardèrent, incertains. Après tout, les explications qu'ils avaient reçues étaient vagues et ils ne savaient pas exactement à quoi ils allaient être confrontés…

Comme s'ils s'étaient concertés, les adolescents se tournèrent vers Harry qui esquissa un mouvement surpris.

Evidemment, pensa Draco, mécontent sans trop savoir pourquoi. Il est censé être le sauveur du monde sorcier et comme c'est la première fois que nous faisons autre chose que du travail au corps dans ce cours, tout le monde attend de lui un miracle…

L'Elu fit un pas en avant mais il eut à peine le temps d'ouvrir la bouche que Draco le devança :

-Je voudrais essayer, déclara-t-il. A l'instar de mes camarades Serpentards, je sais mieux à quoi je m'expose.

Armand hocha la tête et s'éloigna du Métasombrage qui, pour une curieuse raison, n'avait pas fait attention à lui.

Draco descendit de l'estrade et s'approcha du Métasombrage de sa démarche élégante. La créature, toujours sous la forme d'Armand, s'adressa soudain à lui lorsqu'ils ne furent éloignés que de deux ou trois mètres, faisant s'arrêter le Serpentard.

-Tu penses vraiment être capable de me battre alors que tu n'as même pas de O en DCFM ?

En entendant cela, le blond eut un sourire moqueur et le corps du Métasombrage se modifia, devenant celui de L… Malfoy. Harry, qui était pourtant assez éloigné du Métasombrage, eut un mouvement de recul. Hermione le remarqua et lui lança un regard surpris, tandis que Ron se rapprochait discrètement de lui pour lui faire un sourire réconfortant qui toucha profondément l'Elu.

Il sentit un troisième regard sur lui et releva la tête pour croiser celui de son professeur de DCFM, sombre et profond, qui le rassura sans qu'il puisse l'expliquer. Armand, tout comme Ethan, connaissait le passé de Harry et celui-ci n'avait plus de secret pour lui. Etrangement, le jeune Gryffondor avait l'impression de pouvoir compter sur lui autant que sur son frère, mais d'une façon différente… Un peu comme il pouvait compter sur Sirius, quand celui-ci était encore en vie.

Peut-être qu'il avait désespérément besoin de quelqu'un à qui se raccrochait pour se persuader de continuer et si c'était le cas, Draco, Ethan et Armand ne se doutaient pas de l'aide qu'ils lui avaient apporté. Peut-être qu'il était comme son frère, après tout. Peut-être qu'il se battait plus pour les autres que pour lui-même, qu'il avait besoin de gens sur qui veiller.

Il sourit amèrement.

Peut-être que c'était ça, un héros…

Mais s'il était vraiment un héros, il aurait pu sauver Sirius…

Le seul fait de penser à son parrain lui comprima soudainement le ventre et il revit les images de sa mort pendant une fraction de seconde.

Une fraction de seconde…

Une fraction de seconde durant laquelle il entendit le rire méprisant de Voldemort, durant laquelle tout air fut vidé de ses poumons et où il fut plongé dans la panique la plus totale.

Il en ressortit comme on ressort la tête d'un lac dans lequel on vous a plongé par surprise. Prenant une grande inspiration, il porta la main à son cœur et comprit dans un demi-brouillard qu'il s'agissait d'une vision que s'amusait à lui envoyer Voldemort.

Il n'en avait parlé qu'à Ron, de temps en temps, mais sans jamais s'inquiéter plus que nécessaire ; il y était habitué depuis déjà plusieurs années. Mais il devait reconnaître qu'elles se faisaient de plus en plus nombreuses, ces temps-ci…

Il tenta de reprendre contenance avec difficulté, et fut soulagé de constater que tous les élèves, mis à part ses deux amis, avaient leur attention toute portée sur le Métasombrage. Métasombrage qui noyait Draco sous un déluge de paroles méprisantes, à l'insulte sous-jacente et à la moquerie flagrante. Le Serpentard supporta tout sans broncher jusqu'à ce que la créature prenne l'apparence de Harry et il paniqua, ne désirant pas que ses peurs soient divulguées aux autres élèves, et surtout à l'Elu lui-même.

-Regarde-toi… sussura le Métasombrage, devenu l'exacte réplique du héros du monde sorcier. Sincèrement Draco, qu'espères-tu ? Tu es toujours dans mes basques, à me poser des questions plus stupides les unes que les autres… « Et où tu vas, avec qui, pour faire quoi ? ». Tu penses que je ne vois pas ce que tu cherches à faire ? Mais tu n'as rien compris, Draco Malfoy… C'est vrai, je te cache des choses. Beaucoup de choses… Et tu ne sauras rien, parce que tu n'es pas si important à mes yeux que tu aimerais le croire. Tu n'as aucune…

Armand, qui jusque là était resté immobile, fit doucement reculer le blond en posant une main sur son épaule et s'interposa. Aussitôt, le Métasombrage reprit l'apparence du professeur et se tu.

-Bien… Maintenant que vous avez eu cette démonstration, les choses sont sans doute plus claires pour vous, je présume ?

Les élèves hochèrent la tête et certains jetèrent des coups d'œil vers Harry qui se sentit légèrement gêné mais pas mortifié, encore sous le coup de la vision que Voldemort lui avait envoyée.

-Oui… Mais comment tue-t-on un Métasombrage ? demanda Eliane Koller, la Pouffsoufle de septième année.

-On le tue de la même façon que l'on tue un être humain, intervint le professeur Snape. C'est pour cette raison qu'ils sont aussi dangereux. Un Métasombrage n'agresse pas physiquement, il se charge de vous harceler jusqu'à ce que finalement vous craquiez, mais… Il est très difficile d'attaquer quelqu'un que l'on connaît, voire que l'on aime. D'autant plus que lorsqu'un Métasombrage meurt, il garde l'apparence de la dernière personne qu'il a copiée. Le seul moyen de vérifier qu'il ne s'agissait pas d'un être humain est de faire couler son sang ; il aussi noir et visqueux que sa forme d'origine.

Sur ces explications, chaque élève affronta le Métasombrage durant de courtes minutes. Les professeurs cessaient l'expérience dès que cela devenait trop personnel ; Armand éloigna Harry de la créature dès que celui-ci prit l'apparence de L…

A la fin de l'entraînement, Harry salua ses amis et se dirigea vers la chambre de son petit ami en compagnie de celui-ci. Le silence les entourant, l'Elu n'entendait que le bruit de leur pas se répercutant contre les murs de pierre froide, parfois les couinements des souris ou des rats vivant dans le château, des échos de voix lointains.

Il était tard et le château était calme, mais pas lui.

Harry se regardait attentivement son petit ami. Il savait que Draco se doutait qu'il lui cachait des choses, mais pas au point qu'il en soit tant affecté. Mais peut-être… Qu'il aurait dû le deviner, réalisa-t-il avec une moue contrariée. Après tout, si Draco lui dissimulait des secrets, si infimes soient-ils, il en serait très frustré et… blessé. Il devrait sans doute porter davantage attention à son petit ami au lieu de penser jour et nuit à Ethan…

Avisant l'attention qu'on lui portait, le Serpentard lui sourit d'un air charmeur avant de lui prendre la main, la caressant de son pouce.

-Qu'y a-t-il ?

-Hum, rien, répondit Harry…

Avant de finalement déclarer :

-Je t'aime, tu sais ?

Le blond comprit immédiatement ce qui le tracassait et l'Elu remercia le ciel qu'il soit si subtil et observateur. Si l'on ajoutait cela au lien qui les unissait, Harry se dit qu'il ne serait pas étonné si un jour Draco lui annonçait qu'il avait tout deviné seul.

Le Serpentard poussa doucement Harry sur le mur du couloir et posa son front sur le celui de son âme sœur.

-Je sais… Et je sais aussi que tu fais de ton mieux pour t'ouvrir à moi. N'est-ce pas ?

Ce n'était pas exactement vrai, et Harry sentit ses joues rosir légèrement. Pour le moment, il faisait de son mieux pour… Sauver son frère.

Draco fronça les sourcils.

-N'est-ce pas ? répéta-t-il, un peu plus froidement qu'il ne l'aurait voulu.

-Oui… Oui, affirma Harry avant de se serrer contre lui.

Le brun sentit la tension qui habitait son âme sœur. Ame sœur qui savait que Harry mentait, même si elle ignorait comment elle le savait. Evidemment, le Serpentard ne pouvait deviner que le lien qui les unissait leur permettait de savoir ce genre de chose, mais il était évident pour lui que son petit ami n'était pas honnête.

oOoOoOoOo

Le soir même, un peu après le dîner, Harry pénétra dans sa salle commune pour rejoindre ses amis. Hermione travaillait à une table près de la fenêtre, à l'opposé de Ron qui gribouillait quelque chose sur un morceau de parchemin, avachi sur un divan, près de la cheminée.

Le Survivant se dirigea d'abord vers Hermione, qui était la plus proche. Il s'installa sur une chaise à ses côtés en souriant.

-Salut Harry, tu veux quelque chose ? demanda Hermione sans quitter son travail des yeux.

-J'aimerais te donner rendez-vous, demain soir à 22heures devant le bureau de Dumbledore.

-Devant le bureau de Dumbledore ? répéta son amie, surprise, relevant la tête. Mais… Ce sera bientôt l'heure du couvre-feu, ce n'est pas un peu risqué de…

-Hermione, s'il te plaît, ne pose aucune question, tu sauras tout demain, l'interrompit le Survivant avant de se lever et de rejoindre son meilleur ami.

Il s'assit à ses côtés, savourant la chaleur du feu sur son visage. Puis il se tourna vers son ami qui lui demanda :

-Ça va, mon pote ?

Harry hocha la tête et déclara :

-J'ai un secret à t'avouer, Ron, et j'aimerais que tu viennes à 22heures devant le bureau de Dumbledore demain soir.

Ron haussa les sourcils :

-Est-ce que ça concerne…

-Non, non, assura le brun, sachant qu'il parlait de Draco. Ça n'a rien à voir.

-Et…

Le roux parut hésiter.

-Est-ce qu'elle sera là ?

-Hermione ? Oui, répondit Harry. Mais tu viendras, n'est-ce pas ?

Ron fit la moue, visiblement incertain.

-Ecoute… argumenta l'Elu. Je sais que tu n'approuves pas ma relation avec Draco, et je sais pourquoi. Tu sais tout ce qu'il m'a fait, ou plutôt tout ce qu'il n'a pas fait, et tu lui en veux. Tu as fait de ton mieux pour m'aider à m'en sortir et tu lui en voudrais s'il détruisait tous tes efforts, n'est-ce pas ? De plus, c'est un ami de Blaise qui t'a volé Hermione, et ils sont tous deux des Serpentards, or tu as été éduqué à les détester depuis ta naissance. C'est pour toutes ces raisons… Que tu ne sais pas comment te comporter, je me trompe ?

Son ami, visiblement surpris mais en même temps rassuré, hocha la tête sans oser le regarder.

-Je comprends tout ça, affirma Harry. Mais… Ce que j'ai à t'avouer ne concerne rien de tout ceci, je te demande simplement de te comporter comme l'ami que tu as toujours été pour moi, et c'est exactement la même chose que j'attends de Hermione. S'il te plaît, viens.

Le roux souffla et esquissa un sourire crispé :

-Demandé comme ça, c'est impossible de dire non…

Harry lui fit un sourire éclatant.

-Merci, Ron !

Il se leva et sortit de la salle commune. Il était à peine 21heures, il avait le temps de faire un tour au parc. Comme ça, il pourrait réfléchir à ce qu'il c'était passé cet après-midi là et… Toutes les autres fois. Parce qu'il ne devait pas se leurrer, ce n'était pas la première fois que cela se produisait.

Parfois, lorsqu'il observait Draco, la vision de L… se superposait et pendant quelques dixièmes de secondes, il étouffait. Puis il clignait des yeux et c'était comme si rien n'avait jamais existé. C'était ces instants qui le terrorisaient et qu'il haïssait le plus.

Traversant le parc plongé dans la nuit –le printemps était presque là mais le soleil se couchait encore très tôt–, il alla s'installer contre un arbre, à l'orée de la forêt ; il avait l'impression d'être plus proche de son frère ainsi, et il était trop facile à repérer près du lac.

Il prit une grande inspiration, fermant les yeux, mais il les ouvrit bien vite lorsqu'il se rendit compte qu'il tremblait. Il était nerveux, comme s'il avait peur. Peur de quoi, il ne savait pas.

Peut-être que c'était justement ça qui l'effrayait.

Depuis quelques temps, était de plus en plus sur le qui-vive. C'était étrange, mais il avait l'impression d'être observé.

Pour se détendre, il sortit un paquet de cigarettes de sa poche et en alluma une à l'aide de sa baguette, s'amusant à faire jaillir des étincelles de sa cigarette par sa seule volonté. Il adorait le feu. Sa chaleur n'était pas de celles qui détruisent à ses yeux, mais de celles qui réconfortent. Lorsqu'il s'était retrouvé à l'intérieur du brasier lors de cet entraînement, il avait eu l'impression de se retrouver comme à l'intérieur du ventre de sa mère, dans un cocon protecteur, où rien de mal ne pouvait lui arriver. Jamais il n'oublierait cette sensation de pléni…

-Tu ne devrais pas fumer, tu sais.

La voix douce interrompit ses réflexions. Harry se tourna vers son jumeau qui l'observait, son doux sourire habituel aux lèvres. Il était entièrement vêtu de blanc : un pantalon large qui lui faisait penser à ceux des pirates, un haut large également, à manches longues et à rubans qui menaçait perpétuellement de tomber car le large col laissait voir pratiquement toutes ses épaules. Des mèches lui tombaient devant les yeux, comme s'il avait fait son chignon à la va-vite, ce qui était probablement le cas.

-C'est mon pyjama, expliqua-t-il en s'installant à côté de son frère. Je n'ai même pas pris la peine de prendre une cape lorsque j'ai su que tu étais là.

-Qui te l'a dit ? demanda le Survivant.

Ethan haussa les épaules :

-Personne en particulier ; je l'ai su, c'est tout.

-En tous cas, tu as un pyjama vachement classe, commenta Harry. Même si c'est étrange de te voir comme ça.

Son jumeau émit un petit rire :

-La forêt est comme ma maison ; j'ai tendance à m'y sentir un peu trop à l'aise.

Il se pencha avec la grâce qui le caractérisait et dans un mouvement totalement naturel s'empara de la tige rougeoyante que Harry tenait entre deux de ses doigts. Il la leva à la hauteur de ses yeux, entre eux deux et le regarda :

-Tu veux mourir à ce point ?

Harry rougit, honteux, et un poids apparut dans son ventre.

-Je suis désolé, je… C'était juste pour me détendre.

-Tu peux te détendre sans abîmer ta santé ou écourter ta vie, tu sais, répondit Ethan, sans la moindre once de reproche dans la voix.

-Oui… Je sais. Je ne le referai plus, pardon, murmura Harry en baissant la tête.

Ethan lui releva le menton :

-Je t'ai déjà demandé de ne pas baisser la tête devant moi, mon frère, déclara-t-il sérieusement. De plus, je ne te gronde pas, je ne me le permettrai jamais. Tu es libre de faire ce que tu veux, je n'ai pas d'ordre à te donner.

Il tendit la cigarette à Harry, lui laissant visiblement le choix. L'Elu, abasourdi, fixa son jumeau pendant un bon moment avant de s'emparer de la cigarette d'un geste vif et de l'éteindre d'un air décidé. Il prit son paquet de cigarette, le montrant à Ethan, puis ferma les yeux, se concentrant, forçant le paquet à s'embraser, se moquant qu'on puisse voir le feu d'une des fenêtres du château.

Il n'en resta bientôt plus que des cendres, et Harry sourit, se remettant à fixer son frère, qui ne le regardait plus depuis longtemps, comme à son habitude.

-Ethan…

-Oui, mon frère ?

-J'aimerais te faire rencontrer Hermione et Ron, demain soir.

-Pour quelle raison ? Pourquoi si tôt ? interrogea son jumeau en fronçant légèrement les sourcils.

-Et bien… Je voulais le faire un peu plus tard, pendant la réunion de Draco mais elle a été avancée et puis, je n'aime pas leur cacher des choses. Tu veux bien ?

-Oui, si tu y tiens.

-Merci !

Ethan tourna son regard vers les yeux étincelants de son frère, amusé.

-Je vous attendrai à l'endroit habituel. Vous viendrez à quelle heure ?

-Nous serons là vers 22heures, et, Ethan…

-Oui ?

-Pourquoi tu ne m'appelles pas par mon prénom ?

Son frère haussa les épaules :

-Je ne sais pas trop, disons que suis habitué à la façon qu'ont les centaures d'appeler les choses parce qu'elles sont, et non par le nom que leur donnent les humain par souci de facilité. Et puis, ajouta-t-il avec une moue taquine que le Survivant ne lui avait encore jamais vue, Harry, ce n'est pas très joli.

-Comment ! s'exclama l'Elu, portant la main à son cœur comme s'il avait été mortellement blessé. Et d'un mot, il lui perça le cœur ! Parce que Ethan est plus joli, sans doute ? Tu parles, ça rime avec… Cellophane ! ajouta-t-il en se souvenant de l'argument de son père.

Son frère haussa un sourcil, ce dont, soit dit en passant, Harry était totalement incapable.

-Suis-je censé me sentir vexé ? Qu'est-ce que cela signifie, « cellophane » ?

-Heu… balbutia Harry en rougissant.

-Et puis, je le trouve très joli mon prénom, il rime avec diaphane.

-Platane.

-Filigrane

-Banane

-Courtisane.

-Mythomane.

-Mythomane ? releva Ethan. Je ne veux même pas savoir ce que cela veut dire. Et si on parlait du tien, plutôt ? Qui rime avec « ahuri ».

-Paradis !

-Vomi.

-Allégorie.

-Bistouri.

-Hey ! s'exclama Harry, outré. Tu es dégoûtant !

-C'est toi qui a l'esprit mal tourné, mon frère.

-Tu parles, répliqua Harry en souriant.

Un silence détendu les enveloppa. Il commençait à être tard, et Harry se dit qu'il devrait bientôt rentrer s'il ne voulait pas que Draco s'inquiète. Il se rembrunit en pensant à l'épisode de la matinée. Ethan sentit ce changement d'humeur et demanda :

-Il y a un problème avec Draco ?

Harry se tourna vers Ethan, même plus étonné par la capacité de son jumeau de savoir ce qu'il ressentait et quelle en était la cause.

-Oui, avoua-t-il.

Quelque part, ça lui plaisait que Ethan ne le regarde pas, ça l'aidait à se confier.

-Ce matin, il… Il était énervé. Je pense qu'il sent… Que je lui mens, et ça l'énerve.

-Ça ne l'énerve pas, mon frère, corrigea Ethan. Ça l'inquiète. Peut-être devrais-tu lui dire qu'il est ton âme sœur, pour commencer.

-Et s'il me demande comment je le sais ? Je ne peux pas lui raconter ce qu'il s'est passé ce jour-là, parce que ou il me rejetterait pour son père, ou il s'en voudrait pour toujours… Je ne peux pas… Et puis, autre chose m'inquiète.

-Quoi donc ?

-J'ai… des visions… avoua Harry. Parfois, lorsque je regarde Draco, c'est son père que je vois. Et parfois, des flashes de cette nuit me reviennent sans que ne m'y attende, et je ne comprends pas pourquoi…

-Je me doutais que cela arriverait, chuchota Ethan.

-Comment ? Qu'est-ce que tu entends par là ! s'écria l'Elu en forçant son jumeau à le regarder.

-Toi et Voldemort êtes liés, tu sais. Il sait que tu es avec ton âme sœur à présent. Il doit l'avoir appris à un moment où tu ne fermais pas totalement ton esprit, un jour où tu étais parfaitement détendu en compagnie de ton âme soeur. Ou alors Lucius l'a appris par un moyen quelconque, peut-être qu'il espionne son fils, je ne sais pas, et il a réussi à prévenir Voldemort malgré le fait qu'il soit en prison. Quoi qu'il en soit, Voldemort t'envoie ces visions pour te déstabiliser.

-Et je ne peux rien faire contre ça ? demanda Harry, choqué. Peut-être que si je prenais des cours d'occlumencie…

-Ça ne fonctionne pas comme cela, mon frère, expliqua son jumeau en se dégageant doucement de l'emprise de l'Elu. Si c'était le cas, je te l'aurais dit, bien sûr, mais le fait est que la protection de notre mère ne fonctionne plus et ce souvenir te touche à l'extrême. Même en t'aidant de l'occlumencie, tu ne pourrais pas faire grand-chose. De plus, tu serais forcé d'avouer ton secret à ton directeur si tu reprenais les cours, parce que ce serait lui ou ton professeur de potion qui te les donnerait.

-Alors, je ne peux rien faire, réalisa Harry, découragé.

-Non, mon frère, je suis désolé. Seule la force de ton amour pour Draco pourra t'aider.

-Mais… Dans ce cas, Voldemort est peut-être au courant de ton existence ! s'exclama l'Elu, paniqué.

-C'est possible, mais cela n'a pas d'importance, il ne peut pas y faire grand-chose. S'il te plaît, sache que moi et Draco serons toujours là pour toi, malgré tout ce qu'il te fera voir, malgré tout ce qu'il te dira.

-Hum… marmonna Harry, j'essayerai de m'en souvenir.

Il posa la tête contre l'épaule de son frère et sourit en le sentant sursauter :

-Tu n'es pas habitué à ce que l'on te touche, pas vrai ?

-Non, en effet, répondit Ethan en souriant d'un air gêné, avant de bouger légèrement de manière à ce que Harry puisse se blottir plus confortablement contre lui.

oOoOoOoOoOo

Il était tard à présent. Harry parcourait les couloirs sans trop voir où il allait. Draco n'était pas dans sa chambre et il avait décidé de partir sa recherche.

Ce ne fut qu'arrivé devant la porte d'Armand Firefly qu'il se rendit compte d'où ses pas l'avaient mené. Il dansa légèrement d'un pied sur l'autre, hésitant sur la conduite à tenir. Il avait envie de parler à Armand… Il avait finalement décidé d'ouvrir la bouche pour demander à la porte de « ne pas s'ouvrir » quand il entendit une voix bien trop connue l'appeler.

-Harry ?

Le brun se retourna et vit son petit ami, toujours aussi majestueux, élégant. Il se souvint des inquiétudes du blond à son égard et rougit, se sentant coupable et honteux.

Draco était surpris de voir son petit ami dans cette aile du château. Il s'apprêtait à lui demander la raison de sa présence ici mais oublia sa question quand l'Elu lui offrit un sourire éclatant avant de l'embrasser avec passion, jouant avec sa langue de cette façon que le Serpentard adorait.

-Harry, qu'est-ce que…

-Fais-moi l'amour, Draco, chuchota Harry à son oreille, son souffle tapant contre la chaire trop fine de son oreille.

Le blond laissa échapper un long gémissement qui résonna contre les murs du couloir. Ce son traversa Harry et embrasa ses reins. Le Serpentard, nullement embarrassé, plaqua l'Elu contre lui, entendant un petit cri de surprise, avant de passer savamment la langue sur la jugulaire de l'Elu qui tendit le cou, haletant.

-Hnn, hnn, arrête… souffla-t-il. On ne peut pas faire ça ici, près du…

-Tu m'as demandé de te faire l'amour sans préciser où, argua Draco sans cesser son occupation. En plus, demain tu passeras ta soirée avec tes deux idiots préférés, laisse-moi au moins profiter de ta présence de ce soir… J'en ai tellement envie depuis notre première fois…

Sa main droite remonta le long du dos du brun jusqu'à plonger dans sa chevelure douce et fournie. Elle lui massa le cuir chevelu tandis que sa consoeur s'amuser à rentrer et sortir de son pantalon, effleurant les fesses du Survivant pour l'exciter, lequel Survivant ronronnait comme un chat, accroché au cou de Draco, aux anges.

Harry leva légèrement la tête pour mordiller la lèvre inférieure du blond qui se laissa volontiers faire quelques instants avant de donner de petits coups de langue contre les lèvres de son amant. L'Elu ouvrit lentement la bouche et les extrémités de leur langue se touchèrent, se taquinèrent jusqu'à finalement s'entremêler.

Excité au plus au point, Draco plaqua violemment Harry contre le mur, happant aussitôt entre ses lèvres le cri que poussa son amant. Il commença à se frotter lascivement contre lui, oubliant tout ce qui n'était pas Harry.

Le Survivant, de son côté, n'était pas en meilleur état. Coincé entre le mur et Draco, il était au Paradis. Son érection frottait contre la cuisse du blond dont il sentait sans peine le désir, l'excitation dure et chaude… Il n'en pouvait plus.

Il murmura au Serpentard :

-Draco, Draco… Baise-moi.

Pour toute réponse, le blond gémit fortement en cognant une seconde fois Harry contre le mur.

Il dégrafa son pantalon et posa ses mains sur les fesses du brun qui lui donna un coup de bassin.

Draco avait l'impression que plus il ferait l'amour à Harry, plus ce serait intense. Leur première fois avait été merveilleuse, mais les fois suivantes le seraient plus encore, il en était certain. Peu à peu, ils apprenaient à se connaître, oubliaient leur pudeur, mais il y avait plus, bien plus. C'était quelque chose que le Serpentard n'arrivait pas à définir mais qui le rendait toujours plus dépendant de Harry. Quelque chose de terrifiant, de si fort qu'il lui arrivait parfois d'avoir envie de tout plaquer pour éviter d'être englouti par cette chose, mais de si beau qu'il ne pouvait s'en détacher bien longtemps.

Draco murmura difficilement au brun qui n'avait pas cessé ses supplications :

-Cela ne te ressemble pas de parler ainsi…

-C'est toi qui m'excite, Draco, geint Harry, la tête renversée en arrière. Je ne veux pas de sexe sage, cette fois… Je veux que tu me prennes en bouche violemment, que tu me lèches de partout, que tu m'empales et me baise jusqu'à ce que je ne puisse plus respirer, que tu…

Draco émit un feulement de désir et poussa de nouveau Harry contre le mur qui s'ouvrit sous le choc.

Armand fixait les deux jeunes amants qui se pelotaient quelques secondes plus tôt contre sa porte d'entrée. Harry, allongé à l'envers, le regardait, mortellement gêné. Il allait dire quelque chose pour détendre l'atmosphère quand Draco le releva et le prit par la taille avant de s'adresser à Armand :

-La prochaine fois, faites attentions avant d'ouvrir la porte. Votre geste inconsidéré aurait pu faire du mal à Harry. Vous avez de la chance que je ne vous en tienne pas rigueur, j'ai trop à faire pour l'instant. Bonne nuit professeur.

Il s'éloigna, entraînant Harry à sa suite, dès la fin de son petit laïus.

-Alors c'est ta technique pour te sortir des situations embarrassantes ? demanda l'Elu un peu essoufflé, tentant de remettre un semblant d'ordre dans ses idées. Noyer les gens sous un flot de paroles ?

-Ça fonctionne, répliqua Draco avec orgueil. Enfin, excepté avec Severus.

Harry se renfrogna, comme chaque fois que le jeune Serpentard parlait de son parrain. Draco mettait cela sur le compte de leur animosité réciproque, sans imaginer que c'était bien plus profond. En effet, Snape, en tant qu'espion pour l'Ordre du Phoénix, était forcément au courant de ce qui c'était produit le soir de la résurrection de Voldemort, or il n'en avait visiblement pas touché mot à Dumbledore, ce qui signifiait qu'il était forcément du côté du Mage Noir. Mais il ne pouvait dire à personne pourquoi il en était aussi certain et on ne cessait de le pousser à oublier leurs différents pour collaborer.

Collaborer… Pff.

Draco, bien loin des préoccupations de son petit ami, l'avait conduit jusqu'à la salle sur demande. Il lâcha la main de Harry et passa trois fois devant la porte pendant que le brun demandait :

-Mais pourquoi pas dans ta chambre ?

-Parce que, se contente de répondre le Serpentard avant d'ouvrir la porte et de s'incliner élégamment pour l'inviter à entrer en premier.

Harry leva les yeux au ciel. Draco avait une façon incroyable de lier une amabilité moqueuse à une totale impolitesse.

Jouant le jeu, il redressa la tête, prenant le comportement d'un prince ignorant son esclave et passa devant Draco qui émit un petit rire, toujours incliné.

Il marqua un temps d'arrête devant la dense végétation qui bloquait la porte et l'empêchait de voir ce qui se trouvait derrière, puis haussa les épaules et entra avec curiosité.

Il se figea devant le spectacle qui s'offrait à lui. Il se trouvait sur la plage d'une île paradisiaque. L'eau, incroyablement claire, reflétait le ciel rouge sang, couleur du soleil qui se couchait. Il se retourna et vit une immense forêt tropicale ; la porte était dissimulée par des fougères. Il reporta son attention sur la mer et s'aperçut que des monts enneigés sortaient de l'eau qui devait pourtant être à une trentaine de degrés, étant donné la chaleur moite qui l'enveloppait malgré la douce brise qui caressait son visage.

Il fit un pas en direction de l'océan et s'arrêta aussitôt, se rendant compte qu'il était pieds nus et que le sable qui se trouvait sous ses pieds avait la consistance et la couleur de la neige sans en avoir la froideur.

Des bras entourèrent sa taille et Harry se laissa aller contre le torse de Draco, émerveillé.

-C'est magnifique, murmura-t-il. Le chaud et le froid s'allient parfaitement et…

Il sursauta et laissa échapper une exclamation ravie lorsqu'un geyser jaillit de l'océan.

-Draco, comment as-tu fait pour imaginer tout ça ?

-Mais je n'ai rien fait du tout, répondirent de douces lèvres dans son cou. Je me suis contenté de demander l'endroit que tu trouverais le plus beau. Et je trouve que tu as très bon goût, ajouta Draco, dénudant une épaule pour la butiner à loisir. Au sens propre comme au figuré.

-Et j'ai quel goût ? demanda le Survivant, profitant sans honte des caresses qu'il recevait.

-Hum… Je ne sais pas trop… répondit le blond en entraînant Harry vers l'eau.

Le Survivant fit la moue mais ne pipa mot, et Draco le conduisit dans l'eau claire, légèrement rosée. Harry sursauta quand un geyser explosa pour les mouiller sans sembler vouloir s'arrêter, telle une cascade.

Draco embrasse longuement son petit ami, ses mains caressant la peau douce et bronzée sous la chemise noire que le brun portait.

Il descendit plus bas, dans le cou, pour finalement titiller un de ses tétons. Le brun se cambra en gémissant, ses mains sur la tête du Serpentard.

-Tu as un goût particulier, reprit Draco, qui avait remarqué la moue boudeuse du brun et qui, à vrai dire, avait répondu aussi succinctement uniquement pour la contempler.

Il mordilla avec précaution la peau de Harry dont la respiration se faisait de plus en plus erratique.

Tu as un goût qui n'appartient qu'à toi… Un mélange d'innombrables choses agréables qui ne sont réunies qu'en toi seul.

Il se dirigea plus bas encore pour jouer avec son nombril et Harry eut un hoquet en sentant cette langue chaude lui faire ces choses délicieuses.

-Hmm… gémit Draco pour exciter davantage son amant qui tentait vainement de reprendre pied. Amour… Et l'Elu sursauta à l'écoute de ce surnom. Je peux te goûter plus intimement ?

-Oui, oui… murmura Harry en basculant soudainement en arrière, ne tenant plus sur ses jambes.

Il s'attendait à se retrouver plongé sous l'eau mais à sa grande surprise, quelque chose le bloqua, comme si une planche invisible le retenait et le brun se retrouva allongé devant Draco, à moitié immergé et débraillé, une expression étonnée sur le visage.

A cet instant, Draco le trouva si parfait et désirable qu'il resta quelques secondes immobile, sans bouger. Les yeux emplis de désir de Harry, sa respiration saccadée, ses joues rouges, son torse qui se soulevait trop rapidement à chaque inspiration… Le Survivant releva les jambes et les écarta lascivement, de façon si sensuelle que Draco ne put retenir le gémissement sourd qui s'échappa de ses lèvres. Harry, en cette seconde précise, était l'incarnation pure du péché et de la débauche, il était si beau et tentant que Draco eut l'impression qu'il pourrait jouir rien qu'en le regardant.

L'Elu tendit ses bras au-dessus de sa tête et se cambra, un sourire mutin apparaissant sur ses lèvres lorsqu'il entendit le grognement de désir du blond, avisant sa verge plus que tendue sous son pantalon trempé. Il tendit le pied et effleura la bosse qui grossit encore plus.

-Dray… supplia-t-il en un long gémissement. Viens, s'il te plait…

Il descendit sa main droite sur son ventre avant de la poser sur son érection et de haleter, la tête rejetée en arrière.

-Oh, Draco ! Vois comme je suis dur pour toi…

Les dernières barrières du Serpentard cédèrent et il grimpa par-dessus le brun. La paroi inclinée qui les retenait se positionna presque à l'horizontale et les deux amants se regardèrent, agréablement surpris, allongés l'un sur l'autre au niveau de la mer, parfois mouillés par de petits vagues.

-J'aime ton monde, murmura Draco avant de lécher savamment le ventre du Survivant en ôtant son pantalon et son caleçon.

Il soupira. Quand le brun comprendrait-il que la mode était aux boxer ?

Harry ne répondit pas, plongé dans un monde de sensations plus exquises les unes que les autres. Il sentait les doux remous de l'eau sous lui, des vaguelettes caresser les côtés de son corps, la langue de Draco sur son ventre… C'était si bon.

La joue de Draco caressa sa verge et Harry se cambra en criant. Il écarta les jambes en une invite indécente et le blond sentit un long frisson d'anticipation parcourir son échine.

Il déposa un baiser sur le gland de son amant en aspirant légèrement. Harry hoqueta et posa une de ses mains sur la tête du blond, la seconde au dessus de la sienne.

Pris d'une soudaine impulsion, Draco attrapa l'Elu par les hanches et les fit basculer de l'autre côté et se retrouva sous Harry, son membre durci en bouche. Le Survivant haleta, mi-surpris mi-choqué. Il n'osait pas bouger son bassin de peur d'étouffer Draco et chuchota :

-Dray, je…

Ne sachant pas vraiment quoi dire, il tenta de s'éloigner mais le blond ne l'entendit pas de cette oreille et appuya sur ses fesses, avalant sa verge toute entière.

Harry poussa un hurlement de plaisir, la tête rejetée en arrière, appuyé sur les coudes.

Cherchant uniquement à en ressentir davantage et n'ayant même pas conscience de ce qu'il faisait, il commença un lent va et vient dans la bouche de Draco qui aspirait, léchait et suçait avec délice le membre dur de son amant.

Il n'entendait pas les cris et les supplications de Harry, son attention entière était portée sur cette queue raide qui attendait libération. Ses mains, posées sur les fesses du brun, descendirent machinalement pour forcer ce dernier à descendre, l'obligeant à se cambrer au maximum. Son index trouva le chemin de l'anus du Survivant et il commença à y insérer un doigt. Il sentait le corps de l'Elu trembler fortement, au point d'être parfois pris de spasmes.

Harry n'en pouvait plus. Son corps entier n'était qu'un abîme de plaisir sans fond. Les yeux mi-clos, il ne voyait que le spectacle magnifique devant lui et ne sentait que les attentions de Draco.

Prenant son temps, Draco inséra un second, puis un troisième doigt à l'intérieur de Harry qui se cambrait en le suppliant, sanglotant presque de frustration. Pris de pitié, et aussi parce qu'il n'avait jamais été aussi excité de sa vie, Draco redressa le bassin de l'Elu et se dégagea, remontant doucement jusqu'à sa nuque pour la couvrir de baisers fiévreux. Harry n'en pouvait plus et murmura, la voix cassée :

-Draco, viens, je t'en prie…

Le blond failli jouir à l'écoute des paroles et de la voix tremblante de son amant, lascive, aux accents presque désespérés. Il se força à se calmer, sachant qu'il ne réussirait pas à tenir plus d'une mintue s'il ne reprenait pas son calme.

Au bout de quelques secondes, il prit une forte inspiration et pénétra dans l'antre chaud de Harry qui ne cessait de se tortiller sous lui. Harry refoula les larmes qui l'aveuglaient, enfin apaisé, complet. Ce fut lui qui donna le premier coup de bassin et le blond se mit à suivre son rythme avec délice, se délectant des cris rauques de son amant sans se rendre compte qu'il criait aussi.

Sentent la jouissance arriver, il ralentit le mouvement, s'arrêtant presque. Il avait l'intention de faire durer cet instant magique le plus longtemps possible, rendant la jouissance encore plus forte.

Enfin, il recommença à bouger sous les injonctions du brun. Harry poussait des gémissements plus lascifs les uns que les autres, se cambrant un peu plus à chaque fois que Draco touchait sa prostate. Le blond déposait de petits baisers sur l'épaule de Harry sans y faire attention. A cet instant, une vague se souleva devant eux, formant un mur d'eau claire en face d'eux. Draco et Harry se regardèrent, incrédules, dans le reflet que formait cette eau. Puis le Serpentard eut un sourire coquin et accéléra le rythme, ne quittant plus son amant des yeux. Harry cria, le fait de se plonger dans les perles grises de Draco l'excitant au plus haut point.

Et l'orgasme foudroyant les emporta enfin. Durant d'infinies minutes, ils se noyèrent dans un monde de plaisir absolu et divin.

Il s'agissait de la fusion extraordinaire et magique de deux âmes sœurs…

Quelques instants plus tard, Harry était lové dans les bras de Draco, allongé sur la neige chaude qui servait de plage.

Il était heureux. Extraordinairement heureux. Ces instants avec Draco étaient les plus beaux de sa vie et le resteraient probablement à tout jamais. Il eut la fugace idée de convaincre le blond de s'enfermer pour toujours dans la salle sur demande, abandonnant le monde sorcier, la guerre imminente, oubliant les morts et la douleur prochaine. Il eut la fugace idée de créer un monde parfait où son âme sœur et lui n'auraient plus jamais à s'inquiéter de rien, un monde idyllique complètement imaginaire.

Il en eut la fugace idée.


Et voilà… Nous nous retrouvons le lundi 11 septembre !

Mon petit lemon vous a plu ? Celui a les yeux rouges et il parait nettement moins timide que son petit frère, vu les poses de frimeur qu'il prend : )

Je tiens à vous signaler que je n'aime pas du tout ce chapitre et que j'en suis très déçue, mais bon, je fais avec… Pitié s'il ne vous a pas plu non plus ne cessez pas de lire, snifou.

Je vous souhaite à tous de très bonnes vacances pour ceux qui en ont et beaucoup de courage pour ceux qui n'en ont pas : ) (comme moi :p et c'est pour ça que je ne peux pas écrire pendant les vacances… Snif :'(

Je vous fais d'énormes bisous, vous me manquez, adorables yaoïstes… J'ai été très contente de voir que ma fic a été lue par de nouvelles lectrices alors qu'elle est déjà assez longue et en plus non terminée. Et j'espère que toutes mes revieweuses vont bien !

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Je vous conseille de lire : The rider : le cavalier, qui est une traduction faite par madhatter hi-chan. L'auteur remanie Robin des bois à sa sauce et j'ai beaucoup aimé le résultat ! Jetez un coup d'œil à ses autres traductions si vous en avez l'occasion !

Des petites review pour m'encourager durant l'été ?

Sinelune.