Lundi 6 novembre

Titre : L'humanité crée l'espoir

Auteur : Sinelune

Rating : M

Genre : Romance, drame (enfin drame, faut pas exagérer non plus :p)

Avertissement : Attention, cette fic comporte des relations sexuelles entre deux hommes, alors pour ceux que ça gène, ouste !

Pairing : Drarry !

Disclaimer : Voici la suite, avec du retard, beaucoup de retard, plein plein de retard…

CDL : je te signale que tu te mets encore plus en retard avec tes bêtises.

Mais ! Bref, les personnages et les lieux sont à JK Rowling et… NON ! Il est minuit une ! Il est mardi, je suis en retard d'un jour ! et j'ai sommeil, et demain je travaille, OUINNNN !

CDL : haha, quelle incapable, c'en est presque plus alarmant qu'affligeant.


Jully Reed, mimicra, gally84, Vif d'or, Tara91, malilite, Orphée Potter, lolodie, Yepa

La-shinegami, lily2507, Jeremi Black, Serdra, yume-chan05, grumeaupowaa, DLT

Artemis, naeloj mafoy, Samaeltwigg, Harrie Zabbs, Lynseth, kaeneblack, lily's angel

blueyeshot3, bybytte, Ishtar205, Leviathoune, nami, Trinitytagada, Ange-Jedudsor, Lyzabeth,

Nastumi Kido, Polarisn, LightofMoon, lyly, Sahada, Vert Emeraude, Kieran Lowell,

NEPHERIA, LilyMalfoy2708, adenoide, marykaly x5, death.

Plus que jamais, c'est pour vous que je continue à écrire, contre vents et marées, contre devoirs et mémoire, contre sommeil et désespoir… lol, enfin vous avez compris le concept : ). Merci.


Note de l'auteur : J'ai eu trop de mal à trouver le temps d'écrire ce chapitre, mais j'y ai mis tout mon petit cœur ! Sinon, j'ai vu que pendant que le site buguait, pas mal de personnes se demandaient d'où ça venait, pensant qu'il fallait prévenir les admin… Mais c'est normal, c'est simplement que le site grossit de plus en plus, et que les admin le remettent constamment à jour, alors ça les oblige à créer de petits bugs, mais ça passe toujours…

Et je remercie tous ceux qui lisent mes ch'tites notes !

Bonne lecture !


oOoOo

Un énorme, immense, gargantuesque… (J'adore ce mot, il est plutôt difficile à placer dans une conversation –non, je ne plagie pas Kill Bill… Ou alors un chouia :p) MERCI à Lynseth qui m'a fait de si beaux et sexy dessins d'Ethan!!

oOoOo


Chapitre 15 : Mon père


Harry se réveilla doucement, sans ouvrir les yeux… Fatigué, tellement fatigué… Ayant l'impression que la lassitude coulait dans ses veines, remplaçant lentement le sang qui le faisait vivre…

Peu à peu, il prit conscience du fait qu'il était allongé et recouvert de quelque chose de très doux, comme un cocon… Et il ne voulait pas se réveiller, il ne le voulait pas…

Comme l'enfant qui se sent si bien à l'intérieur du ventre de sa mère, il ne voulait pas rejoindre la réalité du monde, bien trop violente, bien trop douloureuse.

Il fallait bien, pourtant. Mais pas tout de suite. Pas tout de suite.

oOo

Draco n'avait pas dormi de la nuit, mais il avait été incapable d'appeler du secours. Il était toujours dans son lit, recroquevillé, tremblant de tous ses membres. Il avait froid, si froid, à l'intérieur. Toute la nuit, il avait appelé Harry. Toute la nuit, il l'avait attendu. Mais Harry n'était pas venu.

Son corps luisait de sueur froide, et était parfois pris de soubresauts, lorsque Draco tentait de se lever ou d'appeler à l'aide, un elfe de maison, n'importe qui. Mais il n'y arrivait pas. Plus fragile qu'un nouveau-né, il ne pouvait qu'attendre que quelqu'un vienne le chercher.

Il poussa un gémissement de détresse, et ce seul son déchira sa gorge ; il avait tellement mal, se sentait tellement déchiré. Il le savait, on venait de le priver de quelque chose de très précieux, d'irremplaçable, et pourtant, il ne savait pas quoi… Alors qu'il en avait réellement besoin

Le soleil filtrait à travers ses fenêtres depuis quelques temps déjà, et il espérait que bientôt, quelqu'un s'inquièterait de son absence. Peut-être même Harry…

De petits coups résonnèrent contre le battant de sa porte.

-Draco ? Tu es là ?

Il n'osa même pas soupirer de soulagement, gémir lui avait fait trop mal.

-Draco, c'est Pansy, ouvre, je sais que tu es là.

Un silence, et le Serpentard pria Merlin de ne pas laisser partir son amie.

-Draco Lucius Malfoy ! Ouvre immédiatement ! Les cours commencent bientôt, alors tu OUVRES cette porte maintenant et tu me dis ce que tu as, où je la défonce !

Oui, tout ce que tu veux, mais je t'en prie, aide-moi.

-Très bien CRANE D'ŒUF, je vais immédiatement chercher le professeur Snape !

Draco n'avait pas la force de sourire, mais l'intention y était. Pansy l'appelait toujours ainsi lorsqu'elle était en colère, c'était d'un ridicule…

Les secondes lui parurent des heures, il avait mal et pourtant ne s'évanouissait pas, ne dormait pas, il ne faisait que subir, subir les assauts effrénés de son cœur qui battait cent fois trop vite…

-Monsieur Malfoy ? Ouvrez la porte, je vous prie. Il est plus que temps de vous lever, Miss Parkinson s'inquiète.

Un nouveau silence. Puis :

-Monsieur Malfoy, j'ouvre.

La porte s'ouvrit doucement, et Severus Snape ne put retenir le cri de stupéfaction qui s'échappa de ses lèvres à la vue du corps tremblant et lacéré de son filleul qui le fixait de ses pupilles dilatées.

Il se rua vers Draco et lui prit le pouls, sous les yeux emplis d'effroi de Pansy, bientôt rejointe par Milicent.

-Draco, comment te sens-tu ? demanda Severus avec douceur, effleurant le front pâle.

Mais le jeune homme, bien trop faible, ne répondit pas. Finalement, le professeur de Potions lança quelques sortilèges et le prit dans ses bras pour le transporter à l'infirmerie. Il avait d'abord voulu le poser sur un brancard mais le blond se raccrochait à lui presque désespérément, refusant que le contact physique d'une autre personne l'abandonne. Il ne voulait plus être seul.

On le déposa avec délicatesse sur un des lits de l'infirmerie. Draco n'avait pas réellement conscience de ce qui l'entourait, il était comme prisonnier de son propre corps, ses pensées tournées vers une seule personne : Harry, Harry, Harry

-Mais que lui est-il arrivé, Severus ?!

La question de madame Pomfresh fusa, parvenant difficilement aux oreilles de Draco.

-Je l'ignore totalement, Pompom. Mais j'ai l'impression que si on ne l'aide pas rapidement, son état va empirer.

-Draco ! jaillit la voix de Pansy, trop aigue, bien éloignée de celle qu'il voulait entendre. Qu'est-ce qui t'est arrivé, bon sang ?!

-Harry… appela-t-il, désirant la présence du brun avec une telle force qu'il en oubliait presque sa douleur.

-Potter ?! C'est Potter qui t'a fait ça ?!

-Miss Parkinson, veuillez aller chercher Monsieur Potter je vous prie, et vous miss Bullstrode, demandez au professeur Dumbledore de venir ici le plus rapidement possible.

-Bien Monsieur !

Le temps s'écoula encore, mais Draco sentit qu'on prenait soin de lui. On le soigna, on le réchauffa, et il reprit petit à petit conscience de la réalité qui l'entourait. Il reconnut madame Pomfresh lorsque celle-ci l'aida à se redresser. Cette dernière ouvrit la bouche pour lui poser une question mais fut interrompue par l'arrivée du professeur Dumbledore.

Celui-ci pénétra d'un pas alerte dans l'infirmerie et se dirigea directement vers Draco, l'air calme, mais soucieux.

-Draco ? appela-t-il doucement. Que t'est-il arrivé ?

Le blond, qui avait repris ses esprits, répondit d'une voix sourde :

-Je l'ignore, Monsieur.

-Il dit que c'est Potter qui a fait ça, intervint Millicent.

-Non ! s'insurgea le blond. Elle a mal interprété mes paroles.

Le professeur Dumbledore lui jeta un regard étrange, puis finit par dire :

-Il se pourrait pourtant qu'elle ait raison, Draco. Si tu te sens mieux, allons dans mon bureau.

oOo

Cette fois, Harry consentit à ouvrir les yeux. Il le fit prudemment, lentement. Il reconnut l'atmosphère ouatée et apaisante de la chambre de son frère. Restant immobile, il se remémora les derniers évènements et ses yeux s'emplirent de larmes.

Mon dieu…

Il l'avait fait… Il avait osé tenter d'échanger la vie de Draco contre celle d'Ethan, il avait eu l'intention de sacrifier son âme soeur… Il sentait à présent les appels désespérés du Serpentard qui le suppliait de lui accorder sa présence. Mais il n'en avait plus le droit, ce qu'il avait fait était impardonnable.

Draco ne devait pas savoir, ne devait jamais savoir… Que Harry avait eu l'intention d'attenter à sa vie.

Le Survivant se redressa brusquement, honteux, écoeuré, il se dégoûtait… Il réprima à grand-peine un soudain haut-le-cœur.

-Mon frère ?

Harry tourna la tête vers Ethan qui venait de pénétrer dans sa chambre. Le jeune guerrier rejoignit l'Elu et s'agenouilla à ses côtés, lui souriant avec douceur. Le Survivant plongea ses yeux verts dans ceux de son frère et comprit que ce dernier savait tout. Il retint un sanglot. Il n'avait pas le droit de pleurer ; ce qu'il subissait aujourd'hui, il l'avait mérité.

-Je suis… Je suis désolé, Ethan.

Ethan eut un triste sourire, fugace et un peu amer. Il haussa légèrement les épaules, comme s'ils parlaient d'une chose frivole.

-Les excuses sont inutiles, mon frère, elles ne réparent ni n'apaisent. J'aimerais simplement que tu me dises la vérité… Pleine et entière. S'il te plaît.

Harry déglutit, et un frisson le parcourut :

-Tu ne me jugeras pas ?

Ethan pencha la tête sur le côté.

-Je ne l'ai jamais fait, mon frère. Je ne me le permettrai jamais.

-Bon… consentit Harry.

Il se redressa complètement et s'adossa aux oreillers du lit de Ethan, posé au sol. Prenant une grande inspiration, les épaules crispées, l'Elu se lança :

-Voilà… Je… Je ne voulais pas te laisser mourir. Et… Ne m'interromps pas, s'il te plait, ou j'aurai encore plus de mal à continuer, s'interrompit-il pour prévenir son frère qui était sur le point de parler.

Ethan hocha la tête et écouta sagement.

-Alors, j'ai essayé de trouver une solution pour te sauver, et c'est Armand qui me l'a fournie, continua le Survivant sans remarquer le léger mouvement de surprise d'Ethan à l'écoute du nom d'Armand. J'ai invoqué Elexiel… Dans l'intention de sacrifier la vie de Draco pour protéger la tienne. Armand et moi pensions qu'il me suffirait de… d'assassiner Draco.

-Il te suffirait… murmura Ethan, semblant légèrement désabusé, avant de faire un geste d'excuse pour inciter son frère à continuer.

Harry déglutit.

-Oui… répondit-il. Seulement, Elexiel m'a appris que ça ne fonctionnait pas comme ça. Un sacrifice, ce n'est pas un meurtre… Pour que ce que je désire se réalise, il aurait fallu que Draco se sacrifie volontairement pour toi… Et c'était trop tard pour décider quoi que ce soit. Alors… J'ai échoué.

L'Elu souffla, et continua difficilement :

-De plus, Elexiel n'a pas accepté que je l'aie appelé pour rien, alors il m'a demandé de lui offrir quelque chose ; j'ai choisi mon corps… Et apparemment, comme il ne fonctionne que sur le mode de l'échange, il m'a demandé ce que je désirais en contrepartie. Je lui ai demandé de me fournir un moyen d'oublier Draco… Draco qui me haïrait s'il apprenait ce que j'ai fait ! s'exclama-t-il en portant une main à ses yeux.

Le silence se fit, et l'atmosphère tamisée, si rassurante habituellement, ne faisait qu'accentuer la mélancolie qui régnait dans la pièce.

-Et maintenant… termina Harry. Maintenant, tu n'es toujours pas sauvé, je n'ai fait qu'empirer les choses. Parce que tu mourras tout de même pour me protéger, et que cela ne servira à rien parce que je te suivrai après avoir éliminé Voldemort, offrant mon corps à Elexiel. Et que je n'ai pas oublié Draco…

Ethan répondit doucement :

-La logique des entités supérieure est inhumaine, ce qui signifie qu'il ne réfléchit pas à la façon des êtres mortels. Le moyen qu'il t'a offert d'oublier Draco est certainement différent de ce que l'on peut imaginer. Elexiel ne t'a pas menti, tu comprendras certainement ce qu'il a fait lorsque tu reverras Draco.

Harry releva la tête et fixa Ethan, atterré. Il pensait que son frère lui ferait tout de même la morale, malgré sa promesse de ne pas le juger.

-Mais… balbutia-t-il. Ce que j'ai fait est ignoble, plus cruel que tout ce qu'on peut imaginer ! Pourquoi tu ne dis rien ?! Ethan, tu ne peux pas continuer à me protéger quoi qu'il arrive, même si je deviens un monstre ! finit-il par crier.

Le jeune guerrier secoua la tête.

-Si, je le peux. Parce qu'il n'y a rien qui ne soit plus précieux que toi à mes yeux. Je t'aimerai toujours… Quoi que tu fasses.

-Mais… Tu… suffoqua Harry.

Perdant la bataille contre ses larmes, il se jeta dans les bras de son frère avant de se mettre à sangloter :

-Mon dieu, ce que j'ai fait est si horrible ! Ethan, je suis tellement, tellement désolé ! J'avais simplement peur… De…

-Du bonheur ? hasarda son jumeau.

-Surtout s'il devait être construit sur ton cadavre ! jeta l'Elu avec feu. Je suis tellement désolé… répéta-t-il en secouant la tête.

Les excuses n'ont aucune utilité…

Ethan ne dit rien, mais ils le pensaient tous les deux.

oOo

Draco se trouvait dans le bureau du directeur de Poudlard, en compagnie de son aimé parrain, Severus Rogue, ainsi que Minerva MacGonagall, Armand Firefly.

Pansy et Millicent avaient voulu l'accompagner, sans compter Blaise et Théo qui les avaient rejoints mais Draco avait refusé, ignorant ce qui allait se dire et voulant régler les possibles problèmes seul. Sans compter qu'il se sentait plus à l'aise ainsi… et puis, il y avait son parrain.

A présent, le blond avait l'impression d'être l'accusé d'un tribunal, assis en face du vieux fou, avec derrière lui les autres professeurs.

-Tout d'abord, en ce qui concerne la raison de ton malaise, commença Dumbledore, j'ignore ce qui la provoqué, même si je pense que Harry n'y est pas étranger. Néanmoins, je pense qu'il s'agit d'une conséquence d'un fait beaucoup plus grave que nous ne connaissons pas. Tu dois savoir, Draco, qu'il y a, à propos de Harry, beaucoup de choses que tu ignores…

-Parce que vous, bien sûr, vous êtes au courant de tout, le coupa le jeune Serpentard, caustique. Et il ne me semble pas que nous ayons jamais été proches, Monsieur Dumbledore.

Minerva, derrière lui, fronça les sourcils, Severus eut un fugace et imperceptible sourire, et Armand n'eut aucune réaction, tout comme Dumbledore qui répondit :

-Très bien, Monsieur Malfoy. Et pour répondre à votre question sous-jacente, non, je ne connais pas tout de la vie de Harry. Apparemment, il me cache également une partie de sa vie. Vous devez savoir que je le comprends parfaitement, je ne suis ni son père, ni son petit ami… énonça le vieux sorcier, appuyant légèrement les derniers mots.

Draco reçut l'insulte sans broncher. En clair, il était normal que Harry garde secret un pan de sa vie envers son directeur, mais pas envers son petit ami. Et s'il le faisait, ce devait certainement être parce que le blond n'avait pas su obtenir une confiance suffisante du brun.

Autrement dit, le desséché magicien lui faisait comprendre que c'était de sa faute à lui si Harry allait mal.

Le Serpentard se raidit imperceptiblement et rétorqua, faisant fi du mal de tête perpétuel qui l'élançait :

-Monsieur Dumbledore, vous devez d'abord savoir que j'estime être indiscutablement généreux en acceptant de discuter avec vous aujourd'hui, étant donné ce que j'ai subi ce matin. Ensuite, il est vrai que je n'ai pas su apprivoiser Harry autant que je le voulais. Mais tout ce que je pouvais faire pour ça, je l'ai fait. Personne ici n'a déployé autant d'efforts que moi pour connaître le mal qui ronge mon petit ami et le soigner. Même pas vous, Professeur. Vous vous permettez de me faire la morale, mais vous n'avez jamais entendu la peine et la déception qui transparaît dans la voix de Harry chaque fois qu'il parle de vous. Moi, je l'ai entendue. Et je sais que vous n'avez aucun conseil à me donner, et encore moins le droit de me juger.

Le vieux directeur tiqua légèrement à la fin de la tirade méprisante de Draco. Le silence se fit, et il croisa les mains par-dessus son bureau avant de reprendre :

-Je comprends ce que vous ressentez, Monsieur Malfoy (ndCDL : vous avez remarqué que Dumbledore il dit toujours il comprend tout ? Relou, le gars... Parce qu'il est quand même toujours à la ramasse…CDL, vire de là :p). Je sais que vous ne m'avez jamais porté dans ton cœur, mais aujourd'hui, je vous demande de dépasser cela pour venir en aide à Harry… En ce moment même, il se trouve hors des murs de Poudlard, et il va très mal…

-Où exactement ? le coupa Draco.

Il sentait qu'une partie de lui appelait toujours l'Elu, et lui-même se sentait en manque. Il avait réellement besoin de Harry, au point de penser que c'était peut-être vital.

-Dans le camps des centaures… Il s'entraîne en vue de la Guerre Finale qui aura lieu bien plus tôt qu'ils que tous le pensent, répondit Dumbledore, l'air sombre (ce qui était rare, chez lui). Mais il n'arrivera à rien s'il continue à traîner cette tristesse qu'il endure depuis des années. J'ai voulu lui laisser le temps de se confier, de passer au-dessus, mais je comprends à présent qu'il n'y arrivera pas seul, malgré notre soutien. Nous devons trouver une solution pour savoir ce qui ne va pas.

-Et il ne vous est jamais venu à l'esprit que Harry pourrait nous en vouloir ? siffla le blond, hautain –et Severus se rengorgea en voyant la parfaite maîtrise de lui-même qu'avait son filleul.

-Bien sûr que si, mais j'en suis simplement venu à la conclusion que Harry a honte de ce qu'il cache –j'ai pensé en premier lieu qu'il faisait cela pour nous protéger et je ne voulais pas prendre de risques inutiles. Si nous prenons connaissance de son secret et le convainquons que cela ne change rien pour nous, il se confiera peut-être… Surtout si vous le convainquez que cela ne changera rien pour vous… termina Dumbledore en fixant le blond, les yeux emplis de sérieux derrière ses lunettes en forme de demi-lune.

Draco réfléchit. Il avait passé tant de temps à convaincre Harry de se laisser aller, que violer son intimité, c'était un peu comme s'il abandonnait… Le blond se doutait que si le vieux professeur lui disait tout ceci, c'est parce qu'il avait trouvé un moyen de connaître le secret de Harry… Peut-être même qu'il le connaissait depuis le début mais n'avait pas voulu s'en servir, par respect pour le Survivant… Jusqu'à ce que la Guerre arrive, jusqu'à ce que la situation l'exige…

Le jeune Serpentard avait honte d'envisager la possibilité de tromper la confiance de Harry, mais Dumbledore avait raison, peut-être que si son petit ami comprenait que Draco l'aimait quoi qu'il ait fait, ou quoi qu'il lui soit arrivé…

Parce que c'était le cas.

Et puis il y avait aussi l'idée, mais Draco la rejeta, qu'il était mort de curiosité…

-Et quelle est votre idée ? s'enquit-il finalement.

-J'ai constaté que Harry s'était renfermé de façon alarmante à son retour de la résurrection de Voldemort, expliqua le directeur sans faire attention au frisson qui parcourut le blond. Je me disais qu'il était normal d'en ressortir traumatisé, d'autant plus qu'il m'a raconté une partie de ce qui s'est produit –Voldemort s'est servi de son sang pour renaître et a éliminé Cedric Diggory sous ses yeux. Pourtant, je ne m'attendais pas à ce qu'il en soit autant affecté… Les elfes de maison m'ont rapporté qu'il vomissait régulièrement le matin, encore aujourd'hui, qu'il lui arrivait souvent de ne pas dormi de la nuit, sans même prendre la peine de défaire ses draps… Severus a tenté de se renseigner, mais les mangemorts présents gardent le secret sur ce qui s'est produit cette nuit-là, d'autant plus qu'il n'est pas très aimé de ses confrères…

-Et le Seigneur des Ténèbres ne m'a également rien dit à ce sujet, compléta le professeur de potions.

Dumbledore hocha la tête et continua :

-Or, je reste persuadé que si nous pouvions voir ce qui s'est réellement passé ce soir-là, peut-être comprendrions-nous davantage Harry. Et le seul qui soit en mesure de nous apprendre ce qu'il s'est produit ce jour-là est enfermé à Askaban, c'est…

-Mon père, souffla Draco, un frisson de bonheur parcourant sa colonne vertébrale.

oOo

Ethan se tenait, immobile devant Armand, assis sur une grosse pierre, au centre de la clairière où le jeune guerrier avait l'habitude de s'entraîner.

Armand contemplait le visage d'Ethan, si calme, toujours calme, bien trop.

Le jeune brun le fixait depuis déjà plusieurs minutes, il s'entraînait lorsque le professeur était venu le rejoindre et s'était assis près de lui, sans dire un mot.

-Tu es venu pour me parler, ou bien pour me regarder ? demanda finalement Ethan, droit et fier devant son mentor.

Ethan avait toujours confusément su qu'Armand n'était pas le genre de personne à qui on pouvait faire confiance. La part d'ombre qu'il dissimulait était immense… Et pourtant, Ethan n'avait jamais douté de lui. Il ne s'était pas inquiété du fait que les Métasombrages lui obéissaient, qu'il s'y connaissait certainement autant que Voldemort en matière de magie noire, et qu'il l'aimait probablement trop pour son propre bien…

Pourtant, cette fois, Ethan ne pouvait pas laisser passer ce qu'Armand avait fait. Il avait fait du mal à son frère…

Le jeune guerrier n'avait jamais éprouvé d'affection pour quelqu'un, à l'exception de son jumeau, et ne comprenait pas que l'on puisse tenir à lui.

C'est pourtant ce qui transparaissait dans la voix d'Armand lorsque ce dernier murmura d'une voix lasse :

-Je suis désolé.

Ethan haussa les épaules et se détourna.

-Ce n'est pas grave. Ce n'est pas comme si tu avais la moindre valeur à mes yeux.

Et tout était dit.


La fin est proche, mes amis…

Conscience De Lune : la fin de la fic, pas du monde, alors dramatise pas.

Oh toi, si tu pouvais me lâcher 5 minutes !

CDL : haha, t'aimerais bien.

Snifou. Finalement, la confrontation entre Harry et son adversaire mystère est pour le prochain chapitre : ). Chapitre qui se nommera Allez tous vous faire… Non ce n'est pas une blague :p. Je voulais mettre en avant la proposition de Dumby de libérer Lucius.

Et puis sinon, heu… voilà… J'aimerais bien atteindre les mille review…

CDL : non mais tu t'es prise pour qui là ?!

(goutte de sueur qui descend le long de la tempe et sourire niais)

Gnihi… Seulement, vu qu'il reste pas beaucoup de chapitres, c'est très peu probable que j'y arrive… sauf si toi qui me lis en cet instant précis, tu acceptes de me laisser un tout petit mot… Même une lettre… lol :p

Bises,

Sinelune.