Lundi 11 décembre

Titre : L'humanité crée l'espoir

Auteur : Sinelune

Rating : M

Genre : Romance.

Avertissement : Attention, cette fic comporte des relations sexuelles entre deux hommes, alors pour ceux que ça gène, ouste !

Pairing : Drarry !

Disclaimer : Salut ! Ahhh, je savoure ces tous derniers disclaimers de L'humanité !

Conscience De Lune : Mwhaha, la menteuse ! Je sais bien, moi, que ça te fait tellement chier que tu les torches à chaque fois.

! Quelle vulgarité ! Je préfère en finir rapidement plutôt que t'écouter davantage ! Les personnages et les lieux appartiennent à JK Rowling, à part Ethan et Armand !

CDL : Tu vois, tu trouves n'importe qu'elle excuse pour en finir rapidement avec le disclaimer.


Dahud, leelyth, bulle de rêve, shinnomegami, Julien, Topine, Grimmy, Larina Black, Vert Emeraude, Kaene Black,

hermigranG, Malicia, Jully Reed, Yuki-zan, Tif, Meri-Chan91, LightofMoon, Bliblou, LilyMalfoy2708, Virginie Malfoy, Yepa

yume-chan05, Spicy marmalade, artemis, Ange Jedudsor,Naeloj malfoy, la-shinegami, Vif d'or, lyly, mimicra, Helix,

Little F., harry-gold-child, Harrie Zabbs, SamaraXX, Lily2507, Trinitytagada, DLT, Just Me, Polarisn7, adenoide, Lanya,

Ishtar205, Marykaly, AAINTS, Oximore, Jeremi Black, Ariane Malfoy-Shinigami, Samaeltwigg, Orphée Potter, lolodie,

Serdra, nami, maria, malilite, Leviathoune, Lynseyth, Sahada, Gally84, bybytte, Blueyeshot3, grumeaupowaa, Dryzenh81.

Kyaaahhh! Autant de review, merci merci!!! Oui, nous sommes en bonne voie pour réaliser mon rêve !

CDL : Parce que c'est ça ton rêve ? Avoir 1 000 review ? Et bien, ça vole bas… Non en fait, ça ne vole même plus, c'est à terre et ça creuse… Pourquoi on m'a enfermé avec toi et pas avec le futur Einstein ?

Peut-être parce que si tu étais dans la tête du futur Einstein, tu le traumatiserais tellement qu'il mourrait à 14 ans, méchante.


Note de l'auteur LISEZ-LA SVP : Je tiens à dire que ce que vous êtes sur le point de lire, c'est en réalité quelque chose que j'avais écrit sur un coup de tête, à partir d'une histoire que j'avais vaguement créée dans les tréfonds de mon poussiéreux cerveau (oui, oui, j'ai un cerveau). Ça m'a hanté pendant un bon bout de temps et j'ai décidé de l'écrire pour m'en débarrasser. Et puis finalement, j'ai décidé d'affiner un peu mon idée et d'en faire une fic ! C'est ainsi que L'humanité crée l'espoir est née !

En réalité, ce chapitre, qui a engendré la naissance de la fic toute entière, m'a été inspirée par la fic Rappelle-toi, au moment où Draco a réussi à faire libérer son père. Harry a la rage et s'en prend à Draco qui le traite comme une vieille merde. Révoltée… (ça peut paraître exagéré, mais Draco était vraiment, vraiment méchant), je me suis dit : Draco, espèce de truie (pardonnez-moi) tu serais plus respectueux si Harry avait un terrible secret… Par exemple… Euh, par exemple… S'il s'était fait violé ! Et s'il avait un frère qui… Etc, etc, vous connaissez la suite : )

Ce chapitre est maintenant peut-être un peu inutile, disons que j'aurais pu m'en passer, mais je ne vais pas l'enlever, puisque c'est autour de lui que toute cette fic a été construite… Et j'espère qu'il vous plaira.

Allez, maintenant que les survivantes sont arrivées à la fin de ma fic, avouez que vous êtes contentes de savoir comment j'en ai eu l'idée ! Comment ça, vous vous en foutez ? Vous regrettez d'avoir perdu du temps à lire ma note ? C'est vrai ?

Lol,

Bonne lecture

PS: lisez ce chapitre avec une musique triiiste! C'est la deuxième fois que je vous le demande, je le sais : ). Ou alors avec une musique passionnée, c'est encore mieux ;).


Chapitre 16 : Allez tous vous faire…


Deux semaines.

Cela faisait deux semaines que Harry avait disparu et Draco était sur le point de devenir fou.

Pourquoi… Pourquoi ne le rejoignait-il pas ?

Allongé dans le parc de Poudlard, prenant bien garde de ne pas froisser sa robe, Draco fixait le ciel, entouré de ses amis qui lisaient ou étudiaient tranquillement, respectant son silence.

Parfois, Pansy lui jetait un coup d'œil inquiet puis secouait la tête en marmonnant et reprenait sa lecture.

Parfois, Blaise chuchotait quelque chose à Théo, qui se contentait de le chasser de la main comme s'il s'agissait d'une mouche agaçante, et Blaise n'insistait pas.

Quand à Milicent, elle se contentait de rédiger une lettre, allongée sur le ventre.

Draco sentait bien qu'ils avaient envie de lui parler mais les ignorait superbement, plongé dans ses pensées.

Dumbledore lui avait demandé de ne pas s'inquiéter, lui assurant que Harry n'était pas en danger, qu'il s'entraînait simplement en vue de son combat contre Voldemort.

Mais Draco avait vu l'étincelle de tristesse qui avait brillé dans les yeux du vieux directeur lorsqu'il lui avait parlé. Il savait qu'il pouvait faire confiance à Dumbledore, s'il disait que Harry ne risquait rien, c'était la vérité, mais cela ne signifiait pas pour autant que Harry allait bien.

Et puis… Même s'il allait bien, même si Harry n'avait pas besoin de Draco, Draco avait besoin de Harry.

Il regrettait tellement… Tellement la dispute qui les avait séparés et qu'ils n'avaient pas eu le temps de régler. Il savait qu'il n'avait pas eu tort d'agir ainsi, après tout, il avait le droit de savoir ce qui rongeait Harry à ce point, parce que ça lui faisait presque autant de mal, à lui. Il regrettait simplement que Harry ne lui aie pas fait confiance.

Parallèlement à cela, il y avait son père. Son père, qu'il allait bientôt revoir. A cette pensée, une excitation sourde s'empara de lui et il sourit légèrement. Il avait envie de revoir son père et de pouvoir en parler à sa mère, qui était si morose depuis que son mari était enfermé à Azkaban.

Draco savait que ses parents n'étaient pas parfaits, mais ils s'étaient toujours bien occupés de lui. Sa mère aimait profondément son père et ce dernier, même s'il ne le montrait jamais, les aimait de son cœur –c'était une évidence, il avait beaucoup fait pour protéger sa famille.

Une voix interrompit le cours de ses pensées.

-Hum, Draco ?

Le Serpentard soupira. Apparemment, la curiosité de ses amis était trop forte pour qu'ils le laissent en paix.

-Pansy ? répondit-il.

-Si tu nous en parlais ?

-Pourquoi vous en parlerai-je ? Ça ne me soulagerait pas.

-Mais nous, ça nous soulagerait, répondit Milicent d'un ton qui ne souffrait aucune réplique.

Elle attendit quelques secondes, puis ajouta :

-Allez, raconte.

Draco leva les yeux au ciel, mais finit par se redresser.

Il regarda ses quatre amis et croisa le regard affectueux Pansy. Il lui sourit en lui caressant brièvement les cheveux. Il aimait beaucoup son amie, toujours à ses côtés, quoi qu'il advienne.

-Il n'y a pas grand-chose à raconter…

Cette entrée en matière pas vraiment engageante n'eut pas l'effet escompté sur les camarades de Draco qui attendirent qu'il reprenne.

Draco soupira à nouveau en se passant la main dans les cheveux –tic emprunté à Harry qui ne passa pas inaperçu et arracha une grimace à Milicent– et continua :

-Je vais enfin revoir mon père, et j'ai peur de voir ce qu'il est devenu. L'état de santé de ma mère se dégrade... La guerre est proche, et… Et puis merde, c'est des conneries, tout ça ! s'exclama-t-il en secouant légèrement la tête. Harry me manque. C'est tout, avoua-t-il en fermant les yeux. Il me manque tellement que j'ai souvent l'impression d'étouffer, comme si on m'arrachait quelque chose de précieux, de fragile. Parfois, j'ai l'impression qu'un puissant lien nous relie, un lien presque indestructible. Et à d'autres moments… Je me dis que Harry ne m'a jamais appartenu. Je voudrais que tout soit fini pour que nous puissions uniquement nous concentrer sur notre relation. Mais c'est impossible. Et j'ai peur…

La voix de Draco se brisa, et il ouvrit les yeux, fixant ses amis avec un petit sourire désespéré ; le spectacle était si poignant que les Serpentards ne surent que dire.

Le blond ajouta :

-J'ai peur qu'il meure.

oOo

Harry dormait lorsque son frère entra dans sa chambre, au petit matin. Dans un demi brouillard, il s'agita lorsqu'il sentit quelque chose lui caresser les côtes. Il tenta de l'ignorer et de se rendormir mais cela le démangeait. A moitié endormi, il tenta de chasser ce qui le gênait mais ne réussit pas. Agacé, il ouvrit les yeux et vit son frère qui s'amusait à le chatouiller, son habituel petit sourire aux lèvres.

Fronçant les sourcils et sentant qu'il avait envie de rire au fur et à mesure qu'il se réveillait, il maugréa :

-Laisse-moi tranquille, Ethan…

Il repoussa la main de son frère qui ne se découragea pas et l'attaqua de plus belle.

-Ethan, arrête… Non, pas sur les côtés… Non !

Il éclata involontairement de rire et se tortilla en tous sens, cherchant à se dégager. Mais il était en position de faiblesse, il avait même déjà perdu à l'instant où il s'était mis à rire.

-Arr…Arrête… Lâ… che… moi ! réussit-il à bégayer entre deux éclats de rire.

-Je ne te comprends pas, se contenta de répondre son jumeau en le torturant de plus belle. Sois plus clair.

Harry, indigné, tenta de se récrier mais ne parvint qu'à émettre un gloussement fort peu élégant, et se traîna tout aussi élégamment loin de son frère qui le laissa s'éloigner avec un regard moqueur.

-Baisse-les yeux devant ma supériorité, ordonna-t-il en relevant la tête dans un mouvement hautain qui ne lui ressemblait pas du tout.

Harry prit une expression soumise et baissa la tête avant de murmurer :

-Oui, Seigneur Chatouilles.

Ethan, surpris, eut un petit rire et le Survivant leva précipitamment la tête pour profiter de cet instant si rare. Il sourit en regardant les yeux de son frère pétiller, son cœur battant un peu plus vite –il était toujours extraordinairement heureux lorsque son frère se laissait aller à ce point.

-Pourquoi m'avoir attaqué si lâchement ? plaisanta-t-il.

A sa surprise, le regard d'Ethan perdit sa malice et il répondit :

-Pour entendre ton rire une dernière fois avant que n'éclate ta colère.

Harry fronça les sourcils, se redressant. Son jumeau continua :

-Albus Dumbledore m'a fait parvenir un message.

-Je ne reviendrai pas ! s'écria Harry, paniqué. Du moins, pas encore, ajouta-t-il en rougissant. Même si Draco me manque… J'ai trop honte de me montrer à lui. Et puis, je ne sais pas quel sort Elexial m'a jeté. Tu peux le lui dire… Désolé de t'avoir interrompu.

-Mais je le lui ai dit, répliqua Ethan en penchant légèrement la tête sur le côté. Il a insisté mais, comprenant que tu ne changerais pas d'avis et que je ne permettrais pas te t'influencer, il a simplement demandé à ce que tu retournes au château pour te rendre au manoir de notre parrain, grâce à la poudre de cheminette.

-Mais… Pourquoi ? demanda Harry, intrigué.

-Apparemment, le directeur de ton école a l'intention d'y organiser une réunion avec les membres de l'ordre du Phoenix… Et il tient à ta présence. Vous discuterez de l'imminence de la Guerre… Apparemment, Voldemort est de moins en moins discret, signe qu'il est prêt à t'affronter au grand jour.

La dernière phrase de son frère heurta Harry. « Il est prêt à t'affronter ». Comme si les autres n'avaient aucune importance, car Voldemort voulait l'affronter lui, et pas un autre. Il voulait le tuer lui.

Si Harry ne savait pas déjà qu'il allait gagner, il aurait eu peur de mourir. Et aujourd'hui, à cause de son marché avec Elexiel, il était certain de mourir, et il était terrifié.

oOo

Cinq jours plus tard, Draco patientait dans la plus grande salle du manoir des Black, en compagnie d'une flopée de sorciers -des aurors en majorité, attendant Harry.

Lorsqu'il était arrivé, on lui avait présenté tous les membres du Phoenix mais Draco, qui pourtant avait été habitué à retenir tous les noms et prénoms des sorciers et sorcières qu'il rencontrait lors des interminables soirées données par ses parents pour ne manquer de respect à personne, ne retint pratiquement rien, obnubilé par l'idée de revoir bientôt celui qu'il aimait.

A présent, il était confortablement installé dans l'un des larges et nombreux fauteuils de la pièce, écoutant distraitement les hurlements de la mère de Sirius Black qui insultait tous ceux qui avaient le malheur de passer devant elle pour aller en cuisine.

En face de lui, les aurors discutaient plus ou moins discrètement, navigant entre les petites tables garnies de petits fours et d'apéritifs, préparés tout spécialement pour l'occasion par Molly Weasley et auxquels Draco n'avait pas touché.

Il n'était pas le seul étudiant de la pièce. Cette réunion n'était pas réservée qu'aux aurors, elle était destinée à tous les sorciers qui combattraient au front lors du combat contre Voldemort et qui avaient réussi à se libérer. On y trouvait tous les enfants Weasley, à l'exception du premier et de la dernière. Tous ces rouquins lui donnaient la nausée. Il y avait tant de belettes que Draco était certain qu'à la fin de la guerre, au moins l'un d'entre eux survivrait et se reproduirait, créant de nouvelles belettes, permettant à la terre de se repeupler si Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom décimait la moitié de la population terrienne. Draco ne put s'empêcher de grimacer à l'idée de voir les belettes prendre le pouvoir, à choisir, il préférait encore le Seigneur des Ténèbres.

Et puis, il y avait aussi Blaise qui avait réussi –Merlin seul savait comment– à se faire inviter et qui était assis à ses côtés, jouant négligemment avec son verre encore plein.

Dans un coin de la pièce, Severus Rogue discutait avec le professeur Mac Gonagall, lui jetant parfois de petits coups d'œil discrets.

Draco regarda sa montre. Déjà dix minutes de retard. Le blond commençait à douter de la venue de Harry et se demandait où il était et ce qu'il pouvait bien faire. Draco avait tenté de se renseigner auprès de Ron mais celui-ci l'avait rembarré de façon peu aimable en lui précisant que s'il avait des questions à poser, il les poserait au retour de Harry. Draco avait senti que le rouquin était flatté d'être le seul à connaître les agissements exacts de Harry et avait dû se retenir de le frapper. Ou plutôt, Blaise avait dû retenir Draco de frapper la belette.

-Il va venir, c'est de Potter dont on parle, Saint Potter, monsieur je-suis-destiné-à-sauver-monde-moi-le-héros-mystérieux-et-traumatisé-qui-irait-jusqu'à-donner-sa-vie-pour-sauver-le-chien-de-votre-grand-mère, souffla Blaise à Draco dans une piètre tentative pour le rassurer.

Draco remercia son ami d'un sourire et son regard continua à errer dans la pièce, se posant brièvement sur le visage fatigué de Remus Lupin puis sur Molly et Arthur Weasley qui venaient d'entrer dans la pièce.

Le professeur Dumbledore, qui se tenait debout, un peu excentré, à l'autre bout de la pièce, frappa des mains en les voyant entrer et le silence se fit.

-Je crois que nous allons commencer sans Harry, annonça-t-il calmement. Que ceux qui le peuvent prennent un fauteuil, les autres…

Il leva sa baguette et d'un mouvement fluide, fit apparaître des poufs sur lesquels le reste de la salle s'installa.

Le directeur allait se remettre à parler lorsqu'on entendit un bruit de chute de l'autre côté de la porte, suivie d'un juron rageur. Draco, ravi, allait se lever lorsque la porte s'ouvrit et qu'Harry apparut.

-Je suis désolé pour le retard, s'excusa-t-il, j'ai eu un contretemps…

Etrangement, le professeur Dumbledore ne répondit pas ; il se contenta de fixer Harry d'un air sévère, et profondément déçu.

Harry, surpris par le regard de son professeur et gêné par ceux des autres, demanda :

-Il y a un problème ?

Mais personne ne répondit. Tout le monde s'attendait à ce que le professeur Dumbledore agisse mais ce dernier ne disait rien, et l'incompréhension se lisait sur les visages des personnes présentes. Finalement, Remus Lupin se hâta de rejoindre Harry pour le serrer dans ses bras et le Survivant lui rendit son étreinte.

-Harry, qu'as-tu fait ? Que t'est-il arrivé ? demanda le loup-garou d'un air affligé.

-Je ne comprends pas, répondit le Survivant, désorienté.

-Nous seuls pouvons le voir, déclara Remus, les yeux agrandis comme s'il ne pouvait pas croire ce qu'il voyait. Parce que nous te connaissons bien et surtout, nous savons reconnaître les signes… Ta magie ne t'appartient plus. Tu ne t'appartiens plus.

Agacé, Draco intervint :

-Et si vous vous expliquez ? Pourquoi est-ce que vous regardez Harry…

Il s'interrompit brusquement, s'apercevant du regard que l'Elu lui lançait.

Un regard si haineux qu'un frisson glacé parcourut son échine. Une expression meurtrière passa sur le visage de Harry un court instant, déformant son beau visage.

-Harry ? intervint Remus, inquiet. Qu'as-tu ?

Le Survivant parut revenir à lui et regarda Draco avec surprise, puis avec résignation. Le blond ne pouvait plus parler, choqué par l'expression qu'avait eu Harry en le regardant.

Ce fut Dumbledore qui brisa le lourd silence en prenant la parole d'une voix neutre :

-Alors tu l'as fait.

Harry tourna la tête et observa le directeur de Poudlard. L'expression de ce dernier était impassible, mais on décelait dans sa voix une tristesse infinie. Harry se détacha de Remus et répondit au professeur d'une voix grave.

-Oui.

Dumbledore l'observa à nouveau avant d'ajouter :

-Tu as vendu ton corps à un démon de niveau supérieur.

Le professeur Mc Gonagall poussa une exclamation d'horreur et Molly Weasley s'effondra dans les bras de son mari, manquant de s'évanouir. Tous les élèves, à l'exception de Ron, dévisagèrent Harry, abasourdis. Draco était paralysé, ne semblant même plus respirer, et contemplait Harry avec un mélange d'incrédulité et d'horreur. Celui-ci, indifférent aux réactions des personnes présentes, répondit au directeur sans ciller.

-Oui.

Le vieux magicien ne réagit pas, posant une autre question avec toujours cette voix triste.

-Comptes-tu te servir de ce que tu as obtenu ?

Harry rougit. Il ne pouvait pas dire la vérité, avouer qu'il avait fait cela pour rien, qu'il avait vendu son corps uniquement parce qu'Elexiel n'avait pas voulu repartir sans rien. Il jeta un coup d'œil à Draco, et ne put retenir un rictus haineux et blessé. Lui

Harry se tourna à nouveau vers le directeur.

-Non.

Cette fois, Harry vit le professeur pousser un discret soupir de soulagement avant de regarder Draco. Il s'adressa une nouvelle fois à Harry, sans quitter le blond des yeux.

-Je suis fier de toi. Tu aurais fait le mauvais choix dans le cas contraire. Même si tu as déjà commis un acte stupide et irréparable en damnant ton corps.

Harry observa le vieux magicien, qui se tenait raide dans sa tenue de sorcier bleu nuit, se demandant ce qu'il savait exactement. Peut-être qu'il était au courant depuis le début... Pour son viol. L'Elu se mit à trembler. De rage, de fureur, de tristesse, il ne savait pas trop. Sans doute tout à la fois. Comment pouvait-il penser une chose pareille ? Le mauvais choix ? Sauver son frère, un mauvais choix ? Préserver la seule personne en qui il avait réellement et totalement confiance, un mauvais choix ?

"La confiance n'est qu'absolue."

Les dernières paroles d'Ethan avant qu'il n'aille à la réunion résonnèrent dans son esprit.

Oui, Ethan. Et je n'ai une confiance absolue qu'en toi. Parce que je sais que tu feras tout pour me protéger. Tout. Et parce que je sais que tu es assez fort pour cela. Tu as sacrifié tout ce que tu aurais pu avoir… pour moi. Seulement moi. Tu as donné ta vie… Pour partager la mienne. Un mauvais choix, te sauver ?

Harry prit une profonde inspiration et déclara :

-Ce n'est pas par choix.

Il vit Dumbledore se raidir, et les personnes autour d'eux remuèrent, mal à l'aise. Tonks, dans un coin de la pièce, observait la scène avec de grands yeux surpris.

-Que veux-tu dire, Harry ?

-Vous savez, la notion de sacrifice… ? demanda l'Elu, ne tenant pas à l'expliquer.

Dumbledore hocha la tête.

-Oui, Harry.

Même cela, le directeur savait…

-Et bien, il faut que s'en soit un… Au sens propre du terme.

Il vit Dumbledore comprendre, contrairement aux autres personnes présentes dans la pièce.

-L'aurais-tu fait, sinon ? reprit Dumbledore.

-Je ne sais pas, soupira Harry, sincère.

Un long silence s'en suivit, jusqu'à ce que le directeur ordonne :

-Rejoins-moi, je te prie, Harry.

Harry hésita, puis obéit, s'avançant lentement en direction du professeur. Lorsqu'il fut à un mètre de lui, il s'arrêta et le regarda, interrogateur et un peu inquiet. Dumbledore prit une profonde inspiration et le gifla. Molly, qui commençait à reprendre conscience, s'effondra à nouveau dans les bras de son époux. Harry porta la main à sa joue meurtrie, tandis qu'une rage sans nom s'emparait de la moindre cellule de son corps.

-Tu me déçois, Harry, murmura Dumbledore, assez fort néanmoins pour que tout le monde l'entende. Tu me déçois énormément.

Harry ne réagit pas tout de suite, trop occupé à tenter de se calmer. Lorsqu'il réussit enfin à reprendre possession de ses moyens, il répondit d'une voix froide et méprisante, plus glacée que la mort :

-Et moi, je vous dis merde.

oOo

-Harry ! s'exclama Tonks alors que le professeur Mc Gonagall étouffait une exclamation et que Rogue reniflait d'un air méprisant.

-Je vous emmerde, vous entendez ça ?! hurla Harry sans leur prêter attention. J'en ai rien à foutre de ce que vous pensez de moi ! Vous êtes sans cesse derrière mon cul à me harceler pour que je vous obéisse, alors que vous n'avez même pas été fichu de faire la moindre petite chose utile jusqu'à présent dans cette guerre !

-Voyons, Monsieur Potter, s'insurgea le professeur de métamorphose, vous n'avez pas la moindre idée de ce qu'a accompli…

-Vous, la ferme ! s'écria Harry. Aux dernières nouvelles, j'ai le droit de dire ce que je veux, et c'est inutile de me regarder ainsi, traître de mangemort ! cracha Harry en direction de Rogue.

S'en était assez. Assez de tout donner et de ne jamais satisfaire personne. C'est vrai, il n'était peut-être pas parfait, il n'était peut-être pas habile, mais il faisait de son mieux, pourquoi personne ne s'en contentait ?

Dumbledore, qui n'avait pas réagit aux accusations de Harry, tressaillit lorsque celui-ci insulta ses deux professeurs.

-Harry… commença-t-il.

-Non ! s'écria Harry en se tournant vers le directeur de Poudlard, refusant de l'écouter. Qui êtes-vous pour diriger ma vie ? Qui êtes-vous pour me dire ce que je dois faire ou ne pas faire ? Vous n'avez aucun droit sur moi ! Qu'avez-vous fait pour moi jusqu'à présent, hein ? Vous m'avez cloîtré pendant dix ans dans une maison que je détestais, avec une famille qui n'a jamais voulu de moi et qui me brisait tous les jours un peu plus !

L'Elu, incapable de s'arrêter de parler, continua, animé d'une rage rancunière.

-Ensuite, à ma première année ici, je dois combattre Voldemort parce que vous n'avez même pas été capable de vous rendre compte qu'il avait pris possession du corps de l'un de vos professeurs ! En deuxième année, je manque de me faire tuer par un basilic parce que ce connard de Lucius a fait pénétrer à l'intérieur de Poudlard le journal intime de Voldemort et que vous avez été incapable de vous en rendre compte ! J'avais douze ans, Dumbledore, douze ans ! A ma troisième année, j'apprends que le rat qui a véritablement trahi mes parents est bien au chaud dans votre château alors que mon parrain est enfermé à Azkaban parce que vous ne vous êtes pas rendu compte de son innocence à l'époque ! A ma quatrième année, Cédric Diggory meurt sous mes yeux, et Voldemort renaît devant moi en buvant mon sang, mon propre sang ! Et à ma cinquième année, Sirius meurt parce que vous n'avez même pas été capable de contrôler votre mangemort répugnant ! continua-t-il en pointant Rogue du doigt. Je ne suis qu'une arme à vos yeux, rien de plus ! Et vous m'annoncez, sans ambages, que je dois tuer ou être tué ? Et vous vous attendez à ce que je me laisse faire sans réagir ? Et bien moi, je vous dis merde, à la fin ! Merde ! hurla Harry à s'en casser la voix. Pourquoi ? Pourquoi êtes-vous toujours là ? Pourquoi me remettez-vous toujours debout alors qu'on me rejette par terre à chaque fois ? Vous ne pouvez pas me laisser au sol, pour une fois ? Si je n'ai pas envie de me relever, c'est mon problème ! Vous me l'avez caché, Dumbledore, vous m'avez menti ! l'accusa-t-il en sentant ses yeux s'inonder de larmes à l'évocation de son frère. Est-ce que vous avez la moindre idée de ce que vous lui avez infligé ? Est-ce que vous avez la moindre idée de ce que vous nous avez infligé ?

Harry se tut, attendant une réponse qui ne vint pas. Dumbledore l'observait sans rien dire, et il était impossible de savoir ce qu'il pensait. Harry recula, le regardant soudainement comme s'il s'agissait d'un étranger.

-Non, reprit-il lentement. Vous ne savez pas, vous ne pouvez pas comprendre. Vous m'avez fait souffrir, avec les meilleures intentions du monde, ces intentions étant dirigées vers les autres, pas vers moi ! En cinquième année, vous m'avez dit que peut vous importait que des inconnus trouvent une mort violente dans un futur lointain du moment que j'étais là, en vie, à vos côtés. (nda : c'est vrai, allez voir). Mais c'était un mensonge ! Tous vos actes, toutes vos décisions me hurlaient : je sacrifie ta vie pour celles des autres, mais puisque tu es Harry Potter, tu devrais comprendre ! Mais je ne veux plus comprendre ! Qui a décrété que vous aviez ce droit sur moi ? Qui a décrété que vous pouviez m'infliger ce que vous m'avez infligé ? Vous n'êtes pas mon parrain, que je sache, mon parrain est mort ! Pourquoi est-ce que je devrais sacrifier tout ce que je possède pour des personnes que je ne connais même pas, quand celle que j'aime le plus au monde va mourir par ma faute ? Vous avez brisé ma vie, Dumbledore, vous l'avez brisée et il n'y a personne pour m'aider à recoller les morceaux !

Harry perdit la bataille contre ses larmes et commença à sangloter, à sangloter comme un enfant, un enfant qui n'a pas encore appris à rougir de ses larmes, un enfant qui pleure de tout son cœur, qui s'abandonne totalement dans un appel au secours désespéré. Il tomba à genoux, oubliant ce qui se trouvait autour de lui, continuant à parler plus pour lui-même que pour les autres.

-Merde, à la fin ! Merde ! Je ne demandais pas grand-chose, pourtant… Moi, tout ce que je voulais… Je voulais simplement, qu'une seule fois dans ma vie, quelqu'un me regarde droit dans les yeux et me dise : « Je t'aime, Harry. Je t'aime toi. ».

Et lorsque c'est arrivé, c'était trop tard.

Je voulais simplement, rien qu'une seule fois, m'endormir en me disant que ce n'était pas grave si je me laissais aller, parce qu'il y avait quelqu'un juste à mes côtés, qui restait éveillé pour protéger mon sommeil.

Et lorsque c'est arrivé, c'était trop tard.

« Regardez, c'est Harry, il a l'air triste, mais qu'est-ce qu'il lui faut, encore ? Il est adulé par tout le monde, il a des amis qui tiennent à lui et il trouve encore des raisons de se plaindre ? ».

« Tu dois sauver le monde, Harry, tu dois sauver le monde, Harry… ». Mais pourquoi est-ce que personne n'essaie de me sauver, moi ? Pourquoi est-ce que je dois aider les gens quand il n'y a personne pour me rassurer quand je m'éveille en hurlant d'un cauchemar, la peur au ventre ? Pourquoi est-ce que je dois empêcher les larmes des innocents de couler quand personne ne pervient à sécher les miennes ?!

Dites-le moi... Dites-le moi, si je demandais la lune…

Ça vous amuse tant de ça, de me priver de ce qui m'est irremplaçable ? Ça vous fait tant plaisir, de briser tout ce qui m'est précieux ? Il va mourir… Il va mourir et je ne peux rien faire ! Est-ce parce que je ne l'aime pas assez ?

Bon sang… Et vous êtes tous là à me répéter : « Tu réussiras, Harry. J'ai confiance en toi ». Alors que je ne le sais même pas moi-même et que je suis mort de trouille à l'idée de ne pas être digne de cette confiance ! Je voulais simplement qu'on me dise : « Fais de ton mieux Harry. C'est suffisant. Le reste ne dépend pas de toi. » Je voulais tellement l'entendre, même si ce n'était pas vrai, même si ç'avait été un mensonge ! Simplement pouvoir me dire que je n'avais qu'à faire de mon mieux, pas de réussir ! Parce que je suis mort de trouille, parce que ça me fait tellement peur que je n'arrive plus à respirer…

Ses larmes se tarirent, il tenta de reprendre son souffle. Les sanglots dans sa voix s'éteignirent et il reprit d'une voix résignée, une voix qui leur signifiait à tous qu'il n'attendait plus rien d'eux, qu'il en avait eu assez d'attendre d'eux.

-Je me moque de cette guerre. Les moldus, les sangs-mêlés, la justice rétablie, combattre pour un monde meilleur, tout ça, c'est que des conneries. Mon monde, c'est les gens que j'aime. S'ils ne sont pas là, c'est comme s'il n'y avait plus de monde (1). Et lui, lui… Il va mourir. Il va mourir, et il n'y aura que moi pour me souvenir avec amour qu'il a existé. Alors permettez-moi… Permettez-moi au moins de partager ses derniers instants.

Harry se releva et regarda Dumbledore droit dans les yeux. Le masque impassible de ce dernier semblait s'être fissuré depuis longtemps, et des larmes coulaient en silence le long de ses joues. Larmes de honte, larmes de tristesse ? Harry ne savait pas et s'en moquait.

-Je vais le rejoindre, je continuerai à m'entraîner là-bas. Hermione me préviendra de vos plans, et Ron me rejoindra s'il le souhaite. Mais, en ce qui me concerne, je ne reste pas ici plus longtemps.

Il se détourna, traversa la pièce dans le silence le plus absolu. Arrivé à la porte, il se tourna vers Draco, semblant vouloir lui dire quelque chose.


Mais que va-t-il dire ? Que va-t-il dire ?!

Mwahaha ! Et maintenant : chantage ! Vous laissez TOUS une review, ou pas de suite, et Harry ne dira rien du tout à Draco ! Et un auteur SAIT très bien combien de personnes ont lu leur chapitre… C'est écrit dans son compte ! Mwahaha !

Euh… Conscience de Lune ? C'est peut-être à eux de choisir, non ?

CDL : Non ! Pas de choix, plus de choix !! Mwahahaha !!!!

… Laissez tomber, elle est fatiguée en ce moment, ignorez-la… Mais quand même, une ch'tite review, ça ferait bien plaisir : )

Si vous voulez voir des illustrations d'Ethan, vous pouvez aller sur mon blog en passant par mon profil, il y a aussi un petit sondage.

Dans le prochain chapitre, Si j'avais su, l'entretien entre Draco et son père... (enfin:p)

A bientôt !

Bises,

Sinelune.

(1) J'ai piqué cette phrase au manga X, de Clamp. Je n'ai pas l'habitude de piquer des phrases, mais celle-ci tellement belle…