Merci pour les commentaires :DD ! J'espère que ce chapitre vous plaira !
...Evidemment, je râle pour la forme. Avez-vous déjà ressenti, en même temps, deux sentiments des plus paradoxaux ? Moi, oui. J'avais la terrible envie de rester, de me laisser porter par le flots de sensations que Flint me promettait a l'oreille, mais une alarme, dans ma tête, me sommait de fuir au plus vite, de le gifler, et d'aller voir Percy pour me vanter de cette pseudo-victoire.
Mon tee-shirt n'était plus qu'une boule de tissu roulée dans un coin de la pièce. Je me tords en arrière, refuse de le laisser accéder a mon intimité, roule sur le côté, et au final m'asseoit sur son bassin. Flint ricane :
« On peut faire ça comme ça aussi, tu sais..
- Je ne veux pas coucher avec toi.
- Tu bandes. »
Et ? Je ne contrôle pas encore très bien mes émotions. Je grimace, appuie frénétiquement sur mon début d'érection , et au final gémis en sentant deux doigts s'introduire dans ma braguette. Flint se redresse avec douceur, s'adosse contre un généreux oreiller, et ouvre mon pantalon sans y jeter un œil. La grande classe.
« Tu vas me larguer, si on couche ensemble ? »
Je crois que je continue a l'agacer. D'un coup, il souffle avec son nez, m'écrase contre le matelas, m'arrache mon boxer, et me demande gentiment d'arrêter de parler. J'attends une réponse. Grognant, dévorant peu a peu mon ventre alors qu'il excite déja mon sexe, il laisse échapper que, de toute façon, on s'en fout, non ? Que nous ne sommes là que pour une partie de jambes en l'air, que ce pari n'est là que pour ça, que je..
Vaseux, je le repousse, et dévie mon regard.
« Tu me fais quoi encore ? T'as tes règles, hein, c'est ça ? »
Il se moque. Toujours. Flint ne fait que ça. J'ai déjà mal au cœur. Même si ce Serpentard n'est qu'un connard, je ne peux pas m'empêcher d'avoir un trou dans la poitrine. Je suis une merde. Après m'être auto-insulté, je me lève, ignore ses injonctions concernant notre baise potentielle, et me rhabille avec lassitude :
« J'aurais du le savoir, pourtant, que tu n'avais qu'un demi cerveau. Que tu étais borné. Et mal foutu, en plus. »
OUI, je sais, le dernier point était un mensonge éhonté. Mais fierté oblige, je ne pouvais pas ne pas le critiquer physiquement. C'est Flint quand même ! Celui-ci laisse couler ses yeux sur ses pectoraux flamboyant, lève un sourcil :
« Tu plaisantes ? Entre toi et moi, qui c'est la crevette ?
- VOILA ! Tu ne retiens que le dernier point, t'es vraiment qu'un sale con ! »
Pourquoi je m'énerve ? Pourquoi je repousse ses mains ? C'est vrai, ça, j'aurais pu coucher avec lui, prendre mon pied, puis rompre, tout en ayant de super rapports privilégié. Mais je suis comme ça, moi, j'aime bien les sentiments, et je n'arrive pas a supporter une relation libre. Mais moi je suis beau. Flint se lève, et je frémis en observant un corps si magnifique a deux centimètre de moi. Merlin, qu'il est superbe..
« Woodie, si j'en croyais ce que tu dis, j'aurais presque l'impression que t'éprouves quelque chose pour moi ! »
Et là, il y a eu le silence. Celui-là même qui, dans les films, permet aux spectateurs d'ouvrir de grands yeux sous l'ampleur du suspense pendant que les acteurs réalisent ce qui se passe. Et bien voila. Flint comprenait tranquillement qu'il avait touché juste. Moi, je fermais mon bouton, agitais mes cheveux, et sans un sourire ni rougissement le plantais là, bien décidé a aller me chercher un corde pour me pendre.
La porte claqua. Je devais avoir l'air bien stupide, statufié comme ça, la bouche ouverte, la main en avant. Il était parti, mais je n'arrivais toujours pas a piger. Puis, l'étincelle se fait.
« AHAHAHAHAH ».
D'un coup, je cesse de rire. Ne paniquons pas. Wood est amoureux de moi. Quand je vais dire ça a Dray, il va s'en casser un ongle. Et maintenant ? Je fais quoi ? J'ai bien envie de le torturer. Oh ! Je sais ! Tous ses potes Gryffondor doivent l'avoir poussé a venir m'avouer ses sentiments. Je vais aller le voir, jouer au mec stupide et énamouré, lui balancer des conneries romantiques, et dans deux jours je le trompe en plein milieu de la Grande salle ! C'est diaboliquement diabolique. Et en plus, je pourrais le baiser. Ce plan est parfait. Je vais aller avertir mon Malefoy préféré, et je file aller accomplir ma mission.
« … »
Ce n'est pas drôle. Déjà, Dray dormait. Il a donc fallu dix minutes et une bonne claque pour le mettre en état de marche, et ensuite, il n'avait pas du tout l'air emballé par mon idée.
« Marcus, que tu le baises, encore, ça passe. Mais .. Le jeu du 'je-te-manipules-pour-que-tu-chiales', c'est bof. J'ai la mauvaise impression que ça va te retomber dessus.
- Depuis quand tu vires parano ? Viens avec moi, on va bien rire. »
Il boude un peu, se lève, va se coiffer. Une demi-heure plus tard, nous arpentons les couloirs dans l'évidente intention de trouver Woodie. Je fignole les détails de mon discours dans ma tête. C'est un peu humiliant de devoir faire le gars gentil, mais si c'est pour la gloire..
"..."
« Oliver..
-Ne dis pas « je te l'avais dis », ou je vais devoir te tuer. D'ailleurs, ou est cette corde ? »
Percy lève les yeux au ciel. Evidemment, je le savais ! Mais ça me fout toujours un coup au moral d'être traité comme une merde. Ca peut se comprendre, non ? L'espace d'un instant, avais-je réellement eut l'impression, que, peut être, Flint pourrait.. ? Pourrait quoi ? M'aimer ? JAMAIS ! Non, juste, comme moi, avoir une petite flamme dans le ventre. Une envie de nouveauté, de changement entre nous deux.
« Dans un sens, Ollie, c'est mieux pour toi d'être fixé maintenant. Imagine un peu si tu étais tombé amoureux de lui.. »
Oh ! non, je ne veux pas imaginer ! Je peux être très niais quand je suis amoureux. Percy me tend sa bière au beurre que je déguste, soupirant a fendre l'âme. Nous sommes sur la pelouse du parc, affalé comme deux éléphants de mer, et observons la vie quotidienne des autres innocents élèves. Il y a de tout, sur la pelouse. Des garçons, des filles, des limaces, des Serpentards… Des Serpentards ? Ils sont trois. Et ils arrivent. Flint/Nott/Malefoy. Un trio des plus détestables, ma foi. Je me lève en vitesse, saisis Percy par la manche et le traîne jusqu'à un groupe de Gryffondor qui papotent joyeusement. Entourés de notre tribu, l'autre efflanqué y réfléchira à deux fois avant de provoquer une rixe. Mais.. Mais ? Il s'approche sans me quitter des yeux ? Un repli stratégique s'impose. Mais à peine avais-je émis l'idée de fuir jusqu'aux dortoirs qu'une poigne féroce se saisit de mon bras, et m'attire en arrière alors que je glapis. Percy ouvre de grands yeux, fronce les sourcils, et somme mon bourreau de me lâcher. Mais Flint doit avoir du sang morpion. Il me retourne sèchement, et je rougis instantanément. Sa main caresse ma joue. Tout le monde nous fixe. A quoi joue t-il ?
« Ollie, quand tu m'as dis ça.. J'ai été un peu confus. J'ai mal réagis. Mais, maintenant.. Je pense pouvoir te dire que je t'aime aussi. »
Nouveau silence. Quel est donc ce sombre délire ? Flint ? Déclaration ? Non, cet homme n'est pas Flint, je n'y crois pas ! Percy en a fait tomber ses lunettes. Malefoy est ébahi. Les autres se gavent des futurs ragots. Mon ami est le premier a parler :
« Oliver, tu… Tu AIMES Flint ?
- Pas le moins du monde. »
Et c'est ainsi que j'ai perdu une dent. Oui, car ma réplique, a noter dans les annales par ailleurs, a fait un grand flope du côté des serpentards. Flint a reculé d'un pas, soudainement plus confiant du tout, et Nott en a profité pour se jeter sur moi, me collant une beigne magistrale ( ma molaire n'a pas tenue, je vais devoir demander a Pomfresh de me la faire repousser). Mais vous savez quoi ? C'est en mentant effrontément devant cette foule, c'est en énervant Flint au plus au point, et en me battant que j'ai finalement compris que oui, ce Serpentard était un véritable connard qui n'aurait pas hésité a me briser le cœur, et que, pire encore, j'avais bien des sentiments pour lui.
Que ? Quoi ? Que s'était-il passé ? Je venais de mettre une droite magistrale dans la tronche d'un rouquin ( lequel, je ne sais pas, mais peu importe), et je vis Oliver essayer de s'extirper de la mêlée. Ce petit imbécile s'était bien foutu de moi ! Pourquoi je passais, maintenant ? Je le saisis par le col, plus furieux que jamais et prêt a lui péter tous les os, quand je réalise qu'il rougit, évite mon regard, se tortille sans pour autant me forcer a le lâcher. Il me fait quoi, là ? Je deviens fou.
« Attends, Wood. Tu m'aimes vraiment, ou pas ? »
Il éclate d'un rire suraiguë, me dit que je suis stupide a faire peur, et finit par me mordre la main pour que je le lâche. Peine perdue, je ne suis pas vraiment humain, et ce n'est pas une douleur comme ça qui va me faire bouger. Je le plaque contre le premier arbre venu, et, faute d'argument, l'embrasse. Oui, je sais. Vous vous dites « mais qu'il est con ! Pourquoi il fait ça, s'il ne l'aime pas ni rien ? ». Et bien, sachez qu'un Serpentard ne justifie JAMAIS ses actes ! AHAHAHAH. Ahah.. Je lui caresse le cou en le serrant contre moi, et du bout des doigts frôle ses hanches marquées. Il me repousse, a bout de souffle, et je sens qu'il en voudrait plus. Serait-ce de la simple attirance ?
« Flint ! Oliver ne t'aime pas, casse-toi !
- Ah ouais ? Et la pelle qu'on s'est roulée, elle veut rien dire peut être ? »
Weasley-préfet grogne un truc de roux. Ma proie essai de se faire la malle. Mais a peine l'ais-je rattrapé par le poignet qu'il se met à brailler que je ne l'aime pas, que tout ça est terminé, que c'est n'importe quoi. Que je suis stupide. Je le lâche. Son regard est vibrant de colère. Et… Et de quoi ?
« Je… »
Un Serpentard n'hésite jamais. Mais là, sincèrement, je ne sais pas quoi dire. Oliver me fixait comme un gamin auquel on a confisqué le goûté.
« Je ne joue plus, Flint. On oublie tout ça. Retour aux sources. »
Il essai de me mettre un coup. Je chope son poignet, et m'avance pour l'embrasser derechef.
« Qu'est ce qui t'arrive, a la fin ? Tu veux autant me baiser que ça ? »
Il semble blessé. OUI, je sais « mais mince, pourquoi il s'entête ? Il en trouvera d'autres, de coups ! ». Mais Wood, ce n'est pas pareil. C'est de l'attirance/répulsion. Non, pas haine/amour , non. C'est vrai que c'est différent de d'habitude. La, je m'accroche, je.. Je refuse de lâcher prise. Etrange. L'autre Rouquin marmonne toujours.
« Incroyable ! C'est Flint qui fait des déclarations d'amour, mais c'est Oliver l'amoureux. La stupidité est vraiment contagieuse ! »
Il se baisse pour éviter une gifle. Nous battons en retraite petit à petit, l'ennemi étant trop virulent. Je dois me poser pour réfléchir un bon coup sur la marche à suivre. Blaise saura me trouver une solution, en bonne tête d'ampoule.
"..."
« Oliver ?
-Oui, Perc' ?
- Ne me dis pas que tu l'aimes. »
Nous sommes assit, et regardons le coucher de soleil. J'ai un bleu sur la hanche, et lui au niveau de l'avant-bras. Rien de bien grave. Je soupire, me remémore malgré moi sa déclaration, ses baisers, son regard…
« .. alors je ne dirais rien. »
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas entendu Percy jurer avec un tel acharnement..
Comment ça ce chapitre ne sert a rien? Même pas vrai (A)...
