Ce chapitre est l'avant dernier ;D , mais en attendant ... ATTENTION AU LEMON ! WARNING.

- Merci aux reviews, ça toujours plaisir :) -


"..."

Comment ça ? Comment ça Harry et Malefoy ? J'hésitais. Flint me proposait visiblement une trêve pendant laquelle nous devions rapprocher deux êtres du même sexe et aussi têtu l'un que l'autre. Mais jeter mon attrapeur dans les bras de ce blond fadasse, loin de m'enchanter, me paraissait dangereux et pour lui, et pour l'équipe.

« Potter est dingue de Dray, et réciproquement. Que veux-tu de plus ? »

Je capitulais malgré moi. Le plan de Flint était, en réalité, d'une simplicité écrasante. Enfermer les deux jeunots dans un placard, et point barre. C'était assez stupide pour marcher. Lancer un petit sort pour que le meuble ne se rouvre pas avant une bonne demi-heure, et le tour était joué. Mais comment faire rentrer de leur plein gré dans un placard ? Dur.

« Je vais dire à Harry que sa chouette est cachée dedans.

-Je vais dire à Dray qu'il y a un vernis a ongle dedans.

- … ?

-Je plaisante, Wood.. »

Le plan fut agencé. Harry, a qui j'avais dévoilé le moindre détail, fut ravi de faire semblant, et se laissa enfermer sans protester. Pour Malefoy, ce fut plus sportif. Couché sur l'épaule de flint, il braillait et sifflait comme un chat enragé, ses mèches blondes en désordres, et fut brutalement jeté dans le meuble. La porte fut refermée. On entendit des cris, des bruits étouffés, un ou deux jurons, puis plus rien. J'émis l'idée de les laisser, mais Flint me fit taire d'un geste. Un murmure nous parvenait.

« .. tu crois qu'ils nous entendent, de dehors ?

-bien sur que non, abruti, sinon je n'aurais cessé de hurler ! bon, sors ta baguette et ouvre moi ça !

-… Je n'ai pas ma baguette.

- Bon sang, qui m'a collé un incapable pareil !

- Donc… On peut faire du bruit, ce n'est pas grave.

- Oui, et ? Potter ? Potter, qu'est ce que tu… Oh non, enlève ta main, même pas en rêve ne, aah, pas là, pas là, ne… »

Bruit de baisers. Suivit de légers halètements. Une douce protestation de la part du blond. Un gémissement. Une chute. Des gloussements brûlants.

J'étais pivoine, et tirais vainement Flint en arrière. Celui-ci souriait de toutes ses dents, et me faisait l'effet d'un loup affamé. Ses yeux me balayèrent de haut en bas. Je m'enfuis. L'armoire commençait a tanguer. Le Serpentard me rattrapa joyeusement, me cala sous son bras comme un paquet, et sortit dans le couloir.

« Tiens, ne serait-ce pas la salle sur demande juste devant nous ? Je vais être sympa, je te laisse choisir la moquette cette fois-ci. »

J'aurais voulu ne pas penser a une chambre. Ne pas penser a un lit. Ne pas penser a des menottes. Mais quand la porte s'ouvrit, je me retrouvais dans une pièce spacieuse, dans les tons brun et bleus turquoises, avec , au milieu, un formidable lit double qui appelait a l'amour. Et la, il se passa quelque chose d'inattendu. Flint me posa a terre, et me dit d'une voix sourde que si je voulais partir , c'était maintenant ou jamais. Je me redressais, plantais mon regard dans le sien, esquissais un sourire et lui annonçais que pour cette dernière fois, j'allais profiter de lui au maximum. Il ricana, me lança que si j'avais refusé, il m'aurait prit de force. Enfoiré.

Je n'arrive toujours pas a réaliser qu'en une seconde, tous nos déboires, nos questions, nos incertitudes s'étaient volatilisées. Il n'y avait plus que lui et moi, bouillant d'excitation, devant un lit fort accueillant, a nous regarder, que dis-je, nous dévorer des yeux. Il fallait bouger. Il fallait faire le premier pas pour ne pas gâcher cet instant magique. Flint leva la main. Il me caressa la joue, et me poussa violement en arrière, m'expédiant sur le lit. Il m'arracha ma chemise alors que je défaisais son pantalon, il descendait mon boxer quand j'ôtais sa cravate. Puis, une minute de silence. Nous étions nus, l'un sur l'autre, moi frissonnant et lui prédateur. Je sentais ses muscles, cette chaleur suffocante, son odeur musquée, son poids, et il s'émerveillait de ma pâleur, ma finesse, ma peau imberbe. Ma langue alla titiller sa lèvre inférieur, comme un doux signal, une délicieuse invitation. Et d'un coup, tout se précipité. Les baisers, les caresses, les morsures, les gémissements, les regards brûlants, les hélètements, nous les prodiguions généreusement, les échangions, nous frottant l'un a l'autre, nous touchant sans retenue. Ce n'était plus du sexe égoïste, mais quelque chose de superbement excitant. Sa main sur mon membre me forçais a me coller davantage a lui. Il m'embrassait avec énergie, me retournais sans cesse, faisait semblant de me laisser mener la danse. Je me perdais dans ses bras, me retrouvais contre son torse, et , a bout de nerfs, du le forcer a s'adosser a un oreiller pour passer a l'étape supérieur. Je me consumais de l'intérieur, tremblant comme jamais, et je n'en pouvais plus. Mais Flint jouait avec moi, mon esprit et mon corps, même s'il commençait lui aussi a saturer.

« Non, pas encore.. Pas encore.. »

Deux doigts s'insinuèrent dans mon intimité. Je me cambrais en criant, écartant les jambes, et le suppliais de ne plus me faire attendre. Je le sentais en moi, alternant les rythmes, rajoutant parfois un doigt a sa torture. Je gémis, m'accroche a lui, lui mordille l'oreille, et finis par prendre son sexe en main dans l'évidente intention de l'y introduire moi-même.

Flint me susurre qu'il n'en est pas question. Il me fait mettre à quatre pattes, les cuisses exagérément écartées et le visage dans les draps, se protège d'une capote négligemment posée sur la table de chevet, et sans m'avertir entre violement en moi. Je me redresse en hurlant, alors que son bassin me heurte une nouvelle fois, tout aussi brutalement, et j'entends sa respiration qui s'accélère. Il aime me faire mal. Enfin, me faire du bien par le mal. Sa main masturbe mon membre, alors que la deuxième tient mon bassin bien en place. Sa pénétration n'est pas totale, je sens pourtant qu'il se retient. Je ferme les yeux, me mords les lèvres, et ressens tout. Son sexe frottant mon intimité, l'élargissant peu a peu, ses doigts serrant délicatement mon gland pour ne pas que je puisse jouir trop vite, le mince duvet foncé en bas de son ventre qui me caresse le postérieur a chaque avancée. Il se couche contre moi, et me murmure qu'il aurait aimé voir mon visage. D'une brusque poussée, je l'éjecte, et me couche sur le dos.

« Comme ça ? »

Il m'allume comme une torche. Le voir ainsi, nu, les jambes écartés, me regardant avec cette lueur de défi, le sexe raide, ça me tue. Un frisson me parcourt de haut en bas, et je me jette soudainement sur lui, prêt a le dévorer instantanément. D'un geste sur, je me saisis des menottes, et lui accroche le poignet droit a la barre du lit. Il me saisit le visage de la main gauche, et m'embrasse langoureusement, alors que je lui soulève les cuisses. Ma pénétration ne lui arrache qu'un gémissement de plaisir, car mon sexe est bien assez lubrifié pour ne plus lui faire mal. Je le prends tout en longueur, m'allongeant sur lui pour parfaire le mouvement, et nos corps s'épousent avec une perfection excitante. Sa moiteur me rend fou. Ses yeux brillent comme des pierres précieuses, et son odeur me hante. Mes coups de bassins se ont de plus en plus aboutis, la chaleur monte encore, ses cris de gorge s'étouffent, et il me pousse a aller plus vite. Plus loin. Plus fort. Je lui obéis aussitôt, profitant de son immobilité partielle pour m'accaparer son corps. Son torse, son ventre, son cou, tout me parait délicieux et orgasmique.

« M.. MARCUS ! »

Plantantses ongles dans mon dos, il se cambre en jouissant, et sa semence me souille le bas du ventre. Le voyant ainsi, je ne peux me retenir plus longtemps, et m'extériorise, le faisant gémir une dernière fois. Je me retire, et m'allonge doucement sur lui, le regardant chercher son souffle. Il est superbe. Ma main caresse distraitement son torse, et je le libère de son attache. Aussitôt, il roule sur moi, m'embrasse, et me dit en souriant qu'il est trop fatigué pour se lever. Un petit somme s'impose. Avant de nous endormir, je le sens sur le point de poser une question. Il hésite, change d'avis, se pelotonne contre moi et s'endort.

"..."

Le réveil se fit a 19h20. Nous avions roupillés trois heures, et j'avais été le premier à ouvrir les yeux. Sortant du lit sans un bruit, j'étais allé prendre ma douche, puis avais quitté la salle en laissant un Oliver désirable au possible roulé en boule dans les couvertures. J'étais retourné au dortoir. Malefoy m'attendait, assit sur un meuble, les jambes croisées dans une attitude peu masculine. Je réalisais alors que j'avais oublié ma cravate là-bas.

« Dray. Ecoute, j'ai agis comme un con. Je le sais, tu le sais, et.. enfin bon... »

Je n'avais pas l'habitude de m'excuser. Mais pour la première fois de ma vie, je sentais calme. Bien.

« Ce n'est rien Marcus, sourit le blond, après l'après midi que tu viens de me faire vivre, je ne peux que te remercier.

- T'as été passif, hein ? Pas trop mal au cul ?

- Et Wood ?

-.. Je l'ai laissé là-bas.

-Je sors avec Potter. »

Dingue. Malefoy, si profondément persuadé d'être hétéro, assumait et son homosexualité, et le fait d'aimer son pire ennemi. Respect. Il me signala en passant que si lui était capable de le faire..

« Arrête tes bêtises, tu veux ? Je ne sais pas ou j'en suis, certes, mais..

- Blaise m'a dit que tu l'aimais. »

Blaise a toujours raison sur les sentiments. Mais la, ça ferait beaucoup. Dray et moi, amoureux en même temps, de nos deux ennemis.. Ca ne fait pas sérieux. Mais sommes-nous sérieux ?

« Marc', on en a rien à foutre des codes, n'est-ce pas ? J'ai fantasmé jour et nuit sur Potter, maintenant que je l'ai, je ne vais plus le lâcher. Evidemment, je reste le même, petit bâtard insupportable qui hait les Gryffondor. Mais disons qu'en privé, avec lui, ça ne sera plus pareil… »

Il m'avoua ne pas encore pouvoir supporter le regard des autres élèves. Ca, je m'en fichais pas mal, en fait. J'avais… Juste un peu la pression. De devoir tout mettre au clair avec Wood. De me mettre à nu. Non, je ne pouvais pas faire ça ! Ce n'était pas dans ma nature, j'étais une brute, un animal, un mec méchant ! BOUH ! Je fais peur aux gens d'un sourire. Et un mec amoureux, ça ne fait peur a personne. Tout le monde le sait.

« Marcus, je sais que tu es en train de te prendre la tête. Mais dis-toi juste qu'à force de lui tourner autour, il va partir avec quelqu'un d'autre. Et cette fois, un mec bien réel, qu'il aimera, défendra et baisera. C'est ça que tu veux ? Hein ?

- Ta gueule, Blaise.. »

Draco me tapota l'épaule, l'air de dire « il-a-raison-quand-même-tu-ferais-mieux-de-l'écouter ». Mais je n'écoute jamais personne. C'est surement ça, mon problème majeur.

« J'en ai rien à battre de tout ça ! On s'en fout, on a baisé une dernière fois c'est terminé ! »

Dray voulu me contredire. Je m'en allais. J'avais l'estomac retourné. Je me sentais faible, et vulnérable. Mauvais signe.

"..."

Etrangement, je n'avais pas si mal que ça. Un peu en m'asseyant, bien sur, mais ça allait. Quand je m'étais levé, il était parti. Je m'en doutais. Une douche plus tard, je m'apprêtais à partir, quand un détail retint mon attention. C'était une cravate, rayée vert et argent, par terre. Je m'en saisis, et un rougissement me fit sourire. Comme la première fois. Il m'avait laissé sa cravate pour que j'aille le retrouver. Il me laissait une chance. Et ça me plaisait. Je me rhabillais correctement, et sortis. J'avais hâte de connaître la fin de l'histoire entre Harry et Malefoy. Je descendais les escaliers quatre a quatre, priant mentalement pour que Percy ne se soit pas trop inquiété de mon absence soudaine, quand je m'arrêtais net. Au bout du couloir, Flint se tenait appuyé contre un mur. Il me regardait. Je savais que je devais d'abord aller rassurer mes amis. Mais.. J'allais le voir. J'avais envie. J'avais besoin. Arrivé à ses côtés, je lui tendis sa cravate avec un sourire discret.

« Ah, oui, je l'avais oublié. Bref. Bah, c'était sympa. Je vais y aller. »

Oui, il m'a vraiment dit ça. En se retournant, sans un sourire, comme si c'était parfaitement normal

Comme si c'était un simple plan, une simple baise. D'un coup, toutes mes illusions, mes espoirs s'effondrèrent en même temps. Par une simple phrase sans timbre. J'eu soudainement l'impression que j'allais pleurer, hurler et m'évanouir en même temps. Mais ce que je fis fut bien plus humiliant. Oui, bien pire.

« JE TIENS A TOI PUTAIN DE MERDE ! TU LE SAIS ALORS POURQUOI TU M'AS FAIS ESPERER ? JE NE MERITE PAS DE SOUFFRIR COMME CA, JE NE LE MERITE PAS ! JE NE… »

J'aurais bien continué, mais ma voix s'est soudainement brisée quand je me suis mis à pleurer. Il me regardait. Et je me suis enfuit comme un lâche. Vous ne pouvez pas savoir ce que j'ai ressentis. Cette sensation affreuse d'avoir été prit pour un con, d'avoir cru être aimé, de n'être qu'un imbécile. De se prendre une gifle en pleine tête. D'avoir le crâne qui bourdonne tellement on pleure, tellement on a mal, tellement on ne sait plus quoi faire.


Hein ? Comment ça ce n'est pas gentil de couper en plein milieu de l'action? Je ne suis pas gentille MWAHAHA :)

Ne vous inquiétez pas, la suite arrive a grand pas! Le lemon vous a plu ? Reviews ;D ?