The last one. Enjoy it.
..
Je l'ai entendu crier mon prénom. Je ne me suis pas retourné. Je suis allé m'effondrer dans les bras de Percy. Et ce n'était pas beau à voir. D'abord il insulta Flint. Puis il essaya de me consoler. Au final, il se contenta de me serrer contre lui en secouant la tête. Tout ça, il savait que ça arriverait. Qu'a cause de ma stupidité, j'aurais le cœur brisé. Il me l'avait dit, et je ne l'avais pas cru. C'était ma faute.
".."
A partir de ce moment là, je devins soudainement hargneux. Hargneux, triste, un peu dépressif et terriblement mélancolique. Les gens me traitaient comme un malade en phase terminale, et même le Quidditch avait du mal a me remonter le moral. Pendant deux jours entiers, je perdis l'appétit, fut d'une humeur exécrable, pleura deux litres d'eau, résistais a l'humour de Fed et George, et passais mon temps a dormir. Puis, Malefoy vint pointer son nez. A la porte de la salle commune, comme si de rien n'était. Angélina allait lui écraser la tête contre le mur, mais il fut plus rapide :
« Wood, j'ai quelque chose à te dire. Ca concerne Marcus. Je sais que tu ne dois pas vouloir m'écouter, mais s'il te plait, fais le. Potter, ta gueule. »
Et de cligner de l'œil à Harry qui frissonne nerveusement. J'eu une once d'hésitation. Puis je me levais, pâle et amaigris, et me plantais devant lui :
« Tu as une minute. Parle.
- Marcus t'aime a en crever. Il est dans un état pire que toi à la minute ou nous parlons. Il ne sait pas que je suis venu, et commence à taper tout le monde, et je trouve que ça a assez duré comme ça. Alors s'il te reste un minimum de sentiment pour lui, dis le moi, et je te jure que je vais lui faire cracher la vérité vite fait. »
Il était sérieux, cela se voyait.
« Pas la peine. Cet enfoiré peut aller se faire mettre. Qu'il crève, je m'en fiche. »
C'était la meilleure solution, n'est ce pas ? J'avais déjà perdu deux kilos. Le revoir m'aurait simplement tué. Je baissais les yeux. Une main se posa sur mon épaule :
« Je pense que tu devrais essayer, Oli. »
Percy. Percy qui me souriait tristement, et m'encourageait quand même. Il me dit juste que quitte à essayer, autant essayer jusqu'au bout. Et que Malefoy, quand il le voulait pouvait être quelqu'un de bien. Parfois. Le blond hocha la tête, et me dit que je ne le regretterais pas. En partant, Harry le bouscula juste assez pour pouvoir lui mettre une main. Tout le monde le vit, mais personne ne dit rien. J'allais immédiatement me laver, me changer, et alla me poser dans un fauteuil. Je souris.
« Ne t'inquiètes pas, Perc', pour une fois je ne me fais pas d'illusion. Flint n'est pas du genre a faire de déclaration, et je ne bougerais pas sans un « je t'aime » dit les yeux dans les yeux.
-Je ne sais pas, mais… J'ai l'impression que ça va changer. Oui, il y a du changement dans l'air. »
Je ne sentais rien. J'avais mal au cœur, et essayais vainement de faire battre celui-ci un peu moins vite. J'étais en ébullition sans même m'en rendre compte. Je ne réalisais pas a quel point j'attendais sa venue. A quel point j'espérais encore des choses de lui. A quel point mes sentiments vis-à-vis de lui avaient changé.
Malefoy était parti. Chercher Flint, probablement. Je tremblais doucement dans mon fauteuil. Puis, Harry s'assit devant moi, un petit sourire innocent sur les lèvres :
« Tu sais, Oliver, on sera tous la. S'il te dit quoi que ce soit de négatif, on lui règle son compte.
- Ouaip', renchérit George, on ne le laissera plus te faire de mal ! »
Angélina me caressa maternellement les cheveux. Mes amis étaient tous derrière moi. Un air nouveau gonfla mes poumons. Quoi qu'il arrive, j'affronterais Flint. Jusqu'au bout. Après tout, c'est le rôle d'un rival, n'est-ce pas ?
« Wood. »
Si l'on m'avait dit qu'un Détraqueur venait d'entrer, glaçant l'air autour de moi, j'y aurais cru. Pourtant, cette voix grave, de gorge, chaude et vibrante, ne pouvait appartenir qu'à un homme. Un homme sur de lui, un homme capable, un homme manipulateur. Je fermais les yeux. Les rouvrit. Et me levais, très maître de moi.
« Flint. »
Salut pour salut. Je remarquais une certaine fièvre dans son regard d'acier, un léger tic sur ses lèvres charnues, et un tressaillement de ses poings serrés. Derrière lui, un Malefoy ténébreux tenait sa baguette tendue. Flint était venu par la force. Je m'avançais jusqu'à sentir son souffle. Puis, comprenant que j'allais moi-même perdre le contrôle, je me reculais nerveusement, et lui demandais ce qu'il avait à dire.
Ses yeux délavés balayèrent la salle.
« Je veux être seul pour te parler. Fais les sortir. »
Je lui indiquais sèchement que personne ne partirait. Le temps ou il avait les rennes en main était bien finit. Soit il parlait ici, et devant témoin, soit il pouvait s'en retourner dans son cachot humide. Une veine battait a sa tempe. Il bouillait d'une colère mal contenue, et j'en frissonnais d'excitation. La fureur, chez lui, le rendait beau a en mourir. Beau, dangereux, excitant. Je déviais l'axe de mon regard, mais il m'attrapa le visage pour le maintenir en face du sien. Percy fit un pas, inquiet, mais rien de plus. Ses yeux m'hypnotisaient. Je n'avais jamais été aussi faible. Mais il ne disait rien, enfoncé dans un silence , a mes yeux, lourd de sens. Je perdis patience, me jetais sur lui et tentais de le secouer :
« MAIS PARLE ! Parle, merde, dis moi quelque chose ! Tu n'as pas fais tout ce trajet pour rien, si ? Dis moi la vérité, pour une fois, la vérité, arrête de me faire mal comme ça, je suis sincère.. Et toi.. Tu ne vois que notre rivalité..
- J'en ai rien de faire de tout ça, qu'on soit ennemis, rivaux, de maisons différentes, et je sais que j'ai du mal a m'exprimer, a être romantique a en crever comme toi, mais je fais un effort, Wood, pour toi je suis venu ici, et devant tous tes crétins de potes, je.. Je te dis que je tiens à toi. J'ai agis comme un con, pour me protéger, pour sauver les apparences, mais… Je dois grandir. Je dois grandir. Et assumer. »
Il se détourna, comme blessé. Il s'était excusé. Mais la question principale restait en suspend. M'aimait-il ? Voulait-il être avec moi ? Qu'il parle, par Merlin ! Je n'en pouvais plus, et mes jambes menaçaient de se dérober sous moi. Plus personne ne pipait mot. Même Malefoy semblait statufié. Entendre de tels mots de la part de Flint n'était pas perturbant que pour moi. Mon Serpentard secoua la tête. Et me scruta.
« Qu'est ce que je dois faire ? Pour te prouver que j'ai eu tors et que je.. Je.. Je tiens à toi ? Je n'ai pas peur. Dis-moi. »
Un sourire éclaira mon visage. Je savais. Je savais comment nous contenter sans qu'il se sente rabaissé.
« Prends ça comme un défi, Flint. Un défi, un pari à tenir. Serais-tu capable de me retenir ? De m'empêcher d'aller voir ailleurs ? D'occuper mes pensées ? »
Evidemment, ce pari aurait été parfaitement stupide. Il pouvait tout faire. C'était même un jeu d'enfant. Mais il comprit instantanément la nuance, et ses crocs se découvrirent peu à peu. Il aimait ça.
« Bien sur. J'en serais capable.
- Prouve-le. »
Percy leva les yeux au ciel. Mon stratagème lui semblait exagéré. Mais entre Flint et moi, tout l'était. Tout. Il se mit à tourner autour de moi, comme une abeille autour d'un pot de confiture de figues, et me murmura qu'il me prouverait tout ce que je voulais, sans faute. Mais, qu'en contre parti, j'allais devoir faire un énorme sacrifice. Mental, et physique.
« Lequel ?
- Il va falloir que tu sortes avec moi.
- Et si je dis non ?
- Tu n'as pas le droit de dire non. C'est moi qui dicte les règles. »
Et de me prendre par les cheveux pour coller sa bouche à la mienne. Et de me jeter contre le mur pour me serrer contre lui. Et de me mordre le cou pour retrouver le goût qui lui avait manqué. Si ces démonstrations d'amour choquèrent mes amis, elles me comblèrent totalement. Mes bras serrés autour de sa nuque, je lui murmurais de ne plus me lâcher. De m'embrasser jusqu'à ce que mes lèvres me brûlent, de me toucher jusqu'à ce que mes muscles hurlent de douleur. Et il s'excusa. Au creux de mon oreille, il étouffa un pardon, un pardon plein de promesse, plein d'amour et de désir, de jalousie et de complexité. Nous savions que notre relation serait un véritable combat. Contre les autres, contre nous-mêmes. Peu importait. Nous étions ensemble.
Percy lui tapota sur l'épaule :
« Flint. Fais lui du mal une seule fois, et je me chargerais personnellement de ton cas. »
Ce jour là, Percy acquit un respect insoupçonné et jalousé par ses frères. Et moi, J'obtins un mâle de belle taille, a l'appétit sexuel instable et au regard de glace.
A part ça, on mange quoi ce soir ?
Je m'excuse pour cette fin TROP rapide et PEU détaillée, mais je ne sais pas du tout les faire :'( !
Sinon, pour ceux ou celles qui on suivit cette histoire, j'espère qu'elle vous a plue, et, désolée encore une fois, mais vous n'allez pas vous débarrasser de moi comme ça, et oui, je reviens bientôt avec une autre fic du même couple ;DD !
A bientôt. Si vous avez des questions, n'hésitez pas, je sers a ça .
Misro.
