Bonjour à tous, désolé pour cette attente, je ferais de mon mieux pour que ça ne se reproduise pas, promis ! (siouplai siouplai me taper pas !) J'écris au fur et à mesure, je n'ai aucun chapitre d'avance et des fois, je sais pas quoi écrire tellement j'en ai dans la tête ! lol J'espère que ce chapitre vous plaira, oubliez pas les reviews please…

Entraînement

- Tout le monde est prêt ? Nessie ?

- Oui Alice, on peut commencer.

Je me concentrais intensément. Jacob se tenait devant moi et je voulais faire ressortir toute ma fureur, ma peine d'il y a deux jours, lorsque je m'étais sentie si humiliée. Je me repassais en boucle la scène. Je me revoyais me tenant devant Jacob, un Jacob indifférent à ma nouvelle tenue, un Jacob froid et critique. Je ressentais une nouvelle fois toute ma peine et ma fureur et essayais de les projeter vers lui. Le voir, là, en fasse de moi, si confiant, m'exacerbais. Je ne lui avais toujours pas pardonné et je n'étais prête pas à le faire malgré ses nombreux messages et les conseils de ma mère. J'étais décidé à lui montrer de quoi j'étais capable d'abord, je voulais qu'il souffre autant que moi et pour cela, j'avais revêtu ma tenue la plus provocante. Pour mes entrainements je n'avais pas besoin de bouger et c'était les seuls moments où je le voyais.

Malgré toute ma concentration, son visage ne changeait pas, il ne ressentait rien. Je me tournais vers Jasper, lui demandant un petit coup de pouce du regard. Je ressentis immédiatement une nouvelle colère montée en moi, différente de la mienne mais ça pouvait marcher. Je me concentrais plus encore. Enfin une réaction de sa part ! Un pli s'était formé entre ses yeux et ses mâchoires se crispèrent. D'abord surprise, je me repris et lui renvoyais une nouvelle vague de colère. Tous ses muscles se crispèrent et je le vis tomber à genoux. Toute à ma concentration, je n'entendis ma mère me dire de m'arrêter qu'au bout de la deuxième fois et surtout lorsque je ressentis une vague de calme et Jacob se relever protégé par le bouclier de ma mère. J'observais Jacob plus particulièrement, me demandant si j'avais vraiment réussit à lui faire ressentir toute ma rancune. Lui aussi ne quittait pas mon regard et je pus voir de la tristesse dans ses yeux. Visiblement le message était passé et il savait que je n'étais pas prête à lui pardonner.

Je fus interrompu dans mes pensées par Rosalie qui me pris dans ses bras pour me féliciter, même si je doutais fort que ce soit parce que j'avais réussis à utiliser mon don mais plutôt parce que j'avais fait souffrir Jacob.

Nous reprîmes l'entraînement, cette fois, Emmet se porta volontaire, Jacob était aux mains de Carlisle qui examinait les blessures que j'avais pu lui infliger avant qu'elles ne disparaissent, au cas où il faille le soigner. Cette fois, je devais tenter de faire passer un souvenir heureux. J'étais curieuse de savoir ce qui allait se passer. Quand je me mets en colère je peux faire souffrir, et quand je suis heureuse ? Peut-être qu'Emmet s'envolera comme un petit oiseau, sait-on jamais ! A y réfléchir, j'aimerais bien que ça arrive, ça serais trop marrant et j'aurais une nouvelle vanne à lui sortir lorsqu'il irait trop loin avec ses blagues douteuses !

Je prenais cinq minutes pour réfléchir, enfin, à la vitesse où fonctionnait mon cerveau, cinq secondes serait plus exact. Mais le même souvenir revenait en boucle dans mon esprit, le jour où m'a mère, après sa transformation, avait battu Emmet au bras de fer. Son visage était passé par tous les sentiments, d'abord il a été hébété, puis éberlué, ensuite ahuri et enfin sidéré. Et tout cela en l'espace de quelques secondes. L'effet final avait été très comique.

Je me concentrais donc sur ce souvenir, repassant doucement dans ma mémoire chaque expression de son visage. La réaction d'Emmet ne se fit pas attendre. Il se mit tout d'abord à sourire, de plus en plus, puis vient les larmes et il finit par tomber par terre, se tenant les côtes et pleurant tellement il riait. Je ne pu me contenir plus longtemps, j'explosais de rire alors que ma concentration se relâchait mettant un terme aux rires d'Emmet. Il se releva et son expression fit redoubler mes rires, c'était un mélange de joie, de frustration, et d'un « tu me le payeras ! ».

La journée d'entraînement se termina après ça, personne n'était encore capable de se concentrer après avoir vu Emmet, le grand ours, se rouler dans l'herbe tellement il riait. Je prenais le chemin du retour à la maison quand Jacob me rattrapa.

- Nessie… Il faut qu'on parle.

- Il faut qu'on parle ? Tu me dis ce que je dois faire maintenant ? Je ripostais.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire, tu me connais, je…

- Non, l'interrompis-je, je croyais te connaître, c'est différent.

Sur ces derniers mots, je m'éloignais rapidement, je ne voulais pas voir Jacob, l'après-midi m'avais largement suffit. Et puis, je dois avouer, que j'avais peur de ne pas tenir devant son regard qui me fait tans craqué, son sourire en coin comme je l'aime. Je ne voulais pas lui pardonner tout de suite, je voulais qu'il comprenne le mal qu'il m'avait fait en seulement quelques mots. Mais après ce que je lui avais infligé lors de l'entraînement, je n'avais qu'une envie, me blottir dans ses bras et lui demander pardon même si ces blessures étaient minimes et qu'il avait déjà cicatrisé. Stop. Ne plus penser à ça. Je suis en colère contre lui et je lui en veux énormément ! Et j'en resterais à ça jusqu'à que je change d'avis.

Toute à mes pensées, je n'avais pas remarqué que j'étais déjà arrivé et que je fixais la porte sans rien faire. Je me décidais à entrer, mes parents étaient déjà arrivés. Combien de temps étais-je resté figer devant la porte ?

- Nessie, félicitation. Tu progresse très vite. M'accueillit mon père. Avec encore quelques entraînements, tu seras tout à fait capable de te maîtriser et tu pourrais bien pouvoir entrer en faculté.

- Merci papa

- Tu dois pouvoir faire ressentir tous tes sentiments, maintenant, il faut que tu apprennes à rester concentré, quoi qu'il arrive. Me dit ma mère, visiblement fière de moi.

Je les remerciais une dernière fois et filait à la cuisine me faire chauffer une tasse de sang. Tout cet exercice m'avait ouvert l'appétit.

Les jours continuèrent leur routine, je me levais, mettais des habiles provocants et allait m'entraîner. Jacob était moins présent, il avait compris qu'il me fallait du temps. Je progressais très vite et arriva rapidement à ne plus relâcher ma concentration lorsque je faisais passer des souvenirs heureux. Mais nous eûmes quand même de bonne crise de fou de rire. Pour ce qu'y était de la colère, j'avais encore du mal à me contrôler, à couper la liaison mais je progressais tout doucement.

Aujourd'hui il pleut des cordes mais ça ne nous empêche pas de nous entraîner, c'est l'avantage des vampires et des loups garous, même si nous sommes différents, la pluie ne nous dérange en rien. Nous avons le corps assez froid pour ne pas en souffrir et pour les loups c'est l'inverse. D'ailleurs ça ne semble nullement gêner Jacob, qui comme à son habitude, est arrivé torse nu. Le voir dans cette tenue, voire son torse si finement musclé, chaque muscle bien dessiné me fait me sentir bizarre. J'ai tellement envie de lui pardonner, de tout reprendre et de me blottir contre lui. Pouvoir de nouveau le toucher, même si ce n'est quant toute amitié. Il faut que je me concentre sur autre chose, cette fois c'est Alice qui va me servir de cobaye. Je l'adore, il faut que je fasse mon possible pour ne pas trop la faire souffrir. Quant on la voit, on dirait une jeune fille tellement fragile qu'on à qu'une envie, la protéger. Si les humains connaissaient son âge !

A la fin de l'entraînement, la pluie s'étant un peu calmée, j'avais décidé de prendre mon temps pour rentrer pour une fois. J'avais fais un détour à travers les bois, j'adore m'y balader après une averse. Le sol est tapissé d'un épais tapis de feuille scintillante que la pluie à fait tombée des arbres, j'enlevais mes chaussures pour profiter de la fraîcheur du sol et inspirait profondément les yeux fermés, m'enivrant de l'odeur du bois mouillé. Tout en inspirant, je sentis cette odeur délicate chatouiller mes narines, un mélange d'épice, de bois et tout particulièrement… De loup !

Je rouvris les yeux et le vis devant moi, à quelques centimètres seulement. Pourquoi m'avait-il suivi ? Je me doutais bien de la réponse mais j'attendis qu'il parle le premier. Nous restâmes ainsi quelques minutes, à nous observer, à juger chacun la réaction de l'autre, essayant de deviner nos pensées quand il prit enfin la parole.

- Nessie, il est temps qu'on parle…

Je ne répondis pas par peur que ma colère prenne le dessus et que je dise des choses que je ne pense pas. Il continua.

- Je sais que je t'ai fais du mal, je sais que je n'aurais pas du réagir comme ça, j'ai été un crétin. Je comprends que tu sois en colère contre moi, je n'aur…

- Tu ne comprends rien Jacob, le coupais-je d'une voix étonnamment calme. Tu ne sais pas ce que j'ai pu ressentir face à ta réaction.

- Si, Nessie, maintenant je le sais, après le premier entraînement…

- Non Jacob ! Ce que tu as pu ressentir lors de cet entraînement, ce n'est rien comparé à ce que j'ai pu ressentir. Le coupais-je encore une fois, ayant de plus en plus de mal à maîtriser ma voix et mes nerfs. Ce que j'ai ressenti ce jour là, ce n'était que honte et humiliation ! J'ai eu honte de moi Jacob, à cause de toi !

Ces quelques minutes de ce jour là tournaient en boucle dans ma tête, me rappelant son expression, ses paroles ! Ça avait été trop pour moi, trop venant de lui, mon meilleur soutient, mon meilleur allié, jamais je n'aurais cru ça possible venant de lui. Les larmes coulaient à flots sur mes joues, encore une chose qui prouvait que je n'étais pas un vampire, que j'étais différente du reste de ma famille. Jacob me prit dans ses bras alors que je me débattais pour m'enfuir le plus loin possible, me chuchotant de me calmer, qu'il m'avait comprise, qu'il ne me referait plus jamais souffrir. Au son de sa voix douce et à la musique de la pluie qui c'était remise à tomber, je me calmais tout doucement et il pu enfin s'exprimer sans que je le coupe.

- Nessie mimie, pardonne-moi. Même si ce que j'ai ressenti lorsqu'on s'est entraîné n'est que le 10ème de ce que tu as pu ressentir, j'ai compris le mal que je t'avais fait. Je ne voulais pas, crois moi Nessie. Etre loin de toi si longtemps, sachant que tu m'évite, que tu me repousse fait trop mal…

La pluie avait redoublé et les arbres ne suffisaient plus pour nous protéger, trempant nos vêtements sans que cela nous dérange. Je l'écoutais parler, me laissant bercer par ses paroles et réalisant combien elles étaient vraies pour moi aussi. J'eus soudain une envie soudaine, un besoin inévitable. Je ne voulais plus que ses lèvres bougent contre le vent mais sur les miennes, j'avais, tout à coup, besoin qu'il m'embrasse, qu'il me serre encore plus fort contre lui. Je voulais sentir ses lèvres chaudes et pleines contre les miennes si froides. Je relevais la tête pour le regarder, il s'arrêta de parler et je vis dans ses yeux la même envie que moi, ce même besoin.

C'est alors que, ne contrôlant plus mes gestes, je me vis passer une main derrière son cou pour l'attirer vers moi alors que l'autre, jusqu'alors serrer en poing, se desserrait et se plaquait contre son torse. Nos visages se rapprochaient doucement, nous laissant lire dans les yeux de l'autre, nous demandant si nous étions prêts à franchir le pas, à changer une amitié extraordinaire en histoire d'amour.