Bonjour à tous, voilà la suite ! Je viens de remarquer que les chapitres me semble courts (pourtant sur Word ça fait 4 pages !) Dites moi s'ils vous conviennent comme ça ou si vous les aimeriez plus long ? Bref, j'arête de parler et vous laisser lire, dites moi ce que vous en penser…

Distance

Deux jours étaient passés depuis que nous nous étions embrassé pour la première fois. Je me souviens encore de ses lèvres contre les miennes alors que la pluie détrempait nos vêtements. Un baiser qui m'avait semblé trop court pour une attente si longue. Je me souviens de chaque battement de cœur, le sien comme le mien. La façon dont nos lèvres avaient bougé à l'unisson. Son corps bouillant contre le mien toujours si froid. Deux jours que nous nous voyons, sans en parler, sans recommencer.

En rentrant, j'avais bien pris soin de penser à l'entraînement et non pas à cet instant magique avec Jacob. Mon père n'aurait pas supporté et aurait bien été capable de revenir sur sa décision de me laisser voir Jacob plus souvent.

Mais pourquoi ses deux jours à être si proche et pourtant si loin ? Pourquoi ne m'avait-il pas suivit comme cette fois ? Peut-être regrettait-il ? Peut-être n'est-il pas prêt ? IL fallait absolument que je lui parle. Mais le destin en avait décidé autrement.

- Nessie, dépêche-toi où on va être en retard !

- J'arrive maman.

Aujourd'hui nous allions visiter l'appartement que j'occuperais le long de mes études. Ma mère et Alice l'avaient choisit avec un soin tout particulier et avaient décidés de m'en faire la surprise. J'en étais très heureuse, mais d'un autre côté, ça allait m'occuper toute la journée et le déménagement prendrait quand même un ou deux jours. Ce qui ferait deux à trois jours sans voir Jacob, sans pouvoir savoir ce qu'il pense de notre baiser.

Alice conduisait la voiture et il nous fallut moins de temps qu'un humain pour rallier Forks à Port Angeles. Je regardais défiler les rues et les places, les gravant dans ma mémoire. Nous passâmes devant la fac et à partir de là, je prenais soin de retenir l'itinéraire.

Alice nous conduisit dans un parking souterrain, l'immeuble possédait son propre parking. Je devrais plutôt dire la tour étant donné qu'elle possède 23 étages.

Ma première surprise fut quand nous prîmes l'ascenseur, un gardien nous ouvrit les portes et nous mena à l'étage désiré. Je regardais ma mère et ma tante et leur faisait part de mon étonnement grâce à mon don, elles me répondirent par un sourire. Depuis peu j'arrivais assez à me contrôler pour toucher jusqu'à trois personnes en même temps.

L'ascenseur nous arrêta au dernier étage. Rien qu'à voir le couloir somptueux, je me faisais une idée de l'appartement. Ma mère me passa les clefs et m'invita à ouvrir.

Je restais bouche et yeux grand ouvert. Cet appartement était une splendeur ! J'avais devant moi un grand salon illuminé par le soleil qui rentrait à flot par les baies vitrées, sur la gauche se trouvait une cuisine ouverte dont le bar servait de séparation et à droite une porte coulissante ainsi qu'un escalier qui me semblait être en verre.

Je m'avançais prudemment de peur que tout cela ne disparaisse. Les grandes baies vitrées donnaient sur une terrasse en bois d'où j'avais une vue remarquable sur la ville et la porte coulissante sur une toilette.

Je me précipitais au premier étage où je découvris une chambre mansardée avec sa salle de bain et son dressing. La salle de bain était tout particulièrement splendide avec sa baignoire balnéo, sa douche à l'italienne et le grand plan de toilette. Je savais par avance que j'allais y passer des heures. Non, vraiment, ma mère et ma tante n'auraient pu trouver mieux. Je redescendis en courant et les prit dans mes bras, les serrant le plus fort que je le pouvais.

- Doucement Nessie, n'oublie pas que tu as notre force !

- Désolé maman, je m'excusais en les relâchant.

- Visiblement, cet appartement te plaît ?

- S'il me plait ? Il est splendide ! Je sais déjà comment je vais l'aménager, je pense mettre le canapé là, leur dis-je en montrant un coin du salon, et puis une bibliothèque par…

- Oui Nessie, tout ça est bien joli, mais sans meuble, comment compte tu faire ?

Alice avait raison, les seuls meubles que j'avais étaient mon lit simple et mon armoire qui se trouvaient à la maison. Mais connaissant Alice et voyant son sourire et surtout quand je vis la tête de ma mère, je sus pourquoi elles avaient tenu à venir si tôt.

- En route ! Je criais en me précipitant vers la porte.

Nous prîmes les escaliers plutôt que l'ascenseur qui était trop long à mon goût et quelques instants après, nous étions en route vers le centre commercial. Evidemment, avec Alice, hors de question d'aller dans n'importe quel magasin !

Nous commençâmes par le salon, je choisis un canapé d'angle en cuir blanc, un meuble télé blanc avec une partie basse suspendue et une partie haute en verre ainsi que la table basse assortie et pour accompagner le tout, un tapis moderne dans les tons orange et rouge ainsi que des rideaux dans le même genre et que quelques plantes. Près de l'escalier, je voulus faire un bureau-bibliothèque. Le bureau sera gris métallisé, tout comme les deux bibliothèques qui se trouveraient entre deux fauteuils style gotique. Pour la cuisine, rien à changer, rien à acheter, tout est déjà sur place, mis à part les ustensiles, dont la plus part ne me serviraient jamais, mais il faut bien jouer le jeu des humains.

Pour la chambre, ce fut une toute autre histoire. Je n'arrivais pas à me décider entre un lit à baldaquin, un lit japonais, un lit style usine ou un lit moderne. Nous passâmes donc à la décoration, ce qui me permettrait peut-être de me décider. Je vis des rideaux qui me firent craquer et me décider sur le lit style usine. Ils étaient blanc et gris pailletés et se finissaient en frange effilée comme s'ils avaient été décousu. Les tables de chevet furent du même style que le lit et je pris un grand soin pour choisir un grand miroir ancien repeint en gris délavé. Pour les draps, Alice me força à ne choisir que de la soie et toujours de la soie. Je choisis des tons bleu et gris pour aller avec le reste de la chambre plus deux plantes pour mettre un peu de couleur.

Pour la salle de bain, Alice ne me laissa pas le choix et je dû tout refaire. Les gants, les serviettes, les peignoirs et même le maquillage alors que j'avais tout ça à la maison. Certes, ce n'était pas les mêmes choses, c'était plus neuf, plus beau et plus à mes goûts mais j'aurais pu m'en passer. Enfin, sauf quand Alice et sa folie de l'achat sont dans les parages !

Il ne restait plus que les lustres. Je pris des spots reliés entre eux par deux câbles de chaque cotés et qui traverseraient la cuisine. Pour le salon, trois suspensions en forme de cône qui auront des hauteurs différentes avec un lampadaire assorti et une lampe de chevet pour le bureau. Et pour finir avec la chambre, deux suspensions carrées en fer et en verre que je mettrais au niveau du pied du lit.

La difficulté fut de me faire livrer pour demain. Heureusement que Alice était là, sinon jamais je n'y serais arrivé. Ce fut un vrai casse-tête avec les vendeurs. Finalement nous rejoignîmes ma mère qui s'était réfugiée dans le parc du centre commercial alors qu'il fermait ses portes. Voilà une chose qui ne changera jamais, ma mère et les boutiques font dix ! Nous reprîmes la route pour rentrer et je m'endormis en quelques secondes seulement tellement j'étais épuisée.

Le lendemain, lorsque je me réveillais, il me fallu une minute pour réaliser que la journée d'hier n'avait pas été un rêve. C'est d'une humeur joyeuse que je me levais et accomplissais mon rituel. Debout devant la glace je m'observais. Mes cheveux continuaient de pousser mais plus doucement et je n'avais pas grandit ! Cette constatation me rendit encore plus heureuse et c'est en sautillant que je me rendais à la cuisine pour prendre une tasse de sang frais.

- Enfin debout la Belle au bois dormant !

- Emmet ! M'écriais-je en posant ma tasse pour pouvoir le prendre dans mes bras. Que fais-tu ici ?

- A ton avis p'tite tête ? Y a pas quelqu'un qui déménage aujourd'hui ?

- Si, moi, mais je vois pas…

- Tu crois que les livreurs vont monter tes meubles et les placer ? M'interrompt-il

Quatre heures plus tard, je me retrouvais au milieu de mon appartement remplit de carton et de vampires. Emmet n'avais pas eut tord, les livreurs avaient juste posés les cartons et étaient repartis, laissant tout au beau milieu du salon. Et je dois avouer, que toute seule, je n'étais pas prête de finir. Papa, Emmet et Jasper s'occupaient de monter les meubles, Carlisle n'avait pas pu venir à cause de son travail. Quant à moi, maman, Alice, Esmée et Rosalie, nous nous occupions de toute la décoration en attendant les meubles.

Quand on est assisté par six vampires, les choses vont très vite et en fin d'après-midi, l'appartement était impeccable, même le ménage était fait. Carlisle nous rejoignit quelques minutes après des paquets à la main.

- J'ai pensé que pour fêter, du bon sang ne serait pas de refus !

Des « super » résonnèrent dans tout l'appartement et je sortis assez de tasse pour tout le monde. Carlisle et Emmet s'éclipsèrent quelques minutes avant de revenir chargé de sac de sang.

- Tu commences les cours dans deux jours, nous avons supposé que tu voudrais t'habituer à la ville avant mais pour ça, il vaut mieux que tu es des réserves de sang.

Je les remerciais chaleureusement alors que je réalisais que la rentrée serait bientôt là et que je n'avais toujours pas pu joindre Jacob. Je m'éclipsais en douce vers ma chambre pour lui téléphoner. Après deux essais où je tombais sur le répondeur, je laissais tomber et rejoignit ma famille. Je ne comprenais pas pourquoi Jacob ne répondait pas, peut-être faisait-il une ronde ? Mais étant donné que plus aucun vampire n'était à Forks, je ne voyais pas l'intérêt. Ne plus les sentir avaient peut-être inquiété la meute et ils avaient décidé de faire une ronde par précaution ? Oui, ça devait être ça, c'était sûrement ça ! Mais pourquoi n'avais-je plus de nouvelle, pourquoi n'avais-je pas pu lui parler depuis ce baiser dans les bois ?

- QUOI ? Rugis mon père en entendant mes pensées.

Les conversations se turent et toutes les têtes se tournèrent vers moi ou mon père.

- Edward que se passe t-il ? Demanda ma mère

- Il se passe que ta fille à embrassé ce sale foutu cabot !

- Edward ! Ne parle pas comme ça de Jacob ! Tu sais que je n'aime pas ça ! Et nous en avons déjà discuté ! Ce qui est fait devait arriver un jour ou l'autre.

- Non, nous avions convenu de les laisser se voir plus souvent, c'est tout !

- Et de laisser faire les choses ! S'énerva ma mère. Elle est assez mature pour savoir ce qu'elle fait !

- Papa…

- Je ne veux pas t'entendre ! A partir de maintenant, tu iras en cours et tu rentreras directement ici, je ne veux plus que tu vois ce… Que tu le vois ! Est-ce bien clair Renesmée ?

- Oui papa, répondis-je en me faisant plus petite encore.

- Edward, intervient Carlisle. Je crois que tu te montres injuste envers Nessie. Même si elle est née il n'y a seulement 7 ans, elle a le corps ET la mentalité d'une jeune femme de 20 ans. C'est déjà exceptionnel, compte tenu des mœurs d'aujourd'hui, que ça ne ce soit pas arrivé avant. Tu n'as pas le droit de la privée d'une chose qu'elle voit chaque jour, d'une chose que tu es le premier à lui montrer. Elle aussi à le droit d'aimer et de le faire savoir. N'oublis pas qu'elle est imprégné de Jacob et peu importe ce que tu feras, tu ne pourras les séparer sans les rendre malheureux.

- Je sais que tu as raison Carlisle, mais elle reste ma fille que j'ai vu naître il y a seulement 7 ans comme tu dis. Mon devoir est de la protéger et elle n'est pas prête pour ça !

- Elle l'est Edward, sinon ça ne serait pas arrivé !

Doucement, Carlisle arriva à calmer mon père, ce fut déjà ça, mais il refusait de revenir sur sa décision de m'interdire de voir Jacob et je le savais prêt à me surveiller nuit et jour.

Les choses ne s'arrangeaient pas, pourtant, il y a seulement quelques minutes, tout était si beau ! Pourquoi avais-je pensé à ce baiser alors que ça faisait trois jours que je le cachais ? Pourquoi mon père ne comprenait pas que Jacob était tout pour moi ? Comme lui avec maman ? Et surtout, pourquoi Jacob ne m'avait toujours pas appelé et ne répondait-il pas ?