Disclaimer : Seul certains personnages m'appartiennent, les autres sont le fruit de l'imagination de J.K. Rowling.
Avertissement : Présence de langage cru, de scène de sexe et de violence. RELATION HOMOSEXUELLE et THREESOME, vous êtes prévenus.
Note : Je n'ai pas de Beta Reader pour le moment, toute proposition sera la bienvenue :)
Bonne lecture !
Chapitre 2 :
Le lendemain matin, aux alentours de 9h, Drago se trouvait dans son appartement, entrain de pianoter sur son clavier d'ordinateur. Ce dernier n'était vêtu que d'un simple bas de pyjama gris et d'un marcel blanc. Drago était un jeune homme de 24 ans, au physique avantageux. Il le savait, de ce côté-là la nature l'avait gâté. Il possédait des cheveux incroyablement blonds, si blonds qu'ils paraitraient presque blancs sans leurs reflets dorés. Ainsi qu'un magnifique regard pénétrant, et envoutant, de couleur bleu-gris. Carla avait souvent dit qu'il fallait se méfier de lui, car ses yeux avaient deux couleurs. Drago était un garçon d'assez grande taille, mais finement musclé et quasiment imberbe.
Bien que la nature lui ait fait don d'un physique tout à fait appréciable, elle due surement oublier de donner au blondinet, une famille unie et aimante. Drago était le fils unique d'un riche et puissant homme politique, Lucius Malfoy. Il n'avait jamais vraiment fait attention à son fils, comme si ce dernier avait été une erreur dans sa vie, un obstacle à son ascension dans le monde politique.
Quant à sa mère, Drago avait appris qu'elle trompait son père à l'âge de 11 ans. Il s'était toujours demandé pourquoi son père ne l'avait jamais quittée, ou bien s'il s'était seulement rendu compte de l'adultère dont il était victime. Enfin « victime » est un bien grand mot quand il s'agit de Lucius Malfoy, et Drago était sur que s'il n'était pas tant consacré à son travail il l'aurait remarqué depuis longtemps, et aurait certainement fait la même chose de son côté.
En somme Drago fut élevé dans le silence, la discipline et les non-dits. Et le discret petit garçon qu'il était, devint ce qu'il était destiné à devenir : un jeune homme fêtard, d'une grande classe mais adepte de toute sorte de substances illicites, et collectionneur de femmes.
Soudain, la sonnette retentit et Drago se leva pour aller ouvrir. Un visage familier apparut devant lui.
« - Bonjour Drago….fit l'homme aux cheveux noir devant lui, la voix pleine de sarcasme.
- Keitel…Qu'est ce qui vous amène ici ? demanda Drago d'une voix distante et froide. »
Dan Keitel. La quarantaine, les cheveux gras, aussi sombres que ses yeux, et une vilaine balafre sur la joue droite. Keitel était un dealer connu dans la région et bien au delà, certains disaient même que Keitel dirigeait également un réseau de prostitués et de trafic d'armes. Drago avait plusieurs fois eu affaire à lui, mais il le connaissait surtout par le biais de Harry qui s'embarquait souvent dans des affaires peu sure avec l'homme. Un homme imposant, avec beaucoup de prestance, souvent vêtu d'un costume noir.
Il haussa les sourcils, l'air faussement offensé.
« Tu ne m'invites donc pas à entrer ? »
Drago se décala pour laisser entrer Keitel avant de refermer la porte.
« - Très bel appartement…dit-il en passant son doigt sur un des bibelots présents dans la pièce.
- Ne comptez pas sur moi pour vous proposer un café. Qu'est ce que vous voulez ?
- Bien ! Puisque monsieur Malfoy veut aller droit au but, je vais lui dire ce que je veux. Je veux mon argent. Alors tu diras à ton pote Potter que s'il ne me rend pas très vite tout le fric qu'il me doit, il ira bientôt rejoindre son cher père ….fit Keitel, la voix menaçante.
- C'est bon pleurez pas, vous le reverrez votre fric. C'est pas comme si c'était ce qu'il vous manquait. Il doit vous en rapporter pas mal votre troupeau de putes. Et vos pistolets mitrailleurs, MP5… ? Ca doit coûter cher ces trucs là non ?
- Tu nages en plein délire Malfoy. Mais crois moi, si j'avais des MP5 sous la main, je suis prés à parier que ton cher père serait le premier à accourir pour me supplier de me lancer dans la contrebande, afin de lui ramener des jolis pistolets, et de toucher la moitié des bénéfices . Et je suis sur que même dans ce charmant appartement se cache des petits trésors, illégalement acquits, et qui ont surement coûté une main à un petit soldat africain. Alors ne vient pas me faire de leçon de morale. »
Drago plongea ses yeux dans ceux de Keitel, son regard se fit plus dur. Il ne pouvait rien dire. Keitel eu un sourire satisfait.
« Bien. Tout ce que tu as à faire, c'est de prévenir Potter. Je te conseil de ne pas oublier. »
Il se retourna et quitta l'appartement. Drago soupira, mais putain où est ce que Harry s'était encore fourré.
Ce sont les rayons du soleil qui réveillèrent Harry ce matin là. Il avait une fois de plus oublié de fermer les volets. Ses yeux s'ouvrirent doucement, et il se retourna dans son lit. Le visage encore endormi de Ginny se dessina devant lui. Elle était si belle. Un visage presque angélique. En la voyant comme ça, nul n'aurait pu se douter de la vraie nature de cette jeune femme.
Ses cheveux roux entouraient son visage, brillant sous les rayons du soleil. Le regard d'Harry se dirigea alors vers ses lèvres roses et pulpeuses, un véritable appel à la luxure se dit-il.
Il se leva alors doucement, prenant garde de ne pas la réveiller. Le réveil affichait 10h12.
Il se prépara un café et alla sur la terrasse profiter de la fraicheur du matin. Il but une première gorgée brulante qu'il sentit descendre le long de sa gorge.
Harry avait passé la nuit à faire l'amour avec Ginny. Et voila qu'elle se trouvait dans son lit, entrain de dormir paisiblement. Harry ne savait combien de temps elle resterait. Mais il avait l'impression d'avoir fait un bon sept ans en arrière. Ginny et lui, en colocation, à l'époque ou tout n'allait encore pas si mal. Des flashs lui revenaient en tête. Le jour où ils visitèrent l'appartement. L'appartement encore vide, les diner en tête à tête au milieu des cartons, les parties de jambes en l'air dans la douche….
Bien sur l'appartement dans lequel il vivait à présent n'était pas le même qu'il y a sept ans.
Ginny l'avait revendu le jour où Harry était rentré en prison.
Soudain l'objet de ses pensées fit son apparition dans la cuisine. Harry avait bu la moitié de sa tasse sans même s'en rendre compte. Il quitta la terrasse pour rejoindre Ginny dans la cuisine.
« - Bonjour…dit-elle d'un ton légèrement endormi. Bien dormi ? Un sourire se dessina sur son visage.
- Oui, merci, fit Harry en répondant brièvement à son sourire. Un café ?
- S'il te plait, oui. »
Harry lui servit alors un café, et lui tendit la tasse avant de s'allumer une cigarette, et d'en proposer une à Ginny qu'elle accepta bien volontiers. Bien qu'il aient passé une bonne partie de la nuit à s'envoyer en l'air, et ça en toute sobriété, l'ambiance était tendue, aucun des deux ne savait quoi dire. Par quoi commencer.
« - Pourquoi es-tu revenue ? demanda Harry, les sourcils froncés d'incompréhension.
- Tu me manquais. Je t'aime Harry, et je sais que toi aussi. Après toutes ces années, et tout ce qu'on a vécu, ta façon de me faire l'amour est toujours la même, toujours aussi intense, passionné.
- Tous ce qu'on à vécu hein…Répondit Harry amèrement.
- Quand es-tu sorti de prison ? Demanda Ginny de but en blanc.
- Il y a un an et demi environ. J'ai été condamné à 5 ans ferme mais ils m'ont libéré au bout de deux ans et six mois pour bonne conduite. »
Son ton était glacial, tout comme son regard. Une lueur de défi brillait dans ses yeux, lueur que Ginny se ne gênait pas pour lui renvoyer.
L'année de ses vingt ans, Harry avait eu une violente dispute avec Ginny à propos de son mannequinat. Sous l'effet de la colère et surement celui de la drogue, il l'avait frappé violement. Il avait alors quitté leur appartement s'était rendu chez un ami à lui.
Quelques jours plus tard, Harry, ce garçon en question et d'autres amis à eux, devaient transporter une importante quantité de cannabis. Seulement, ils leur fallaient un plus gros véhicule que leur voitures d'occasion. Ils volèrent alors un camion en pleine nuit, devant une entreprise qui fabriquait des biscuits.
Ginny, au courant de leur plan, et assoiffée de vengeance, prévint la police. Heureusement le camion était encore vide. Les cinq jeunes hommes furent arrêtés et jugés, après avoir été mis en liberté conditionnelle pendant cinq mois.
Harry passa alors deux ans et demi en prison, puis fut relâché pour bonne conduite. Mais ce qu'Harry avait vécu en prison, il l'avait gardé pour lui. Sa mère n'était pas souvent venue le voir au parloir, et ne lui avait écrit qu'une seule lettre, elle avait toujours était déçue de ce qu'était devenu son fils.
Seul Drago ne l'avait pas lâché. Ils s'étaient rencontrés 2 ans auparavant, et ce dernier avait toujours était là pour lui. Il lui écrivait des lettres régulièrement, et venait parfois le voir au parloir pour lui apporter des vêtements, à manger…
Quant à Ginny, elle lui avait écrit une seule lettre, que Harry avait hésité à déchirer rien qu'en voyant le nom apparaitre sur l'enveloppe. Dedans elle disait qu'elle partait dans l'Oregon chez sa grand-mère, qu'elle en avait marre de cette vie... Et qu'elle l'aimait.
« - Tu n'as eu que ce que tu méritais, fit la voix tranchante de Ginny.
- La ferme Ginny ! il tira une longuement sur sa cigarette. Tu n'as même pas idée de ce que j'ai pu vivre en prison.
- Racontes moi, dit-elle, avide de savoir.
- Dans tes rêves ! »
Il posa violemment sa tasse sur le comptoir, écrasa sa cigarette à moitié consumée dans le cendrier, et alla s'enfermer dans la salle de bain en claquant la porte. Deux minutes plus tard, Ginny entendit l'eau couler.
Ginny se rendit dans la salle de bain juste après Harry. Se dernier alla dans sa chambre s'habiller, lorsqu'il entendit quelqu'un sonner. Il fut content de voir Drago sur le pas de sa porte et l'invita à entrer.
« - Où est Ginny ?
- Dans la salle de bain. Tu veux un café ?
- Non, merci. Alors ?
- Alors quoi ?
- Je parie que vous avez couché ensemble…
- Bien vu blondinet.
- Harry !
- Drago ! imita le brun sarcastiquement.
- Je suis sérieux.
- Justement c'est ça ton problème ! Mais enfin qu'est ce que tu voulais que je fasse ? Cette fille…Elle est….démoniaque. Je pouvais décidément pas résister ! J'aurais bien voulu t'y voir toi !
- Mais alors…tu lui as pardonné ? »
Harry soupira longuement.
« - Tu sais Drago, quelque par, elle aurait aussi bien pu porter plainte pour violence conjugale. J'aurais écopé de la même peine. Bon c'est vrai surement moins….Mais qu'importe,
- J'aurais eu tellement honte de rentrer en prison pour ça ! Encore plus que pour vol, et elle le savait. C'est pourquoi elle ne l'a pas fait. Je sais que pour beaucoup de gens, ce qu'elle a fait c'est quelque chose d'impardonnable, et ces gens ont surement raison….je crois que je l'aime autant que je la déteste. Je pourrais jamais l'oublier Drake ! Alors autant prendre du bon temps, et ne plus vivre dans le passé.
- Je n'arrive décemment pas à te comprendre…
- Je n'ai pas ta fierté Drake.
- Cette fille, elle t'attirera avec elle jusqu'en enfer.
- Si en enfer toutes les filles sont comme elle je dis pas non ! Plaisanta Harry, ce qui lui valu une tape derrière la tête. »
Les deux jeunes hommes allèrent s'assoir dans le salon, et s'allumèrent chacun une cigarette.
« - Keitel est venu me voir ce matin. Il veut que tu lui rendes son argent, et vite.
- Putain mais pourquoi est ce qu'il ne vient pas directement me voir ?
- Je ne sais pas, peut être qu'il veut te montrer qu'il sait à qui s'en prendre au cas où…
- Dis pas de connerie !
- Combien tu lui dois ?
- 3 000 dollars.
- Tu les as ?
- Oui, à la fin de la semaine j'aurais tout récupéré.
- Il a dit que tu avais trois jours.
- Ok, ok très bien…soupira Harry. Je me débrouillerais t'en fais pas.
- A qui dois-tu de l'argent ? »
Ginny venait de faire son apparition dans le salon, uniquement vêtue d'une serviette blanche, les cheveux trempés.
« - A personne, ne t'occupes pas de ça, répondit Harry.
- Salut Ginny, fit Drago.
- Salut joli blond. »
