Disclaimer : Seul certains personnages m'appartiennent, les autres sont le fruit de l'imagination de J.K. Rowling.

Avertissement : Présence de langage cru, de scène de sexe et de violence. RELATION HOMOSEXUELLE et THREESOME, vous êtes prévenus.

Note : Je n'ai pas de Beta Reader pour le moment, toute proposition sera la bienvenue :)

Le titre de ce chapitre est une chanson de Ben Harper et correspond à la musique joué par Drago à la guitare dans ce chapitre

Et enfin, bonne lecture !

Chapitre 3 : Jah work

20h30, appartement de Drago. Celui-ci avait invité Harry et Ginny à diner. A la fin du repas, Ginny sortit de table pour aller aux toilettes. Drago profita alors de ce moment seul avec Harry.

« - Suis moi vieux, faut que je te montre quelque chose…

- Venant de toi je m'attends à tout, ricana Harry. »

Ils se levèrent de table et se rendirent dans la chambre de Drago. Ce dernier ouvrit un placard, et en sortit une mallette en fer. Il la posa sur son lit avant de l'ouvrir et d'en sortir un pistolet. Harry eu un petit sourire satisfait. Il savait qu'en plus d'être un collectionneur de femmes, son meilleur ami était un grand collectionneur d'armes à feu. Et sa dernière trouvaille était un vrai petit bijou.

« - Colt 45, le mythe américain, dit fièrement Drago. Ça a été le pistolet de l'armée américaine pendant plus de soixante-dix ans ! Un calibre de 11.43mm. C'est pas le plus rapide des pistolets, mais c'est une vraie pièce de collection !

- Combien est-ce qu'il pèse une fois chargé ?

- Un peu plus d'un kilo, 1.2 il me semble. »

Harry le prit dans ses mains, visiblement intéressé, et admiratif devant la nouvelle trouvaille de son ami.

Ce qu'ils ignoraient tout les deux c'est que Ginny les observait silencieusement dernière la porte entre-ouverte. Après en avoir assez vu, elle regagna la salle à manger, et fut rapidement suivit des deux garçons.

« - Merci pour ce repas Drake…dit Harry.

- Je t'en pris ça m'a fait plaisir. »

Harry semblait réfléchir, il reporta son attention sur Ginny.

« - Dis moi ma belle, tu ne touches plus à la drogue depuis ton séjour chez ta grand-mère n'est ce pas ?

- Oh eh bien….disons que….Enfin, tout ce qui est drogues dures, ça je prends plus. Mais, un petit joint de temps en temps ça ne peut pas faire de mal…

- Ça me donne une idée…fit Harry. Ça vous dit de faire un tour en ville ? »

Vingt minutes plus tard, les trois jeunes gens se trouvaient devant un ancien salon fumoir du XXe siècle, devenu un bar où circulait toujours Marijuana, Salvia, Opium, et autres substance plus ou moins illicites…

A l'entrée, sur leur droite, se trouvait un bar tenu par un homme d'âge mur, mais très séduisant, et tout à fait bien conservé pour son âge. Une odeur d'encens régnait dans la pièce, mélangée à une subtile odeur de cannabis provenant des pièces voisines. La lumière était tamisée, et sur la gauche plusieurs sofas étaient disposés en cercle au centre duquel se trouvait une table basse en bois. Chaque pièce était séparée par un rideau de perle. Une jeune femme accompagna alors notre trio dans une des salles déjà occupée par plusieurs clients. Ils s'installèrent sur des coussins moelleux dans les tons de violet qui jonchaient le sol. On vint leur servir quelques verres.

« - Il faudrait que tu songes à te retrouver un boulot Ginny…

- Oui je sais, mais ne parlons pas de ça maintenant. Ce soir on s'amuse ! »

On approcha un tube en verre de la bouche de Ginny, celle-ci l'alluma et prit une longue inspiration avant de recracher un nuage de fumée opaque. Elle passa le tube à Harry qui l'imita, puis Drago. Un sourire satisfait se dessina sur chacun de leur visage. Ils étaient heureux de se retrouver, après toutes ces années.

« - Je pense que… nous pourrions être les maitres du monde… déclara Ginny.

- On ne peut pas être maitres du monde à trois, on finirait par s'entretuer, répondit Drago. Surtout nous, tellement attirés par l'argent, le pouvoir. »

Drago Ricana légèrement, se moquant de lui-même. On leur apporta un narghilé, dont ils ignoraient la contenance. Harry empoigna le tube le premier, et aspira fortement. Avant de recracher la fumée.

« - L'incarnation même des péchés capitaux. L'orgueil et l'avarice pour Drago, dit Harry.

- La colère et la luxure pour Ginny, fit Drago.

- Et L'acédie et la gourmandise pour Harry. Mais attention, pas la gourmandise au sens moderne, la gourmandise impliquant l'idée de démesure et d'aveuglement, déclara Ginny sur un ton accusateur.

- Il en manque un, murmura Drago.

- L'envie, répondit Ginny.

- Le péché de tout être humain, ricana Harry.

- Ah que l'humanité est belle ! S'exclama Drago en toute ironie.

- Mon père disait toujours que l'homme est son unique prédateur sur Terre, et ça, uniquement car nous avons une vie sociale, dit Harry.

- Et ton père avait raison, répondit Drago. Tout tourne autour de l'argent de nos jours, de la popularité. Et nous nous sommes pitoyablement laissé entrainer dans cette spirale infernale.

- Je me demande bien comment le monde serait si tous les comptes en banque étaient remis à zéro. Nous serions tous égaux. »

Le narghilé commençait à leur monter à la tête. Ils se sentaient bien, détendus, perdus dans leurs pensées et leurs réflexions sur le monde. Trois jeunes adultes, encore des adolescents à la recherche d'eux même, et du sens de la vie. Des questions qui tournent dans leur tête encore et encore, ils se demandent s'ils sont les seuls à se les poser.

« - Vous pensez que nous sommes encore des adolescents ? demanda Drago.

- Bien sur, répondit Ginny. Être adulte c'est quoi ? C'est ne plus se poser de question sur le monde, sur la vie. Et suivre comme un gentil petit mouton. Je ne veux pas vieillir. Et je sais que je ne serais jamais vieille. ..Comment souhaiteriez-vous mourir ? »

Les garçons ricanèrent. Ils ne prirent pas sa question au sérieux. Harry répondit.

« - D'une overdose de cocaïne.

- D'un arrêt cardiaque suite à un orgasme, continua Drago. Et toi Ginny ?

- Assassinée. »

La réponse de Ginny plongea les trois jeunes gens dans une profonde réflexion. Quelques minutes plus tard, Drago remarqua une guitare sèche posée dans un coin de la pièce, surement pour la déco mais qu'importe, il se leva difficilement, et alla prendre la guitare. Il retourna s'assoir en face de ses amis, et caressa les cordes, l'esprit un peu embrouillé. Drago adorait la musique , dans son enfance il avait appris à jouer de toute sorte d'instrument. Et le seul auquel il avait continué de jouer en grandissant était la guitare, son instrument préféré.

Après s'être familiarisé avec les cordes, Drago fit quelques accords, puis commença une douce mélodie. Douce mais entrainante, un mélange de reggae et de musique orientale sur les premiers accords. Ses deux amis l'écoutaient avec attention. Après quelques minutes, Ginny se leva. Une fois debout elle ferma les yeux. Et se laissa entrainer par la musique. Elle commença par bouger sensuellement son bassin de droite à gauche, au rythme de la mélodie. Elle leva les bras, les mains au dessus de sa tête. Et elle se laissa emporter par la musique, se déhanchant gracieusement sans remarquer le regard des deux garçons posé sur elle.

Harry et Drago avait rarement vu quelque chose d'aussi sensuel. Ginny semblait comme dans sa bulle, plus rien autour n'existait. Et cet effet était renforcé par la drogue qu'elle avait inhalée.

Après un moment qui paru des heures aux trois jeunes gens, et un certains nombres de joints grillés, leur vue commençait à s'assombrir, plus rien n'était clair dans leurs esprits.

Harry commanda alors trois pipes à opium, chacun fuma la sienne et ils s'endormirent tous les trois paisiblement, sur les coussins disposés au sol.


Le lendemain, en fin d'après midi, le beau temps n'était pas au rendez vous. Il pleuvait des cordes, le ciel était d'un gris sombre, les voitures entassées sur la route klaxonnaient à n'en plus finir. Harry, marchait rapidement, le haut de son visage caché par la capuche d'un blouson noir. Il arriva à destination et retira sa capuche.

La porte d'entré de l'immeuble était ouverte. Il pénétra donc dans le hall et grimpa les escaliers, l'ascenseur étant constamment en panne. Il arriva devant une lourde porte coulissante en fer. Le nom sous la sonnette indiquait : Phil Douglas. Harry appuya sur le bouton.

« - C'est ouvert, indiqua une voix froide depuis l'appartement. »

Harry attrapa la poignée et fit glisser difficilement la porte, il entra dans l'appartement et referma bruyamment la lourde porte. Le loft dans lequel il se trouvait comptait plusieurs colonnes en fer, il y avait un coin cuisine américaine sur sa gauche, et sur sa droite le coin salon, composé de plusieurs canapés et fauteuils blancs, autour d'une table basse en verre. Un homme était assi dans un des fauteuils, un verre de whisky à la main. L'homme était vêtu d'un costume aussi noir que ses cheveux gras.

« - Harry ! Je t'attendais….

- Bonjour Dan. Fit Harry en allant s'assoir en face de l'homme. Je suis venu vous apportez le fric.

- Qu'elle bonne nouvelle ! déclara Keitel, un sourire hypocrite collé sur le visage. »

Harry sorti une liasse de billets de sa poche et la posa sur la table.

« - Trois mille dollars, indiqua calmement Harry.

- Mais j'y compte bien, répondit Keitel sans se défaire de son sourire. Je te serre un verre ?

- Oui, merci, dit Harry en retirant son blouson mouillé. »

Keitel se leva, alla chercher un verre et le rempli du même liquide ambré qui emplissait son propre verre. Il l'apporta à Harry qui but une première gorgée.

« - Il est très bon.

- Saches que je ne bois que du bon whisky.

- Me voila rassuré, fit Harry plein d'ironie. »

Un silence gênant s'installa alors entre les deux hommes. Harry se concentrait sur le contenu de son verre tandis que Keitel ne cessait de le fixer, comme plongé dans de profondes réflexions. Il se racla la gorge.

« - Harry, je dois te parler de quelque chose. Comme tu le sais, Il y a maintenant un an que je suis à la tête de l'ITT corporation, et tu sais aussi que cette entreprise pratique le trafic d'armes avec certain pays d'Europe et la Chine. Je suis actuellement en association avec La Fabbrica d'Armi Pietro Beretta, une des principales fabriques d'armes Italienne et Heckler & Koch, une firme allemande. Dans la mesure où on ne peut faire confiance à personne dans ce bas monde, c'est moi qui gère les exportations vers l'Europe et la Chine. Seulement voilà, le gouvernement a besoin de moi dans une opération qui vise à éliminer une armée de rebelles en Ukraine. Et je ne pourrais pas m'occuper des exportations d'armes dans ce pays, pendant cette période.

- Mmh mmh… je vois…Alors vous vendez des armes aux rebelles et le gouvernement vous engage pour qu'ils ne s'en servent pas. Bien joué.

- Harry. Il faut que tu reprennes le contrôle des exportations d'armes vers l'Europe. Il ne faut pas que ça s'arrête !

- Je suis désolé mais c'est impossible.

- Comment ça impossible ? Ricana Keitel. Harry, après tout ce que j'ai fait pour toi il me semble que tu m'es redevable. Tu veux jouer dans la cours des grands maintenant n'est-ce pas ? Dis moi, depuis combien de temps on se connaît ? Qui t'as protégé ? Qui s'est occupé de toi ?

- Avec les problèmes que j'ai eus avec la justice, j'essaie seulement de ne pas me faire remarquer.

- Mais tu ne te feras pas remarquer ! Le gouvernement sait que je suis à la tête de L'ITT. Il sait qui je suis, ce que je fais. Seulement ils ne viennent pas me chercher des poux, et tu sais pourquoi ? Parce qu'il me considère comme un piège à rats ! Sais-tu combien de petits dealers de cités ils ont attrapé grâce à moi ? Des petits dealers qui venaient marchander avec moi, des revendeurs d'armes, qui pratiquaient leur métier illégalement. Et puis…je sais que tu as toujours était attiré par les armes Harry….Ton père était comme toi. Il avait aussi ce goût prononcé pour les armes à feu. Tu pourrais t'en procurer des merveilleuses… »

Harry resta silencieux quelques instant, plongé dans ses pensées.

« - Il faut que je réfléchisse.

- Alors réfléchis ! Mais réfléchis bien Harry. C'est peut être la chance de ta vie. »

La chance de ma vie hein…j'ai déjà entendu ça quelque part…Pensa amèrement Harry.

Il quitta l'appartement de Keitel troublé par sa proposition. Harry enfila son blouson et sortit de l'immeuble sous la pluie qui tombait encore, claquant violemment sur le sol. Une odeur de béton mouillé se rependait dans l'air, Harry grimaça, et s'élança sur les pavés sombres.


Dans l'appartement d'Harry, Ginny était tranquillement entrain de cuisiner un délicieux plat pour Harry et elle, vêtu en tout et pour tout d'un ensemble de souvêtements bleu nuit, s'accordant parfaitement avec ses yeux. Quand elle entendit Harry entrer.

« - Salut beau brun…

- Salut Gin ', répondit Harry en enlevant son blouson trempé. »

Harry entra dans la cuisine et laissa son regard suivre les jolies courbes du corps de Ginny. Il la trouvait tout simplement sublime. Il s'approcha d'elle, posa ses mains sur ses hanches et colla son torse contre son dos nu.

« - Rrhh…tu as les mains froides, gémit-elle

- Et toi le corps si chaud…la taquina Harry sans ôter ses mains. »

Il approcha sa bouche d'une oreille de Ginny et murmura :

« - Cet ensemble te va très bien.

- Contente que ça te plaise…

- Qu'est ce que tu nous prépares ?

- De véritables lasagnes à la bolognaise italienne, répondit fièrement la rouquine.

- Tu sais cuisiner maintenant ?

- Tu verras quand tu gouteras à mes lasagnes tu ne te poseras même plus la question !

- Mmmhh….La seule chose que j'ai envi de manger ce soir c'est toi… »

Harry pencha sa tête dans le cou de Ginny et mordilla sa peau, avant de la sucer légèrement. Ginny eu un sourire satisfait, elle se retourna et plongea son regard dans celui d'Harry. Elle lui retira son t-shirt humide et colla son torse au sien, frissonnant au contact de leur deux corps.

Harry, impatient, l'attrapa par les hanches et la souleva pour l'assoir sur le plan de travail. La rouquine fit descendre ses mains le long du torse d'Harry qui avait déjà la chair de poule. Elle s'arrêta au niveau de la ligne de poils brun qui partait du nombril d'Harry jusqu'à son pubis, et les enroula autour de ses doigts, s'amusant à faire languir Harry qui n'avait qu'une envie, sentir les doigts habilles de Ginny sur son sexe. Mais il était trop gourmand et trop impatient au gout de Ginny. Alors elle continua ses lentes caresses, attentive au moindre gémissement, au moindre soupire.

Son autre main caressait la nuque du brun, elle fit alors glisser ses ongles le long de son dos jusqu'au haut de ses fesses. Harry frissonna, sans quitter des yeux le visage de Ginny.

Celle-ci pencha légèrement la tête afin d'atteindre le téton gauche de Harry qu'elle taquina avec sa langue, Harry adorait ça et elle le savait. Un soupire de bien être et d'excitation vint confirmer ses pensées. Une de ses mains continua sa route et se faufila sous le pantalon, puis le caleçon d'Harry et caressa ses fesses fermes, avant de se diriger vers l'avant et d'attraper fermement son sexe chaud et dur. Un gémissement rauque s'échappa de la bouche d'Harry.

Ginny plongea son regard dans le sien, un regard empli de désir, avec une pointe de défi. Harry ne put s'empêcher de l'embrasser. Un baiser tendre, et empli d'amour. C'était la première fois qu'il l'embrassait comme ça depuis qu'elle était revenue. Il aimait tant le contact de ses lèvres douces et pulpeuses. Ginny mit fin au baiser et défit le pantalon d'Harry avant de le faire glisser le long de ses jambes, rapidement suivit de son caleçon pour pouvoir admirer librement la verge tendue de son homme. Elle passa sa langue sur ses lèvres avec malice.

Harry quant à lui, caressait doucement le dos de Ginny et vint dégrafer son soutien gorge. Il lui retira lentement, et le laissa tomber au sol. Il passa ses mains sur les seins de Ginny, caressant la peau douce.

Puis soudain, Harry la souleva pour la déshabiller entièrement. Sans lui laisser le temps de réagir, il effleura de ses doigts le sexe de Ginny, impatient, et surtout très excité. Celle-ci s'accrocha à la nuque de son amant en sentant deux doigts la pénétrer brutalement. Un troisième doigt rejoignit rapidement les deux autres.

« - Han putain….Harry…

- C'est bon ?

- Oh oui…

- Tu en veux encore ?

- Putain oui !

- Comme tu voudras… »

Et Harry la pénétra d'un coup sec, accompagné d'un gémissement rauque. Il entama de long va et viens puissants et langoureux.

« - Mmmh….mon amour…c'est si bon d'être en toi… »

Ginny pencha sa tête en arrière, s'abandonnant dans les bras du brun. Ce dernier la tenait fermement contre lui, embrassant son cou offert.

Ils firent l'amour pendant de longues minutes, les lasagnes à la bolognaise déjà bien loin dans leurs esprits.

A suivre ...