Chapitre 6 : Gène et un peu d'histoire.

Séverus ne pouvait ôter son regard de la jeune femme. Celle-ci était à la fois gênée et attirée par ses lèvres. Il s'apprêtait à l'embrasser quand il se remémora les paroles de Lliane. Il y avait ce Ludo. Elle devait surement être très proche de lui voir l'aimer. Il se releva d'un mouvement brusque.

_ Evitez de laisser traîner la couverture ! Cela évitera de provoquer des accidents !

Elle voulut ouvrir la bouche pour répliquer mais un regard noir lancé par Séverus l'en dissuada.

_ Bien rhabillez-vous. Votre tenue est indécente !

Il était redevenu un homme froid. Lliane dut retenir ses larmes. Comment peut-il changer aussi vite de comportement ?

Elle se leva et s'habilla sous le regard en apparence indifférent de notre maître des potions.

*Ne craque pas mon vieux ! Tu ne vas pas te laisser embobiner par un joli minois !*

_ Tachez de rester a votre place ce soir ! Je ne tiens pas à payer pour votre attitude ! Et arrêtez de me regarder avec ce visage larmoyant ! Vous ne pensez tout de même que cela peut me faire quelque chose ?

_ Vous n'êtes qu'un idiot !

Il s'avança vers elle fulminant. Il la saisit par les poignets et la força à le regarder. Il s'apprêtait à lui faire ravaler ses paroles quand il vit son visage ruisselant de larmes. Il sentit son cœur se serrer.

*Ne craque pas ! Ne craque pas ! Ce n'est qu'une petite peste qui joue avec tes sentiments !*

Il lui lâcha les poignets mais au lieu de s'éloigner d'elle il passa sa main sur la joue de Lliane et sécha ses larmes du revers de l'index. Elle se jeta dans ses bras et pleura tout contre son torse. Il resta les bras ballants. Il n'avait pas l'habitude que de jeunes femmes viennent pleurer dans ses bras. Elle s'écarta de lui quand ses pleurs furent calmés.

_ Pardon

Elle lui sourit tristement et cela brisa le cœur de ce dernier.

*Merde dans quelle situation me suis-je encore fourré ? Si vous étiez vivant Albus je vous le ferai payer*

Il se reprit. Il ne devait pas se laisser aller !

_ L'incident est clos.

En se laissant aller il mettait leur vie à tous les deux en danger. Il reprit place dans le canapé et continua la lecture de son livre.

_ Puis je vous poser une question ?

Il soupira mais consentit de mauvaise grâce à interrompre sa lecture.

_ Je vous écoute…

_ Vous n'avez jamais eu envie de vous rebellez ? De ne pas obéir aux ordres ?

_ Non. Je ne vois pas pourquoi. On me dit j'obéis.

_ On croirait entendre un robot ? N'avez-vous jamais ressentit quelque chose ? N'avez-vous donc pas de sentiments ? N'avez-vous donc jamais éprouvé autre chose que la haine ou la colère ?

Il songea à Lily, son rayon de soleil. Elle était morte par sa faute. Il avait été poussé par la jalousie et la colère. Il songea avec tristesse à son sourire, a leur enfance, leur adolescence et puis finalement le fait qu'il vivait alors qu'elle était morte par sa faute c'est presque comme s'il l'avait tué de sa main.

_ Est-ce que sa va ? Je suis désolé si je vous aie rappelé de mauvais souvenirs.

Il sortit de ses pensées et vit le regard triste de la jeune femme.

*Pourquoi est elle obligée de me faire ce regard ?*

Il se murmura pour lui-même.

_ Tu lui ressemble beaucoup.

_Pardon ? A qui je ressemble ?

Il avait parlé plus qu'il n'avait murmuré

_ A personne, vous avez du mal comprendre.

Elle comprit que c'était un sujet sensible.

_ Je ne voulais pas vous faire de peine.

Il se sentit déstabilisé par l'attitude de la jeune femme. Une fois elle était agressive et la fois suivante elle était compréhensive et désolée.

_ J'ai du mal à vous comprendre mademoiselle. Vous vous montrez compréhensible envers moi alors que vous aves toutes les raisons de me haïr. Je vous ai enlevé, j'ai tué votre oncle et votre tante, vous êtes forcé de vous marier avec moi sachant que j'ai presque le double de votre âge et que le mariage sorcier ne peut être dissous que par la mort d'un des deux époux. De plus vous êtes obligée de vous cacher sous l'apparence de votre cousine. Je suis responsable de vos malheurs et vous me plaignez.

Elle s'avança et s'agenouilla devant lui.

_ Parce que j'ai comprit que sous cette carapace se cacher un être fragile mais qui a peur de ses sentiments. C'est pour cela que vous apparaissez toujours avec cet air froid et distant. Vous avez du souffrir de la perte de … Lily, c'est comme sa qu'elle s'appelait non ?

Il lui lança un regard interrogateur.

_ Hermione m'a expliqué toute l'histoire.

Il soupira.

_ Miss je sais tout n'a pas sa langue dans sa poche.

_ Vous n'êtes pas obligez de faire semblant avec moi, je sais que vous êtes obligé de jouer un rôle devant le Lord.

_Pourquoi ferais je une différence ?

_ Vous n'avez donc eu aucun scrupule à assassiner froidement votre directeur ? Le seul qui vous a fait confiance aveuglément ?

Il sentit comme une blessure se rouvrir. Il redevint froid et cassant.

_ Vous ne connaissez rien de l'histoire ! Ne parlez pas de ce que vous ignorez !

_ Alors sortez moi de l'ignorance.

Il rit doucement.

_ Vous n'êtes pas la cousine d'une miss je sais tout pour rien.

_ C'est de famille

Il lança un sort pour qu'elle retrouve son apparence première. Ses traits devinrent plus féminins, sa bouche s'arrondit, son menton s'allongea et elle prit quelques années de plus.

_ N'oubliez pas de me rappelez de vous retransformez dans une heure.

Elle se redressa d'un bond.

_Une heure ? Ne m'obligez pas à y retourner je vous en prie ! Je ne supporte pas leurs regards !

_ Nous n'avons pas le choix. Je ne tiens pas à me faire avada kedavriser par votre faute !

_ Vous ne pensez donc qu'a votre petite personne ?

Il se redressa à son tour. Il avait une bonne tête de plus que Lliane.

_ Réfléchissez un peu idiote ! Si je ne suis plus là qui s'occupera de vous ? Il trouvera un autre mangemort qui lui n'aura aucun scrupule à vous mettre dans son lit. Vous ne semblez pas vous rendre compte de votre chance !

Lliane fut secouée par les paroles du maître des potions. Elle murmura.

_ Je suis désolée.

_ Finalement vous ne ressemblez pas tellement à Hermione. Elle aurait compris son intérêt !

_ Je n'ai pas l'habitude de penser comme les mangemorts ! Tout ce monde est nouveau pour moi ! J'ai beau en avoir entendu parler, je n'aie jamais vécue dedans. Je suis une moldue, vous vous rappelez ? Je n'ai aucun moyen de défense ! La seule chose qui me reste est la parole !

Elle éclata en sanglots sur ces dernières paroles.

_ Tachez de ne pas en faire trop usage ou ce que vous avez subit ce matin ressemblera à une caresse.

Il était redevenu distant. Il agissait dans l'intérêt de la jeune femme. S'il se montrait compréhensif avec elle, elle risquait de se laisser aller et d'affaiblir sa vigilance.

_ Allez prendre une douche et vous préparez dans la salle de bain. Cela vous changera les idées. Tachez d'être prête dans une demi-heure.

Lliane se laissa aller sous le jet d'eau brulante. Elle prit le temps de se préparer. Elle apperçut alors une quantité impressionnante de cosmétiques. Elle mit de l'ombre à paupières, du crayon noir pour renforcer ses yeux noisette et mit un rouge à lèvres discret. Elle se rendit compte que ses vêtements avaient disparus. Elle pesta :

_ Je vais devoir sortir en serviette ! Non pas question !

Elle passa une serviette autour de sa taille et entrebâilla la porte. Séverus s'était assoupit dans le canapé. Elle prit la décision de se faufilé jusqu'à l'armoire sur la pointe des pieds. Elle y choisit une robe ivoire avec des gants assortis et des chaussures à talons assortis apparurent. Elle choisit les sous vêtements les moins afrivollants de la pile.

Elle voulut retourner dans la salle de bain pour enfiler la robe mais quand elle se retourna elle vit une créature entrain de ranger les affaires dans la chambre. De surprise elle poussa un cri et laissa tomber sa serviette, se fut à ce moment là que Rogue choisit d'ouvrir les yeux…