Chapitre 9 : Premier baiser.
Celle-ci franchit les quelques millimètres restants. Elle l'embrassa avec douceur au départ effleurant ses lèvres. Quand elle le sentit répondre au baiser avec fougue, elle se laissa entraîner. Les mains de Séverus se firent baladeuses. Lliane quelque peu rétissante au début se laissa faire et entreprit de débarrasser Séverus de son haut. Elle se retrouva en sous vêtements devant lui. Elle rougit. Séverus ne put s'empêcher de penser que la tête de Lliane le dérangeait. Il murmura un informulé et Lliane reprit son apparence. La jeune femme s'en aperçut.
_ Hermione ne vous convient plus ?
_ C'est toujours toi qui m'as convenu.
Elle sentit un frisson la parcourir quand il la tutoya et il avait murmuré ses mots à son oreille. Séverus continua sa lente exploration mais Lliane le stoppa.
_ Je…je…
Il la stoppa par un baiser.
_ Je comprends, ne t'inquiètes pas !
_ Vous en êtes sur ? Et l'autre cinglé ?
Il rit en entendant le surnom qu'elle lui avait donné.
_ L'autre cinglé ? Je n'avais jamais entendu ça. Cela lui fera un surnom de sais on devrait se tutoyer, je sais que tout cela n'est pas évidant pour toi. Tu viens d'être majeur, tu es moldue, tu passes des vacances censées être tranquilles et te voila marié à un vieux qui a le double de ton âge, ton oncle et ta tante ont étés tués et tu es prisonnière du plus grand mage noir qui est effectivement un cinglé. Je n'ai pas plus que toi demandé ce mariage, je sais que je n'aurais pu refuser mais je ne peux me résoudre à signer mon arrêt de mort d'autant que j'ai encore une promesse à accomplir.
Elle l'avait écouté sans l'interrompre. Il semblait tellement différent en cet instant de l'homme que lui avait décrit Hermione.
Il passa la main dans ses cheveux et l'attira à lui. Il l'embrassa avec toute la douceur dont il était capable.
_ Je comprends que tu sois résistante, je te l'ai dit je ne te le demanderais pas ce soir. Je peux dormir sur le canapé si tu le souhaite. Je pense d'ailleurs que c'est le plus raisonnable.
Il regarda sa montre : 19h00 passée de quelques minutes.
_ Tu as faim ? Je peux demander aux elfes de maison d'apporter quelque chose…
_Pas tellement. Ce que j'ai vu à midi m'a coupé l'appétit…
_ D'accord. Si jamais tu veux quelque chose plus tard n'hésite pas.
_ Merci.
Elle lui adressa le plus beau sourire qu'elle pouvait faire. Dans ce sourire, elle lui disait non seulement merci pour le repas mais aussi merci pour tout le reste.
_Vous…tu peux m'expliquer pourquoi tu es ici ? Je veux dire tu es quelqu'un de bien, je ne comprends pas ce que tu fais chez les mangemorts…
Il se rembrunit.
_ Pardonne moi si j'ai touché un sujet sensible.
_ Non ne t'inquiètes pas j'ai l'habitude. Après tout un mari n'a pas de secret pour sa femme.
Elle sourit en percevant le ton ironique qu'il avait employé.
Il lui raconta toute l'histoire : son enfance avec un père alcoolique, sa rencontre avec Lily, son adolescence avec les maraudeurs, son entrée chez les mangemorts par jalousie et la haine, la prophétie, la mort de Lily, la promesse qu'il avait faite à Albus, la mort d'Albus. Il avait du assassiner le seul homme qui avait jamais cru en lui !
Elle le serra fort dans ses bras.
_ Tu n'es pas un meurtrier. Il savait ce qu'il faisait. Il était malade Séverus, tu l'as aidé en quelque sorte à abréger sa souffrance. Tu n'avais pas le choix.
Il posa sa tête sur ses genoux. Elle lui caressa les cheveux, il s'assoupit quelques minutes plus tard. Elle ne tarda pas à son tour à sombrer dans le sommeil. Ils se réveillèrent deux heures plus tard.
_ Tu devrais aller dormir. Je reste sur le canapé
_ Mais…
Lliane tenta de protester mais il fut inflexible. Elle se glissa en sous vêtements sous les draps. Il fit apparaitre une couverture sur le canapé et s'y engouffra.
Lliane ne parvint pas à trouver le sommeil ; elle pensait sans cesse à ces derniers jours et en particulier à ce que Séverus lui avait dit. Tous les a priori qu'elle avait sur lui avaient volés en éclats. Elle avait découvert que derrière cette apparence de froideur se cacher un homme sensible et délicat. Il avait trop souffert voila pourquoi il se cachait ainsi. Elle se leva et l'observa dormir. Elle fut surprise de voir qu'il avait un visage calme et apaisé. Lliane observa les cicatrices qu'il avait sur le torse, il avait du prendre pas mal de coup. La jeune mariée ne savait pas vraiment ce qu'elle éprouvait pour lui : de la reconnaissance ? de la tendresse ? de la compassion ? l'amour de la victime envers son sauveur ? ou autre chose ?
Quoi qu'il en soit elle ne voulait pas dormir seule. Elle souleva la couverture et se glissa en dessous. Elle déposa sa tête contre son torse et rejoignit les bras de Morphée dix minutes plus tard.
Quand Séverus se réveilla à son habitude vers 6h00 il découvrit une tête brune posée sur son torse. Il sourit, il ne voulut pas la réveiller, il resta à la contempler. Quand Lliane ouvrit les yeux vers 8h00, elle fut surprise de voir une tête lui sourire. Elle se redressa et se mit au dessus de lui.
_Bonjour.
_Bonjour. Bien dormie ?
_ Oui, tu es très confortable.
Il l'embrassa avec douceur. Liane ferma les yeux et savoura l'instant.
_ Et toi bien dormi ?
_ Oui je me demande pourquoi, je connais à présent la raison.
Elle rougit sous le compliment.
_ Tu sais tu peux dormir dans le lit cette nuit. Le canapé est un peu petit pour deux.
_ J'y réfléchirai
Elle lui lança un regard réprobateur. Il répondit embarrassé.
_ Ecoute la si j'ai réussit à tenir c'est parce que tu n'étais pas à côté de moi avant que je m'endorme, mais je ne vais pas te mentir, tu es plus que désirable.
Elle devint rouge écrevisse en un instant et elle fut gênée de sa remarque. Il lui souleva le menton.
_ Tu n'as pas à rougir. Tu es très belle et beaucoup d'hommes aimeraient être à ma place.
Il l'embrassa avec douceur.
*Elle me fait complètement craqué ! Je ne peux pas résister à ses yeux noisette. Je crois bien que je suis tombé amoureux ! Par Merlin ! Il ne manquait plus que ça ! Je suis mariée à une jeune fille qui à l'âge d'être ma fille, une moldue et pourtant je désire plus que tout au monde la protéger et la garder pour moi !*
Lliane l'embrassa avec fougue et passa sa main sur son torse. Il repoussa doucement.
_ Tu sais si tu me fais du rentre dedans je vais craquer. Je ne veux pas que tu fasses ça sur un coup de tête…Tu…
_ Séverus, je ne regretterai pas.
Elle lui déposa de légers papillons.
_Lliane je ne vais pas tenir. Arrête s'il te plait !
Elle le regarda droit dans les yeux….
