Note : Oui, je mets déjà le deuxième chapitre^^ Je l'ai écrit aujourd'hui, et je pense que c'est mieux pour vous de l'avoir sous la main pour vous faire une meilleure idée de l'ambiance de cette fiction, même si là encore, on ne rentre pas encore totalement dans le vif du sujet. Ce chapitre est aussi plus court que le précédent, car étant essentiellement composé de descriptions (comme vous pouvez le voir :p), j'ai eu pitié pour vos pauvres petits yeux. N'hésitez surtout pas à commenter, j'attends votre avis avec impatience !
Chapitre 2
C'est ainsi que, le soir venu, Ryo se présenta de nouveau devant la porte noire de la boîte de nuit dans laquelle il se rendait chaque jour. La nuit était déjà tombée sur Tokyo, et malgré la faible activité de la rue, une puissante musique rugissait derrière le battant qui le séparait de la salle principale. Il connaissait aussi le chemin par coeur. Avant d'arriver dans la salle de danse, suivre le petit couloir sur la droite qui menait d'abord aux toilettes, puis aux locaux du personnel, et prendre l'escalier qui montait, dans le noir, à l'étage. Celui-ci était comme à son habitude faiblement éclairé, car les lumières vacillaient, comme si les ampoules branchées n'étaient pas adaptées, et le sol était recouvert d'une moquette rapiécées et effilochée. Le couloir qui s'offrait ensuite à lui était plus silencieux qu'à l'étage inférieur, et quatre portes donnaient sur des chambres. Il savait quelle était celle où il devait aller. C'était la dernière, à gauche, la seule qui pouvait fermer à clef de l'intérieur.
Il frappa d'abord à la porte, machinalement, pour se rendre compte, bien évidemment, qu'il n'y avait encore personne, et c'est pour la première fois depuis deux mois qu'il sentit son coeur battre à l'idée d'entrer dans ce lieu si inconnu. Le battant grinça légèrement en s'ouvrant, et même la faible lumière du couloir ne réussit pas à faire ressortir le contenu de la chambre, à part le premier pied du lit double dont le drap avait été changé. Il fit un pas, avalant sa salive avec difficulté, avant de refermer la porte derrière lui et de se diriger avec la lumière que dégageait son téléphone portable. Les fenêtres avaient été condamnées depuis longtemps, et pas un seul filet de lumière n'arrivait à passer entre les planches. Il réussit à s'assoir sur le lit dont les ressorts grincèrent un instant, puis il se débarrassa de son manteau et de son écharpe qu'il déposa par terre, comme d'habitude, à côté de ses chaussures et de son sac. Et il resta ainsi, pendant plusieurs minutes, assit silencieusement sur le lit, attendant impatiemment que son amant nocturne fasse son entrée, jouant nerveusement avec les plis du drap, arrangeant plusieurs fois par minute les oreillers derrière lui, fixant sans la voir dans le noir la poignée de la porte. Il soupira, plusieurs fois, le coeur battant, l'esprit suivant distraitement la mélodie beaucoup trop répétitive et électrique qui vibrait en-dessous.
Malgré son air assuré, Nishikido Ryo était en réalité très timide, ce qui ne l'avait jamais beaucoup aidé dans ses relations amoureuses. Il avait fini par sortir avec son leader car ils étaient devenus très proche l'un de l'autre, et leurs deux années de vie commune avaient été parfaite à ses yeux. Ou presque. Entretenant en parallèle une carrière solo, Yamashita partait souvent pour une tournée, un tournage de clip, ou une promotion, laissant ainsi son amant seul. Et le temps les avait éloigné. Ou plutôt.. c'était cette rencontre. Auparavant, Ryo aurait pu être considéré comme le leader de l'ombre du groupe, ou le remplaçant de Yamapi si celui-ci n'était pas là. Auparavant, il était présent, motivé, revenant sur les bourdes de chacun pour qu'ils apprennent à les corriger. Auparavant, il avait un rôle, une image, on le craignait pour sa colère facile, on le respectait pour sa carrière, on l'admirait aussi. Mais, depuis cette rencontre, Nishikido Ryo avait changé. Il n'était plus que l'ombre de lui même pendant les répétitions, trop absorbé par ce qui allait l'attendre le soir même, ou ce qu'il avait vécu la veille. Il revenait chaque jour avec de terribles douleurs, des griffures, des marques, qu'il tentait de faire disparaître avec du fond de teint ou en ne portant pas de vêtements trop courts. Les séances photos étaient un véritable calvaire à cause de la gêne de montrer ces preuves flagrantes, mais il savait qu'il devait supporter tout ça pour avoir droit à ce plaisir si intense chaque nuit.
C'est à ce moment précis que la porte s'entrouvrit lentement, grinçant comme à chaque fois, laissant passer une faible luminosité qui éclaira le sol recouvert de cette même moquette usée. Une silhouette enveloppée d'une longue étoffe claire entra dans la petite chambre, puis referma rapidement la porte, avant de la fermer à clef. Ce son, qu'il avait entendu durant deux mois, infligea à Ryo un brusque frisson. Il savait ce qui l'attendait, il en raffolait, il en avait envie et besoin, mais il appréhendait aussi. Il avait promit de découvrir qui se cachait dans cette obscurité, et il était un homme de parole. Sauf qu'un homme de parole en proie à la jouissance avait très facilement tendance à oublier ses promesses. La voix de l'inconnu s'éleva, faiblement, dans un murmure, dépassant à peine la musique qui rugissait au dessous d'eux.
-Nishikido ?
-Oui, répondit alors le jeune homme d'une voix tout aussi faible, cachant ainsi son manque d'assurance.
-J'ai plus de temps que prévu ce soir, continua l'inconnu, donc ça pourra durer plus longtemps.
-Tu es sûr ? fit le chanteur.
-Je suis en congé demain.
-D'ailleurs... est-ce que je peux savoir quel est ton métier ?
-Tu n'as pas besoin de savoir ça. Seul mon corps doit t'importer.
-Compris... finit Ryo avec une soudaine tension dans les muscles tandis qu'il entendait le son d'un vêtement tomber sur le sol.
Le matelas s'enfonça ensuite au bout du lit, et il sentit quelque chose se rapprocher de lui, lentement, jusqu'à deviner cette présence à sa droite. Une main tâtonna dans le noir et se posa sur sa cuisse droite, lui infligeant un petit sursaut. Il se tourna ensuite vers son amant et se rapprocha, sentant immédiatement ses craintes s'envoler, et ses envies revenir à la charge, jusqu'à ce qu'il sentit sur son visage le souffle chaud de cet homme. L'air bouillant lui caressa le front, les joues, et il ferma les yeux sous le plaisir que lui tira se simple contact. Ryo entendit ensuite distinctement une langue claquer contre un palais, dans un son frustré, puis une chaleur s'approcha de son corps devenant peu à peu brûlant. L'obscurité créait une telle ambiance de mystère que chaque sensation était décuplée. Chaque contact était une surprise, et chaque son un cadeau des dieux.
-Pourquoi es-tu encore habillé ? murmura la voix frustrée de l'homme.
-Je viens d'arriver, mentit Ryo, attends une minute que je me déshabille.
-Garde seulement ton sous-vêtement, lui ordonna-t-il.
Hochant inutilement la tête, Ryo déboutonna rapidement sa chemise et la fit tomber sur son blouson, avant de s'attaquer à sa ceinture et à son jean qu'il quitta tout aussi vite, pour se laisser retomber sur le lit. Les ressorts grincèrent, une nouvelle fois, puis il s'allongea, sentant ces mains le chercher dans le noir, dans cette ambiance folle où la musique résonnait, et où le plaisir était roi.
A suivre...
PS : Je vous l'avais dit, il ne se passe pas grand chose. Mais les choses -à peu près- sérieuses vont bientôt commencer^^ Merci d'avoir lu et commentez s'il vous plait !
