Note : Ah bon ? Pas le droit de faire un Ryo violent ? é.è Dommage, ça donnait un côté dramatique... Nan je plaisante^^ J'avoue aussi que l'histoire commençait à partir un peu en vrille, je contrôlais plus rien sur les deux derniers chapitres ! J'ai beau leur dire de rester gentils, ils faut qu'ils se tapent dessus... rha là là, ces Jojos, j'vous jure... Bon, pour ce chapitre, je l'ai écrit en écoutant code (Ryo a décidément une trop belle voix dans cette chanson !) et je pense que c'est mieux de le lire en l'écoutant aussi, ça donne plus d'impact aux mots... bon après, vous faîtes comme vous voulez, c'est seulement un conseil^^ J'espère que vous apprécierez ce chapitre (et surtout la fin) autant que j'ai aimé l'écrire, et bonne lecture !


Chapitre 10

Avec un sourire, Koki aida son cadet à se relever, puis l'accompagna en silence jusque dans le salon où les trois Johnnys présents ne manquèrent pas de faire remarquer en scrutant son visage marqué que Ryo y était quand même allé un peu fort. Ne répondant pas à leurs remarques, aussi justes soient-elles, Yuya pénétra dans la chambre où Massu avait fini par recommencer à crier contre le Kanjani qui restait étonnamment silencieux. Lorsqu'il vit Tegoshi entrer dans la pièce, suivit de Koki, il releva brusquement la tête et se laissa soupirer de soulagement en s'asseyant sur le lit. Massu en perdit ses mots.

-Content que tu ailles mieux, Tego, fit Jin avec un sourire.

-Merci.

-On va vous laisser, ajouta Koki en prenant l'ex-A par le bras en le tirant à l'extérieur de la chambre avant de refermer la porte.

Malgré le soulagement visible dans les pupilles de ses deux prétendants, Tegoshi resta un instant immobile et muet, puis poussa un profond soupir.

-Bon, je pense pas qu'on peut régler ça à trois.

-Hein ? fit Ryo en relevant la tête.

-Ça risque de dégénérer... J'ai pas vraiment envie de me retrouver avec l'autre joue défoncée, si tu vois ce que je veux dire.

-Oii ! C'est de ta faute sur ce coup là !

-Je vais commencer par toi, puisque t'as déjà retrouvé la parole. Massu, dit ensuite Tegoshi en se tournant vers son meilleur ami avec un sourire rassurant, tu peux aller attendre dans le salon ? Je viendrais te chercher quand j'aurais fini.

Acquiesçant d'un signe de tête, le chanteur quitta la pièce, sans un sourire, sans expression, avant de refermer la porte dans le plus grand silence. Une fois seuls, Yuya vint s'assoir à côté de Ryo qui fronçait les sourcils, déterminé à ne pas se laisser faire par les jeux de son cadet. Ce-dernier baissa la tête sur ses mains croisées, cherchant apparemment ses mots, choisissant les bons, pour ne pas choquer ou ne pas provoquer une nouvelle colère de la part de Ryo. Il savait qu'il avait eu tort de jouer avec lui plus tôt dans la soirée, et ça ne lui avait apporté rien de bon. Mais, malgré sa peur, il se lança.

-Ryo ?

-Quoi ?

-Je... enfin...

-Qu'est-ce qu'il y a ? reprit l'aîné en tournant vers lui un regard énervé.

-Je t'aime.

-Quoi ? Attends, dis pas n'importe quoi.

-Je t'aime, répéta Tegoshi en le vrillant du regard.

-Arrête ! C'est pas possible ! protesta Ryo en fuyant les yeux de son cadet.

-Tu crois vraiment que je serais venu tous les soirs sinon ? Pourquoi est-ce que je me serais forcé si je ne t'aimais pas ? Pourquoi est-ce que me serais appliqué à ne pas marquer ta peau si je ne t'aimais pas ? Pourquoi est-ce que je t'aurais caressé aussi tendrement si je ne t'aimais pas ?

-Tego... arrête.

-Je t'aime ! C'est si difficile à comprendre ?

-Tu m'as toujours dit le contraire !

-C'est parce que... hésita soudain Yuya avec le regard fuyant en se mordant la lèvre. Te fâches pas, d'accord ?

-Mouais.

-J'ai toujours senti que tu m'appréciais plus que tu ne le laissais paraître, et je suis rapidement tombé amoureux de toi... ça date de bien avant ma séparation avec Massu. Alors, quand j'ai prit la décision de tout faire pour que tu me remarques, j'ai commencé à avoir peur que tu me trouves mauvais à côté de Pi, physiquement parlant je veux dire. Notre première nuit, j'avais un peu bu, et je n'ai pas vraiment réfléchi à vrai dire... et j'ai abusé de toi. Le lendemain, j'avais encore ces souvenirs, ces sensations, mais je regrettais de m'être servi de l'obscurité pour t'avoir. J'ai eu peur que tu m'aies reconnu, mais tu ne semblais pas avoir remarqué. Quand je suis revenu le soir même sans trop savoir pourquoi, tu étais là à m'attendre, et j'en étais heureux, d'une certaine façon. Mais toujours, il y avait cette culpabilité, ces regrets. Je t'arrachais à Pi, je m'en voulais de détruire votre relation, mais je n'arrivais pas à m'empêcher de revenir tous les soirs...

-Ce n'est pas que de ta faute, tu sais. Je me suis laissé séduire par ta magie. J'ai pourtant réessayé avec Pi, mais ça n'a jamais été pareil, il manquait ce petit quelque chose que tu étais le seul capable de m'offrir. Pi est assez violent finalement, il m'a souvent contraint, et je me sentais obligé de faire ce qu'il voulait. Mais avec toi, c'était différent. Je me laissais simplement guider par ces sensations. C'était vraiment grisant.

-Je suis désolé.

-Pourquoi ?

-Je n'ai pas été capable de t'avouer mes sentiments normalement. J'ai été lâche, capricieux, et gamin, encore une fois. Je me demande quand est-ce que j'arriverai à me comporter en adulte...

-Au contraire, reprit Ryo avec un sourire confiant. J'aime ta candeur et ta joie de vivre, ta façon de voir les choses avec positivité. N'essaie pas de changer trop vite. Je veux avoir le temps de m'habituer à toi et à tout ce que tu es, même dans les profondeurs de ton coeur. Le fait que tu te sois servi de cette façon pour me séduire prouve bien à quel point nous te connaissions mal, et moi le premier. Mais ce n'est pas le Tegoshi que je vois tous les jours à l'agence que j'aime, fit ensuite Ryo en prenant la main de son cadet dans les siennes. C'est celui que tu m'as montré pendant toutes ces nuits. Ce n'est pas le pantin facétieux qu'idolâtrent les fans. C'est seulement toi, ton coeur, et ton âme. Avec tous tes défauts et tes imperfections, toutes tes manies et tes sentiments. Avec tous tes doutes et tes craintes, tes faiblesses et tes failles. Je ne veux plus d'un titan indestructible, finit-il enfin en prenant Yuya dans ses bras, je veux pouvoir te protéger et t'aimer.

Sous les mots de son aîné, Tegoshi sentit les larmes couler sur ses joues, abondamment, répondant à l'étreinte si chaleureuse de Ryo en enfouissant son visage au creux de ses bras, sentant une gigantesque vague d'une puissance monstrueuse déferler dans son coeur, et faisant tant grandir son amour qu'il se mit à sangloter sans retenue. Ce gonflement dans sa poitrine le poussa à se dégager un instant des bras de son aîné pour planter son regard dans le sien. Les pupilles de Tegoshi étaient illuminées d'une lueur d'amour fou et incontrôlable, cernées par les larmes, et surmontant un sourire resplendissant. Ryo prit la visage de son cadet entre ses mains et posa son front contre le sien, ne lâchant pas son regard, comme par peur de le perdre à tout jamais.

-J'aimerais une chose.

-Quoi donc ? fit la voix tremblotante sous l'émotion de Yuya.

-Je voudrais que tu m'embrasses comme tu n'as jamais embrassé quelqu'un, comme si ta vie dépendait de ce baiser.

-D'accord.

Son sourire ne diminuant pas, les mains du plus jeune remontèrent le long du torse de son aîné, l'effleurant à peine, pour venir se poser sur ses joues qu'il caressa un instant du bout des doigts. Il les enserra ensuite tendrement et, fermant les yeux, réduit à néant les derniers centimètres qui les séparaient, posant délicatement ses lèvres sur celles de Ryo qui garda les paupières bien ouvertes pour ne pas manquer une seule des expressions de son cadet. Il sentit cette peau incroyablement douce caresser doucement ses lèvres, ne pouvant pas s'imaginer à quel point cela pouvait être agréable de ressentir ces émotions partagées avec la personne que l'on aime réellement. Sous la tendresse de ce contact, il ferma les yeux de lui-même, ses doigts parcourant les joues de Yuya comme pour se rappeler qu'il s'agissait bien de lui, et se laissa guider par les sentiments à présent débordants de son cadet. Une fois un lien indestructible établit entre leurs lèvres scellées, Tegoshi entrouvrit les siennes, laissant passer une langue timide et douce qui vint caresser avec une tendresse infinie celles de Ryo qui ne put s'empêcher de lui laisser le passage vers sa consœur. Le corps du plus jeune, à présent fébrile, se rapprocha de son aîné, pour faciliter et amplifier l'expression de tous les sentiments qui faisaient vibrer son coeur. Sa langue découvrit enfin celle de Ryo et s'appuya doucement contre elle, tâtant sa présence et ses réactions. Mais elle ne se fit pas prier et s'avança vers ce bout de chair si tendre entré dans son territoire. Elle passa sur ses flancs, les caressant, l'entourant, pour revenir à sa place initiale. Cette fois, ce fut celle de Yuya qui répondit, et elle se pressa contre son homologue, avant de l'entourer, de la chatouiller, de la faire danser sur un rythme qu'elle seul connaissait. Mais elle n'arrêta pas là ses jeux. Revenant en arrière, sortant doucement de l'antre de sa voisine, elle prit la place des lèvres qui avaient pressé celles de Ryo, et les parcourut avec tendresse, comme pour goûter leur forme, leur douceur, leur texture, avant de rentrer de nouveau. La langue aimée était toujours là, elle l'attendait, et elles reprirent leur danse alors que les lèvres des deux amants ne se pressent de nouveau après avoir échangé l'air devenu brûlant de leur poumons.

Ce baiser passionné était comme un serment pour chacun. Ryo découvrait tout l'amour que lui portait Yuya, petit à petit, n'en voyant jamais le fond. Et Yuya s'enfonçait toujours plus dans la passion débordante de Ryo, se laissant bercer par ses sentiments, si purs, et si puissants.

Leurs cœurs s'étaient unis.

A suivre...


PS : Et bah vi, y a une suite !^^ ça pouvait pas se terminer comme ça, ne ? On commençait à s'écarter de ce pourquoi j'avais écrit cette fic, à la base... bon, votre citron, vous le voulez comment ? Glace, gâteau, bonbon ? XD Et puis faut pas oublier ces pauvres Massu et Pi quand même... euh nyon, ça m'étonnerait que je fasse un MassuPi... sauf si j'ai une idée particulièrement brillante pour qu'ils s'accordent bien. Mais je n'y crois pas trop^^ Sinon, ah ben vi vi, merci d'avoir lu ! Et n'hésitez pas à commenter ce petit bout de romantisme =P