Note : Hey ! La suite^^ Pour celles qui étaient inquiètes, plus de violence gratuite de prévue =P Bon, pour ce chapitre, j'ai beaucoup écrit, même si je n'étais absolument pas inspirée... mais je suis plutôt satisfaite de ce que j'ai écrit, donc j'espère que vous aimerez =D Enjoyez bien^^
Chapitre 11
Dans le salon, l'atmosphère s'était un peu détendue. Kame et Jin s'amusaient à se moquer l'un de l'autre, tandis que Yasu et Tacchon avaient engagé une discussion qui les maintenaient à l'écart de l'agitation. Restait Massu, seul sur son canapé, la tête baissée vers ses mains croisées sur ses genoux. Koki vint s'assoir à côté de lui avec un doux sourire. Le NEWS tourna les yeux vers lui.
-Ça n'a pas l'air d'aller vraiment bien, constata Koki.
-C'est compliqué.
-Tu as des sentiments pour Tego, c'est ça ?
-Oui... et j'ai peur que lui n'en ait plus pour moi. Je l'ai peut-être trop forcé.
-Vous resterez toujours amis, c'est le principal, non ?
-J'aimerais tellement plus. Mais j'ai peur aussi. Tego n'est pas exactement comme je l'avais imaginé quand nous nous sommes rencontrés. Il y a une part au fond de lui qui est incroyablement mature... et je l'ai empêchée de s'exprimer. C'est sûrement à cause de ça qu'il a rompu.
-On fait tous des erreurs tu sais. Mais si tu refuses cette partie de Tego, cela veut dire que tu l'idéalise, non ? Tu le forges à la manière dont tu veux le voir, et tu ne lui laisses peut-être pas sa liberté. Je ne fais qu'être réaliste, mais... est-ce que tu es sûr que tu l'aimes vraiment pour ce qu'il est ?
-Tu veux dire que je n'aime que l'image qu'il renvoie ? demanda Massu avec un air contrarié.
-Vu de l'extérieur, c'est ce à quoi ça ressemble. Tu t'es peut-être trop attaché à son côté mignon et innocent, et quand tu as découvert qu'il n'était pas comme ça... tu as été effrayé. Non ?
-C'est vraiment dur de l'admettre mais... tu veux dire que je ne l'aime pas ?
-Ce n'est pas ça, reprit Koki avec un regard pensif, je pense que tu l'aimes, sincèrement. Mais -excuse moi de la comparaison- tu l'aimes peut-être comme l'une de ses fans, sans savoir comment il est ou quel est son caractère. Ça t'enflamme de le voir sourire, de le voir danser, de l'entendre chanter, et tu ne voudrais que profiter de ces moments.
-Je crois que tu as compris tout ce que j'avais refusé de voir...
-Déprime pas, hein. Tu es son meilleur ami, et il a besoin de toi. Il faut que tu sois prêt à l'aider le jour où il se sera disputé avec Ryo ou s'il doute sur quelque chose. Trouve toi quelqu'un à aimer de tout ton coeur et que tu connaîtrais de fond en comble. Ça demandera du temps je pense, pour que tu arrives à te libérer de lui, et à accepter à te tourner vers quelqu'un d'autre. Mais ne désespère pas et fais de ton mieux pour le soutenir.
Le silence tomba entre les deux chanteurs et Massu baissa soudain la tête, embarrassé par tous les conseils de son aîné.
-Merci Koki.
Dans la chambre, les deux amants étaient encore collés l'un à l'autre, échangeant toujours ce même baiser passionné, jusqu'à ce que leurs lèvres se séparent, rougies, leur yeux brillant d'une vive lueur d'amour, un sourire sur le visage.
-Pourras-tu m'accorder une dernière nuit dans le noir ? demanda ensuite Ryo.
-Autant que tu veux. Tous les soirs si tu le désires.
-Je sais que ce n'est pas raisonnable, mais j'ai envie de toi maintenant.
-Koki ne dira pas non...
-Il va juste râler un peu, pas vrai ? continua le Kanjani avec un sourire qui s'élargissait de plus en plus.
-Oui, il va juste râler, termina Yuya en quittant le lit pour aller éteindre la lumière de la chambre.
Aussitôt, Ryo se sentit de nouveau comme dans cette pièce au-dessus de la boîte de nuit, mais dans une ambiance bien plus confortable et sûre. C'était quelque chose de douillet, de doux, de tendre, comme un cocon. Ce qu'il ressentit à cet instant, alors que ses yeux s'habituaient à l'obscurité, c'était que son amour prenait une toute autre forme dans le noir. Ce n'était plus seulement les sentiments qui le liaient à Yuya, mais aussi les sensations, les envies, les désirs, les respirations, les frissons, les plaintes, les mouvements, et leurs corps. C'était là qu'ils allaient sceller leur existence entière. Dans cette chambre. Lier leurs cœurs ne suffisait plus, il fallait qu'ils unissent aussi leurs corps. Malgré les volets fermés, de minces faisceaux de lumière sélénite filtraient et éclairaient en taches rondes ou allongées le lit. A pas feutrés, Yuya s'approcha de nouveau de son aîné, se débarrassant lui-même de son t-shirt qu'il laissa tomber sur le sol, fixant dans la demi-pénombre la silhouette devenue argentée de Ryo. Il monta sur le lit, à genoux, et posa ses mains sur les épaules de son aîné pour le pousser en arrière et l'allonger sur le matelas. S'avançant au-dessus de lui, cherchant son regard dans l'obscurité, il vint s'assoir sur le bassin de Ryo, commençant à passer ses mains sous son t-shirt lorsque celui-ci l'arrêta.
-Est-ce que je peux guider pour cette fois ? demanda-t-il à voix basse.
-Tu es sûr ?
-S'il te plait. Et si ça ne fonctionne pas, je te laisserai reprendre les rênes.
-A toi l'honneur alors.
Yuya se laissa glisser sur le matelas à côté de Ryo, s'allongeant de tout son long, gardant une main sur le torse de son amant pour ne pas perdre son contact. Nishikido se redressa et se positionna au-dessus de son cadet, arrivant à capter ses pupilles illuminées par un filet lumineux qui perçait à travers les volets fermés, et passa ses mains sur le torse fin de Tegoshi. Il sentit sous ses doigts chaque forme, chaque relief, encore plus en détail qu'auparavant, et ses mains passèrent le long de ses côtes, appréciant leur courbe si pure. Chaque caresse de la part de son aîné le faisait frissonner de plaisir. C'était la première fois qu'on prenait soin de lui de cette façon. Ce frisson, qui l'ébranla soudain, se fit sentir sous les doigts de Ryo qui caressait à présent son torse et ses hanches.
-Tu aimes ? murmura-t-il.
-Ça faisait si longtemps que je n'avais pas frissonné comme ça, répondit Yuya avec un sourire dans la voix.
Les mains du Kanjani remontèrent ensuite, venant presser ses épaules, puis sa gorge, remontant peu à peu en suivant la courbure de sa nuque, jusqu'à son visage. L'arc de sa mâchoire, ses joues rebondies lorsqu'il souriait, ses lèvres aussi douces que sensuelles, même seulement en les tâtant du bout des doigts, l'arête droite de son nez, ses paupières fermées, l'arc que formait ses sourcils, même sous un pansement. Il stoppa soudain tout mouvement.
-Je suis vraiment désolé pour ça, Tego.
-Non, j'ai été odieux. Ce n'était qu'un simple retour des choses.
-Pardonne moi, finit-il en sentant les larmes de la culpabilité lui monter aux yeux.
Il se pencha en avant et embrassa son amant, posant ses lèvres devenues tremblantes sur celles de Yuya qui réagirent aussitôt en les happant. Le baiser devint rapidement passionné, et leurs langues se pressèrent l'une contre l'autre, dansant, se tournant, caressant, jusqu'à en avoir le souffle coupé. Ils se séparèrent enfin pour respirer, et Ryo ne put s'empêcher de se laisser aller contre le corps de son amant, s'allongeant sur son torse, posant son oreille tout prêt du coeur, caressant ses côtes du bout des doigts. Tegoshi avait les yeux fermés, écoutant la respiration apaisante de Ryo, et il entoura le corps aimé de ses bras, le serrant contre lui en une étreinte qu'il voulait rassurante. Avec un sourire, il posa un baiser dans les cheveux de son amant avant de reprendre la parole.
-On était pas sensé faire quelque chose ?
-Je crois qu'il va falloir que tu guide, ou je vais devenir pathétique.
-Sens-toi libre de prendre le dessus quand tu veux.
-Si j'en suis capable, termina-t-il avec un petit rire dans la voix.
Avec un geste doux, Tegoshi inversa leur position, se retrouvant de nouveau au-dessus de son amant. Il passa ses mains sous son t-shirt et le remonta pour l'enlever rapidement, caressant en même temps la peau douce de son aîné, sentant sous ses doigts la forme de sa musculature. Une fois l'étoffe tombée à terre, il posa ses lèvres près de son nombril, l'embrassant, puis y mêla sa langue qui vint goûter sa peau parfumée. Elle passa, doucement, allant, venant, savourant cette saveur si particulière et si unique qu'elle en devint fébrile. La ramenant derrière ses lèvres, Yuya se pencha d'avantage pour suivre une ligne invisible qui fuyait vers le pantalon de son partenaire. Ses mains glissèrent délicatement de ses côtes jusqu'à sa ceinture qu'elle détacha avec facilité avant de l'envoyer valser, et de défaire le bouton et la fermeture éclair du pantalon. Ryo sentait son coeur s'accélérer, devinant ce qui allait suivre, et ne put s'empêcher de frissonner lorsque les lèvres de Tegoshi se rapprochèrent de l'élastique de son boxer. Il porta ses mains à ses cheveux fins et ondulés, s'y cramponnant comme une dernière bouée de sauvetage lorsque le plaisir viendrait le secouer et le faire vibrer. Yuya fit glisser, doucement, avec une tendresse érotique inhabituelle et étrangement excitante, le pantalon le long des hanches et des cuisses de son amant, avant de l'écarter et de le laisser tomber par terre. Il posa ensuite ses lèvres sur l'intérieur de sa cuisse droite, pressant le muscle, le tâtant, l'embrassant, le pinçant, et déclenchant à chaque fois de profonds frissons chez Ryo qui raffermit sa prise dans les cheveux de son amant, plus proche à chaque seconde des premiers gémissements. En cet instant, il ne faisait que frissonner et soupirer de plaisir à chaque contact, appréciant l'ampleur de la soudaine tendresse dont faisait preuve Yuya pour l'emmener au ciel. Les doigts du plus jeune s'aventurèrent sur le bas-ventre de l'aîné, touchant la chaleur qui prenait place peu à peu, avant de descendre doucement vers le dernier rempart à la nudité de son amant, glissant à l'intérieur pour venir caresser ce qui s'y cachait. Instantanément, le Kanjani sentit l'excitation le gagner, et son entrejambe se raidir, gonfler, et prendre d'avantage de place entre les doigts de Tegoshi qui se débarrassa du sous-vêtement sans attendre plus longtemps, parcourant toujours ses cuisses de petits baisers. C'est ensuite avec une lenteur extrême mais terriblement excitante dans cette demi-pénombre que ses doigts commencèrent à bouger, entourant, caressant, parcourant sur toute sa longueur le membre dressé de Ryo qui fermait les yeux pour retarder ses gémissements, encore conscient qu'ils n'étaient pas seuls. Inconsciemment, il donnait de brefs et courts mouvements de bassin pour l'intimer d'accélérer le rythme, mais ne put se résoudre à le lui demander de vive voix. Du moins, jusqu'à ce qu'il sente les lèvres de Yuya se rapprocher peu à peu de la peau qui bouillait entre ses doigts.
-S'il te plait... Tego... Vas plus vite.
-Tu es sûr ? Je viens à peine de commencer...
-Je t'en conjure...
Comme réponse, le cadet fit glisser ses lèvres du bas-ventre de son amant jusqu'à la place désirée, l'embrassant avec passion pour y laisser passer sa langue, l'entourant, le caressant. A peine ceci commencé que Ryo ne se retint plus et se mit à pousser des gémissements encore étouffés par la raison, se cramponnant aux cheveux de son cadet en maintenant son visage entre ses cuisses, et sentant sa respiration devenir rauque et saccadée. Yuya prenait énormément de plaisir à sentir les frissons et les vibrations qu'il infligeait à son amant. Pressant la peau de son aine avec ses deux mains, il prit entièrement en bouche le membre durci de Ryo et se mit à le parcourir de ses lèvres, laissant sa langue passer dessus à chaque passage, caressant chaque parcelle de peau de plus en plus bouillante à chaque instant. Le coeur du Kanjani avait redoublé d'intensité, frappant fort contre son torse qui était aussi secoué de gémissements peu à peu moins retenus et plus sincères, venant tout droit de l'expression de ses sensations. Il ne savait pas comment le fait de connaître l'identité de son amant avait projeté d'avantage de plaisir dans cet amour. Comment Yuya faisait-il pour exprimer maintenant ses sentiments qu'il avait réussi à camoufler jusqu'ici ? Comment arrivait-il à les faire passer dans ces gestes qu'il répétait chaque soir ? La différence qu'il y avait entre avant et ce moment unique était telle que Ryo avait l'impression d'avoir maintenant réellement affaire avec un être humain. Un être humain qu'il aimait passionnément et d'une force que lui même ne pouvait exprimer par les mots, se contentant de laisser échapper des gémissements de plus en plus forts à mesure que le temps passait et que les gestes de Yuya se faisaient plus experts et plus précis. Il se mordait la lèvre pour les rendre moins expansifs mais l'intensité du plaisir était quand même là, et il avait du mal à rester lucide pour garder secret ce moment passé avec son amant. Les mains de Tegoshi glissèrent de ses cuisses vers ses hanches, les caressant comme ses lèvres caressaient son membre, puis partirent plus loin, explorant sa chute de reins et son postérieur sur lequel elles s'accrochèrent avec lascivité et tendresse. Le coeur même du plus jeune battait la chamade et son visage était en feu. Sentir sous ses doigts la perfection des courbes de son aîné le faisait rougir, et il ne put se séparer de la sensation qui le prenait tandis qu'il malaxait affectueusement les fesses musclées de Ryo. Celui-ci avait la respiration de plus en plus vive et rauque, sifflante, et saccadée, brûlante et fiévreuse, et chaque expiration coordonnait avec un gémissement toujours plus fort que le précédent, jusqu'à ce qu'il ne put plus les retenir, et des plaintes expansives s'échappèrent de sa gorge. Il effectuait des mouvements de bassin rapides et brefs pour accélérer le passage des lèvres sur sa partie sensible, et s'accrochait encore plus fort aux cheveux de Yuya, s'empêchant ainsi de le griffer comme il l'avait fait chaque nuit. Maintenant qu'il savait, il ne pouvait pas abîmer ce corps, il ne devait pas y laisser des marques, il devait se contrôler pour que seul le plaisir ressorte de ces instants si captivants, si envoûtants, si magiques. Une sorte de plainte s'échappa de ses lèvres alors que Yuya rendait tous ses gestes plus intenses. C'était ça. Son amant était un magicien. Réussir à cacher une telle expertise aux yeux des autres relevait du miracle. Yamapi qui était aussi très doué dégageait au contraire une sorte d'aura qui disait clairement que son partenaire avait une chance inouïe. Mais lui, il était capable de bien plus que ça. Sa candeur, sa joie de vivre, ses sourires, tout ne servait qu'à garder pour l'élu de son coeur tout ce dont il était capable. Rien que par une caresse, il obtenait un soupir, un frisson, par un baiser, un serment d'amour, par son corps entier, une éternité de passion débordante, aussi profonde que l'infini et aussi puissante que la colère des dieux.
Un nouveau passage, resserrant les lèvres sur la fièvre qui s'était emparée du membre gonflé de Ryo, pressant d'avantage ses fesses entre ses doigts, et le Kanjani ne put résister et se contrôler. Il avait perdu la tête depuis déjà un moment de toute façon, et cette fois, une plainte puissante fit vibrer sa gorge tandis qu'il se libérait entre les lèvres de son amant, un violent frisson le parcourant. Ce cri résonna dans la chambre, et appela un vif silence de la part du salon où les quatre autres Johnnys s'étaient immobilisés, incertains, se concertant du regard sur l'origine de la plainte qu'ils venaient d'entendre entre les paroles et les discussions.
A suivre...
PS : Ben vi, un lemon^^ et encore, là ce n'est pas très torride, mais ça risque de s'échauffer très très vite...^^ Normalement, il ne me restera plus que quelques chapitres, et l'histoire sera terminée... peut-être deux je pense. Merci d'avoir lu et commentez s'il vous plait !
