Note : Pfiouuuu~ Je sais pas pourquoi mais j'ai galéré à écrire ce chapitre. Pourtant, je n'ai pas particulièrement de difficulté à écrire les lemons... enfin bref^^ Une fois que je m'y suis mise, ça a filé ! J'espère que le lemon vous plaira puisqu'il est assez long, et que l'effet que j'ai voulu donner se ressentira. Voilà voilà, le prochain chapitre sera normalement le dernier, et plutôt une sorte d'épilogue où on saura ce qu'il advient de Pi et de Massu. Voilà, bonne lecture !
Chapitre 12 (Parce que j'aime les lemons...^^)
Le cri résonna dans l'appartement, et jusqu'au salon qui devint brusquement silencieux, les chanteurs échangeant des regards surpris.
-Euh... commença Jin, c'était pas Ryo à l'instant ?
-Attends, continua Kame, tu penses que c'est Tego le dominant ?
Aussitôt, cinq regards en détresse se tournèrent vers Masuda qui se mit à paniquer, les yeux affolés.
-Mais... mais j'en savais rien moi !
Un nouveau cri fusa, plus rauque, plus grave, plus profond, et s'acheva en un soupir vibrant qui fit tressaillir les six jeunes hommes.
-Bon je crois qu'on va les laisser, souffla Koki en se levant du canapé.
-On termine la soirée chez moi ? proposa Jin avec un sourire.
-Pourquoi pas !
Ils se levèrent tous d'un bond, et se dirigèrent vers la porte d'entrée avant de s'habiller, puis Koki laissa les clefs de l'appartement bien en évidence sur la table du salon avec un petit message. Il rejoignit ensuite ses amis à l'extérieur après avoir adressé un dernier regard amusé à la porte de sa chambre.
A l'intérieur de celle-ci, malgré la libération de son amant, Tegoshi continuait de passer langoureusement et avidement ses lèvres sur le membre gonflé et brûlant. Ryo était cambré, les omoplates plaquées contre le matelas, la bouche grande ouverte qui tentait de happer le plus d'air possible, les yeux exorbités sous le plaisir qui l'avait assailli, et la peau perlée de sueur, moite. Puis, lentement, Yuya se recula, faisant glisser ses mains des fesses sur lesquelles elles étaient si bien installées pour venir presser les cuisses du Kanjani, se redressant, pour planter son regard dans celui affolé de son vis-à-vis. Il écoutait. Tout. Du coeur en péril dans le torse devant lui aux frissons qui ébranlaient la peau sous ses doigts en passant par le soudain silence dans l'appartement.
-On est enfin seuls, murmura-t-il d'une voix enjôleuse.
-Alors ne t'arrête pas ! souffla la voix rauque de Ryo, immobile et en proie aux sensations qui s'étaient emparées de lui.
-Je peux y aller plus fort alors ?
-Essaie de ne pas me faire trop mal quand même.
Étouffant un petit rire, le cadet se pencha vers son aîné et happa ses lèvres bouillantes, les englobant, les pressant, les faisant jouer et danser dans un baiser passionné tandis que l'une de ses mains glissait vers l'entrejambe de son amant, le saisissant pour faire courir ses doigts avec expertise sur toute la longueur. Il sentait la chaleur que dégageait le visage de Ryo en dessous de lui, ce qui lui arracha un sourire, puis il sépara leurs lèvres d'une manière sensuelle pour remplacer sa langue par ses doigts. L'aîné comprit aussitôt ce qu'ils cherchaient entre ses lèvres et il les entoura, les suça comme pour en extraire toute la saveur, jusqu'à ce qu'ils lui échappent. Mais il ne les retint pas, et ils partirent, survolant et sautillant sur son torse, vers sa hanche et passèrent délicatement et malicieusement entre ses fesses pour le pénétrer. Une faible grimace couvrit son visage aussitôt occupé à frémir sous les baisers de son amant. La sensation de ses lèvres sur sa peau était la chose la plus tendre en ce monde à présent. Il pouvait sentir tout l'amour de Yuya lorsqu'il les pressait contre ses joues, sa gorge, son torse, ses hanches, ses cuisses... De son côté, le cadet voulait que tout dans ses gestes et dans son attitude en cet instant soi différent de toutes les nuits qu'il avait partagé avec Ryo auparavant. Il voulait y aller le plus fort possible, et plus vite, l'ébranler avec une telle puissance qu'il le ferait pleurer de plaisir, mais il voulait aussi y mettre tout son amour, tout son coeur, toute son âme, avec une profonde tendresse, de la délicatesse, et de la passion.
Une fois suffisamment préparé, il retira ses doigts de son amant, souleva son bassin pour faciliter le premier mouvement et se présenta à son entrée. Ryo frémit.
La sensation d'une chair brûlante et tendue qui tâtait le terrain.
Plusieurs fois, Tegoshi s'apprêtait à le pénétrer, et plusieurs fois il resta immobile, comme s'il attendait quelque chose en particulier, ou comme s'il s'appliquait à une tâche. En réalité, il voulait trouver la façon qui ferait le moins de mal possible à son partenaire, tout en pouvant y aller d'un coup, s'enfoncer rapidement et seulement se laisser guider par les désirs, les pulsions, et la force des sentiments. Mais finalement, il choisit la douceur, pour que l'apothéose n'en soit que plus jouissive. Alors il inspira doucement, se pencha au-dessus de Ryo tout en maintenant fermement ses hanches entre ses mains, posant un baiser brûlant sur son bas-ventre, et s'avança, lentement, sûrement, en un geste ample et tendre qui le fit frissonner autant que son amant.
Une sensation qui incisait et qui se frayait petit à petit.
Une fois avancé au plus profond par ce geste lent et sûr, Tegoshi se recula, un peu plus vite, pour le pénétrer de nouveau et avec un peu plus de force. Un premier frisson se répandit dans tout le corps du Kanjani qui porta ses mains aux épaules de Yuya pour s'y cramponner. Ce-dernier se recula de nouveau, et revint vers Ryo en un geste presque brusque qui lui tira un soupir de plaisir. Sentir son amant autour de lui, et avoir le temps d'en profiter et d'y penser le fit s'immobiliser, les yeux fermés, un sourire plaisant sur le visage, jusqu'à ce que l'aîné lui inflige une petite secousse qui le rappela.
-Qu'est-ce que tu fais ? Vas-y ! Laisse-toi aller !
Son coeur marqua plusieurs battements bien plus puissants, et il raffermit sa prise autour des hanches de son amant, prenant son élan tout en ne perdant pas le contact, puis il le pénétra avec force, d'un seul coup, ce qui leur arracha un soupir à tous les deux, avant qu'il ne reprenne une seconde fois le même mouvement, mais plus violent encore, sentant petit à petit que son corps voulait agir et bouger de lui-même. Il s'affranchit de toutes ses barrières et se laissa tomber aux mains de ses pulsions si puissantes dans son coeur à présent qu'il en tremblait, n'observant la scène que depuis ses yeux, ne pouvant plus rien contrôler ni rien faire.
Il revint une troisième fois, plus vite et plus fort encore, faisant gémir son partenaire autant que lui, et sa main droite glissa vers le membre gonflé et tendu de son amant pour laisser ses doigts courir sur toute la longueur, profitant de cette peau si chaude. Un quatrième mouvement les ébranlèrent, assez fort pour que le sommet de la tête du Kanjani vienne effleurer la tête de lit. Puis un cinquième. Et un sixième, toujours plus fort, toujours plus incontrôlable, toujours plus rapide et profond.
Une sensation qui soulevait les entrailles.
Mais c'était toujours trop lent. Pas assez puissant encore, et ce n'était que le début de toute la puissance dont était capable l'amour dépravé du plus jeune. Ryo lâcha les épaules de son cadet et prit son visage dans ses mains, dirigeant son regard vers le sien.
-Qu'est-ce que tu attends ? Prends-moi plus fort que ça ! Je sais que tu es capable de plus que quelques mouvements ! Alors fonce ! Laisse toi guider par tes envies, satisfais tes désirs ! Je veux te voir succomber sous ton propre plaisir cette fois !
-Ryo...
-Pendant deux mois ça a été moi toutes les nuits, alors je t'offre celle-ci. Fais-en ce que tu veux.
Le coeur battant, le cadet avala sa salive, se pinça les lèvres, puis esquissa un sourire qui aurait pu paraître extrêmement sadique s'il avait été correctement éclairé, avant de replonger vers le corps de son amant, lâchant sa prise pour serrer avec force ses hanches. Il passa sa langue sur ses lèvres, ferma les yeux, doucement, très doucement, puis, expira, comme s'il se laissait entièrement guider par tout ce qui faisait vibrer son coeur. A la seconde où il les rouvrit, il s'enfonça davantage en Ryo, lui extrayant un léger gémissement de douleur, puis partit dans son propre monde. Se couchant à moitié sur lui, il se recula et fit un autre mouvement plus fort et plus vif encore, s'enfonçant plus profondément, sentant un premier frisson le parcourir. C'est alors que commencèrent ces va-et-viens lascifs, rapides, saccadés et désordonnés, qui lui arrachaient à chaque fois un gémissement incontrôlé. Son visage d'ange portait un expression toute particulière. Les sourcils froncés, les yeux ouverts et les pupilles baissées vers le visage de Ryo comme s'il contemplait un monde en péril et en ruine depuis un piédestal, les mâchoires serrées, fermement, mais camouflées par un sourire déstabilisant, indescriptible, captivant, envoûtant, et unique. Il aurait pu être déchiffré comme une agonie moqueuse qu'une autre personne y aurait vu une profonde satisfaction mêlée de chagrin, et qu'une autre y aurait décrit une dangereuse dépravation érotique. L'obscurité y était encore pour quelque chose. Elle savait toujours entourer les mystères de magie.
Une sensation qui va et vient, pétrit, et finit par fondre.
L'aîné poussa une plainte qu'il ne vit pas arriver. Ça montait en lui, il le sentait vibrer, il le sentait venir, il le sentait s'avancer et repartir. Puis encore et encore, plus vite et plus vite, plus fort et plus fort. Sa gorge se retrouva rapidement incessamment bousculée et secouée de cris rauques et graves, ses yeux se perdaient dans la demi-pénombre, s'accrochant à la lueur d'hypnose des pupilles de son amant, ses mains tremblaient en allant s'accrocher et s'entremêler dans les cheveux ondulés de Yuya. Son coeur battait une cadence si vive et puissante que ses côtes en devenaient douloureuses. Sa peau se liquéfiait à trop vouloir suer, et de grosses gouttes venaient couler sur les draps et les couvertures. Et cette sensation en lui, si précieuse en cet instant, cette flamme qui lui brûlait le dos d'un plaisir d'une intensité pure. Chaque coup de butoir le poussait vers les oreillers, chaque mouvement le faisait rugir, le faisait frissonner comme jamais, le faisait se cambrer davantage. Ses jambes levées de part et d'autre de la taille de Tegoshi se tordaient sous le plaisir, et il se mit brusquement à effectuer des coups de bassin pour accentuer encore le passage en lui. Les cris se transformèrent d'un coup en hurlements incontrôlés, puissants, violents, poignants, et si vrais et naturels qu'ils en devenaient sauvages. Leurs deux voix saturées par le plaisir se mêlaient avec une étonnante grâce, témoigne de la force des sentiments qu'il partageaient, de l'union de leurs coeurs et de leurs esprits, et de la complicité de leurs corps.
Un coup, plus puissant et violent encore, qui toucha la prostate.
-Han ! Refais ça !
-Ça ?
Leurs murmures rauques et précipités furent vite camouflés par un nouveau cri de la part de Ryo. Il avait sentit un frisson bien plus poignant et captivant lorsqu'il avait effectué le premier, et davantage pour le second. L'esprit si insaisissable du cadet se mit à commander toute une danse sensuelle composée de ces coups si déstabilisants, alors qu'il transpirait lui aussi à grosses gouttes, des mèches de cheveux collant son front et ses joues, le coeur battant à tout rompre dans sa poitrine et une chaleur intenable faisant brûler son corps. Il rejeta la tête en arrière, se laissant de nouveau guider par ses désirs après ce court retour à la conscience, et il se sentit partir. Son esprit s'envola et se mit à voguer sur la rondeur des vagues de ses sentiments et à plonger sous l'écume de ses désirs. Son regard vrillé sur le plafond se chargea de cette même lueur de mystère, et il accentua ses coups de butoir, s'accrochant plus fermement aux hanches de son amant.
Une sensation si unique qu'elle vous fait perdre la tête.
Il allait tellement fort à présent que Ryo dû s'accrocher aux barreaux de la tête de lit pour ne pas la heurter sous la puissance déployée par son amant. Ils respiraient difficilement, tous deux bouillants et ruisselants. Haletant, le regard devenu fou, Tegoshi baissa les yeux vers ceux du Kanjani, lui faisant comprendre par son expression qu'il avait totalement perdu le contrôle de ces gestes et que le pire était encore à venir. Ce qui ne tarda pas. La vitesse et la puissance des allers-retours décupla brusquement, s'accentuant à chaque fois, et le bassin de l'aîné n'arriva plus à suivre le tempo imposé par celui du plus jeune, qui pour une fois n'essayait pas de surpasser une quelconque mélodie. Il essayait tout simplement de se surpasser lui-même. Tout. La rapidité et la vivacité de ses mouvements. La force et la puissance de ses venues incessantes. Son coeur qui se consumait de trop d'amour. Son corps qui brûlait tout en se liquéfiant. Son esprit qui restait silencieux face aux cris qui les ébranlaient. Son visage crispé. La tempête qui faisait rage en lui. Ses jambes qui n'arrêtaient pas de se rencontrer. Ses muscles qui forçaient sur la tête de lit. Son dos cambré au maximum et ses omoplates plaquées contre le matelas. Son bassin qui rageait de ne plus pourvoir suivre le rythme. Et bien sûr cette sensation. Cette sensation si unique, si forte, si captivante, si délicieuse, si pure, si parfaite, si belle, si poignante, si bouillante, si chaotique, si lumineuse et si sombre. Cette sensation, tout simplement. Celle qui l'avait pénétré doucement, qui l'avait pétrit pour tester, qui l'avait secoué pour jouer, qui l'avait ébranlé pour désirer, et qui maintenant jaillissait en lui comme une véritable fontaine de jouvence, comme si tout son corps avant n'avait été qu'une simple coquille vide et morte. Il se mit à pleurer. De larmes rondes, belles, pures comme le liquide le plus parfait, scintillantes dans la demi-pénombre, douloureuses dans la joie, enivrantes dans la peine, si claires et si légères, glissant lentement le long de ses joues chauffées à blanc, se perdant le long de sa gorge et de sa nuque, se mêlant à ses cheveux et à sa sueur. Et il atteignit la jouissance en même temps que son cadet. Leurs gorges se déployèrent, vibrèrent, tremblèrent, d'une voix rauque, cassée, grave, soulevant les coeurs et les entrailles, si poignante qu'elle en devint belle.
Mais l'esprit surchauffé de Tegoshi continuait de guider son corps pour ébranler toujours plus son aîné. Ce-dernier, le coeur soudainement gonflé d'une vague monstre d'amour et de passion, vint enserrer les épaules du plus jeune dans ses mains et le tira vers lui, le libérant par la même occasion, et le fit s'allonger sur son torse brûlant avant de couvrir son visage de baisers. Yuya prit un certain temps à comprendre ce qu'il s'était passé, jusqu'à ce que toute sa conscience le retrouve et il se mit à soupirer d'aise à chaque contact des lèvres de Ryo sur sa peau moite et bouillante. Glissant les mains autour du cou du Kanjani, il tourna son visage vers lui et lui offrit un baiser d'une passion rare, clôturant le serment d'amour qu'ils avaient commencé à négocier quelques minutes plus tôt. C'était fait. Il n'y aurait plus que le temps comme obstacle à leur amour.
Ryo fit courir ses doigts sur la peau brûlante mais toujours aussi douce de son cadet, avant de les blottir sur son dos, le serrant contre lui en une étreinte parfaite que rien ne pourrait briser.
-Merci, murmura-t-il à son oreille.
-Merci à toi, répondit le plus jeune tout aussi bas.
-Je t'aime tellement, soupira-t-il avant de nicher son visage dans les cheveux de son amant pour y cacher ses larmes.
-Je t'aime encore plus que ça, susurra Tegoshi avant de fermer les yeux, un beau sourire sur le visage.
Quelques minutes de silence précieux passèrent, et ils s'endormirent ainsi, blottis l'un contre l'autre, dans une étreinte aussi chaleureuse que passionnelle, près à braver le temps, ensemble.
A suivre...
PS : Alors ? Vous en avez pensé quoi de mon ultime lemon ? =P Personnellement, je l'aime bien, j'en suis assez satisfaite^^ Merci d'avoir lu en tout cas et n'hésitez pas à mettre des reviews ! Je me mets directement à l'épilogue ! Chuu~
