Merci à tous ceux qui m'ont mis des rewiews, c'est encourageant quand on écrit une fiction de se sentir soutenu.

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Chapitre 2 :

Point de vue d'Edward :

-Je ne suis pas censée servir de nourrice à des Anglais, marmonna la jeune femme en soutenant Jasper. Il faut tourner à gauche, puisque vous êtes décidé à vous rendre à cet endroit.

-C'est bien l'église la plus proche ?

-Oui. Il y a aussi l'église de Saint-Cloud, au bas de la colline, bien sûr. Mais nous sommes beaucoup plus près de la chapelle de l'orphelinat. Celle-ci est en ruine, mais je suppose que ça vous est égal. Elle a été incendiée sous la Terreur, et les nonnes et les orphelins ont disparus. Dieu seul sait où ils se trouvent à présent.

-Si c'est l'église la plus proche, un messager doit nous y attendre.

Avec un peu de chance, son ami Emmett serait là.

-Je vois. Les espions anglais avaient le même genre d'arrangement, en Italie.

Malgré la nuit profonde qui les enveloppait, l'air paraissait doux et léger après celui du cachot. Grey inspira à pleins poumons. Sous ce ciel infini, avec cette brise froide et saine, une foule de possibilités se présentait à lui. Maintenant qu'ils étaient arrivés jusqu'ici, il trouverait bien un moyen de les mettre tous à l'abri.

-Je ne sais pas pourquoi je vous aide. C'est un exemple parfait de générosité totalement désintéressée...

Il imagina le haussement d'épaules résigné qui accompagnait les épaules de la jeune femme. Il la connaissait déjà assez pour deviner ses mimiques.

-... et donc déraisonnable, poursuivit-elle. Ah, nous nous sommes un peu écartés de la route. Rapprochons-nous. Oui, comme cela. Faites attention.

Ils soutenaient chacun Jasper, et Bella cherchait son chemin dans l'obscurité en tapotant le sol avec un manche à balai qu'elle avait trouvé dans la parc du château. Elle leur avait sauvé la vie à plusieurs reprises, ce soir. C'était elle qui les avait guidés dans le dédale compliqué des souterrains du château jusqu'à la porte secrète dissimulée au fond d'un cellier, elle qui leur avait fait traverser les jardins plongés dans les ténèbres, avec l'assurance d'un chat. C'était elle encore qui avait trouvé un bassin de pierre. Il se rappellerait toute sa vie l'eau qu'ils avaient bue à ce moment, et Bella recueillant l'eau dans ses mains et la portant aux lèvres de Jasper sans avoir bu la moindre gorgée elle-même.

Seul, il n'aurait jamais pu soulever Jasper pour lui faire franchir le dernier mur qui ceignait le parc. Ils avaient accompli cette tâche exténuante dans le silence, tandis qu'à cinquante mètres de là, les invités allaient et venaient sur le perron du château, et des notes de musiques légères comme du cristal s'échappaient des hautes fenêtres.

A présent, elle les guidait en leur dispensant des conseils, des encouragements ou des explications.

-Les ornières sont profondes, car les chariots tournent ici pour se diriger vers l'arrière du château. Le mur sur votre droite est hérissé de pierres coupantes, évitez de vous en approcher. Ah, une branche basse, vous allez la heurter.

Grey l'imaginait très bien tracer un chemin en enfer et énonçant calmement : «Sur la droite, vous remarquerez un démon enchaîné. Gardez vos distances.»

Son respect pour elle augmentait à chaque pas... et sa méfiance aussi. Il lui faudrait prendre de grandes précautions pour la capturer.

-La grille de l'orphelinat n'est plus très loin, dit-elle.

De l'autre côté de la Seine, une rangée de lumières aussi fines que des têtes d'épingles dessinaient les contours de Paris. A quelques rues de là, une unique fenêtre brillamment éclairée perçait les ténèbres profondes.

-Comment diable le savez-vous ?

Le rire léger de la jeune femme résonna dans la nuit. Elle semblait aussi heureuse que lui d'avoir quitté cet horrible cachot.

-J'ai parcouru cette route de nombreuse fois en plein jour. Ma mémoire est excellente.

Sa voix à l'accent chantant lui donnait quelque chose juvénile. Il trouvait étrange et déstabilisant qu'elle ait cette allure d'enfant innocente et courageuse, alors qu'il la savait en réalité aussi froide et dangereuse qu'un serpent.

-L'arbre sous lequel nous nous tenons et que vous ne pouvez pas voir, ajouta-t-elle en frappant l'écorce de son bâton, est un magnifique cerisier qui était déjà vieux quand je suis venue ici pour la première fois. Je l'ai souvent escaladé, et j'y ai cueilli quantité de cerises, autrefois. L'air est encore imprégné du parfum des fruits qui sont tombés il y a quelques semaines. La route que vous chercher, celle qui mène chez les sœurs, est juste en face. Par là.

Elle lui toucha légèrement l'épaule, pour lui indiquer la direction.

-Je n'y vois rien, déclara-t-il, perplexe.

-Cessez d'essayer de voir, monsieur l'Anglais. Écoutez plutôt. La nuit vous raconte des tas d'histoires. La rue Bérenger n'est qu'à cinquante pas d'ici. Le boulanger du coin est en train de faire son pain en ce moment même, vous ne le sentez pas ? La rue Bérenger part vers l'est, en direction du pont et de Paris, où les gens de votre profession on des amis. Si vous vous dirigez vers le sommet de la colline, à l'ouest, vous finirez par arriver en Angleterre, où vous avez sans aucun doute encore plus d'amis. Le petit vent léger qui vous effleure le visage provient du nord-est, c'est à dire du bois de Boulogne.

Il ferma les yeux, dans l'espoir de mieux entendre les «histoires» que racontaient le nuit. Elle avait raison. Il était plus facile de percevoir les bruit et la brise sur son visage quand on n'essayait pas de voir à tout prix.

-Vous savez vous dirigez dans le noir. Vous avez dû le faire souvent, j'image ?

-Plus que je l'aurez voulu, c'est certain

-Vous avez appris tout cela en travaillant pour Vauban ? Vous faisiez partie de son équipe, n'est-ce pas ?

-Vous posez trop de questions. Je ne vous l'ai pas encore dit ? A présent, écoutez-moi bien, car je vais vous apprendre quelques petits secrets. Si vous restez face au vent, vous saurez toujours où vous êtes, car il transporte l'odeur de la rivière. L'odeur de l'eau.

Il l'entendit déglutir en prononçant ces mots. Sa voix venait de la trahir – et de lui donner un indice pour l'appâter. Elle avait soif, terriblement soif.

Il choisit ses mots avec soin, avant de répondre.

-Je serai content d'arriver à la chapelle. J'espère que nous y trouverons de l'eau.

Il perçut chez elle un frémissement. Bien.

-C'est très vraisemblable.

-Je suppose qu'il y aura un puits. Croyez-vous que nous trouverons un seau pour puiser de l'eau ?

-Vous ne tarderez pas à le savoir. Comme je vous l'ai dit, nous ne somme plus très loin, répondit-elle d'une voix rauque. Je vous laisserez à votre rendez-vous secret. Pour ma part, des affaires m'attendent ailleurs, et je ne tiens pas à faire plus ample connaissance avec la communauté des espions anglais à Paris.

Il comprit à sa voix qu'elle ne songeait en fait qu'à l'eau qu'ils allaient enfin trouver.

-Il n'y aura sans doute personne là-bas, et je ne pourrai pas aller plus loin, seul avec Jasper. Par ailleurs, il faut que nous m'indiquiez où est le puits.

-Ne me harcelez pas, monsieur, rétorqua-t-elle en enfonçant son bâton dans les graviers du chemin.

-Jasper à besoin de vous. Cela ne vous coûtera pas grand chose, à peine une centaine de pas.

Elle poussa un soupir exaspéré.

-Je me demande d'où vient la réputation de stoïcisme des Anglais. C'est une qualité dont vous semblez totalement dépourvu. Très bien, ajouta-t-elle en resserrant son étreinte autour de Jasper. Nous allons trouver ce puits, puisque cela vous obsède tant. Ne nous attardons pas plus sur le chemin à bavarder, sinon tout le voisinage va finir par nous repérer. Voici la grille.

Elle fit résonner son bâton contre les barreaux lorsqu'ils atteignirent le portail.

-J'irai jusqu'au perron du bâtiment principal, annonça-t-elle. Pas plus loin. Vous pourriez avoir douze jeunes espions blessés sur les bras que je ne le ferai pas. Il n'est pas du tout logique de me demander une chose pareille.

Leurs pas firent crisser le gravier du chemin qui descendait en pente raide sur le flanc de la colline.

-J'ai très peu eu affaire aux Anglais jusqu'à présent. Je vois que j'ai eu raison de les éviter, bien qu'il doive exister des Anglais plus raisonnables que vous. Dans le doute, je réserve mon jugement.

Grey ne détectait aucune trace d'une présence humaine devant eux. Néanmoins, si c'était Emmett McCarthy qui les attendaient cela n'avait rien d'étonnant.

Elle fit encore quelques pas et s'arrêta.

-Cela ne me plaît pas, déclara-t-elle, démontrant ainsi qu'elle avait un excellent instinct. Non, je n'irai pas plus loin. Prenez le garçon...

Jasper, bien qu'à moitié inconscient, avait dû suivre leur échange. Il joua alors son rôle et s'affaissa contre elle en gémissant.

Elle vacilla et le soutint.

-Votre ami vient encore de s'évanouir. Il faut...

Soudain, la voix d'Emmett résonna tout près, et sa silhouette robuste se matérialisa.

-Il était temps. Je m'apprêtais à prendre le bâtiment d'assaut.

Emmett. Grâce au ciel ! Grey eut l'impression d'être soulagé d'un poids de deux tonnes.

-Jasper est blessé.

A l'instant où elle entendit la voix d'Emmett, la jeune femme lâche Jasper et recula vers la forêt. Elle s'immobilisa à bonne distance des trois hommes.

-Je vais t'aider.

Emmett était costaud. Il souleva Jasper dans ses bras.

-On m'a dit qu'il s'était fait tirer dessus. Nous nous demandions s'il était gravement blessé. J'ai volé une voiture, au cas où nous en aurions besoin. Elle est dans l'allée.

-Bien.

Grey tourna la tête à droite et à gauche, tendant l'oreille pour essayer de localiser la jeune femme. Le bruit de sa respiration la trahit.

-Il me faut de l'eau pour mon guide, lança-t-il à Emmett.

-J'ai deux bouteilles d'eau bien fraîche dans la voiture, répondit ce dernier d'un ton calme et dégagé. Je vais les chercher.

Isabella attendit en silence, mais il crut la sentir frémir. Pense à cette eau, Bella. Pense que tu as très soif.

-Je vais vous chercher une bouteille moi-même, mademoiselle. C'est le moins que je puisse faire pour vous.

Elle hésita à répondre, et il perçut son indécision. Elle devait avoir affreusement soif. S'il tentait de l'attraper et manquait son coup, il n'aurait pas de deuxième chance. Elle se déplaçait trop vite dans l'obscurité et savait trop bien se diriger avec son bâton. Il fallait qu'il l'attire vers lui.

-Attendez, dit-il doucement. Je vais vous apportez de l'eau.

Il se dirigea vers la voiture, guidé par le mince filet de lumière qui filtrait par le cache d'une lanterne. Quand il la souleva, un rayon de lumière blanche se répandit sur l'herbe de la cour.

Emmett installe Jasper à l'intérieur du véhicule.

-Où es-tu blessé, mon gars ? A l'épaule ? Non, c'est plutôt à la poitrine. Tu n'as reçu qu'une seule balle ?

-C'est suffisant, non ? Marmonna Jasper d'une voix rauque. Mon gilet est... fichu.

Emmett étala une couverture sur le corps du garçon.

-Je me demande comment je vais annoncer la nouvelle à ton tailleur. Tiens, bois un peu, si tu ne veux pas perdre conscience.

-Laisse-moi la bouteille à portée de main et filons.

-Depuis quand c'est toi qui décide, mon petit ? Lança Emmett en redescendant de voiture. Il s'en sortira, dit-il à Grey. Combien de poursuivants avez-vous aux trousses ?

-Tout un essaim de guêpes. Je vais payer mon guide, et nous pourrons partir. Où est l'eau ?

Il balança la lanterne autour de lui. Ah, il l'avait repérée. Elle se tenait prudemment hors du halo de lumière et tâchait de se fondre dans l'ombre. Mais ses précautions étaient vaines.

-Je te la donne tout de suite.

Il grimpa sur la voiture, se mouvant avec la grâce et la souplesse d'un gros ours brun.

-J'ai aussi un panier de nourriture. Du pain, du fromage, des saucisses. Et un peu de vin.

Tapie dans l'obscurité, Bella écoutait. Elle devait avoir faim. Lenoir l'avait certainement privée de nourriture.

-Du pain, oui. Mais l'eau avant tout. Donne-moi quelque chose de facile à transporter. Cette bouteille d'eau.

Emmett lui passa une bouteille et la moitié d'une longue miche de pain fraîche et odorante. Exactement l'appât dont il avait besoin. Il la tenait. Il n'avait plus qu'à refermer le piège sur elle.

-Mademoiselle ?

Elle s'était enfoncée un peu plus loin dans l'obscurité. Prudente, et un peu nerveuse. Quand il s'approcha, il vit qu'elle fermait les yeux pour se protéger de la lumière, afin de ne pas perdre la puissance remarquable de sa vision dans les ténèbres.

Elle s'appuyait lourdement sur le vieux manche à balai qu'elle avait ramassé. Ses vêtements étaient couverts de poussières et de toiles d'araignées, et son teint était blême. Seule, exténuée, à pieds, jusqu'où irait-elle avant d'être rattrapée par Lenoir ? Il lui faisait une faveur en la retenant. Car, quoi qu'il lui fasse, ce ne serait jamais pire que ce que Lenoir avait en tête.

Il posa précautionneusement sur le sol la lanterne qui l'encombrait. Avec un peu de chance, le seul bruit de l'eau remuée dans la bouteille suffirait à la retenir sur place. Il se dirigea vers elle, balançant la bouteille dans sa main, le pain négligemment calé sous son bras. Les trucs les plus simples étaient ceux qui marchaient le mieux. C'était un peu comme capturer une pouliche dans un champ. Il fallait y aller doucement, l 'air de rien, comme si on pensait à tout autre chose.

-Voulez-vous aussi un morceau de fromage ? Je peux lui demander d'en descendre du panier.

Il parlait comme si Emmett était encore perché sur le toit du carrosse. Ce n'était pas le cas. Il n'avait pas besoin de regarder derrière lui pour savoir qu'Emmett avait contourné la voiture en silence, pour couper la route de la jeune femme et l'empêcher de fuir. Cela faisait dix ans qu'ils travaillaient ensemble. Il savait qu'Emmett avait dû se placer à une douzaine de pas derrière leur proie, à droite du chemin.

-Du pain et de l'eau ne suffiront pas à vous remercier.

-Je ne veux rien devoir à un espion anglais, répondit-elle en sa balançant d'un pied sur l'autre. Une dette vous enchaîne à quelqu'un d'autre.

-Un peu d'eau fraîche, ce n'est pas grand chose.

Il avait prononcé ces mots d'un ton détaché, comme s'il avait jeté un filet devant elle. Il fallait qu'il ne pense qu'à la soif qui lui desséchait la gorge. De cette façon, elle ne se rendrait pas compte qu'il approchait. Il y était presque.

Elle pencha la tête sur le côté. Visiblement, son instinct lui soufflait de fuir. Combien de temps avait-elle été privé d'eau, dans ce cachot ? Il fallait qu'elle soit désespérée pour prendre un tel risque.

Un dernier pas, et il put refermer les doigts sur son bras. Il la tenait. Elle essaya de se dégager.

-Je n'aime pas qu'on me touche, Monsieur.

-Inutile de résister. Vous n'aurez pas une seule chance de vous en sortir, avec Lenoir. Tandis qu'avec moi...

Une douleur fulgurante lui déchira le coude. Le manche à balai décrivit un cercle et s'abattit sur son genou. Une souffrance insupportable se propagea dans sa jambe, et il tomba. Son épaule heurta violemment le sol. La jeune femme s'échappa, lui glissant entre les doigts comme un poisson à travers les mailles du filet. Ses pas précipités projetèrent des graviers autour de lui.

-Bon sang ! Enfer et damnation !

Aveuglé par la douleur, il se redressa et partit en boitillant derrière elle. Quel idiot il faisait ! Il avait pourtant vu ce qu'elle avait fait à Laurent, il savait de quoi elle était capable. Il l'entendit uir à toute allure dans l'obscurité, son bâton frappant les troncs d'arbres tandis qu'elle cherchait son chemin.

Mais Emmett était un vieux renard. Il s'était placé de manière à voir la fille dans la lueur de la lanterne, tout en demeurant invisible, caché dans les buissons.

Elle se jeta tout droit dans ses bras, et il s'empara d'elle.

Du moins, il faillit s'emparer d'elle.

-Ah, la...

Quand Grey arriva à la hauteur d'Emmett, celui-ci jurait dans le dialecte breton qui était sa langue maternelle. La fille était libre et tentait de se redresser.

Oh, il allait se faire un plaisir de capturer Mlle Isabella.

Il esquiva un coup de son maudit bâton, s'approcha et le lui ôta des mains. Elle était désarmée. Mais elle ne renonça pas pour autant et se battit avec élégance. Robuste et tout en muscles, elle était d'une force étonnante pour une femme. Mais elle était légère, et elle ne lui arrivait même pas au menton. Elle n'avait aucune chance.

Cela lui prit moins de trois minutes. Quand ce fut fini, il lui ramena les bras dans le dos sans lui faire mal, mais sans le laisser frapper non plus. Elle était hors d'haleine et tremblait de la tête aux pieds. La nuit avait été dure pour Mlle Isabella. Puis il la traîna péniblement jusqu'au carrosse, en la laissant se débattre pour lui faire perdre ses dernières forces.

Il éprouva une sensation primitive, un instinct de possession. Elle était à lui. A lui.

Emmett s'approcha en grommelant et en se frottant l'estomac.

-Vive comme l'éclair, hein, ma petite ? Fais-la approcher, que je la vois à la lumière.

Emmett lui agrippa les cheveux à pleines mains et lui renversa la tête en arrière. Elle se débattait toujours, en envoyant des coups de pieds au hasard.

-Par tout les saints du paradis ! C'est Isabella Swan ! S'exclama Emmett en sifflant doucement. Tu fais de drôle de trouvailles, Grey ! Que diable fabriques-tu avec le Renardeau ?

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Je vous rappelle que Grey = Edward

Ca fait bizarre de l'appeler ainsi, mais c'est pour les besoins de l'histoire. Heureusement, il ne gardera pas ce nom du début à la fin...

Rewiew = Teaser