Coucou, merci beaucoup pour toutes vos reviews, elles m'ont fais tres plaisir ! je vous poste, le troisieme chapitre. Bon, je sais, il n'est pas tres long mais, promis, le chapitre 4, arrive tres bientot.


Tony ne sentit pas tout de suite la présence de Gibbs. Affaiblit par la fièvre, celui ci se trouva dans un monde sans rêves. Étrangement, l'italien s'y sentit bien. Dans cet endroit, il ne ressentait ni la douleur, ni la peur, ce qui , dans un certain sens, était apaisant. Il pouvait durant ne serait ce que quelques minutes se détendre et profiter pleinement de ses moments tranquille, ou plus rien ne comptait, mis a part son confort personnel. Cependant, toutes les bonnes choses avaient une fin. Tony quitta progressivement son sommeil profond et reprit doucement connaissance. Il ouvrit difficilement les yeux et sa vision n'était pas assez nette pour reconnaître le lieu dans lequel il se trouvait. C'est alors, qu'il sentit comme un poids supplémentaire sur son bras gauche. Fronçant des sourcils inconsciemment, il tourna la tete vers l'origine de cette sensation étrange.

_ Dinozzo ?

Devant l'annonce de son nom, le visage de Tony se transforma bien vite en une grimace difforme. En réalité, il n'était pas bien sur d'avoir reconnu la voix qui s'était élevée derrière lui. C'est pourquoi, il pivota de quelques centimètres et fut nez a nez devant un ancien marine qu'il ne connaissait que trop bien. Le face a face provoqua un léger effet de surprise chez le plus jeune, qui sursauta.

_ Gibbs ? mais qu'est ce que ...?

La voix de Tony était faible et celui ci reposa sa tete sur le sol aussi vite qu'il l'avait relevé. Il était encore fatigué et ses dernières forces l'avaient quittées depuis longtemps.

_ Calme toi, Dinozzo. Tu as encore un peu de fièvre, tu devrais te reposer.

_ De la fièvre ? demanda t'il surprit. Apparement, le jeune homme n'avait garder aucun souvenirs de ces dernières heures.

_ Oui Dinozzo, de la fièvre. Maintenant, dors. Ou je me charge de te faire taire, moi même. En disant cette phrase, Gibbs prit une voix menaçante. Mais Tony, n'était pas stupide. Et surtout, plus important, il connaissait l'ancien marine. C'est pourquoi, la menace eu l'effet inverse et provoqua un léger sourire chez l'italien.

Cependant, ce sourire s'effaça rapidement pour laisser place a un regard perdu et triste. Il n'aurait sur dire si cela était du a la fièvre ou aux fêtes de fin d'années qui pointaient le bout de leurs nez; mais de nombreux souvenirs le frappèrent. Des souvenirs douloureux. A vrai dire, il ne parvenait pas a se remémorer un seul bon moment. Ou peut être que si, ... mais, il les comptaient aisément sur les doigts d'une main. Tout en fermant les yeux, Tony se laissa vagabonder dans les affres de sa misérable vie. D'une voix cassée, il commença son récit.

_ Mon premier Noël sans ma mère, a été horrible. Devant cet aveux soudain, Gibbs fronça des sourcils mais ne fit aucun commentaire. Il se mit juste a écouter attentivement les paroles de son subordonné.

_ Mon père n'était pas du genre dîner de famille et chants de Noël. C'était ma mère, qui y tenait beaucoup d'importance ... jusqu'à sa mort ... sa voix se brisa a cette réalité ...jusqu'a sa mort, reprit il avec un peu plus de contenance, ... on l'a toujours fêté ensemble. Alors quand elle est partie ...

A cet instant, un silence pesant s'installa dans la pièce. Tony ne parvenait pas a aligner un mot de plus, tellement sa souffrance et son chagrin était grand. Et Gibbs, ne voulait en aucun cas le bousculer. De plus, il n'était pas réellement très a l'aise dans ce genre de situation. Lui et les mots ne faisaient pas très bon ménage et surtout depuis la disparition de sa femme et de sa fille.

_ Shannon adorait cuisiner. Commença doucement le chef d'équipe. Tony ne comprit pas tout de suite le sens des paroles de son patron.

_ Quoi ?

_ Shannon. Ma première femme adorait cuisiner pour cette occasion. Elle aimait particulièrement cette fête, surtout depuis la naissance de Kelly.

_ Je suis sur, que c'était une super maman. Répondit Tony, pour montrer a l'ex marine, qu'il savait pertinemment que cela ne devait pas être facile pour lui, d'en parler.

_ Elle l'était. Elle savait si prendre avec elle, contrairement a moi.

_ Comment était elle ? demanda timidement le plus jeune.

Gibbs laissa échapper un rire de tendresse a cette question.

_ Elle aimait Kelly, plus que tout. Elles aimaient passées du temps ensemble et surtout me rendre dingue. ... C'était toujours la première a se lever si Kelly était malade ou faisait un cauchemar... elle ne cessait de se faire du souci pour elle. Je pense qu'elle a toujours été une mère au fond d'elle. Finit par lâcher l'ex marine, la voix rauque.

Tony sourit, elle ressemblait beaucoup a la mienne ... sauf qu'elle n'était pas réellement un vrai cordon bleu. Elle voulait faire la cuisine mais malheureusement pour moi, ma nourriture finissait souvent carbonisé. Je ne pouvait rien avaler ... le jeune agent se mit a rire devant ce souvenir, et fut très vite suivit par Gibbs.

Une fois les deux hommes un peu calmé, Tony reprit un air sérieux.

_ Je suis sur, que toi aussi tu étais un super papa.

_ Tony ...

_ Non, non ... je suis sincère, Gibbs. Il n'y a qu'a voir comment tu te comportes avec les mômes. Tony eu un rapide sourire. Kelly, avait beaucoup de chance.

Gibbs ne sut quoi répondre. Bien sur, il était touché et ému les paroles de son agent. D'autant plus ému, quand ce compliment provenait de Tony et dont l'enfance n'avait pas été facile. Il savait parfaitement que la relation entre tony et son père n'était pas au beau fixe. C'était deux êtres si proche et pourtant si éloigne l'un de l'autre. Il ne connaissait que les grandes lignes de l'histoire, mais il savait pertinemment que tony aurait préféré une relation plus proche avec son père. Il aurait aimé que son père, prenne soit de lui et fasse plus attention a ses envies, ses besoins et ses peurs. La façon dont tony ne cessait de le provoquer, voulait tout dire. Il recherchait désespérément de l'attention.

Gibbs était sur le point de rétorquer quelque chose, quand Tony se mit violemment a tousser et a trembler. Comme un réflexe, une intuition paternelle retrouvée, l'ancien marine se rapprocha et enlaça le jeune homme de ses deux bras. Tony occupé a retrouver sa respiration, ne fit pas tout de suite attention, mais apprécia le contact. Avec cette étreinte, tony se sentit soutenu et rassuré. Deux sentiments qu'il recherchait désespérément depuis sa tendre enfance et que son père n'avait jamais pu lui offrir. La crise de toux passée, l'italien émit un sourire sincère et se rendormit presque aussitôt. C'est d'ailleurs, a ce moment précis, que le chef d'équipe, se permit de dire ce qu'il avait sur le coeur.

_ Et moi, j'aurais été fier de t'avoir pour fils. Déclara t'il dans un léger murmure, au creux de son oreille.


Alors vos impressions ? ;)