Coucou, un grand merci pour vos reviews et encouragemet, cela fait plaisir ! ;) des maintenant, la suite en esperant qu'elle vous plaise.


Le lendemain matin, l'ancien marine fut surprit de ne pas trouvé Tony près de lui. Il se releva et chercha du regard la moindre trace de son agent dans la pièce. C'est alors qu'il vit celui ci, debout contre l'une des fenêtres. Le jeune homme regardait avec une certaine tendresse, les flocons de neiges tomber du ciel. Leur chute était beaucoup moins forte que la nuit dernière ainsi que leur volume. Aujourd'hui, ils n'étaient pas plus gros qu'une pointe d'un stylo bille. L'italien avait beau détester le moins de décembre, il n'en restait pas moins subjuguer par la beauté de la traînée blanche qui se trouvait devant lui. Il sourit en repensant a sa mère. Elle aurait adoré ce spectacle.

Sentant le regard de son mentor sur lui, il se retourna pour lui faire face. Devant son visage, Gibbs parut soulagé. En effet, Tony était moins pale et certaines de ses marques de fatigue avaient disparu.

_ J'ai deux bonnes nouvelles pour toi, patron. déclara l'italien, le sourire aux lèvres.

_ Qui sont ? ... demanda l'ex marine avec un petit sourire.

_ La première est que la route semble être enfin dégagée et la deuxième est que, par conséquent, tu vas être débarrassé de moi !

La dernière partie de la phrase de Tony sembla donner un coup de poignard dans le coeur de Gibbs. Il venait de prendre conscience, qu'il allait de nouveau se retrouver seul pour les fêtes et cela, ne l'enchantait pas tellement. Il avait du mal a l'avouer, mais passer ses quelques heures avec Tony, lui avait fait beaucoup de bien. Il n'avait pas ressasser de vieux et douloureux souvenirs tout seul dans sa cave, avec et pour seule compagnie une bouteille de Scotch. Il n'avait pas ressentit ce mal être insupportable, le dévorer de l'intérieur et lui provoquer ainsi une sensation d'étouffement. Il n'avait pas suffoquer devant cette évidence qui semblait le hanter chaque année depuis leur mort, elles n'étaient plus là et il n'existait aucun moyen pour les faire revenir. Et enfin, il n'avait pas entendu ses 4 mots, qui raisonnaient en permanence dans son esprit : c'est de ta faute.

Avec Tony a ses cotés, cela avait été différents. Il avait pu parler d'elles, en pensant a ses moments joyeux qu'ils avaient vécu ensemble et non a leur assassinat. Il avait revu leurs sourires, entendu de nouveau leurs rires et non vu leur corps froid, et leurs yeux sans vie. Ses yeux dépourvu de toute émotions, ... un regard vide.

L'agent senior n'eût aucune idée de l'effet produit de cette phrase sur son boss. Il pensait, au contraire, que Gibbs serait soulager de se retrouver seul, et de se débarrasser de lui. Il est vrai, qu'il n'était pas d'une très bonne compagnie. Il se sentait très mal a l'aise, d'avoir causé autant de souci à son patron. Il ne voulait pas être un poids, et c'est exactement ce qu'il avait été la nuit dernière. Bon, s'il devait être honnête avec lui même, il devait reconnaître que passer du temps en compagnie du chef d'équipe n'avait pas été si désagréable. Il avait eu l'impression de compter un minimum pour quelqu'un, et cela lui avait permis également de ne pas avoir le moral dans les chaussettes, en pensant a sa défunte mère. Elle lui manquait tellement... elle seule, lui avait prodiguer de l'attention et de l'affection . Ses longues étreintes étaient ce qui lui manquait le plus. C'est pourquoi, cette nuit dans les bras de Gibbs, lui avait permis de s'endormir serein. Il savait qu'il y avait quelqu'un près de lui et il se sentait de cette manière en sécurité.

Tony laissa échapper un long soupir puis se mit a rassembler ses affaires. Une fois, habillé de sa veste et son sac sur l'épaule, il offrit un sourire forcé a son patron.

_ Je crois que je vais y aller. Je te souhaite encore un joyeux Noël, Jethro. A demain

_ A demain, Tony. Se fut tout ce que Gibbs put répondre sur le coup. Il ne pensait pas une seule seconde que Dinozzo allait partir si vite, mais en même temps, c'était Noël. Il avait d'autres projets, non ?


Le départ de son agent provoqua un sentiment de vide chez l'ex marine. En effet, la pièce avait des lors, été plongé dans un silence pesant . Ne pouvant plus supporter cette situation, Gibbs se mit lui aussi a partir de son coté. Il enfila son manteau puis se dirigea en direction du parking. Il rentra dans sa voiture quelques minutes plus tard, mit le contact et une pensée lui traversa l'esprit. Tony n'était il pas revenu par ses propres moyens hier soir ? mais oui, il était revenu a pied. Du aux intempéries, Tony avait garé sa voiture plus loin. Il allait donc devoir faire le chemin inverse, pour regagner son véhicule. En sortant du parking, Gibbs observa attentivement les alentours. Il devait faire très froid, et Tony venait tout juste de se remettre, il ne pouvait pas le laisser faire face a cette temperature. Il ne voulait pas que celui ci retombe malade. De plus, connaissant Tony, il ne dirait rien sur sa santé et serait capable d'affronter cela seul. il ne voulait pas, ça. Il ne le voulait plus.

Tony quand à lui, se mit a commencer sa route pour rejoindre sa voiture. Il espérait sincèrement que la voie soit assez dégagée afin de rentrer chez lui, bien au chaud. Enfin, en même temps, il n'était pas plus pressé que ça de rentrer dans son appartement. De toute manière, il allait de nouveau se retrouver seul, réalisant ainsi son petit rituel. Rituel, qui consistait a boire une bière, fumé une cigarette devant la TV et appeler son père. Père qui soit dit en passant, ne prenait jamais la peine de répondre a son fils unique. Et même durant toute ces années sans réponse, Tony continuait d'espérer que celui ci réponde. Espoir, qui se finissait toujours en déception. Et cette déception entraînait momentanément plusieurs bouteilles vide et un paquet de cigarette déjà bien entamé.

C'est lorsqu'il remit le col de sa veste en place devant un petit vent frais, qu'il entendit quelqu'un klaxonner derrière lui. Au début, celui ci ne prêta pas attention, mais devant autant d'insistance, il se décida a se retourner. Quelle ne fut pas sa surprise, quand il découvrit que le conducteur de la voiture était son patron. L'italien fronça des sourcils, l'inquiétude se lisant sur son visage et prit appuie sur la portière passager. La fenêtre étant ouverte, il glissa sa tete et demanda rapidement :

_ Un problème, boss ?

_ Non, mais tu ne serais pas mieux a l'intérieur ?

Devant ce sous entendu, Tony ne posa pas plus de question et entra a l'intérieur de l'habitacle. Une fois assis, il se massa énergiquement les mains afin de couper cette sensation de brûlure qui se rependait au bout de ses doigts.

_ Jethro, je suis sérieux. Qu'est ce qui se passe ? demanda t'il de nouveau, intrigué.

A la suite de cette question, un petit silence s'installa avant que le conducteur ne se décide a prendre la parole.

_ Des projets, Dinozzo ?

_ Quoi ?

_ Tu as quelque chose de prévu aujourd'hui ? rectifia l'ancien marine.

Tony eu un léger sourire et un soupir de lassitude.

_ Non. Répondit il tout simplement.

_ Un café ? proposa l'ainé.

_ Un café.


Les deux hommes se retrouvèrent une demi heure plus tard chez le chef d'équipe, devant une bonne tasse de café chaud. Tout deux apprécièrent ce moment de silence, puis Gibbs proposa a l'italien de l'accompagner dans sa cave. Celui ci accepta, et observa son patron travailler en silence. Il n'y avait pas de doute, Gibbs était très doué. Lui, il ne pouvait même pas aligner un clou et deux visses. Lui et le bricolage cela faisait deux, il n'était pas très à l'aise avec les travaux manuel, et cela en avait toujours été ainsi. Peut être parce que son père ne voyait pas un très grand intérêt a cette discipline. Pour lui, seul les matières dites intellectuel comptaient. Ce qui était bien dommage, parce qu'il aurait aimé pouvoir partagé ça avec lui. En pensant à son père, Tony sortit son portable de sa poche et le fixa un bon moment. Comme s'il se demandait si oui ou non, il devait l'appeler ? après tout, il le faisait chaque années et il n'avait récolté que du vent, en quoi cette année serait différente ? pourrait il encaisser une nouvelle déception ?

_ Je peux monter ? J'ai un coup de fil a passer.

Gibbs acquiesça en silence et regarda Tony monter les marches un a une avec un poids sur les épaules. Ce poids la, il le connaissait que trop bien. C'est simple, il avait vu cette attitude chez son agent lors des deux visites de son père, alors il devina vite a qui le coup de fil était destiné. Cependant, il ne fit aucun commentaire et continua a travailler.

Cela faisait une demi heure que Tony était monté et il n'était toujours pas revenu. L'ancien marine commença a s'inquiéter, ce n'était pas du genre a Tony de traîner ... quoique ... Il se mit alors a sa recherche et le retrouva assis sur le canapé du salon. Celui ci tenait une cigarette au bord de ses lèvres et semblait désemparé. Il s'approcha doucement afin de ne pas l'effrayer.

_ Il n'a pas répondu. Conclût le marine.

Tony prit une autre bouffée de sa cigarette et répondit à son patron, sans grande surprise que celui ci soit au courant.

_ Non. D'ailleurs, je ne vois pas pourquoi je m'obstine, il répond jamais.

_ Ce n'est pas de ta faute, Tony.

_ Non, je suis simplement stupide !

_ Tu ne l'es pas.

_ Si. il faut être stupide pour croire que son père va répondre a votre appel alors que cela fait des années et des années, qu'il vous ignore !

Devant le ton abattu de son fils de coeur, Gibbs répondit en toute franchise.

_ C'est lui, l'idiot. Pas toi.

_ Mouai. Se contenta de dire Tony en aspirant une autre bouffée de nicotine.

_ Il ne sait pas la chance qu'il a.

Devant cette confession, Tony se figea net. il n'osa plus faire un seul mouvement. Il n'arrivait tout simplement pas a croire ce qu'il venait d'entendre. Il lui fallut quelques minutes pour reprendre ses esprits et montrer toute sa reconnaissance a son patron. Patron, qu'il considérait plus comme un père de substitution. Gibbs avait été plus un père pour lui que Anthony Senior ne l'avait été et il fut touché de ses paroles. Parce qu'il savait qu'il n'était pas le seul a ressentir cette complicité, parce qu'il n'était plus seul des a présent.

_ Merci.


Alors ? pas trop déçu ? il y aura peu etre un petite epilogue dans les jours a venir ... je sais pas trop encore. Votre avis ? ;)