Chapitre 3 :

Deuxième jour.

Pas plus d'intercations. Blaise n'osa même pas lever les yeux sur Hermione quand il parti la veille au soir. « Malefoy lui aurait-t-il remonté les bretelles ? pensa-t-elle. Enfin, pourquoi ferait-il ça ? »

Hermione alla prendre son petit déjeuner dans la grande salle et quand Ron la vit arriver, il se leva et partit. La jeune fille fut déçue mais alla tout de même s'assoir, en face de Ginny.

- Excuse-le Mione, fit Harry désolé.

- Huh uh… marmonna-t-elle. Comment ça va vous deux ?

- Très bien, dirent-ils en même temps.

Leur synchronisation fit sourire Hermione qui commença à manger.

- Pourquoi Zabini et Malefoy regardent par ici ? demanda Ginny en regardant vers la table des Serpentards.

La préfète regarda les deux concernés. Ils tournèrent alors la tête, feignant de parler.

- J'sais pas.

Elle marqua une pause, toujours en les regardant. Elle vit Malefoy lui faire un clin d'œil puis elle reprit :

- Ca leur passera.

La journée fut une journée « normale ». La jeune élève la passa en cours et à la bibliothèque. Au repas, Ronald ne parla pas et se dépêcha de manger. Il sortit ensuite de table, n'ayant pas mangé beaucoup, ce qui était étonnant de sa part.

- Je crois qu'il faut que je lui parle.

Les deux amoureux acquiescèrent et Hermione et partit à la recherche de Ron. Alors qu'elle s'apprêtait à monter les quelques marches qui la séparait du palier, quelqu'un l'appela.

- Hermione, attends !

- Zabini ? dit-elle incrédule. Tu m'appelles par mon prénom maintenant ? Que de changement comparé à hier soir, fit-elle acerbe.

- Oui… A ce propos, tu m'accompagnes faire un tour dehors ? se risqua-t-il à demander, gêné.

Hermione hésita puis voyant le regard insistant mais paraissant tellement vrai, elle accepta. « Ces serpentards et leur force de persuasion, pensa-t-elle ».

Les deux adolescents marchaient dans un silence qui commencer à peser.

-Ecoutes Hermione… Je … Je suis désolée pour hier. J'aurais pas du, commença le Serpentard.

- Tu veux que je te pardonne ?

- Oui, j'aimerais bien... fit-il gêné.

- Euh… J'veux bien… enfin. Tu me prends au dépourvu Zabini.

- Blaise, fit-il souriant

- Blaise, répéta-t-elle, souriant à son tour.

- Alors, tu acceptes mes excuses ? demanda-t-il, un peu d'anxiété dans la voix.

- Oui, j'suis pas rancunière, fit-elle en lui lançant un sourire.

Il ne put s'empêcher de rire.

- Mais, reprit-elle, pourquoi veux-tu à ce point que je te pardonne ? Enfin… J'veux pas dire que… Enfin, ça me surprend.

- Pourquoi ? fit-il, inquiet mais souriant.

- Bah, tu es à Serpentard alors… l'avis d'une fille de moldus ne devrait pas t'importer, fit-elle, sans pouvoir s'empêcher de rougir.

- Ah… dit-il surpris. Bah, j'dois t'avouer que j'ai jamais cru à ces histoires de supériorité du sang… avoua-t-il. Ce qui compte c'est les capacités intellectuelles… Et le potentiel de « Beau-gossité » aussi, fit il en rigolant.

Hermione joigna son rire au sien.

- Enfin, reprit-il plus sérieusement, j'me suis comme senti obligé en quelques sortes, pour les apparences, mais je ne le pensais pas. En fait, c'est Drago qui m'a forcé à aller m'excuser auprès de toi. Il m'a grave engueulé hier quand il est revenu dans sa chambre. Il m'a dit que tu ne méritais pas ça parce que t'étais surement plus intelligentes que tous ceux qui t'insultes réunis, et c'est là que j'ai pris conscience qu'il…

Il s'arrêta en voyant la mine choquée d'Hermione.

- Hermione ? dit-il inquiet.

- Qu…quoi ? Dra-Malefoy a dit ça ?

- Euh … ouais. A ce propos, je ne t'ai rien dit. Il a dit qu'il me tuerait s'il apprenait que j'ai divulgué ça. Alors si en plus il apprend que je te l'ai dit à toi, je ne donne pas cher de ma peau… dit-il un peu apeuré.

- D'accord, fit Hermione déçue.

- Enfin, après, si tu veux que je meurs… lança-t-il en faisant mine de bouder.

Hermione le frappa gentiment sur l'épaule et rigola d'un rire franc.

Après plus de deux heures de ballade dans le parc en compagnie de Blaise, Hermione remonta dans ses quartiers. Elle était un peu en retard pour sa ronde mais elle s'attendait à voir son homologue l'attendre impatiemment, or elle ne trouva qu'un bout de papier sur la table.

« J'suis partie seul. »

Elle fut décontenancée … D'habitude, c'était lui qui était en retard, et elle l'attendait, sans jamais faire de scandale. Et là, pour une fois qu'elle était en retard, il semblait énervé… « Susceptible le Serpentard …». Elle reposa le billet et parti dans sa chambre. En passant devant la salle de bain dont la porte était ouverte, elle remarqua que le miroir central était cassé. D'après le sang autour sur quelques bouts de verres lui firent directement comprendre que Drago avait frappé du poing dans la glace. « Pourquoi était-il si énervé ? ». La jeune fille lança un sort pour réparer la glace et effacer toute trace de sang. Ensuite, elle se dirigea vers le salon, s'assit sur un des canapés, et décida d'attendre le retour de son homologue.