Chapitre 4
Troisième jour.
Hermione Granger se réveilla toute courbaturée ce jour-là. La raison ? Elle avait passé sa nuit allongée dans un canapé. Elle s'était endormie avant l'arrivée de son homologue. D'ailleurs, elle put remarquer qu'il avait pris le soin de la couvrir d'une couverture. Cet acte la fit sourire mais elle n'oublia cependant pas qu'il fallait qu'elle lui parle sur ce qui l'avait poussé à taper dans le miroir de leur salle de bain commune.
Elle décida d'aller se laver, puis elle alla dans sa chambre pour d'habiller puis elle entendit un bruit de porte, et comprit que le jeune homme qu'elle cherchait à voir venait de sortir. Elle prit alors le chemin de la grande salle et alla s'asseoir à sa table, non sans lancer un regard vers la table des Serpentards. Blaise lui sourit, mais Drago n'eut aucune réaction. Elle soupira et s'assit en face de sa meilleure amie. Ron se leva alors sans un regard pour elle. Décidément, sa journée commençait bien…
- Blaise ! héla la jeune fille au détour d'un couloir.
Le jeune homme s'approcha d'elle en souriant.
- Salut toi, fit-il en souriant.
- Salut, fit-elle maussade.
- Oh la la… Ca n'a pas l'air d'aller toi, fit-il gêné et peiné.
- Euh … Bah… Tu sais pourquoi Drago-euh j'veux dire Malefoy, me fuit depuis ce matin ?
- Non désolé, fit-il gêné. Bon désolé, j'dois y aller, à plus tard, fit-il en s'éloignant.
Après sa journée de cours, le préfète ne se présenta pas au repas du soir et attendit dans le salon, lisant un livre, l'arrivée de son homologue, bien décidée à ne pas le rater. Vers 21 heures, il entra dans l'appartement. Il n'eut même pas le temps de faire quelques pas, que la jeune adolescente, stressée et contente de le voir, se jeta sur lui :
- Malefoy ! Pourquoi j'ai pas de nouvelles de toi depuis… Enfin, pourquoi tu m'évites ? J'veux dire … Oh, et comment va ta main ? J'ai vu le miroir hier… pourquoi t'as fait ça ? Ecoutes, si tu veux en parler, j'suis là hein ! Ne m'oublie pas… oh et au fait, merci pour la couverture… Hier, ajouta-t-elle gênée. Bon bref, montre-moi ta main, je…
Hermione s'arrêta quand elle sentit l'index de son interlocuteur sur ses lèvres.
- Granger, t'es gentille mais tu parles trop.
Il plongea ses yeux gris argentés dans les prunelles marron de la jeune fille, et le temps sembla s'arrêter. Ils reprirent conscience quelques minutes, faisant chacun un pas en arrière comme s'ils venaient de se brûler.
- Oh, et j'suis désolée pour la ronde hier, ajouta-t-elle, autant pour combler le silence que parce qu'elle en avait envie.
- Tu fais ce que tu veux avec tes amis Granger.
