Chapitre 6
Cinquième jour.
Elle arriva dans la Grande Salle et lança un regard à Blaise et lui sourit. Elle put apercevoir une grimace de dégoût sur le visage angélique de son homologue mais elle ne s'en formalisa pas plus que ça. Elle s'assit alors à sa place, salua tout le monde et posa même un baiser sur la joue du jeune rouquin, qui ne put s'empêcher de rougir. L'adolescente aperçut alors l'autre préfet-en-chef et vit son visage se décomposer. Ensuite, elle le vit se lever. « Mais qu'avait-il à la fin ? ».
La journée ? Banale. Cours / bibliothèque / discussion avec Blaise / discussion avec ses meilleurs amis. La présence de Drago, même si elle ne se l'avouera jamais, lui manquait terriblement. Quand elle le croisait, elle avait envie de l'arrêter, de le prendre par les épaules et de le secouer et de le supplier de me parler.
Alors qu'elle sortait de la salle, après avoir mangé, elle vu un attroupement d'élèves. Elle se faufila dans cette foule, et découvrit Drago et Ron en train de se battre.
- Arrêtez !
Mais ce fut vain. Elle fit alors le trajet inverse et alla chercher le professeur Mc Gonagall qui arriva en compagnie d'autres professeurs. Ils interrompirent le combat, au grand damne des élèves qui avait parié sur le potentiel vainqueur.
- Mr Malefoy, Mr Weasley, fit la professeur de métamorphose énervée, vous aurez 4 heures de retenue demain après-midi. Pour l'heure, allez à l'infirmerie pour vérifier que vos blessures ne sont pas graves.
Elle lança un regard autour d'elle, et ses yeux tombèrent sur Hermione.
- Melle Granger, accompagnez-les. Je ne vous punis pas plus que ces quelques heures de retenues, mais que je ne vous y reprenne pas, conclu-t-elle.
La foule se dispersa alors dans un brouhaha assourdissant. Les professeurs repartirent dans la grande salle alors que les trois adolescents se dirigèrent vers l'infirmerie. Une fois arrivés, Mme Pomfresh soupira devant l'imbécilité des deux garçons et les fit s'allonger, le plus possible de l'autre. Elle s'occupa en premier lieu de Ron, Hermione se dirigea donc vers le lit du Serpentard, plutôt mal en point.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda-t-elle, une pointe d'inquiétude dans la voix.
- Ton rouquin s'est énervé, fit-il faiblement. J'passais dans le couloir, sans lui prêter attention, et il m'a bousculé, intentionnellement, ajouta-t-il. Alors je l'ai poussé et j'allais reprendre mon chemin quand il m'a sauté dessus. Alors, tu me connais, j'me suis défendu, déclara-t-il en souriant.
- Et, tu as mal quelque part ? s'inquiéta-t-elle.
- Ma… Ma tête…
Après avoir difficilement prononcé ce mot, il ferma les yeux et commença à convulser.
- Drago ! Drago ? cria-t-elle, inquiète. Madame Pomfresh ! Madame Pomfresh ! Venez vite, s'époumona-t-elle.
L'infirmière accourut et demanda à Hermione de finir les pansements de Ron pendant qu'elle s'occupait de l'adolescent mal en point. Le jeune homme roux était allongé sur le lit, une bande autour du poignet droit, les lèvres pleines de sang et l'arcade sourcilière ouverte, qui venait visiblement d'être recousue. Elle commença alors à finir le bandage au poignet, quand Ron lui dit :
- J'espère qu'il a mal.
- RONALD BILIUS WEASLEY ! T'es complètement inconscient ou t'es complètement con ? T'es fière de toi en plus ? Mais putain ! Tu comprends pas qu'il a peut être un truc grave ? T'es totalement débile ! cria Hermione, se fichant éperdument qu'elle se trouvait à l'infirmerie.
-Melle Granger, les patients ont besoin de calme. Sortez ! dit l'infirmière, l'air sévère.
- Sache Ronald Weasley, que s'il lui arrive quelque chose, je ne te le pardonnerais jamais, lui avoua-t-elle avant de partir, sa présence n'était pas vraiment requise.
La nuit se fit très longue pour Hermione, et elle avait beau essayer de se concentrer sur ses devoirs, que son esprit dérivé sur Drago Malefoy… Elle s'était allongée dans son lit depuis déjà 2 heures, mais elle n'arrivait pas à s'endormir. Pourtant, la fatigue était bien là mais… La peur que Drago aille mal l'emportait. Elle ne savait pas pourquoi… Il l'avait évitée ces derniers jours, et leur 'relation' avait toujours été conflictuelle… Mais leurs petites bagarres lui manquaient, malgré elle.
La jeune fille venait de comprendre cette célèbre phrase :
« C'est quand on est sur le point de perdre quelqu'un,
Qu'on réalise à quel point elle est importante. »
Après encore une heure à se retourner dans son lit, elle décida quelque chose. Elle ne sait pas si elle allait le regretter, ou non, mais elle se leva, sortit de sa chambre, et entra dans celle de son homologue. Elle rentra dans les doux draps verts en soie du jeune homme, et sentit son cœur s'accélérer quand elle reconnu l'odeur du Serpentard, dont son coussin semblait imprégné. Elle s'endormit en quelques minutes.
