- Au fait, Drago, tu sais que le professeur Dumbledore organise un bal samedi prochain ? demanda Hermione alors qu'elle sortait de la salle de bain en pyjama, les cheveux encore mouillés de la douche.
- Oui, on me l'a dit. Il est vraiment fou ce…
Drago s'interrompit quand il vit le regard noir de son homologue.
- Je vais faire comme si je n'avais entendu, lâcha l'adolescente avant d'entrer dans sa chambre.
Le jeune homme ne put s'empêcher de sourire. Il savait qu'il l'avait fâché, ce qui montre qu'il avait de l'influence sur elle. Et dieu ! Qu'est-ce qu'il aimait ça ! Il se leva, après avoir posé son livre sur la table du salon, et se dirigea vers la chambre de la préfète. Il tapa trois coups vite et entra sans attendre de réponse. Il trouva la jeune fille, assise devant sa coiffeuse, qui se peignait les cheveux. Quand elle le vit, elle esquissa un sourire, sans pour autant arrêter son geste. Il s'assit sur son lit, face à elle et il la regarda longuement avant de souffler, doucement :
- Je m'excuse.
Hermione fut surprise. Elle posa sa brosse, se leva et le regarda un petit sourire aux lèvres. Elle avait parfaitement bien entendu, bien qu'elle cru avoir rêvé, mais ne put s'empêcher de demander :
- Pardon ? Qu'as-tu dit ? Je n'ai pas bien compris ?
- Approche toi, lui ordonna-t-il.
Elle le regarda sans comprendre, et ne bougea pas.
- Approche-toi, je ne le répèterais pas plus fort, alors approche-toi pour l'entendre.
Hermione s'approcha alors de lui, et se pencha en avant, si bien que leur tête n'était séparée que de quelques centimètres. Elle ne put s'empêcher de rougir, enfin, moins violemment qu'auparavant, comme si elle s'habituer.
- Excuse-moi, souffla –t-il.
Elle s'était appuyé sur les jambes de son homologue mais quand il soupira, et qu'elle sentit son souffle sur sa bouche elle resserra son emprise, ce qui décrocha un sourire au jeune homme, content de l'effet produit. Elle reprit contenance et sourit à son tour.
- Excuse-moi.
- J'avais entendu, déclara-t-elle, en émettant un petit rire.
- Je sais. Mais j' m'excuse pour ça, fit-il avant de la décoiffer et de partir en courant.
- Malefoy ! cria-t-elle.
Elle n'avait pas bougé et était toujours dans sa chambre.
- Oui Hermione ? demanda-t-il en passant sa tête dans la pièce où se trouvait la préfète.
- T'es mort ! déclara-t-elle avant de commencer à lui courir après.
Ils coururent dans tout l'appartement. Drago entra dans sa chambre, et la préfète le suivit. Une fois tout deux dans la chambre, Hermione ferma la porte à clé.
- Vraiment ? demanda-t-il, un immense sourire sur les lèvres.
Il s'était approché d'elle, pensant que la course était maintenant finie et que l'adolescente s'était calmée, mais la jeune lionne n'en avait pas fini. Elle le poussa et il se retrouva allongé sur son lit, la jeune fille assise sur lui.
- Calmée ? se risqua-t-il.
- Tu t'rends pas compte ! ragea-t-elle. Mes cheveux sont super…
- Beaux.
- Pa… Pardon ? demanda-t-elle, incrédule.
- Tes cheveux sont super beaux. Moi je les aime bien, déclara-t-il en la regardant dans les yeux, tout en caressant ses longs cheveux.
- Mal... Drago je … Tu divagues, je vais te laisser te reposer, fit-elle en souriant.
Elle esquissa un mouvement partir, mais il la tira vers lui et la fit rouler sur le côté pour se retrouver au dessus d'elle. Elle avait espéré qu'il fasse ça, alors elle ne put s'empêcher de sourire, et de rougir quant à leur proximité.
- Qu'êtes-vous en train de faire Monsieur Malefoy ? demanda Hermione, toujours un petit sourire accroché aux lèvres.
- Je ne sais mais vous, que faites-vous donc dans une chambre autre que la votre Mademoiselle Granger ?
-J'aimerais partir en effet, mais je ne peux esquisser un seul mouvement.
- Comme je vous plains très chère, bloquée sous le corps musculairement parfait d'un tel homme lança-t-il en rigolant.
- C'est fou, tu peux pas t'empêcher de te vanter ?
- Je ne vente pas, ose dire que je mens.
- Je sais pas, je sais pas… feignant l'hésitation, avant de rire à gorge déployée à la vue du visage mécontent de son homologue.
- Tu es folle ma petite Grangie. Tu te fous de moi, alors que je suis au dessus toi, et que tu ne peux plus bouger.
- Je peux bouger, déclara la jeune fille, atone.
- Je ne crois pas non.
- On pari ? une lueur de défi dans le regard.
- Oui, acquiesça-t-il après avoir étreint d'avantage le corps de la jeune fille.
- Tu es fou mon p'tit Dragon, as-tu oublié que j'ai gagné notre dernier pari ? fit-elle en approchant encore plus le corps du préfet au sien.
Il souriait. Il savait qu'elle ne pourrait partir car il la retiendrait. Il la pensait folle de penser qu'elle puisse s'enfuir.
- Bon, bah je m'en vais, fit-elle.
Immédiatement, elle sentit le corps du jeune homme s'appuyait plus fortement contre le sien. Elle jubilait. Elle savait qu'elle pourrait partir, elle le connaissait, et connaissait ses faiblesses comme ses points forts.
- Alors ? demanda Drago, sur de lui.
Elle le regarda et jubilait encore plus de le voir sur de lui. Elle approcha encore plus sa bouche des lèvres de celui qu'elle convoitait intérieurement, et il sourit, comme s'il avait compris ce qu'elle cherchait à faire. Elle rigola, trouvant la situation absurde, mais elle n'eut pas le temps de reprendre contenance et de se calmer, que le jeune homme, toujours assis sur elle, s'empara de ses lèvres avec fougue. Dans un premier temps, elle fut surprise puis elle ne put s'empêcher de prolonger se baiser, arrachant au passage un sourire à son homologue. Alors qu'ils continuaient de s'embrasser, Hermione fit basculer le jeune homme et se retrouva sur lui. Après quelques minutes, ils se séparèrent, le souffle court. La préfète affichait un sourire de fierté et Drago ne put s'empêcher de sourire lui aussi.
- J'ai gagné, fit-elle souriante, s'allongeant aux côtés de son homologue.
- Ou je t'ai laissé gagner, dit-il, malicieux.
- Mauvais joueur
- Naïve.
- C'est bien, je m'en vais, fit-elle en se levant et en sortant de la chambre.
Drago attendit, toujours allongé sur son lit. Quelques secondes plus tard, Hermione rentra à nouveau dans la chambre.
- Tu t'en fous ? demanda-t-elle blessé et incrédule.
- Bien sur que non, dit-il en se levant et s'approchant d'elle. Je savais que tu reviendrais, fit-il en saisissant sa main et en l'amenant jusqu'au lit.
- Tu me connais bien, rigola-t-elle avant de s'allonger dans le lit.
- Coucou Mione, lança Ginny quand son amie s'installa.
- Coucou Gin', comment vas-tu ?
- Je vais bien, mais je suis pressée. Pas toi ? demanda la jeune rousse, enthousiaste.
- Oh que oui ! fit-elle, en essayant d'être convaincante.
- Tu sais quelle sorte de robe tu vas prendre ? demanda-t-elle entre deux bouchées de céréales.
- Aucune idée. J'espère avoir un coup de foudre en la voyant. D'ailleurs, en parlant de coup de foudre, où est le tien ?
- Il fait un peu la tête, fit-elle en rigolant. Il est encore dans son lit et refuse de se lever. Enfin, ça lui passera. Je pense que je vais prendre une longue robe rouge, pour rappeler les griffondors. Tu vas surement en choisir une verte, je présume.
Hermione avala son verre de jus d'orange de travers. Qu'est-ce que sa meilleure amie était en train s'insinuer ?
- Je… Pardon ? fit Hermione, étonnée.
- Bah oui, en tant que préfète, tu dois te rendre au bal avec ton homologue, tu savais pas ?
- Bah … Euh … Non, balbutia-t-elle.
- En tout cas, t'as pas hérité du plus moche, confia Ginny en souriant.
- Ginny ! fit Hermione outrée.
- Quoi ? Ose dire qu'il est moche, défia la jeune fille de sixième année.
- Granger, héla le Serpentard, pour que la jeune fille le rejoigne.
- Je reviens, glissa la préfète.
- Je ne te retiens pas, fit Ginny en rigolant.
Hermione fit des yeux noirs à sa meilleure amie et se dirigea vers son homologue qui l'attendait à la porte. Une fois à sa hauteur, ils partirent tous deux dans les couloirs.
- Pourqu…
Elle n'eut pas le temps de poser sa question, que le Serpentard l'emmena dans une salle vide, dont il ferma la porte. Elle s'appuya contre le mur, choquée, et il se plaça devant elle, posant ses bras de part et d'autres de sa tête.
- Bonjour, fit-il d'une voix doucereuse.
- C'était simplement pour me dire bonjour ?
- Non, fit-il en faisant glisser ses lèvres sur le cou de la jeune Griffondor.
- Drago, arrête, fit-elle en l'éloignant à l'aide de son bras.
- T'es pas marrante, Grangie, fit-il en rigolant.
- Drago ! prononça-t-elle en rigolant elle aussi. Pourquoi m'as-tu amené ici ?
- Je ne t'ai pas vu ce matin, alors j'voulais profiter de toi avant que tu partes toute la journée avec ta meilleure amie pour te préparer au bal.
- Comment tu sais ça toi ? demanda-t-elle, surprise.
- Vous les filles, vous êtes tellement prévisibles.
- Ah Ah, se moqua-t-elle. Et c'est tout ?
- C'est tout, répondit-il avant de laisser courir ses lèvres sur la mâchoire de la jeune fille.
- Tu sais qu'on doit y aller ensemble ? demanda Hermione, repoussant une fois de plus le jeune homme.
- Aller où Grangie ? En enfer ? Je t'ai déjà dit que c'était mon monde, fit-il en rigolant et en déposant un baiser chaste sur les lèvres de l'adolescente.
- Mais non, fit-elle en rigolant. Au bal. On doit y aller à deux.
- Ravi de l'apprendre, fit-il avant d'esquisser un immense sourire.
Hermione rigola de plus belle, puis elle s'arrêta. Elle approcha sa tête de celle de son homologue et déposa un chaste baiser sur ses lèvres.
- C'est tout ce à quoi vous aurez le droit aujourd'hui mon cher, fit-elle avant de sortir de la salle en rigolant.
