Voici un nouveau chapitre, tout beau, tout neuf, de cette fiction. Je ne pouvais pas m'empêcher de poster, j'ai des lectrices vraiment cools =)

Alors un grand merci à : elo-didie, Betifi, MissJenny34, Schwips', Soeur Phil, elmira96 et pour fini Naouko. Merci à toutes, vous êtes vraiment super.

Je rajouterais que l'histoire comptera, je pense, 10 chapitres environ. Enfin, je verrais bien où l'inspiration me mène.

ENJOY


Réponses aux non-inscrits :

alice : J'avoue que je ne saisi pas le sens de ta review. Est-ce une critique, un reproche ? Permet moi de démonter tes arguments, néanmoins. Tu me dis qu'Hermione est sensé pratiqué l'occlumentie. Sache que l'occlumentie est une pratique utilisée par les sorciers lorsqu'ils sentent une intrusion dans leur esprit. Une intrusion qui est du à un sort, et non un don. Cette pratique n'est pas pratiquée 24/24h, ça épuiserait nos chers sorciers. Et puis, Hermione n'a pas pu sentir d'intrusion dans son esprit vu que c'est naturel pour Edward de lire les pensées, c'est son don. Ensuite, que tu n'aimes pas Chase, c'est ton problème, parce que moi je l'aime bien et que mes lectrices les plus régulières ont eu l'air de s'en accommoder. Et pour moi c'est l'essentiel. Pour ce qui est de l'intelligence d'Hermione, je dirais que l'intelligence a des limites, même pour Hermione. J'accepte les critiques constructives. Mais là ça n'avait rien d'une critique constructive.

elmira96 : Merci pour ta review, c'est très gentil. Je suis contente de savoir que ma fic te plaise. Comme tu peux le voir, voici la suite.


POV Hermione :

Je devais avouer que cela me faisait un choc de savoir tout ça. Je savais que Chase ou encore Jacob ne me feraient aucun mal, mais c'était dur d'avaler toutes ces informations en si peu de temps. J'y étais habituée, à Poudlard, avec tout ce que j'avais vu. Mais le monde continuait de me surprendre malgré moi.

Le trajet se fit en silence, Chase me lançait des coups d'oeil de temps en temps, et me souriait dès que je tournais la tête vers lui. J'étais quand même un peu perdue. Chase avait été bien plus honnête que Jacob ne l'avait été avec moi, et cela me perturbais.

J'étais toujours prise dans mes pensées quand mon téléphone sonna. Chase me regarda, mais je n'y fis pas attention.

- Allo ?

- Hermione ? Bon sang, où est-ce que tu es ? Il est tard, le feu de camps va bientôt commencer. Je commençais à m'inquiéter.

Je lançais un regard à Chase, il me regardait toujours.

- Je suis désolé, j'ai eu un contre-temps.

- Tu n'as rien au moins ?

- Ne t'en fait pas pour moi, je vais bien. Mais il va falloir qu'on parle. Je … je t'ai menti. Je ne suis pas sortie avec une amie, mais avec Chase Cullen.

Jacob ne me répondit pas tout de suite, mais j'avais la forte impression qu'il essayait de se calmer. Je l'entendis soupirer fortement, et je m'aperçu à ce moment là que Chase me lançait un regard partagé entre l'indignation, ce que je ne su expliquer, et la surprise.

- Où est-ce que tu es ? articula t-il calmement.

- On est entre Forks et Port Angeles. Il me ramène.

- Dis lui qu'il te dépose à la frontière Quileute, je viens te chercher.

Je n'eu pas le temps de protester, il avait déjà raccrocher.

Chase me regarda, puis me lança, l'air de rien :

- Tu aurais pu évité ça. Ça va me retomber dessus, maintenant.

- Désolée, mais je n'aime pas mentir, c'est pas trop mon truc. De toute façon, tu n'aurais pas pu dépasser la frontière, alors …

Il ne me répondit pas, mais son téléphone sonna. Il regarda de qui provenait l'appel, poussa un soupir, mais décrocher néanmoins.

- Qu'est-ce que je peux pour toi, Edward ? lança t-il d'un ton agacé.

Ce dernier parla tellement fort que je pus entendre la conversation.

- Tu te fiches de moi ? Qu'est-ce que t'as fait ? C'est vrai que tu es avec elle ?

Edward avait l'air très énervé, sans trop que je sache pourquoi. Quand bien même les loups et les vampires ne s'entendaient pas très bien, cela ne m'empêchait pas à moi d'être ami avec l'un d'entre eux.

- Bonjour à toi aussi, Edward.

- Ne me cherche pas. Jacob nous a appelé, et je peux te dire qu'il était furax.

- Ce n'est pas mon problème. Je côtoie qui bon me semble, et ce n'est pas ce sale clébard qui va m'empêcher d'être avec elle.

Je sursautais. Visiblement, Chase avait l'air très contrarié, et lui aussi ne supportait pas les loups, même s'il ne me l'avait pas dit directement. Et je n'aimais pas trop la façon dont il parlait de Jacob.

- Tu l'as fait exprès, n'est-ce pas ? Tu savais qu'il allait tout lui dire ce soir, alors il a fallu que tu gâches tout.

-

Chase ne répondit pas, ce qui me laissa perplexe. Jacob allait-il vraiment tout me dire ? Chase avait-il vraiment voulu prendre ce moment à Jacob ? Mais si oui, pourquoi ?

- Je ne t'ai jamais connu comme ça, Chase. Je ne te comprend pas. Tu n'as jamais agis comme ça.

D'après le ton qu'Edward prenait, je compris que ce n'était pas dans les habitudes de Chase d'agir ainsi. Aussi étrange que cela puisse paraître, je n'arrivais pas à lui en vouloir. S'il avait fait ça, peut-être avait-il des raisons … Ce dernier ferma les yeux, inspira calmement, et répondis à Edward :

- Est-ce que je peux t'en parler après ? Je pense que je lui dois des explications, maintenant.

J'entendis Edward acquiescer, lui dire qu'il l'attendrait à la frontière, puis il raccrocha.

Il me regarda un long moment, à tel point que j'eu presque peur pour ma vie, vu qu'il ne regardait plus la route. Mais je me rappelais aussitôt de sa condition, qui lui permettait d'avoir certaines facilités au volant. En effet, sa trajectoire n'avait même pas déviée. Il regarda cependant à nouveau la route.

- Je suis désolé …

Je ne pouvais pas douter de la vérité de ses propos, il avait l'air véritablement sincère, mais aussi peiné.

- Pourquoi as-tu fait cela ? Je me posais des questions, tu sais, je me demandais si Jacob avait prévu un jour de me prévenir. Et apparemment oui.

Il hésita un moment avant de répondre, puis abdiqua tout de même.

- Disons que je pensais avoir une chance d'attirer ton attention en agissant de cette façon …

Je ne savais pas trop quoi répondre à ça. Je ne m'y attendais pas du tout. Comment un garçon comme lui pouvait s'intéresser à une fille comme moi ? Il était tellement beau, et il avait du rencontrer un tas de filles plus belles que moi. Et, jusqu'à aujourd'hui, nous n'avions pas beaucoup discuté. Mais je devais avouer que j'avais aimé ce moment avec lui.

Il du voir mes états d'âme, car il rajouta :

- Comprend moi, Hermione. Je n'ai jamais rencontrer quelqu'un comme toi. Et quelque part, j'ai senti que l'on pourrait bien s'entendre. Je ne pourrais pas te l'expliquer, c'est assez compliqué, même pour moi. J'ai bien vu comment tu agissais avec moi. Tu n'étais pas très réceptive quand je te regardais, tu étais plutôt très agacée, rigola t-il. J'en fis d'ailleurs de même. Mais, rajouta t-il plus sérieusement, je trouve que l'on t'impose un peu trop la direction que tu dois prendre.

- Tu aurais du venir me parler, plutôt que t'obstiner à me regarder de cette façon. Ça me gênait. Et puis, on ne m'impose rien du tout. Je suis bien avec Jacob. Il ne me force à rien.

- Uniquement parce que tu n'as eu que lui lors de ton arrivée ici. Si seulement tu pouvais comprendre ce que je veux te dire … Je te demande simplement d'y réfléchir. Est-ce vraiment toi qui l'a choisi ? Le choix ne s'imposait-il pas à toi, justement ?

Il me faisait réellement douter. Et si j'étais tout simplement atteinte d'un dérivé du syndrome de Stockholm ? Chase avait raison, après tout, lors de mon arrivée ici, je n'avais eu que Jacob, comme si l'on m'imposait la direction à prendre.

- Tu veux dire que mes sentiments pour Jacob ne sont pas … réels ?

- Je te demande simplement de te poser les bonnes questions.

- Mais c'est impossible ! Je le ressens, cette attraction avec lui. C'est bien plus fort que tout ce que j'ai jamais connu !

- Et quand tu m'as vu moi, n'as tu rien ressenti ? Quand on s'est regardés, à la bibliothèque. J'ai senti une très forte connexion avec toi. Je n'arrivais plus à regarder ailleurs que dans tes yeux. C'était comme si …. je ne sais pas, j'avais l'impression de me voir à travers toi.

Bien sur que je l'avais ressenti. Seulement, ce n'était pas la même chose qu'avec Jacob. Je n'arrivais pas à comprendre cette différence, mais j'en était sure, ce n'était pas la même chose qui me reliait à Jacob et que celle qui me reliait à Chase.

Il ne me laissa pas le temps de répondre, puisqu'il reprit la parole rapidement.

- Donnes moi ton téléphone.

Il avait pris un ton assez autoritaire, cela me déconcerta un peu.

- Pardon ?

- Donne moi ton téléphone. Il faut que je fasse quelque chose.

Je le lui tendis, et il se mit à pianoter sur les touches bien trop vite pour que mes yeux d'humains ne puissent le suivre. Son téléphone à lui, émit un bip sonore quand il me le redonna. Il me redonna le mien, et m'expliqua :

- J'ai envoyé un message depuis ton téléphone jusqu'au mien. Comme ça, j'aurais ton numéro et tu auras le mien. Je te recontacterais. Mais si toi, tu en as envi, ou si tu as besoin de moi, appelle moi à n'importe quelle heure de la journée.

C'est alors qu'un détail me vint à l'esprit.

- Mais au fait, tu n'es pas sensé dormir le jour ?

Il se mit à rire et précisa :

- Je ne dors pas.

- Jamais ? répondis-je vraiment étonnée.

- Jamais. Et si tu te posais également la question, l'eau bénite, l'argent, ou encore le bois, et tout ce que tu as pu lire dans le comtes de vampires humains, ça ne marche pas sur moi, ajouta t-il, moqueur.

- Tu croyais que j'allais essayer, peut-être ? répondis-je en partageant son hilarité.

- Non pas vraiment, tu es bien trop gentille pour ça, rit-il.

Je ne savais pas trop dans quel sens je devais prendre cette phrase.

- Et le soleil ? Tu ne m'as pas dit pour le soleil.

- Je te montrerais, un jour.

Je n'eu pas le temps de partager mon mécontentement que j'aperçu Jacob, appuyé sur sa Golf, attendant certainement mon arrivée. Il avait l'air véritablement en colère, mais aussi triste. Je l'avais déçu, et je m'en voulais instantanément.

Edward était là également, à son opposé. Il n'avait pas l'air de meilleure humeur que Jacob.

Mais je ne m'attardais pas sur lui, je me sentais trop mal pour Jacob. Je sortis précipitamment de la voiture, sentant le regard de Chase posé sur moi, et je couru vers Jake pour le prendre dans mes bras. Il répondis à mon étreinte vivement, me serrant certainement plus fort que nécessaire. Je collais ma tête contre son torse, et respirait son odeur. Ce n'est qu'à ce moment là que je me rendis compte à quel point il m'avait manqué aujourd'hui. Chase m'avait peut-être fait douter sur l'ampleur de mes sentiments, mais ils étaient réels. Je le savais. Je le sentais.

Je me reculais légèrement de Jacob, pour mieux l'observer. Il ne me regardait plus, il regardait derrière moi. Pas la peine de vous préciser qui était la source de son attention. Je me retournais à mon tour, et le vis. Chase. Il avait été rejoint par Edward.

Chase me lança un regard peiné, auquel je répondis par un air gêné. Jacob me lâcha, mais alors que je crus qu'il allait retourner dans la voiture, il n'en fit rien. Il alla vers Chase, et marchait tellement vite que je dus courir pour le rattraper. Chase ne le regardait toujours pas, il me fixait attentivement.

Et Jacob prit la parole, il était si énervé qu'il tremblait littéralement.

- Ne … t'approche … plus … jamais … d'elle. Compris ? dit-il d'un air menaçant.

Chase ne le regarda même pas, et continua de me fixer. Comme s'il voulait lire en moi. Ressentir ce que je ressentais.

Je regardais à nouveau Jake, ses tremblements étaient encore plus accentués que tout à l'heure.

- Jake … Tu trembles !

C'est à ce moment là que Jacob se retourna vers moi. Je pus voir sur son visage toute la peine qu'il ressentais. Et pour la première fois depuis longtemps, j'eu terriblement honte de moi.

J'approchais ma main vers son avant-bras, et me mit à le lui caresser doucement, dans le but de le calmer. Il ferma les yeux quelques instants, appréciant certainement le contact, puis les rouvrit. Il commençait à se calmer. J'avais comme un certain pouvoir pour l'apaiser.

- Rentrons, lui dis-je. On a à parler.

Il hocha la tête pour me montra son accord. Il ne regarda plus une seule fois Chase pour retourner dans la voiture. Mais moi si. Il avait l'air dévasté. Edward avait posé sa main sur son épaule en guise de soutien. J'aurais voulu pouvoir le réconforter, mais je devais m'occuper de Jacob. Je lui fis un signe de tête en guise d'au-revoir, il me répondis de la même façon.

Le trajet se fit dans le silence, et je n'osais pas le rompre. Alors que nous arrivions devant sa maison, il sortit de la voiture en claquant la portière brusquement, et partit vers la forêt. Je vis que Quil et Embry étaient là, mais qu'ils ne savaient pas comment aider Jacob. Je leur fit un signe de tête pour leur dire que j'allais m'occuper de lui. Ils acquiescèrent tous les deux.

Je courus pour le rattraper, mais il allait beaucoup plus vite que moi. J'eu peur qu'il se sauve, qu'il parte loin de moi.

Après quelques minutes passées à essayer de le rattraper, en vain, je l'appelais par son nom. Il ralentit un peu, mais ne s'arrêta pas. Il avait néanmoins assez ralenti pour que je lui attrape le bras, ce que je fis. Il s'arrêta brusquement, et je manquais de lui rentrer dedans. Je murmurais son nom encore une fois, plus doucement. Il se retourna pour me regarder.

Je passais mon autre main sur sa joue, la caressant doucement. Il ferma les yeux encore une fois, savourant ce contact, et appuya sa tête sur ma main. Je pris la parole.

- Je suis tellement désolée. Je ne sais pas ce qui m'a pris, les Cullen étaient tellement différents, je voulais savoir ce qu'ils cachaient, mais je ne voulais pas en arriver jusque là.

Il releva sa main, et posa son index sur mes lèvres pour me faire taire, en les fixant des yeux avec envie. Et sans que je ne le réalise, la seconde d'après, j'étais appuyée contre un arbre, ses mains sur mes hanches, mes bras autour de son cou, en l'embrassant comme si nos vies en dépendaient.

Je n'avais jamais réellement désiré un homme jusqu'à présent, mais là, je voulais Jacob corps et âme. Nos langues se goutaient, se redécouvraient. Sa main droite passa en dessous de mon haut pour me caresser le bas du dos et j'étais en feu, littéralement.

Lorsque le manque d'air se fit trop ressentir, il quitta doucement mes lèvres, et me regarda. Ses yeux étaient noirs de désir pour moi. J'en fus flatté, mais je me mis à penser que je devais être dans un sale état, mes cheveux ayant tendance à s'emmêler plus que de raison, de même que mes rougissait à la moindre occasion. Il reposa ses lèvres doucement sur les miennes, une fois, deux fois, trois fois, avant qu'il ne parte explorer mon coup de légers baisers enflammés.

Une chose auquel je n'avais pas prêté encore attention, était que je sentais parfaitement sa virilité, celle-ci étant pratiquement collé contre mon bas-ventre. Le désir me repris, mais la gène également. Je n'avais que peu d'expérience dans le domaine. Jacob du le ressentir, car il s'arrêta doucement. Mais ça ne l'empêcha pas de dire ce qu'il avait en tête.

- J'ai envi de toi …

Mes joues devaient être vraiment rouge à ce moment là, mais je ne pus m'empêcher de lui sourire.

- Tu es tellement belle, tellement désirable … Tu n'imagine même pas ce que j'ai dans la tête en ce moment.

Dire que j'avais chaud était un euphémisme. Je m'embrasais littéralement. Le désir s'empara de moi, et je repris d'assaut ses lèvres. Mes mains allèrent redécouvrir son torse, caressant ses pectoraux admirablement dessinés. Il m'arrêta cependant un peu après.

- Il faut qu'on parle, avant quoi que ce soit.

Mon désir retomba en flèche, mais il avait raison. Il fallait qu'on parle. On en avait besoin tous les deux.

Mes mains quittèrent son torse, lentement. Lui me relâcha également, avec regret, ça se voyait.

Jacob m'indiqua un tronc d'arbre qui pouvait faire office de banc, où nous finîmes par nous asseoir.

Je pris la parole la première.

- Et le feu de camps ?

- Tant pis pour ça, les autres comprendront.

Je hochais la tête calmement, et repris :

- Je sais, pour toi. Il ne fut pas étonné, contrairement à ce que je pensais.

- Cullen m'avait prévenu que cet idiot pouvait t'avoir informée. Il n'en était pas sure à 100%, mais il m'avait prévenu au cas où. Et … qu'est-ce que tu en penses ? Tu n'as pas l'air d'avoir peur, sinon je l'aurais ressenti.

- Non, je n'ai pas peur de toi. Ni des Cullen, d'ailleurs. Il grimaça. A vrai dire, je n'ai pas été honnête avec toi. Je te cachais quelque chose, moi aussi. Il me regarda attentivement, intrigué. Tu as du remarqué mon attitude étrange. Le bout de bois également, rajoutais-je en rigolant à ce souvenir. Il fit de même. Et bien, en fait, je n'ai pas peur des loups. A vrai dire, je suis plutôt habituée aux créatures dans ton genre. Là, je le voyais bien, il était totalement perdu. Je suis une sorcière, dis-je simplement.

Jacob fut étonné, c'est le moins qu'on puisse dire. A mon avis, il hésitait quant-à l'attitude à adopter. Il devait se demander si j'étais sérieuse ou non. D'ailleurs, il finit par ma le demander.

- Quoi … Une sorcière ? Une vrai sorcière avec chapeau pointu, balai volant, et tout ce qui s'en suit ?

Je me mis à rire devant son attitude, on aurait dis un gamin devant un nouveau jouet.

- Non, pas exactement. Plutôt une sorcière qui lance des sorts avec sa baguette magique. Le balai volant, c'est comme un sport chez nous. Mais je ne suis pas douée pour ça, rajoutais-je en rigolant.

- Mais c'est génial ! Moi qui pensais que tu devais avoir peur de l'étrange, que je devais y aller en douceur avec toi … Je me trompais … parce que ÇA, c'est le truc le plus fou que j'ai jamais entendu.

- Parce que tu crois que j'étais au courant que les vampires et les « modificateurs » existaient ? Les loups-garou, ça je connaissais, j'ai un ami qui est l'un d'entre eux. Mais le reste …

Son visage s'était illuminé quand j'avais parlé de mon ami loup-garou.

- Alors … ça veux dire que tu nous acceptes, moi et les autres ? Tu ne vois aucune objection à être proche de gens comme nous ?

Je mimais une tête outragée.

- Bien sur que non ! J'ai toujours été très tolérante, et puis vos intentions sont très nobles, il me semble, débarrasser la planète de vampires qui tuent des humains, c'est vraiment courageux de votre part.

Il se tourna vers moi, heureux, et me pris dans ses bras. Je lui rendis son étreinte.

- Si tu savais comme je suis heureux de t'avoir trouvé, Hermione.

Je ne répondis pas, mais cela me fit vraiment plaisir.

- On devrait rentrer, rajouta t-il, la nuit est tombée depuis un moment.

Effectivement, la nuit était déjà bien entamée, notre discussion nous ayant fait oublié le temps. Nous nous levâmes, et repartîmes vers la maison de Jacob. Alors que nous arrivions, je remarquais que Quil et Embry n'étaient plus là, et j'en fis la remarque à Jacob.

- Ils ont du nous espionner pour voir si tout allait bien, me répondit-il en souriant.

Je ne pus m'empêcher de rire, ça leur ressemblait bien, tout ça.

Alors que nous nous apprêtions à rentrer dans la maison, nous entendîmes un hibou au loin. J'avais perdu l'habitude de recevoir des lettres de mes amis d'avant, ou encore de l'Ordre, mais je ne pus m'empêcher de me méfier. Et effectivement, j'eu raison de le faire, puisqu'un hibou se posa sur la boîte au lettres à côté de nous, et poussa un hululement. Je pris la lettre qu'il me tendait, en disant au hibou d'attendre sagement, vu que j'allais peut-être renvoyer une réponse.

Je vis le regard à la fois pétillant et interrogateur de Jacob se poser sur le hibou, puis sur moi. Un vrai gamin, je vous dis.

- C'est mieux que la Poste, et c'est plus rapide.

Il éclata de rire avant de me dire qu'il pouvait rentrer pour me laisser seule un moment si j'en avais besoin.

- Merci, lui répondis-je. Je ne serais pas longue.

Je m'assis sur le banc du perron, et Jacob revint avec du papier et un crayon. Je n'y avais même pas pensé, et je le remerciais. Il repartit juste après, en me disant qu'il m'attendait dans le salon en regardant la télé.

J'hésitais un peu avant d'ouvrir cette lettre, car cette semaine m'avait permis d'oublier les problèmes que l'on avait en Angleterre. Le retour à la vie normale risquait de me faire un choc.

L'arrivée de Voldemort au pouvoir avait entraîné tellement de choses, et une certaine terreur angoissante s'était propagée, si bien que l'on ne pouvait pas accorder sa confiance à n'importe qui. La majorité des gens étaient près à n'importe quoi pour sauver leur peau, même à rentrer dans la camps du plus grand mage noir de tous les temps.

Mais il fallait que je le fasse. Pour Harry et Ron. Je leur devais bien ça, après tout ils ne voulaient que mon bien, et même s'il avait fallu que j'arrive dans cet endroit pour le comprendre, je venais de le faire, et c'était le principal.

En l'ouvrant, je vis qu'il y avait en fait deux lettres, de deux destinataires différents.

Chère Hermione,

Je ne sais pas où tu es, ni ce que tu deviens. Mais tout ce que je sais, c'est que tu nous manque à tous, ici. La vie sans toi n'est plus pareille. Ma meilleure amie me manque. Harry et Ron me manquent. Et toi, tu n'es pas là. J'avoue que je ne sais pas trop quoi te dire. Je sais que tu a été déçue de leurs comportements à tous les deux, mais ils ne l'ont pas fait contre toi. Ils n'ont pas voulu te le dire clairement, pour ne pas que tu fasses quoi que ce soit que tu puisse regretter, mais c'est l'Ordre qui leur a dit de ne pas t'emmener avec eux. Ils avaient soit disant une mission à te confier. Alors que j'écris ces lignes, je n'espère qu'une chose. Que tu me réponde, que tu me donne signe de vie. Je voudrais encore croire qu'il y a de l'espoir.

Ginny

Les larmes me montèrent aux yeux sans que je ne puisse les en empêcher. Ginny, ma meilleure amie. Comment avais-je pu la laisser tomber ? Comment avais-je pu tous les laisser tomber ? Ils avaient besoin de moi, là-bas. Je ne me reconnaissais plus. A croire que je n'étais plus la même qu'avant.

L'image de la seconde lettre s'imposa à moi, et je mis donc à la lire.

Hermione,

Si tu reçois cette lettre, c'est que tu vas bien. Ceci est un message de la part de l'Ordre tout entier. On a besoin de toi. Je me doute que les raisons de ton arrivée ici sont encore floues pour toi, mais ce n'était pas sensé se passer comme ça. Le fait est que tu as utilisé malencontreusement le Portoloin que Rogue devait prendre pour se rendre à Forks. Tu dois te demander pourquoi, mais j'imagine que tu as commencé à comprendre. Tu es intelligente, et je ne doute donc pas que tu as du trouver la condition des Cullen et celle des Quileutes. Je ne sais pas si tu es au courant de ça, mais Severus Rogue est un vampire. Il connait les Cullen, et c'est lui qui devait emprunter ce Portoloin. Mais maintenant, c'est toi qui est là-bas. La création des Portoloins étant surveillée, et donc trop trop risquée, je compte sur toi pour remplir la mission de Rogue. J'ignore quelles sont tes relations avec ces gens, mais je ne doute pas que tu réussiras à les convaincre de combattre à nos côtés. On a besoin d'un maximum d'éléments dans nos camps, d'autant plus que les mangemorts essaient de convaincre les Volturi de se ranger parmi eux. Si tu ne sais pas qui ils sont, demande aux Cullen. On compte sur toi,

Rémus Lupin

Je n'avais pas l'habitude d'être émotive, auparavant. Je ne sus dire si c'était l'endroit dans lequel je me trouvais en ce moment, mais je fondis littéralement en larmes. Jacob du s'en inquiéter, car il me pris dans ses bras la seconde d'après.


Voilà, encore un chapitre de posté. J'espère qu'il vous aura plu =) Une petite review pour la route ? =D