Réécriture terminée
Et oui ! Je n'avais pas terminer avec cette histoire ! Voilà le chapitre 11, je crois que plusieurs d'entre vous l'a attendu très longtemps ! Je ne parlerai pas longtemps pour vous laissez à votre lecture, mais je tenais à remercier tout ceux qui ont prit le temps de reviewer, même si je ne répond pas toujours, je les lis et ça me fait chaud au coeur, merci aussi à ceux qui ont essayé de m'aider avec l'écriture de ce chapitre, c'était apprécié.
Encore un gros merci à ma correctrice, Minipouce20, qui, au risque de me répéter, fais un super boulot et m'aide beaucoup ! Merci encore !
Alors, nous voici rendu au moment où vous lisez ce chapitre, alors, Bonne Lecture !
Chapitre 11
Samedi, 11 septembre 2007, dans la maison des Cullen
POV Bella
Je me réveillai quand je sentis mon visage se réchauffer. J'étais bien, je me sentais complète, à ma place, je sentais que mon oreiller était quelque peu dur. Minute ? Dur ?
Je soulevai une de mes paupières pour la refermer aussitôt, qui avait ouvert les rideaux de ma chambre ? Je réessayai une autre fois en vain, ce fut quand je sentis quelque chose d'humide sur ma joue que je me réveillai vraiment.
«Ahhhhhh !» Criais-je quand je vis deux grands yeux jaunes sur moi.
Je sentis mon oreiller bouger aussitôt et me prendre dans un des ses bras et expédier ce qui finalement était un chat de sur moi. Attendez, j'ai dit que mon oreiller avait des bras ?
Je crois vraiment que j'ai un problème. Je sentis mon oreiller raffermir sa prise sur moi, il montait, descendait, montait, descendait, comme dans un bateau, heureusement que j'avais pas le mal de mer. Je me rendormis aussitôt.
Quand je me réveillai, mon oreiller bougeait autant, je m'accrochai à lui, essayant de trouver plus de chaleur, mais qui avait ouvert une fenêtre? Je me demandai quelle heure il était, je me retournai vers la place ou était supposé être mon réveil-matin, ouvris un œil, l'autre et puis, le vide, il n'y avait que deux autres matelas vides. Je sentis alors une odeur de crêpe, miam. Je sentis et entendis mon ventre grogner, heureusement que personne n'était là, j'aurais rougi. Je sentis alors mon oreiller bouger et rire. Méchant problème ma vieille !
Je me retournai lentement vers le dit oreiller et vis alors qu'il avait de la peau, des abdominaux, des bras, un cou, un menton, une bouche à embrasser, un joli nez, des cheveux blond-roux et des yeux fermés… SES YEUX !
Je me levai rapidement me demandant pourquoi j'étais dans un lit avec Edward, un examen vite fait de moi, je vis que j'étais habillée. Le dit oreiller me prit dans ses bras et me ramena sous les couvertures en grognant. Je repassai le grognement dans ma tête et compris ce qu'il avait dit:
«Fait froid ! »
Alors, il avait été mon oreiller et moi sa bouillotte ou sa couverture, je ne sais pas ce qu'il a pu aller imaginer. Mais ce que je sais pour le moment, c'est que je suis toute seule dans le salon pendant que les autres mangent des crêpes et en plus, je suis prise au piège dans les bras d'Edward. Je me rappelai alors le chat que j'ai vu tout à l'heure, je savais qu'il était tout proche, j'essayai de l'appeler.
«Minou, pst ! Minou ! Approche s'il te plaît ! »
Heureusement que le chat était obéissant, il vint me retrouver, je le mis devant Edward et lui fit lécher son visage. Edward avait un sourire pendant ce temps, que pouvait-il imaginer ?
«Bellaaaaa…»
Oula ! Il pensait vraiment que c'était moi qui lui avait lécher le visage ? Beurk ! Je crois que je vais devoir trouver un moyen plus radical. Et je trouvai lequel quand j'entendis des pas, Emmett !
«Emmettt ! S'il te plaît, Emmett ! Aide-moi, il veut pas me lâcher ! »
Il fit un grand sourire et repartit en direction de la cuisine. Là, j'avais vraiment peur qu'il revienne avec les autres. Mais non, il revint avec un verre d'eau, avait-il l'intention de le faire boire ? Je ne pouvais pas plus me tromper quand je le vis verser le verre d'eau dans le visage d'Edward. Il se réveilla en sursaut et me lâcha pour pouvoir aller frotter son visage avec ses deux mains dans l'intention de respirer. Je me levai aussitôt pour éviter de me faire mouiller et d'avoir la colère d'Edward en plein dans la face parce que j'étais sûre qu'il serait en colère.
«Qui a fait ça !» (Je l'avais dit)
«C'est pas de ma faute Ed, tu ne voulais plus lâcher Bella, alors on a usé des grands moyens», lança Emmett en levant les mains dans les airs.
«On ?» Lançais-je, «je t'ai demandé de l'aide, pas que tu lui verse de l'eau dans le visage.»
«Come on Bell's ! C'était drôle non ? »
Je ne répondis pas, car c'est vrai que j'avais du retenir mon rire devant l'air amusé d'Emmett, il ressemblait tellement à un enfant des fois, et d'autres fois, il pouvait sembler si sérieux, il était étrange ce type. Mais bon, laissons tomber les réflexions sur Emmett, je devrais peut-être aller chercher une serviette pour Edward, chose que je fis aussitôt. Je revins avec le seul morceau de tissu que j'avais trouvé, et qui était une débarbouillette, pas terrible pour enlever l'eau.
«Merci Bella», dit-il en prenant ce que je lui tendais.« Et désolé, j'espère que je ne t'ai pas fait mal. »
«C'est okay Edward, c'est juste que là, j'avais faim et je pouvais plus bouger». En disant ces mots, j'entendis mon estomac acquiescer mes paroles.
Edward partit à rire, se leva, enfila un t-shirt que sa sœur avait placé à côté de notre matelas, me prit par la main et me traîna vers la cuisine. Je faillis pouffer de rire en voyant Jasper aux fourneaux vêtu d'un tablier rose.
«Bella ! C'est pas drôle ! C'est pas de ma faute, c'est Alice qui voulait que j'en mette un !» Me gronda Jasper.
«N'est-il pas mignon Bella ?» Me lança Alice.
J'acquiesçai car c'était rare de voir un homme aussi dévoué à sa petite amie que Jasper à la sienne. Ça se voyait dans leurs regards qu'ils s'aimaient beaucoup comme j'aimerais que ce soit pareil pour Edward et moi.
Je me réveillai de mes pensées aussitôt, mon dieu ! Qu'avais-je pensé là ! Edward et moi, s'aimer, il ne pourrait pas m'aimer, il a dit qu'il était amoureux d'une autre fille, il me l'a révélé, il m'a même dit qu'il voulait la connaître. Et je suis sûre qu'elle est mieux que moi, des cheveux blonds, de grands yeux bleus, des grandes jambes minces, une taille fine, une grosse poitrine. Pourquoi Edward voudrait de moi, comment pourrais-je concurrencer avec une bimbo pareille ?
Mais Edward valait tellement mieux, il mériterait une fille intelligente comme lui, avec de la culture. Attendez, je ne dis pas que toutes les blondes parfaites sont des idiotes, non, mais j'aimerais tellement qu'il me regarde comme il regarderait une de ses filles.
Mon regard dû s'assombrir, car Rosalie me demanda si j'allais bien.
«Ne t'inquiète pas Rose, je repensais juste à ce que je vous aie parlé hier.»
Elle comprit aussitôt que je parlais d'Edward et ne rajouta rien, bien qu'elle m'envoya un clin d'œil. Ce fut quelques secondes après que je sentis une présence dans mon dos et deux mains prendre ma taille. Je sentis un nez dans mes cheveux et quelqu'un prendre une grande respiration.
«Ça va ?» Me demanda Edward.
«Oui, beaucoup mieux maintenant», répondis-je sans y penser, ce fut après que je compris ce que je venais de dire et je rougis fortement pendant qu'Edward me déposait un baiser dans le cou, je sentais son sourire.
Je frissonnai fortement et me flageolai mentalement d'idiote de réagir autant à un baiser amical. Il me lâcha la taille et me prit une de mes mains en me traînant vers la table à manger où reposait une grande quantité de crêpes. Il y avait du sirop, du nutella, de la cassonade, du beurre d'arachide, des fruits en tout genre… Une seule pensée me vint à la tête en ce moment, et ce fut: «MIAM !»
Je pris une crêpe, la mis dans mon assiette, pris le beurre d'arachide, la tartina, rajoutai de la cassonade sur le tout, la roulai, la coupai en morceau, rajoutai des fraises tout le tour et commençai a manger d'un appétit plutôt féroce. Je sentis un regard sur moi et vit qu'Edward semblait s'amuser de mon appétit plutôt nouveau, j'avoue que c'était rare pour moi d'avoir aussi faim le matin. Était-ce parce que je savais au fond de moi qu'il fallait que je reprenne des forces ou était-ce lié à la poursuite en voiture de la veille ? Je n'en avais aucune idée et je préférai engloutir une autre bouchée, plutôt que d'y penser.
Je regardai Edward qui mangeait calmement et regardai comment il avait préparé sa crêpe. Il avait mis du nutella dedans, l'avait roulé et avait rajouté de l'orange tout autour. Ça sentait un peu comme mon parfum… mon parfum… Coooll !
Une fois la première fini, je m'en préparai une deuxième et une troisième et une quatrième. La quatrième étant plutôt étrange, nutella, sirop d'érable, bleuet et cantaloup, je me fis questionner par Edward.
«Bella… serais-tu enceinte?» me lança-t-il un sourire aux lèvres.
Je recrachai une partie de ma bouchée, m'étouffa quelque peu, rougis et répondis:
«Euh… je crois pas.»
«Tu es sûre» renchérit-il.
«Je crois que je le saurais si j'avais eu des relations sexuelles.»
«Ahhh… meilleure chance la prochaine fois», me répondit-il en haussant les sourcils d'un air subjectif.
Je rougis encore plus, mais quel était cet Edward séducteur ?
Quand j'eus terminé mes crêpes, il se leva pris nos deux assiettes, me lança qu'Alice et Rosalie m'attendait dans la chambre de cette première et rajouta qu'il s'occuperait de tout ranger. Mais comment avait-il su cela, je n'avais pas vu les filles s'approcher de lui… Je montai les escaliers et me dirigea vers la chambre d'Alice, il y avait effectivement les deux filles qui m'attendaient avec nos achats d'hier. Elles avaient leurs têtes: «Youpi ! On va jouer à la barbie !» Mais bon, si c'était pour faire tomber Edward à mes pieds, j'étais prête à tout. Mon dieu, je ne me reconnaîs même pas dans mes paroles… Les filles me tendirent une camisole rouge et blanche, une jupe blanche, des leggings rouges foncés et une paire de ballerine rouge avec une boucle. Les souliers n'étaient pas à moi, alors je soupçonnai qu'ils soient à Alice.
Je me dirigeai vers le paravent dans la chambre d'Alice. Alors que j'enlevais mon haut de pyjama, je reçu quelque chose par la tête, quand je me penchai pour le ramassai, je vis que c'était un soutien-gorge que j'avais mis dans mon sac de linges de rechanges, il était rouge en dentelle. Il était vraiment provocateur et, avec la camisole, on le voyait plutôt bien. Mais bon, comme vous le savez, je veux plaire à Edward. Je sortis de la salle de bain sous les regards médusés de Rosalie et Alice. Est-ce que c'était si laid que ça ?
«Bella…»
«C'est…»
«Horrible, oui je sais», lançais-je avant qu'elles ne finissent leurs phrases.
Je commençai à retourner à la salle de bain, quand j'entendis:
«Magnifique !» Lança Rosalie.
«Non, époustouflant!» Riposta Alice.
«Je dirais même que tu es très sexy Bella !» Recommença Rose.
Je rougis instantanément devant leurs compliments.
«Merci les filles, est-ce que ça va plaire à Edward ?»
«Sur et certain» me confia Alice, «mais je vais te maquiller maintenant.»
Elle m'entraîna devant sa coiffeuse dans sa chambre et me mit un peu de mascara et c'est tout. J'étais stupéfaite qu'elle n'en profite pas pour me barbouiller de toutes les couleurs possibles.
«Edward aime les filles naturelles, c'est bien assez comme ça, ça renforce ton regard chocolat.»
Il est vrai que j'étais plutôt jolie, je me reconnaissais dans mon reflet, même si je me trouvais plus jolie. Je n'avais pas l'air d'une de ces pimbêches aguicheuses.
Je me demandais ce que nous allions bien faire aujourd'hui. Je regardai ma montre ; Midi ! On avait dormi autant que ça, fini le dîner alors, on avait donc brunché.
«On fait quoi cet après-midi les filles ?» Demandais-je.
«J'ai pensé à aller au bowling et au cinéma, il y a un film que je voudrais voir qui passe en ce moment», nous dit Rosalie.
«Ce serait une bonne idée», acquiesça Alice.
Nous descendîmes toutes les trois et les filles allèrent voir les garçons qui me regardaient tous, Jasper avec ce petit sourire en coin qui me faisait croire qu'il avait deviné la cause du changement, Emmett avait la bouche ouverte et les yeux grands ouverts, aller savoir pourquoi ! Edward pour sa part, avait un grand sourire dans le visage et me regardait fixement. Je rougis et j'étais presque sûre d'être de la même couleur que mes leggings.
Jasper vint vers moi et m'embrassa sur la joue en ajoutant à mon oreille de façon à ce que moi seule l'entende:
«Je vais t'aider.»
Je ne me demandais pas plus longtemps le sens de cette parole quand je vis Edward qui serrait les points. Je souris et Jasper rajouta:
«Tu es magnifique Bella !»
«Merci Jasper», dis-je en lui faisant un des mes plus beaux sourires.
Je vis du coin de l'œil, Edward se crisper un peu plus. Si vous pensiez que j'étais une handicapée des sentiments incapable de voir qui en a pour moi, vous vous trompez, je crois de plus en plus qu'Edward m'aime bien, malgré qu'il a dit en aimé une autre. En fait... peut-être était-ce moi cette fille qui lui plaît bien. Est-ce que tout cela aurait rapport à la phrase en français qu'il m'a répété jusqu'ici à deux reprises ? Je commence à croire que oui. Et si il m'aimait, je ferais tout pour que ça se passe rapidement, qu'il m'avoue ses sentiments au plus vite ,ce serait tellement magnifique que d'avoir la preuve qu'il m'aime, de l'entendre me le dire. Et dire que cela ne fait pas si longtemps que je le connais et que c'est seulement depuis hier que je réalise que je voudrais être plus qu'une amie pour lui. C'est nouveau pour moi et ça va peut-être un peu vite, mais je me répète que c'est pour une bonne cause. Si on peut appeler cela de cette façon.
Je vis alors Emmett s'approcher de moi, me prendre dans ses bras d'ours pour me faire virevolter en disant:
«Si tu étais pas comme une sœur pour moi et que je n'avais pas ma belle Rose dans ma vie, je crois que je t'aurais sauté dessus.»
Je partis à rire alors qu'Edward et Rosalie semblait plutôt tendu. Je savais très bien que cela ne se pouvait pas, à voir comment Rose et lui vont très bien ensemble. Rosalie se décontracta quelque peu mais Edward resta autant aux aguets qu'avant.
Il vint à ma rencontre me sourit et me dit:
«Tu es très belle.»
«Merci», dis-je en souriant. «Bon, Alice, est-ce que nous y allons à cette sortie bowling ou attendons-nous qu'il nous pousse une barbe ?»
«Non, non, on y va !» Sautilla Alice en traînant Jasper par la main vers la sortie.
Nous la suivîmes tous alors qu'elle allait vers les voitures. Alice, Jasper et moi-même dans la voiture de Rosalie qui a bien voulu nous la prêter car elle voulait voir à quoi ressemblait la voiture d'Edward de l'intérieur et donc Emmett, Edward et Rosalie dans la voiture de ce dernier.
J'aurais bien voulu aller dans la voiture d'Edward, mais le lutin en avait décidé autrement, j'avais l'impression qu'elle avait quelque chose à discuter avec moi et Jasper aussi vu l'air qu'il affichait, j'avais vraiment l'impression qu'Alice pouvait facilement déteindre sur lui, ou peut-être était-ce l'inverse qui c'était passé quand ils étaient jeunes ? J'aime bien l'idée de Jasper fouteur de troubles et qui aime créer les couples, oui, j'aime vraiment cette idée, mais je refuse de croire que ce caractère de cochon d'Alice vient de Jasper. «Faudrait que j'en parle avec Esmée», me dis-je mentalement en souriant sadiquement.
Alice prit le volant et Jasper alla s'installer en arrière en me faisant signe de m'installer à côté de lui, ce qui confirma encore plus mon hypothèse. Comment vous gager que c'est Jasper qui a donner toutes les idées de magasinages et d'habillement à Alice… Ce serait peut-être pour ça que ce sont les garçons qui nous ont payé l'institut de beauté… Et v'lan ! La vérité !
Edward démarra la voiture en premier et nous la suivîmes de très loin, car Alice conduisait vraiment lentement, sûrement dans l'intention de nous laisser plus de temps pour parler. Jasper se tourna vers moi et me prit les mains.
«Alors, Bella, on va élaborer un plan pour te caser avec notre Ed.»
«Tu… tu… sais», dis-je, même si le choc était passé.
«Bella, chérie, franchement, je ne suis pas aveugle. Bon alors, l'habillement à fait son effet, la soirée passée l'un dans les bras de l'autre aussi, de toute évidence, Edward a commencé à se dégêner», continua-t-il.
Je rougis à ce souvenir.
«Pendant cette partie de quilles, avec l'accord d'Alice, je vais tout faire pour me coller à toi, te toucher, t'aider, avoir plein d'attention envers toi. Ça va rendre Edward fou de jalousie et je peux presque te jurer que ce soir, il va agir.»
Ce serait vraiment trop bien, me dis-je, mais, Jasper qui me touche toujours risque de me rendre mal à l'aise, après tout, c'est mon demi et en plus, je l'ai déjà embrasser… je virais encore plus rouge en y repensant, c'est qu'il embrassait plutôt bien. Je m'en voulais d'avoir des pensées de ce genre, mais je ne dis que la vérité.
«Peut-être que cela va rendre Alice jalouse aussi», me chuchota-t-il. «Ensuite», continua-t-il plus fort,«il va falloir que tu assures, que tu ne rougisses pas trop pendant ce temps, car Edward pourrait croire que je t'intéresse et il va laisser tomber, mais si tu réponds à certaines de mes avances sans vraiment y réagir, cela va fonctionner. Crois-moi, je suis un expert sur ce sujet,» rajouta-t-il avant de plaquer sa main devant sa bouche en voyant qu'il avait tout avouer sans le remarquer.
Nous arrivâmes finalement au bowling où la voiture d'Edward était déjà garée, mais je le vis dans la fenêtre, au comptoir, il nous regardait. Jasper l'avais sûrement remarqué car il vint m'ouvrir la portière alors qu'il laissait Alice se débrouiller seule. Je me sentais un peu coupable à ce sujet, après tout, ce n'est pas moi sa petite copine, mais Alice. Comme si elle avait deviné mes pensées elle se tourna vers moi et me sourit en levant un pouce, tout en le cachant à Edward.
Nous allâmes rejoindre le reste de la bande et prîmes nos chaussures spéciales.
«Alice, tu vires escargot ?» Demanda Emmett.
«J'avoue que c'était plutôt long», continua Rose.
Edward ne fit que grogner et Alice ne répondit pas car elle sautilla vers l'allée qui nous était réservée. Alice se tourna vers la place de rangements des boules et en prit une pas trop lourde et rose. Elle la plaça et revint s'assoir pour inscrire nos noms à la machine pour qu'ils apparaissent sur l'écran.
«Ces chaussures sont vraiment affreuses», lança Rosalie, «elles ne vont même pas avec ma tenue ! »
«Crois-moi, il y a personne qui les apprécies», répondit Emmett.
Quand je me tournai vers l'écran, je vis les prénoms et l'ordre qu'Alice avait créé.
Edward
Jasper
Bella
Alice
Emmett
Rosalie
Edward s'avança donc avec sa boule et fit tomber seulement deux quilles.
«Laissez-moi le temps de m'échauffer», dit-il pendant qu'Emmett riait de lui.
Au deuxième essai, il les fis toutes tomber. Emmett se tût aussitôt. Jasper s'ensuivit, avec un une réserve, donc en deux coups aussi. Quand je m'approchai pour prendre ma boule de quilles rouge, Jasper la prit avant moi et me la mit dans les mains tout en me frôlant un peu trop longtemps pour un simple ami. Je ne me retournai pas pour voir la réaction d'Edward, si je devais le faire à chaque fois, il découvrirait notre manège. Je fis tomber une seule quille avec deux essais, cela relevait sûrement de ma maladresse légendaire. Quand Alice alla pour son tour, elle me chuchota:
«Ça commence déjà a fonctionner, il a réagi à cette minime action. »
Et elle se dépêcha d'aller jouer son tour. Quand le tour d'Emmett vint, il ne fut pas content de voir qu'il n'en fit tomber qu'une au début et quatre autres après. Rosalie, à notre grand étonnement fit un abat dès le premier coup.
Tout au long, Jasper me toucha tout le temps. Au troisième tour, il se plaça derrière moi et me montra le geste qu'il faut faire en me touchant la main. Je pouvais presque entendre Edward bouillonner, je crois que ce qui a empiré le cas, c'est que j'ai fait un abat du premier coup, le premier et le dernier de l'après-midi. Il me frôlait le bras quand il voulait prendre sa boisson en attendant notre tour, il m'en a même offert deux fois, alors que tous avait sa propre boisson avec une paille, je voyais très bien en ces gestes ceux auxquels je devais répondre. Il me fit même croquer sa barre de chocolat après que j'ai dit que je ne connaissais pas cette sorte là. Quand j'avais prit ma bouchée, j'en avais mis partout sur moi et nous étions partit à rire tous les deux, c'est à ce moment qu'Edward lança la boule directement dans le côté. Je souriais dans son dos à ce moment. Quand le tour de Jasper terminait, il venait parfois m'aider à me lever en me prenant la main. Une autre fois, il échappa son porte-clé et je lui rendis et il me lança:
«Merci Bella, tu es vraiment une superbe fille.»
À cette réplique, Edward lança encore la boule dans le côté. Cette partie m'a semblé très longue à cause de toutes les petites attentions de Jasper. La partie se fini avec:
Edward: 29
Jasper: 89
Bella: 45
Alice: 78
Emmett: 50
Rosalie: 102
Rosalie nous avait tous dépassé, je ne savais pas qu'elle était bonne à ce jeu. Je la félicitai et elle me lança un clin d'œil en réponse. Emmett était groggy car il était sûr qu'il allait tous nous clancher, alors que là, il avait à peine plus haut que moi. Edward avait eu un très bas score car il était trop préoccupé par Jasper et moi pour se contrôler et il s'était retrouvé à avoir se très bas score.
«Hey, gang ! Si on allait manger au restaurant pour fêter la victoire de Rosalie et de se remplir le ventre de bonnes choses avant d'aller grignoter au cinéma», demanda Alice, comme toujours.
Tout le monde fut d'accord, alors nous nous dirigeâmes vers les mêmes voitures que quand nous étions venus. Jasper m'ouvrit la portière et alla s'asseoir. Rosalie avait décidé que nous irions manger à un petit restaurant pas très loin d'ici qui fait très italien. Quand nous fûmes derrière leur auto, Jasper se tourna vers moi avec un grand sourire.
«Je savais que ça fonctionnerait, tu as vu comment Edward réagissait! Je suis un pro ! Et tu as très bien fait ça Bella, comme une pro.»
«Dis-moi, Emmett et Rosalie étaient au courant ?» Demandais-je en espérant une réponse positive.
«Bien sûr, car tu peux être sur qu'Emmett aurait blaguer là-dessus et que Rosalie m'aurait remis sur le droit chemin, c'est-à-dire Alice, très rapidement. Et je suis désolé mon cœur en sucre, je sais que ça doit être dur pour toi de me voir flirter comme ça avec quelqu'un d'autre, mais je te rassure, il n'y a que toi dans mon cœur, c'est sûr que Bella y est aussi mais pas au même rang que toi, ce soir, je ferai tout pour te le montrer.»
«Dérange pas Jazz… Sort pas tes grands discours, je t'aime aussi et je sais très bien que tu fais ça pour que notre puce soit avec son poux», répondit-elle.
«J'aime pas l'image…» murmurais-je, mais assez fort pour qu'ils m'entendent tout les deux.
Ils sourirent. Et nous arrivâmes à ce petit restaurant, très jolie d'ailleurs. Comment avais-je pu le manquer ? On est encore à Forks pourtant ! Il était fait en pierre avec du lierre partout et des saules pleureurs devant. Il dégageait une énergie chaleureusement. Quand nous entrâmes, nous demandâmes une banquette pour 6. Alors, comme vous l'auriez deviné, je me suis retrouvée coincé entre Jasper et Edward. Emmett, Rose et Alice était sur celle d'en face. Alice, Emmett, Rosalie et Edward commandèrent une lasagne en proclamant qu'on en a jamais assez manger, mais je décidai de manger une pizza et Jasper prit aussitôt la même chose que moi, en me demandant si on en prenait une plus grande et on partageait. J'acceptai premièrement, parce que je savais que c'était une méthode de rendre Edward jaloux, deuxièmement, parce que ça ferait moins cher à payer vu que chacun paierait sa part de la facture.
Je décidai d'aller aux toilettes pour me laver les mains avant de manger et Alice et Rosalie m'accompagnèrent. Quand nous nous fûmes lavées les mains, Alice se tourna vers moi et Rosalie alla barrer la porte. Je savais bien que je risquais de subir quelque chose.
«J'ai remarqué quelque chose ce matin et aujourd'hui Bella. Sur ta brassière, tu as 4 places pour l'attacher, pourquoi la mets-tu au plus grand ? Tu as une poitrine, faut pas avoir peur de la remontrer», me dit Alice.
Je plaide coupable, j'ai souvent regardé dans le miroir et quand j'attachais mon soutien-gorge au plus serré et ce qui va avec mon tour de taille, cela remonte mes seins d'un niveau plutôt incroyable et ce matin, je n'avais pas eut le goût de le faire. Mais quand je sentis les mains d'Alice dans mon dos rattacher mon soutien-gorge au plus serré, je me sentis mieux au tour de taille, mais je sentais aussi que mes seins avaient montés avec. Quand je me regardai dans le miroir, je vis que cela faisait une assez grande différence pour trois coches de différence, j'avais presque l'impression d'être une pute, mais quand je voulu la rattacher à la bonne grandeur, Rosalie me frappa les mains et débarra la porte en me sortant dehors. Elle savait bien que je ne le ferais pas en plein restaurant. Nous nous dirigeâmes alors vers notre table et je sentais le regard des hommes sur nous trois et surtout, sur nos poitrines.
Quand je demandai à Edward de se lever pour me laisser passer, je le vis regarder un peu ma poitrine avant de regarder mon visage. Je vis l'air surpris de Jasper, quelques secondes avant qu'il ne fasse apparaître un sourire en coin dans son visage. Ils sont plutôt pervers de remarquer cela dès mon arrivé, comme si je n'étais qu'une poitrine maintenant... ! C'est à ce moment qu'ils nous amenèrent nos plats. Tout le monde était silencieux, mais Jasper et moi rions de temps en temps quand il voulait me nourrir avec ça fourchette et qu'à chaque fois, il y en avait plus qui retombait dans l'assiette que dans ma bouche. Je sentais Edward se crisper un peu plus chaque fois, mais je me sentais coupable de faire de cette sortie un désastre pour lui, alors, je recommençai à manger normalement, sans l'aide de Jasper. Quand je vis qu'il ne se détendait pas, je pris sa main.
Sa main était douce, chaude, mais ça me faisait tellement de bien de la sentir dans la mienne comme ça que je décidai de la garder dans la mienne pour le restant du repas. Edward se décrispa un peu et me fit même un léger sourire.
J'en parlerai à Jasper, dans l'auto, que je veux arrêter ce petit jeu, qu'Edward a assez souffert comme ça. Quand ce fut le temps de payer, Jasper me devança et devança Edward en payant ma part en plus que la sienne tout en me disant que de toute façon c'était la même assiette.
«En route pour le cinéma», lançais-je en enlevant ma main de celle d'Edward pour que les autres ne le voient pas bien que Jasper l'ai sûrement remarqué.
Nous nous dirigeâmes chacun vers notre voiture et dès que nous partîmes vers le tout nouveau cinéma de Forks, je commençai à parler avec Jasper.
«Jazz… je crois qu'on va laisser tomber ce jeu pour le restant de la soirée, il faut qu'Edward puisse s'amuser un peu lui aussi aujourd'hui, donc, dans le cinéma, je vais me mettre à côté de lui. »
«D'accord, j'avais bien remarqué que tu avais arrêté de jouer le jeu et que… tu lui avais pris la main en dessous de la table», chuchota-t-il en dernier. «Crois-moi, tout le monde a remarqué un changement dans le comportement d'Edward à ce moment. Mais, même si on arrête, je peux m'asseoir à côté de toi mais de l'autre côté ?»
«Bien sûr. Tant que tu me promets d'embrasser Alice toutes les 5 minutes, et je te surveille» chuchotais-je.
«C'était dans mes plans de toute façon, alors, marché conclu. »
Rendu au cinéma, Alice nous fit payer un billet chacun pour le film qu'elle tenait tant à voir, ce n'était rien d'autre que Shrek 4. Ouais… bon… let's go pour Shrek !
Je vérifiai tout le long du film si Jasper donnait les baisers toutes 5 minutes à Alice et je pu même voir, que de l'autre côté d'Edward, Rosalie et Emmett semblaient faire la même chose. Et nous, nous étions au milieu, à nous tenir la main. Je crois que je pourrais très bien m'habituer à cette sensation. Quand le film termina, nous convint que j'irais dans la voiture d'Edward avec celui-ci cette fois-là. Je ne lâchai pas sa main, je crois même que je m'y accrochais beaucoup trop pour que cela paraisse anodin. Mais cela ne semblait pas déranger Edward qui me la serrait presque aussi fort en me souriant parfois, d'un sourire que je voudrais voir tout les jours. Je dû lui la lâcher quand nous embarquâmes dans la voiture, mais aussitôt qu'il se mit en chemin de la maison, une dizaine de minutes de chemin grand max, il me reprit lui-même ma main en souriant tout en ne lâchant pas la route du regard. J'étais heureuse de cette nouvelle proximité avec lui, est-ce que ça voulait dire qu'il était prêt qu'on sois un couple ? J'aimerais tellement…
C'est fou comme ça peut se passer vite, il y a encore 2 semaines, je ne le connaissais même pas, ensuite, je l'ai considéré comme un ami, ensuite, un ami plus proche, jusqu'à découvrir que j'avais des sentiments pour lui. Mais, ce qui me trouble, c'est que son comportement, à part peut-être ces derniers jours n'avaient jamais changé pour lui, je ne me rappelle pas avoir remarqué des changements dans son comportements avec moi… non… il ne faut pas que je vois les points faibles, j'ai aussi le droit à mon moment de bonheur, il ne faut juste pas penser qu'après-demain, je vais devoir retourner chez Maddison et mon père… non ! Bella ! Je t'interdis de penser à cela en ce moment, pense à la main d'Edward dans la tienne. Tu as aussi droit à tes récompenses après tous ces efforts, toutes ces heures d'acharnements à faire le ménage, faire à manger, paraître bien aux yeux de mes amis, plaire à Edward… Mais quand les récompenses arriveront-elles ? C'est une question que je préfère ignorer pour le moment.
Edward me serra la main un peu plus fort, comme s'il avait sentit mon désemparement. Il était drôlement silencieux, songeur… comme j'aimerais pouvoir lire dans ses pensées !
Quand nous arrivâmes, il était aux alentours de 23 heures, nous allâmes donc tous se changer automatiquement, moi et les filles dans une chambre, les gars dans une autre. Je sortis, habillée d'une camisole et d'un short, léger tous les deux, car ils faisaient chaud dans leur maison.
Je m'installai dans le lit qui nous était réservé à Edward et moi. Il n'était toujours pas là, je sentais doucement que je m'enfonçais dans le sommeil. Je ne sais pas si je pourrais rester éveillée tout le temps avant qu'il n'arrive. Mais bon, tant pis, je savais bien que Jasper n'avait pas raison sur ce point. Il ne pourrait pas me révéler ses sentiments comme ça en une nuit, il est trop gêné pour ça et moi aussi. Alors, le temps va passer et nous allons vieillir et se tourner toujours autour.
Je percevais les sons autour de moi amplifiées, comme à chaque fois que je tombe de sommeil sans dormir vraiment. Je sentis des pas autour de moi, les trois garçons allaient rejoindre leurs coéquipières de sommeil. Je sentis Edward se glisser à côté de moi et me prendre dans ses bras, je ne sais pas s'il pensait que je dormais, mais je décidai d'ouvrir les yeux pour lui montrer le contraire. Il me sourit et me regarda dans les yeux en me répétant cette phrase française dont je ne connaissais pas le sens en anglais. Il dut sentir les interrogations dans mon visage car il traduisit la phrase en anglais.
- Je crois que je suis amoureux de vous Mademoiselle Isabella Marie Swan.
Je me sentis fondre sur ces mots. Je ne sais pourquoi, mais la seule pensée qui me vint fut: Jasper avait raison. Et ensuite: Wahhhhh… il est amoureux de moi ? Je n'eus pas le temps de penser à autre chose, car il posa ces lèvres sur les miennes.
Je répondis effectivement au baiser alors qu'on entendait des: «Ohhhhh…» derrière nous. Mais je m'en foutais, tout ce qui m'importait, c'était ses sensuelles lèvres sur les miennes qui menèrent un bal à elles seules.
J'espère que vous l'avez apprécier ! Je vous dis, au prochain chapitre !
