Et non je ne suis pas morte ! bon j'ai beaucoup de retard et je m'en excuse, d'ailleurs je profite de cette page pour prevenir tous ceux qui me lisent que j'aurais du retard à peu près à chaque chapitre de chaque fiction. en Effet j'ai beaucoup de travail scolaire et pas beaucoup de temps. je suis désolée de tous mes retards passé et à venir.
je vous laisse à votre lecture !
Chapitre 4 :
Après quelques instants, Elerynna desserra son étreinte; elle tombait de fatigue et ses cheveux humides se glaçaient sous le vent froid. Byakuya la rattrapa in extremis.
« Tu es glacée! Viens, on rentre. »
Elerynna ne broncha pas et se laissa porter à l'intérieur. Seulement le noble sortait de graves blessures et ne put amener le corps inerte d'Elerynna que dans le salon. Il la posa délicatement sur le canapé et ne put s'empêcher de pousser un soupir de soulagement quand il se redressa. Il s'assied près de son visage et le caressa du bout des doigts. Énormément doux. Il passa sur ses paupières fermées, ses joues rosées et sa bouche étirée d'un large sourire de contentement. Puis plus rien. Quand Elerynna rouvrit les yeux ce fut pour voir le visage du capitaine proche du sien, trop proche. Il lui saisit ses lèvres et l'emmena dans une danse tendre et pleine de passion. La jeune femme se laissa faire, trop émerveillée par le bonheur qui traversait chacune de ses cellules. Leurs visages se descellèrent mais aucun n'ouvrit les yeux; Byakuya parsema ce visage tant désiré de minuscules baisers, ses paupières, ses joues, son front, puis ses lèvres. Il ne pouvait s'arrêter. Il sentait ses mains trembler d'émotions et son cœur cogner durement dans sa poitrine. Elerynna le rejoignit par terre et s'assit à ses côtés. Elle plongea sa paume toute aussi tremblante dans la grande main un peu rugueuse du shinigami et posa sa tête sur ses épaules. Il sentit son souffle frais sur sa jugulaire et il ne put s'empêcher de pousser un petit soupir de bien être. Son amie rit immédiatement, un son clair et cristallin qui enchantait ses oreilles. Il happa ce bruit du bout des lèvres et colla leurs deux corps. Elle était gelée. Il la prit dans ses bras et frictionna sa peau mordue par le froid. Sous les caresses, elle soupira et se laissa couler dans les affres du bonheur. Ses ongles agrippèrent peut-être trop le kimono de Byakuya, son corps se serra peut-être trop contre celui de sa moitié. Mais quelque chose déclencha en eux une vague de désir. Leurs yeux pétillaient et leurs cœurs battaient à l'unisson. En un regard, ils se comprirent et se dirigèrent tous les deux vers la chambre d'Elerynna.
o_oOo_o
« Wahou Byakuya! Et tu me dis que tu as plus de deux cents ans? »
Pour toute réponse elle n'eut qu'un grand sourire. Le noble avait les cheveux en bataille et les joues écarlates. Depuis quand il ne s'était pas senti revivre ainsi? La jeune femme lui offrait un spectacle subjuguant: ses cheveux blonds flottaient sur le coton de l'oreiller, encadrant son visage rosie et ses yeux pétillants. Une âme d'enfant dans un corps de femme. Il pressa ses lèvres sur les siennes et resta ainsi un moment, sentant le sourire de son amante. Elle passa ses bras autour de sa nuque et agrippa ses cheveux ébènes, les caressant et tenta en vain de les recoiffer. Puis elle le lâcha et le repoussa tendrement:
« Je suis épuisée... »
Inconsciemment elle se pelotonna dans les couvertures, ramenant ses genoux à son menton. Elle ferma les yeux doucement et bientôt son corps s'affaissa et sa bouche s'entrouvrit: elle s'était déjà endormie! Le capitaine leva les yeux au ciel et passa ses paumes sur le corps fin qui se formait sous les couvertures: elle était svelte et ses courbes féminines ne faisaient qu'augmenter son charme. Il s'endormit lui aussi presque aussitôt, un bras possessif posé sur les hanches de son aimée.
Elerynna se réveilla doucement. Les souvenirs de la veille (elle a dormi environ douze heures...) lui revinrent en mémoire peu à peu et elle les aimait... ses paupières ne se levèrent pas avant un certains temps: elle ne les ouvrit que lorsqu'elle sentit un vide à ses côtés. La place qu'aurait dû occuper Byakuya était froide et les couettes étaient soigneusement repliées. La jeune femme s'assit et fut prise d'une pointe de douleur dans la poitrine: était-il parti? Elle noua rapidement un kimono autour de sa taille et sortit de la chambre: personne dans la cuisine, personne dans le salon, ni dans la salle de bain. Lorsqu'elle ouvrit la baie vitrée du jardin elle le vit, appuyé contre un arbre. Il regardait dans sa direction et lui sourit péniblement. Ses yeux étaient restés de marbre. La petite douleur revint à l'assaut devant ce spectacle; mais Elerynna descendit de la terrasse et foula la distance entre elle et lui de ses pieds nus. Elle se posa nonchalamment à ses côtés et regarda en l'air, admirant soudain l'oiseau au dessus de leurs têtes.
« Il fait froid ce matin.
-Il est deux heures de l'après-midi.
-Qu'est-ce que tu fais?
-Je réfléchis.
-Ah. »
Elle ne trouva rien d'autre à dire. Pourquoi tout était si froid entre eux ce matin (ou après-midi peu importe) alors que la veille ils avaient vécu quelque chose de merveilleusement...merveilleux? Elle se pencha vers son épaule; il recula. Elle le fixa, il l'évitait. La jeune femme ne tenait plus: elle se leva et vint se poser devant lui: après quelques minutes il accepta de la regarder en face. Sous le choc elle recula un peu: ses yeux étaient froids et distant, malgré la rougeur sur ses joues. Elle s'écroula par terre et se cogna le bassin sur une pierre. Une douleur investit son dos et elle poussa un cri qu'elle réprima aussitôt: mais le regard du noble avait déjà changé, il exprimait l'inquiétude, et par derrière une grande affection.
« C'est déjà ça. » Elle sourit.
« Ely tu vas bien?
-Oui oui...
-Convaincant je trouve.
-Qu'est-ce qui se passe?
-Et bien tu vois tu t'es fait mal et...
-Pourquoi tu as autant changé?
-Ah...je ne sais pas ce que je fais.
-Développe.
-Tu es humaine, je suis mort.
-Tu étais. Je peux te dire que tu n'es pas mort...
-Laisse-moi finir, et enlève ce sourire de ta figure! Je ne sais pas ce que je fais, je risque de rester ici toute ma vie et je deviens humain alors il ne devrait pas y avoir de problème. Mais je ne sais pas si je vais être... normal. Si mon corps réagira comme celui d'un humain. Après tout je n'ai jamais ressentit tout ça.
-Ca?
-Hum...
-Oh! Ooooooh! D'accord... héhé... Ah ah ah ! Ouhouhouuuh!
-Arrête de rire! »
Le corps d'Elerynna était secoué de fou rire: elle se tenait les côtes et manqua de tomber sur le flan. Elle s'attendait à ce qu'il lui dise qu'il rentrait chez lui, qu'il allait lui effacer la mémoire, mais surtout pas à ce qu'il lui avoue sa gêne envers... ça ! Longuement elle se calma, non sans mal et se refit un visage à peu près sérieux, gardant cependant une petite larme au coin de l'œil. Malgré son attitude, son cœur s'allégea d'un grand poids: s'il lui confiait ceci, cela voulait dire qu'il resterait avec elle... non ?
Elle se pencha en avant jusqu'à ce que son visage se niche au creux du noble cou. Elle respira à grandes goulées le parfum raffiné de cet homme qui était désormais son amant et ferma les yeux. Byakuya tressaillit en sentant le souffle chaud d'Ely sur sa jugulaire; lui aussi ferma les yeux.
« Resteras-tu avec moi?
-Oui.
-Alors je te le dis, tu n'es pas normal, tu as plus de deux cents ans, tu viens d'une autre dimension et la seule chose qui te préoccupe c'est la réaction de ton corps. Tu n'es pas normal, je ne suis pas normale. Parce que je te connais à peine et que je ne veux déjà plus que tu partes. Je t'aiderais à t'accepter, mais ne me quitte pas. »
Elle avait dit tout ça en un seul souffle. Après sa tirade elle posa ses lèvres sur la mâchoire du capitaine puis recula et se dirigea vers la porte de la maison. Il s'appuya à l'arbre et après un bref soupir la suivit dans la cuisine. Après tout, il savait désormais qu'il ne serait pas seul et il avait tellement aimé cet aperçu de la vie humaine. Sans s'en rendre compte, un sourire naïf orna ses lèvres à cette pensée, ce qui redonna à la jeune femme un vrai fou rire. Elle sortit un plateau du frigo et le posa sur la petite table: il était empli de gâteaux secs avec deux grands bols de chocolat chauds, ornés d'une bonne noix de chantilly.
« Pour ton moral. » lui dit-elle.
o_oOo_o
« Et voilà Suru, tu sais à peu près tout. »
La susnommée était restée durant toute l'histoire bouche bée, les yeux exorbités. Elle n'eut pas le temps de poser une seule question que Byakuya l'attaqua littéralement, moitié agressif.
« Lorsque tu dis que tu es dans le même cas, que veux-tu dire?
-J'ai aussi un shinigami chez moi.
-Qui !
-Hein? Euh, votre vice-capitaine. Mais il faut que je l'appelle, supposant qu'il sait se servir d'un téléphone, il sera vraiment heureux de savoir...
-Tu ne dois rien lui dire!
-Mais capitaine, pourquoi? »
Silence. Byakuya recula et vint instinctivement se poser entre les bras protecteurs d'Elerynna. Elle lui caressa le crâne comme à un enfant. Suru trouvait ça vraiment très mignon et elle aimait voir ce sourire radieux et les yeux pétillants de son amie. Il lui murmura quelque chose à l'oreille puis se calma un peu. Après une conversation silencieuse entre les deux amants, Byakuya se tourna vers Suru et lui sourit, forcé.
« Excuse-moi. Ely a raison, tu devrais l'appeler, il serait heureux. »
Elle pianota sur son téléphone et compta les sonneries, le cœur battant. Elle avait peur que Renji s'en aille avec son capitaine et qu'elle et son amie restent seules. Elle le savait: elle ne pourrait le supporter.
O_oOo_O
Pendant ce temps Renji bullait sur le canapé, une tasse de thé désormais froide sur la table. Suru se faisait attendre et il avait vraiment envie de la retrouver. Il continuait à s'endormir, plongé dans ses fantasmes (qu'on ne révélera pas...) lorsqu'un bruit le tira de ses rêves. Il sursauta et attrapa la première ''arme'' qu'il vit, c'est à dire le balai, et se dirigea vers le téléphone. Il sauta encore quand la voix de Suru retentit dans le vide du salon.
« Bonjour c'est Suru, laissez moi un message. Bip Renji c'est moi. Non ne tape pas le téléphone! Prend le combiné et appuie sur le bouton vert.
-Euh c'est bon...
-Bonjour bonjour! J'ai une surprise pour toi tu es prêt?
-Euh...
-Bien! Écoute quand j'aurais raccroché tu vas prendre le balai que tu tiens dans la main et passer un coup dans le salon s'il te plaît, je t'amène un cadeau. Et oh! Habille-toi. »
Il entendit la jeune femme rire puis raccrocher. Rapidement il lui obéit et se mit à la tâche. Inutile car la maison était parfaitement tenue, en tout cas du point de vue d'un shinigami mâle qui ne connaissait pas le sens de ''balayette''. Il débarrassa sa tasse et envoya le thé froid dans le ficus. Puis il passa une chemise que Suru lui avait laissée ainsi qu'un pantalon en toile. Fier de son nettoyage (tout est relatif) il sortit sur la terrasse, oubliant de mettre des chaussures. Il se retourna juste à temps pour voir la petite voiture de sa compagne entrer par le portail en fer, Elerynna sur le siège avant et... son capitaine sur la banquette arrière! Instinctivement il devint aussi rouge que sa tignasse qu'il n'avait toujours pas coiffée et baissa aussitôt les yeux. Lorsque Byakuya sortit, il n'avait pas ses Kenseikaan, car Ely lui avait ordonné de les enlever et on ne désobéit pas à la femme qu'on aime, il portait un pull large écrit ''I love ramen'' qu'elle lui avait prêté. Les deux shinigamis s'examinèrent de la tête au pied puis se fixèrent dans les yeux: avant de partir dans un fou rire contenu. Ainsi ils étaient tous les deux dans la même situation: à la merci de ces deux jeunes femmes qui comptaient désormais beaucoup à leurs yeux. Et savoir qu'ils n'étaient pas seuls dans l'inconnu les réconforta un peu. Sans dire plus, les quatre jeunes gens rentrèrent chez Suru pour tout se raconter.
la suite arrivera... bientôt...? :$
Review ? :3
