Bonjour à tous !

Je suis vraiment désolée, je ne poste pas aussi régulièrement qu'avant pourtant, j'adore toujours autant Legolas et Sorsha. Mais c'est vrai que l'été, ben entre la plage, les sorties, le taf et tout, je passe moins de temps devant mon ordi… En tout cas, ne vous inquiétez pas, je ne vous laisserai pas sans fin !

Merci spécial à tous ceux qui me laisse des rewiews (je vous aime ! ) ) Qui m'ajoute en favoris ou en alerte ! C'est vraiment génial de se savoir lu et apprécié ! :D

Un grand merci à : Lna, Hinata, Lisa, Coralie, Yaya, Dede.A, Superlils, Elodie, Lollie Lovegood !

Vous n'imaginez pas a quel point vos rewiews me font plaisir !

Sur le champs du Celebrant, la bataille ne va pas tarder à éclater. Les Reines de la Guerre ont elles une chance ?

Je vous laisse découvrir tout cela !


Deux jours passèrent. Deux jours extrêmement longs. A astiquer les armes, a en fabriquer de nouvelles, a en réparer d'autre. A ajuster les cottes. Tous s'entrainaient, se préparant physiquement et mentalement au combat qui aurait bientôt lieu. Arwen, Eowyn et Sorsha n'étaient en pas en reste Elles s'entrainaient jusqu'à ce que la fatigue ait raison de leur corps. Sorsha surtout y tenait plus que les autres. Elle était la seule de ses amies à ne pas savoir manier une épée ou bander un arc. Jusqu'à l'exil de Minas Tirith, elle n'en avait cure, Aragorn et Legolas avait toujours les yeux sur elle pour la protéger. Alors, à quoi bon aller se casser un ongle ? Mais maintenant… Elle ne pouvait compter que sur elle-même ! Arwen et Eowyn auraient bien d'autres choses à faire que de veiller sur elle. Alors, depuis deux jours, elle s'entrainait. Elle avait découvert des muscles dont elle ne soupçonnait même pas l'existence, ses mains regorgeaient d'ampoules, elle était courbaturée, mais le soir, elle s'endormait comme une masse, en se disant que Legolas lui reviendrait bientôt. Bientôt je serais dans ses bras, se disait-elle.


Trois jours similaires passèrent. Aucune nouvelle de l'armée de Gae. Les Rebelles comme ils avaient été surnommés, attendaient patiemment. Tandis que Sorsha petit déjeunait avec Merry et Pippin, Arwen fit interruption dans la tente. Elle venait sans nul doute de courir : ses cheveux étaient emmêlés, et ses yeux effrayés.

- Qu'y a-t-il Arwen ? Tu sembles agitée ! s'écria Sorsha.

- Lam et Alendio viennent de rentrer.

- Ils ont trouvé Saroumane ? demanda Merry.

- Ah ? Ils sont allés chercher Saroumane ? demanda Pippin, l'air de rien.

Merry leva les yeux au ciel. Son cousin serait toujours fidele à lui-même ! Aucun doute là-dessus ! Bientôt, il demanderait ce qu'on faisait sur les Champs du Celebrant ! pensa le hobbit.

- On te suit ! décréta Sorsha, en se levant immédiatement.

- Mais on n'a pas fini le petit déjeuner !

- Pippin ! gronda Arwen. Plus tard !

- Mais après il sera l'heure du second petit déjeuner !

- Peregrin Touque ! Tout de suite ! cria Sorsha.

Le hobbit suivit, en regardant une dernière fois son repas qui trainait sur la table. Il fit demi tour, attrapa un bout de brioche et se hâta de suivre ses amis.


En entrant dans la tente d'Elrond et de Celeborn, Sorsha vit Alendio et Lam, assis sur le banc. Elle se jeta dans les bras de Lam :

- Je suis contente que tu sois là ! Et entier !

- Tu vois, tu commences déjà à m'aimer !

Celeborn se gratta la gorge, et Sorsha devint cramoisie. La situation qu'elle pensait secrète devait en réalité être évidente pour tout le monde.

- Avez-vous trouvé Saroumane ? demanda Merry.

Le silence se fit lourd. Oui, bien sur qu'ils avaient trouvé Saroumane. Et si on leur avait demandé de venir de toute urgence, c'est que les nouvelles n'étaient pas bonnes. Forcément.

Alendio hocha la tête. Ils avaient trouvé Saroumane.

- Nous ne savons pas comment il s'est débrouillé, mais il a crée une nouvelle armée.

- Genre la même que celle en Isenguard ? demanda Sorsha.

- En fait, c'est exactement la même. Des Orques, des Uruks. Qui viennent dans le même but qu'au gouffre de Helm. Détruire la race des hommes et anéantir tout ce qui se dressera sur le chemin de Gae.

- Oui, pourquoi ai-je posé la question ? soupira Sorsha.

- Combien sont-ils ?

- Au moins dix mille, Eowyn.

- C'est plus ou moins qu'au gouffre ? demanda innocemment Sorsha.

- Pareil. Mais nous somme moins nombreux.

- Pffffffffffff !

- Et quand seront-ils là ?

Ce fut Gandalf qui répondit.

- D'ici une journée. Deux s'ils font une halte. L'heure du combat est proche.

La petite troupe se dispersa, le moral au plus bas. Sorsha se glissa à côté de Gandalf. Il lui sourit gentiment.

- Vous avez fait d'énormes progrès en très peu de temps dans le maniement des armes !

- Quand on ne sait rien, les progrès se voient vite !

- Ne vous sous estimez pas ! Je n'aurais pensez que vous sauriez tenir une épée sans vous coupez un bras !

- Ah ah ah ! Ca c'était fin !

L'Istari eut un sourire moqueur. Sorsha leva le visage vers lui :

Dites Gandalf, vous pensez qu'on a une chance de gagner cette bataille ?

Le regard du magicien se voila de tristesse. Il ignorait la réponse. Mais il savait qu'ils étaient moins nombreux que l'armée qui marchait sur eux. Beaucoup moins nombreux…

- Bien sur Sorsha !

La jeune femme eut du mal à le croire. Gandalf savait être bien plus convaincant que cela. Que leur cacher t on ? Savaient-ils quelque chose qu'elle ignorait ? Leur avait on menti ? Sur l'armée de Saroumane ? Le nombre d'ennemi ?

Ce fut le moral à zéro qu'elle marcha vers la zone d'entrainement. Elle y aperçut Arwen et Eowyn, en train de se battre à l'épée ainsi que Merry et Pippin qui visaient des cibles de plus en plus lointaine avec leur arc. Elle croisa Haldir et décida de l'apostropher :

- Dites Haldir, vous ne voudriez pas me rendre un service ?

Le Galahdrim haussa un sourcil.

- Que puis-je pour vous Princesse ?

- Battez vous contre moi ! Il faut que je m'entraine. Je dois savoir éviter les coups, en donner sur autre chose qu'un mannequin de paille qui ne bronche jamais !

Haldir l'observa un instant. Elle semblait sincère. Certainement affolée par le combat qui se rapprochait, désireuse de ne pas être un poids supplémentaire pour ses amies. Il regarda ses bras, ses jambes. Son corps n'était vraiment pas taillé pour la guerre. Elle était faible, s'épuiserait vite. Mais il la sentait si pleine de bonne volonté qu'il accepta.

- Très bien ! Allons-y !

- Merci, répondit-elle en souriant, visiblement soulagée. Par contre, je peux vous demander autre chose ?

- Dites pour voir ?

- Ne retenez pas vos coups ! Battez vous vraiment. Comme si j'étais un Uruk.

Haldir eut un air grave mais il lui promit. Ils s'éloignèrent des groupes dispersés ci et là sur le terrain. Sorsha enleva sa veste, vérifia les lacets de ses bottes et fit l'inventaire de ses armes. L'épée, ok, les dagues ok, le poignard, ok. Elle resserra rapidement ses canons d'avant bras et s'avança vers haldir.

- Je suis prête ! On commence quand vous voulez !

Il hocha la tête et sortit son épée de son fourreau. Sorsha fit de même.

- Oh, fit-elle pleine de malice, que la meilleure gagne Haldir !

Les lames s'entrechoquèrent. Sous le coup de la force d'Haldir, Sorsha vacilla vers la droite. Pas démontée pour un sous, elle attaqua. Les lames faisaient une danse merveilleuse, se choquant, s'évitant, tourbillonnant.

- Non, mais c'est tout ce que vous avez dans le ventre ? C'est ca en fait, le grand Haldir ?

Sorsha s'impressionnait ! Elle n'en revenait pas que la personne en train de parer les coups d'Haldir, c'était elle. Haldir attaqua une nouvelle fois, mais elle para. Le contre coup la vit basculer en arrière et elle tomba sur son séant.

Haldir lui tendit une main, qu'elle regarda quelque seconde avant d'y mettre un coup d'épée du coté plat.

- Bon sang, mais je suis un Uruk ! Vous n'aideriez pas un Uruk à se relever ? Alors ne faites pas ca avec moi ! ragea t elle.

Haldir ne dit rien et l'attaqua à nouveau. Elle esquiva et pour la première fois, elle attaqua. Surpris, Haldir para l'épée qui se jetait sur lui. Sorsha attaqua encore et encore. Le combat s'intensifiait, ils étaient de plus en plus rapides. Ceux qui s'entrainaient stoppèrent leurs activités et regardaient les combattants.

Haldir avait repris le dessus et forçait Sorsha à se reculer. Elle tenait bon, elle avait mal aux bras, mais elle ne devait pas s'avouer vaincue, soudain, elle sentit qu'elle trébuchait et elle tomba une nouvelle fois en arrière. Mais elle fut agile, faisant une roulade sur le coté et elle se releva si vite qu'elle eut le temps d'attaquer et envoya son épée déchirer le pourpoint d'Haldir.

Elle vit bien à son regard qu'il n'était pas content, et surtout elle le sentit dans ses bras ! Ses coups étaient beaucoup plus violents. Elle allait se faire laminer…

Et cela ne rata pas ! Haldir se transforma en une virtuose de la lame. Et une parade secrète, il envoya l'épée de Sorsha en l'air et tandis qu'elle levaient les yeux vers le ciel pour regarder désespérément son arme qui s'envolait à une vingtaine de mètres plus loin, elle sentit la froideur de l'épée d'Haldir sur sa gorge. Elle déglutit. Haldir baissa son arme.

- Ne jamais lâcher son adversaire des yeux, jamais !

Elle soupira.

- Je sais !

Il posa sa main sur son épaule et lui dit qu'elle s'était bien défendue, qu'il s'attendait vraiment à pire ! Il éclata de rire et s'éloigna.

- Arwen et Eowyn arrivèrent :

- C'est bon les filles ! Aucuns commentaires !

Arwen savait que Sorsha se sentait vexée, voir humiliée.

- Mais tu ne pensais pas tout de même le battre ? Si ? Tu pensais ! Mais voyons ma chérie, il s'agit d'Haldir, le meilleur garde de la Lorien depuis des millénaire !

Eowyn se retenait de rire face à la naïveté de son amie.

- Tu t'en es très bien tirée ! Je ne pensais pas que tu étais aussi rapide !

Elle leur fit un sourire et partir ensemble vers leur tente.


Cette nuit là, Sorsha se réveilla en sursaut. Eowyn dormait à côté d'elle Arwen devait contempler la Nature. Elle embrassa des yeux la surface de la tente. Soudain, un fantôme apparut ! Et il avait le visage de Saroumane ! Incapable de hurler, tétanisée, elle vit l'ombre s'avancer jusqu'à elle :

- Tu as peur, Princesse ? Ce n'est hélas que le début ! Tu as ruiné mes plan une fois, je ne laisserais pas cela se produire une seconde fois !

- Je…Je…

- Tu rien du tout ! Tu vas mourir Sorsha ! Comme tous tes compagnons ! Et je serais enfin le maître de cette terre !

- Non !

- Bien sur que oui ! A demain Sorsha !

L'entité disparut dans la seconde. Sorsha tremblait d'effroi. Elle resta un peu au lit, mais ne parvint pas à se rendormir. Elle le leva alors et partit trouver Lam.

Lorsqu'elle pénétra dans sa tente, un sourire chaleureux l'accueillit :

- Tu m'explique pourquoi tu ne dors pas à cette heure ci ?

Elle se jeta dans ses bras, et en larmes lui raconta l'apparition de Saroumane.

- Il n'a peur de rien celui là ! Je m'en occuperais personnellement !

- Non ! cria t elle. Il est puissant ! Et je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose !

- Quand bien même ? A quoi bon vivre quand tu auras retrouvé Legolas ?

Sorsha resserra son étreinte.

- Mais je ne veux pas que tu meurs Lam !

- Je ne mourrais pas ! Du moins, j'essaierais ! répondit-il pour détendre l'atmosphère.

Il la poussa vers son lit. Il fallait qu'elle dorme.

- Allez ! Au lit ! Tu dois dormir Sorsha ! Demain sera assez éprouvant j'imagine.

Lam la borda puis s'éloigna d'elle. Elle lui agrippa le bras.

- Reste s'il te plait ! Dors avec moi !

Il s'allongea prés d'elle, le torse contre son dos, à une distance assez raisonnable que Sorsha s'empressa de combler d'un mouvement. Elle prit sa main et la posa sous sa joue. Il déglutit. Comment aller t il résister au désir qui se propageait dans ses veines ?

- Bonne nuit Lam !

- Bonne nuit Sorsha !

Il attendit que sa respiration fût régulière et l'embrassa :

- Tu vas me rendre fou… murmura t il, heureux et si triste à la fois.


Sorsha ouvrit les yeux quelques heures plus tard. Lam était toujours collé contre elle. Elle bougea un peu et s'étira en faisant l'étoile de mer.

- Il est tard ?

- Non, huit heures je dirais, lui répondit il en analysant le soleil qui filtrait sous la tente.

- Je vais aller voir les filles ! Elles doivent être perdues sans moi ! dit-elle en riant.

- A tout à l'heure !

Il la regarda s'en aller. Le combat aurait lieu aujourd'hui même. Il allait la perdre pour toujours aujourd'hui même…


Deux éclaireurs arrivèrent essoufflés devant la tente d'Elrond. Gae et son armée arrivait. Ils seraient là dans deux heures.

Sorsha remarqua que le ciel se couvrit.

- Allez vous préparez ! dit Gandalf en poussant les trois Reines de la Guerre.

Sorsha, Arwen et Eowyn se rendirent dans leur tente et commencèrent à se préparer pour le combat. Elles attachèrent leurs longs cheveux, enfilèrent un pantalon marron, une chemise beige. Galadriel leur avait fait faire des armures, a leur taille, souples et légères sur le modèle de celle des Galadhrim. Elles enfilèrent leurs bottes, serrèrent leurs canons d'avant bras et attachèrent leur ceinture, sur laquelle pendait leur épée. Elrond, Celeborn et Gandalf entrèrent, afin de leur donner leurs dernières recommandations.

- L'heure est venue. La victoire repose sur vos épaules mes filles. Si vous ne parvenez pas à vaincre Gae, alors notre armée se fera massacrer et la Terre du Milieu sombrera dans les ténèbres, dit Elrond sans sourciller.

- C'est pas en nous mettant la pression que vous aller tirer le meilleur de nous ! grogna Sorsha. Non, mais c'est vrai quoi ? Maintenant j'ai plus envie d'y aller !

- Tu n'as jamais eu envie d'aller te battre contre Gae ! s'écria Eowyn dans un sourire.

- Oui, ben maintenant encore moins !

Gandalf leur dit que pour vaincre Gae, il faudrait que les Silmarils la touchent ensemble. Seul la Lumière des trois pourrait la vaincre. C'était la condition sine qua none. Un cor d'orque retentit.

- Il faut y aller, maintenant ! ordonna Celeborn. Mes fils et ceux d'Elrond seront avec vous. Ils ont pour mission de vous protéger.

Elles hochèrent la tête. Sorsha se sentit un peu plus (mais vraiment un tout petit peu plus) rassurée, car à l'inverse de ses deux amies, elle ne savait pas se battre. Ce n'était pas en deux jours qu'elle pouvait s'autoproclamer guerrière…

- Ada, cria Arwen, avant que son père sorte de la tente.

- Qu'y a-t-il, ma chérie ?

- Et concernant Aragorn et les autres ?

Elrond fronça les sourcils, Celeborn et Gandalf regardèrent ailleurs.

- Tout dépend de vous. Cependant, sachez que vous êtes plus importante pour nous et que nous veillerons d'abord à votre sécurité.

Les trois hommes sortirent, laissant Arwen, Eowyn et Sorsha désespérées, un gout amer dans la bouche. Soudain Sorsha eut une idée :

- Je vais prévenir Lam et Alendio, ils les sauveront !

- Mais ?

- Je ne supporterais pas de le perdre ! Pas encore! Il suffira qu'Alendio les assomme et mette leur corps à l' abri.

Elle laissa partir ses amies devant sans admettre de réplique et alla trouver ses frères en catastrophe.


- Sorsha, tu ne peux pas me demander ca !

- Je ne peux pas vivre sans lui, Lam ! répondit-elle en pleurant.

- Et moi je ne peux pas vivre sans toi !

Elle pleurait désormais à chaudes larmes. Cette conversation ne menait à rien. Elle demandait à l'homme qui l'aimait de sauver celui dont elle était amoureuse. Il n'était pas content évidemment, mais elle ne pouvait demander ca qu'a lui. Car lui et Alendio avaient toute sa confiance. Et ils ne supportaient pas de la voir malheureuse. Si eux ne répondaient pas à sa requête, alors personne ne le pourrait.

- On le fera pour toi Sorsha, dit Alendio. On sauvera Legolas et Aragorn. Pour tes autres compagnons, ce serait trop risqué, on ne pourra pas faire cela sans perdre la vie et celle de nos hommes. Tu devras tuer Gae pour tous les sauver.

Elle hocha la tête et les remercia humblement. Elle connaissait ses frères, et elle savait que son frère et Legolas seraient saufs. Il vivra, pensa t elle. Quant à sa propre survie, elle n'y comptait pas trop. Ils étaient des milliers. Elle ne savait pas se battre et serait la cible privilégié d'Almarië et de ses sbires. Elle tiendrait peut être dix minutes. Et encore, elle était large. Elle espérait simplement avoir le temps de tuer Gae ou de pouvoir confier son Silmaril à Arwen.

Le cœur gros, elle fit la bise à Alendio puis à Lam, qui tourna la tête. Leurs lèvres se rencontrèrent. Sorsha se laissa faire. Après tout, Lam allait sauver Legolas, elle lui devait bien ca...

Elle mit son casque sur la tête et rejoignit les deux autre Reine de la Guerre, à l'extérieur du fort. En face d'elles, se tenait l'armée de Gae.

- Par les Valars, murmura t elle.

L'armée de Gae était aussi conséquente que celle de Sauron sur les champs du Pellennor, a la différence qu'elle comportait des gondoriens, des elfes. Mais les orques, les haradrims, les trolls était bien sur au rendez vous.

- Arwen, j'ai peur !

L'étoile du soir lui sourit et serra fort sa main dans la sienne.

- N'ais crainte ! Tout se passera bien !

- C'est sympa de me rassurer, mais là, ça sonne faux !

Sur les oliphants, elles aperçurent Legolas et Almarië. Sorsha inspira un bon coup. Ne pas être déstabilisée. Elle n'arrivait pas à le quitter pas des yeux. Il brandissait son arc. Si beau, si agile. Tellement lui… A cet instant même, Sorsha se dit que tout son être, tout son cœur et son âme était profondément amoureux de cet être si parfait. Son regard embrassa son armée. Dire qu'il allait tuer ses frères… Faites que rien de tragique n'arrive, implora t elle, sans savoir vraiment à qui elle s'adresser. Il fallait agir vite et tuer Gae. D'ailleurs, où était elle celle là ? Elle prendrait forcement part au combat ! Elle l'attendait depuis tant d'année !

Un fracas soudain retentit. Elle se retourna vivement, prête à tout entendre et à tout voir.

- Non ! Mais c'est pas vrai ? Oh merci ! Merci ! Merci ! Vous êtes plus que bienvenu ! hurla Sorsha en se jetant dans les bras du Tatsu, cet esprit qui avait jadis possédé son corps et faillit la tuer.

Eowyn s'approcha.

- Euh tu nous expliques ?

- Eowyn je te présente le Tatsu. Ou plutôt Susanoo et Orochi. Mais c'est trop long à raconter, je te dirais tout ca une autre fois. Pour l'instant, nous avons la Terre du Milieu à sauver. Et des damoiseaux en danger !

Sorsha se tourna vers Susanoo, dont la venue était inespérée.

- Comment avez-vous su ?

- J'ai une dette envers toi Sorsha. Et je pense que le moment est venu de l'acquitter.

- Bon timing ! Sourit elle, l'espoir coulant à nouveau dans ses veines.


A présent, tous regardait les champs du Celebrant qui s'étaient remplis de guerriers. Le sang allait couler. L'assaut allait être lancé. Et leur Destinée scellée. Sorsha cherchait du regard Legolas, mais elle ne le vit pas. Pas plus qu'Almarië. Par contre, elle croisa le regard de Saroumane. Un frisson la parcourut et elle recula instinctivement.

- Qu'y a-t-il Sorsha ? demanda Gandalf qui avait sentit la peur qui émanait d'elle.

- Saroumane, gémit elle.

- Je m'en occupe.

Il posa les mains sur ses épaules.

- Ne vous souciez de rien d'autre que de Gae.

Elle hocha la tête.

Soudain, dans les cieux, sur un dragon semblable en tout point a celui que chevauchaient les nazguls, Gae apparut. Immonde était un euphémisme. Elle ressemblait en tout point à une gorgone. Et plus particulièrement à la Méduse. Des ongles acérés, une chevelure d'aspics et des faisceaux verts partaient de ses yeux pour changer en statue tous ceux qui croisaient son regard. Une dizaine déjà donnait un ton macabre et glacial à la scène.

- Ne la regardez pas ! hurla Elrond.

Oh, les filles, avant que j'oublie ! Mettez ca ! ordonna Sorsha, se ressaisissant enfin, en tendant à ses deux amies deux paires de lunettes.

Sorsha enleva son casque, mit les lunettes et ajusta son casque sur sa tête :

- Voilà, ca se met comme ca ! Et Eowyn, je te prête la paire de Balanciaga et promet moi d'y faire attention ! Elles m'ont couté une petite fortune ! Je t'en voudrais vraiment si tu les abimais !

- Mais a quoi ca va nous servir ? demanda t elle, ne prêtant pas une oreille à la recommandation de son amie.

- Avec ca ont peut faire des clins d'œil à la Méduse volante ! Alors vous privez pas ! D'ailleurs, là-dessus on a un tout petit mini léger problème : Elle est en haut, et nous en bas ! Qui a une solution ?

Elles se regardèrent, sans aucune idée intelligente à l'esprit.

- Les aiiiiigles ! hurla Orophin.

En effet, au dessus d'eux, les aigles géants tournaient au dessus de leur tête. Soudain ils plongèrent en piquet et saisirent l'une après l'autre les trois jeunes femmes. Désormais, la bataille pouvait commencer !

A plus de cinquante mètres du sol, Sorsha se cramponnait à l'aigle de toutes ses forces. Les yeux fermés, elle sentait la peur prendre possession de ses moyens. L'aigle volait très haut et très vite :

- Maman ! Aide-moi ! implora t elle, en proie a une panique grandissante.

Soudain dans son esprit, Galadriel apparut :

- Ouvre les yeux Sorsha ! Ouvre les yeux ma fille ! Je te protège ! Concentre-toi sur Gae ! Tu peux le faire !

Sorsha ouvrit un œil, le referma aussitôt, puis crispant encore un peu plus ses doigts dans les plumes de l'aigle, elle ouvrit les deux yeux et ne les referma pas. Elle se rendit compte qu'Arwen et Eowyn volaient a ses cotés, faisant un front contre Gae qui se dirigeait désormais droit sur elles.

La situation pouvait elle être pire ? se demanda Sorsha. Elle osa jeter un regard vers le sol, et se rendit compte que la bataille avait commencé. Il fallait faire vite. Elle croisa le regard de Legolas qui décocha une flèche dans sa direction. L'aigle, agile, l'évita.

- Attend qu'il soit plus ensorcelé celui là, je vais lui dire ma façon de penser !


Gae lança ses faisceaux verdâtres vers les jeunes femmes, mais ce qu'elle n'avait pas prévu, c'était que lors de son exil sur Terre, Sorsha avait ramené des lunettes de soleil. Ainsi, étonnée de son échec, Gae reçut le premier Silmaril lancé par Eowyn. Il s'incrusta dans sa chair, le long de son bras. De la fumée s'en échappa et Gae hurla. Elle ne s'attendait pas à ca !

Il restait encore deux silmarils. L'effet de surprise n'était plus là, et elle avait l'air passablement énervée :

- Je vais arracher vos boyaux pour vous pendre avec !

Les aigles tournoyaient autour d'elle. Plongeant en piquet pour mieux remonter, et la déstabiliser. Une course poursuite en pleins cieux. Soudain, Arwen s'approcha d'elle, tandis que Gae poursuivait Eowyn et le second Silmaril alla s'incruster dans sa chevelure de serpents.

Elle hurla de plus belle.

« Bien joué ! pensa Sorsha. Cependant, la pression était de plus en plus présente. Il faudrait une diversion ! Qu'elle oublie le silmarils juste deux seconde que je puisse le lui jeter dessus ! En regardant par dessus son épaule, elle vit que les hommes de son camp battaient en retraite, malgré la présence d'Orochi et de Susanoo. Ils allaient se faire massacrés. Ils n'étaient pas assez nombreux…

Sorsha établissait un plan dans sa tête.

Il faut qu'Arwen et Eowyn l'attaque de plein front pendant que je la lui lance dans le dos ! Bon, ok, ce n'est pas très fair play, mais nous prendre nos amis, ca ne l'était pas non plus ! L'aigle se rapprocha de ses frères et tandis que Gae fauchait des hommes sur les champs du Celebrant, semant la terreur chez ceux qui se battait encore avec courage. Les trois fondirent sur elle, Arwen décocha une flèche dans l'aile du dragon tandis que Sorsha lançait le dernier silmaril. Elle hurla, une flèche venait de transpercer sa cuisse. Elle regarda en dessous : Legolas souriait à Almarië, fier de son acte. Elle réalisa ensuite qu'elle venait de jeter le Silmaril. Elle regarda la fille de Sauron. Dans un reflexe malencontreux, Gae attrapa le Silmaril dans sa paume droite et dans un dernier hurlement, elle éclata en un million d'éclat de cristal, pulvérisée par la Lumière des Arbres de Valinor.

Malgré sa douleur, Sorsha hurla de joie, tout comme Eowyn et Arwen. Les aigles fondirent vers la bataille. Les gondoriens, les rohirrims, avaient retrouvé leur esprit et à présent les orques et tous ceux qui soutenait Gae se faisaient déchiqueté. Stupéfaits d'avoir vu Gae s'éteindre un instant plus tôt, ils reprirent vite leurs esprits quand Saroumane leur ordonna de se battre. Le carnage continuait. Mais à présent c'était plus équitable. Enfin déposé à terre ou Sorsha, se sentait bien mieux que dans les airs, elles rejoignirent Elrond et Celeborn. Le Seigneur de Fondcombes sera Arwen contre lui.

Au loin, des éclairs noir et blancs faisaient rage. Elrond leur apprit que Gandalf venait de partir affronter Saroumane. Elrond et Celeborn se mêlèrent au combat, puisque les Reines de la Guerre avaient réussi leur mission.

- Je ne reste pas là sans rien faire ! cria Eowyn en s'éloignant vers le champ de bataille.

- Je t'accompagne ! répondit Arwen.

- Bah… ben moi aussi ! Vous risqueriez de faire n'importe quoi si je ne suis pas là !


En courant elles partirent se mêler aux flots d'épées, de flèches. Malgré sa raillerie, Sorsha n'en menait pas large. Elle n'était pas une guerrière. Cependant, elle n'aurait jamais pu supporter rester seule au fort, attendant l'issu de la bataille tandis que tous ses amis se battaient. Merry et Pippin se battaient déjà depuis longtemps. Pourvu qu'ils aillent bien, pria t elle.

Tenant son épée, entre ses deux amies, elle se mit à courir en hurlant et fonça dans le flot d'orques. La chance du débutant sans doute lui permit d'en tuer trois rapidement. Elle fut cependant très vite encerclée et ce fut grâce à l'intervention de Lam, qu'elle garda la vie.

- Qu'est ce que tu fais là ? hurla t il tandit qu'il attaquait à nouveau.

- Ben comme toi ! Je pouvais pas attendre sans rien faire !

Elle planta son épée dans le torse d'un orque et se tournait vers un nouvel assaillant.

- Reste près de moi !

Elle ne dit rien, mais elle était visiblement soulagée. Elle s'épuisait rapidement, manquait de maitrise mais elle tenait bon. Lam était à ses côtés et veillait sur elle comme il pouvait. Elle avait perdu de vue Arwen et Eowyn. Elle ne savait pas ou était Legolas. La tête lui tournait : la violence des coups, l'odeur du sang… Un Uruk se jeta sur elle. Plus malin qu'un orque. Elle reçu son poignard dans le bras.

- Sorsha ! hurla Lam, se mettant entre elle et son assaillant. Il le décapita et courut vers elle.

Ca va ?

- Je ne sens plus mon bras, dit-elle sans se plaindre.

Il la saisit sous les cuisses et la porta.

- Lâche-moi ! Je veux me battre !

- Tu vas te faire tuer ! Les nôtres auront bientôt raison d'eux ! Regarde autour de toi !

Elle regarda rapidement et en effet, le nombre de guerriers de l'Armée de Gae diminuait rapidement.

- Legolas ? murmura t elle avant de sombrer dans l'inconscience.


Sorsha se réveilla quelque heure plus tard. Arwen, Eowyn et Lam était à son chevet. Elle sentit un bandage autour de son bras, et un autre autour de sa cuisse. Elle leur sourit avant de grimaçer. En portant les mains à ses lèvres, elle se rendit compte qu'elles étaient fendues.

- On… On a gagné ?

- Oui. L'armée a été vaincue, Gae également.

- Saroumane ?

- Gandalf et lui se battent toujours. Nous ne pouvons pas intervenir.

- Ou somme-nous ?

- Au fort. Tu n'as pas dormi longtemps. A peine deux heures.

Sorsha se redressa. Une question lui brulait les lèvres. Il fallait qu'elle sache.

- Legolas ? risqua t elle.

- Avec Aragorn, Eomer, Gimli et Faramir. Ils dorment dans l'infirmerie. Ils ne sont pas blessés, mais ils ne se sont pas encore réveillés, répondit Lam le cœur lourd. Merry et Pippin ne sont que très légerement blessés.

- Almarië et Lalwen sont enfermé et sous hautes surveillance. Nous regagnons Caras Galadhon dés demain. Elles seront jugées là bas, continua Arwen.

- Et Idril ?

- Morte.

Sorsha hocha la tête. Et sortit du lit.

- Tu as perdu beaucoup trop de sang pour te lever déjà ! gronda Lam.

- Il faut que je le voie !

Le regard entre elle et Lam était lourd de sous entendu. Mais l'elfe savait que le moment qu'il redoutait, venait d'arriver. Sorsha, sa Sorsha allait retrouver Legolas. Et lui, il allait retrouver les ténèbres.

- On vient avec toi, dit Arwen. On voulait attendre que tu sois avec nous pour y aller.


En pénétrant dans l'infirmerie, les trois jeunes femmes repèrent tout de suite les hommes pour qui leur cœur battait. Elles s'approchèrent, le souffle coupé.

- C'est un contre coup de l'ensorcellement ! dit une voix. Ils ne devraient pas tarder à se réveiller !

- Oh Gandalf ! cria Sorsha en se jetant dans les bras du magicien blanc. Vous êtes revenu !

- Evidemment ! Saroumane, lui ne reviendra plus, ajouta il, grave.

Sorsha s'approcha de Legolas. Il était allongé sur un lit, les yeux clos. Il paraissait si paisible. La jeune femme tremblait. Elle saisit sa main et la porta à sa joue.

- Réveille-toi mon amour ! Reviens-moi ! murmura t elle.

L'elfe ne fit pas un seul mouvement tandis qu'à côté, Aragorn et les autres s'éveillaient doucement.

- Que s'est il passé ? demanda Aragorn en clignant des yeux. J'ai l'impression d'avoir dormi des siècles !

Arwen se jeta sur lui et l'embrassa. Eowyn retrouvait aussi son frère et son époux. Gimli grognait qu'il avait faim. Les trois jeunes femmes souriaient. Gandalf et les hobbits qui les avaient rejoint, également. L'inquiétude grandissait chez Sorsha. Pourquoi Legolas ne se réveillait pas ?

- Gandalf ?

- Ne vous inquiétez pas ! Legolas aussi va se réveiller ! Le charme fut peut être plus puissant, c'est tout.

Rassérénée a cette réponse, elle alla saluer ses amis et se jetait dans les bras de son frère.

- Pardon Sorsha !

- Je n'ai rien à pardonner ! Mais j'ai quand même eut très peur de ne jamais vous revoir !

A l'exception de Sorsha qui resta au chevet de Legolas, la petite troupe partit se restaurer, lasse, des gémissements de Gimli.


Sorsha contemplait avec amour et tendresse l'elfe sylvestre. Il lui tardait tant, à l'instar de ses deux amies, de pouvoir le serrer contre elle et de reprendre sa vie auprès de lui. Presqu'un an s'était écoulé depuis ce jour affreux où elle avait fuit. Presqu'un an sans la chaleur de l'elfe, sans son amour, sans sa tendresse. Un an à avoir mal, un an à croire en l'impossible, un an d'aventures sans lui pour la protéger. Un an sans lui. Une saison en enfers…

Mais d'ici quelques heures, il serait à elle pour toujours.

- Je t'aime Legolas !

La nuit tombant, elle finit par s'assoupir sur son bras.

Ne se réveillant que le lendemain matin, elle remarqua que Legolas n'était toujours pas éveillé. Elle s'inquiétait un peu puis partit rejoindre ses amis. Elle reviendrait dans une heure.

Elrond lui apprit que l'on terminait d'enterrer les morts et qu'en fin de journée, ils prendraient la route pour la Lorien.

- Alors tout est vraiment terminé ?

- Oui, Sorsha. C'est fini…

Elle ne trouva pas ses deux amies, pas plus que son frère et Faramir. On se demande ou ils sont passés ceux là ! marmonna t elle.

Elle alla saluer les hobbits et Gimli, passa un peu de temps avec eux, et retourna voir Legolas.


Il était toujours immobile. Elle posa ses lèvres sur les siennes et posa sa main sur sa joue :

- Bon, c'est pas que maintenant il faudrait te réveiller, mais un peu quand même !

Sorsha n'était pas patiente. Et là, encore moins.

Soudain, elle remarqua que les paupières de l'elfe s'agitaient. Lorsqu'il ouvrit les yeux, elle se jeta sur lui :

- Legolas ! Enfin ! J'ai cru t'avoir perdu pour toujours mon amour !

Elle pleurait tandis que l'elfe la fixait incrédule :

- Pardonnez moi, ma demoiselle, mais qui êtes vous ?


Alors ? Rewiew ? :)