Bonjour à tous !

Désolée, je n'ai vraiment pas tenu mon timing. Pas trop de temps en fait en ce moment. Je cours un peu (beaucoup !) partout ! Comme tout le monde je suppose.

Donc un chapitre un peu plus court que les autres, mais que j'aime bien. J'espère qu'il vous plaira aussi !

Encore un grand MERCI à Lolly Lovegood pour ses merveilleux encouragements, ainsi qu'à Marion, Julie et Alexouuuu! Et aussi à tous ceux qui me lisent, m'ajoutent en favoris et tout et tout !

Merci pour ces rewiews qui font chaud au coeur et qui me disent que je n'écris pas pour moi toute seule! :)

Je vous laissais donc la dernière fois après le départ de Legolas pour le royaume Sylvestre, juste après sa nuit avec Sorsha. :)


Lorsque Sorsha pénétra dans la salle où était retenue Almarië, cette dernière l'attaqua aussitôt :

- Tu as été longue Sorsha ! Je t'attends depuis deux jours maintenant !

- Alors, tu as eu le temps de réfléchir. Tu sais pourquoi je viens à toi. Je veux des réponses ! Je les veux et je les aurais !

- Je ne te dirais rien ! cracha t elle.

- Que ce soit sous la torture ou grâce aux pouvoirs de Galadriel, tu sais que tu ne pourras pas nous cacher ce que je veux savoir très longtemps.

- Tu perds ton temps, Princesse !

- Et si tu continues, tu vas perdre la vie ! Je ne suis pas patiente ! Si tu ne veux pas me dire comment Legolas a perdu la mémoire et comment il peut la retrouver, alors ta vie ne m'est d'aucune utilité. Nombreux sont dehors à attendre ta mise a mort pour ta traitrise.

L'elfe blonde blêmit. Elle savait pertinemment que son peuple ne tolérait pas la traitrise, et la sienne avait été particulièrement éclatante… Elle savait qu'elle ferait mieux de coopérer. Peut être lui laisserait-on la vie sauve. Mais cela voulait dire qu'elle obéissait à Sorsha. Qu'elle lui rendait la tache plus facile. Et cela, elle ne pouvait le tolérer. Sorsha regardait son ennemie. Celle qui lui avait pris son bonheur. Un masque d'impassibilité était sur son visage mais l'éclat dans ses yeux montrait ses doutes. Sa position n'était pas enviable, mais ne l'avait elle pas cherché ? En dépit de son emprisonnement, elle n'avait pas perdu sa grâce et sa beauté.

- Quels sont les sorts, Almarië ? Quels sont les antidotes ?

La traitresse resta muette. Pourtant son esprit s'agitait. Devait elle continuait à se taire ? Risquer la torture ? De toute manière, même en connaissant le nom des sorts, Legolas lui serait perdu a jamais.

Quelques minutes passèrent, longues, très longues. Sorsha, peu patiente, tournait en rond autour d'Almarië, qui était solidement attachée à sa chaise. La blondasse ne lui dirait rien. Elle perdait son temps. Elle reposa la question, une fois. Puis deux. Puis trois. Almarië resta silencieuse, le dédain planté au fond de ses iris.

Sorsha se dit que finalement, elle se débrouillerait sans elle. De toutes manières, elle pouvait tout aussi bien mentir ou l'envoyer sur une mauvaise voix. Cependant, il restait quelque chose qu'elle voulait savoir :

Elle se planta face à elle, se jaugeant l'une et l'autre.

- Une dernière question Almarië ? Pourquoi ? Pourquoi avoir empoisonné l'esprit de Legolas ? Pourquoi avoir trahi les tiens en rejoignant le Mal ?

Pendant un seconde, l'elfe blonde fut abasourdie. Cette idiote osait lui demander pourquoi ? Pourquoi ? Mais cela n'était il pas évident ?

- Legolas devait drôlement s'embêter avec toi, si tu n'as pas plus de cervelle qu'un moineau ! railla t elle. Tu me demandes pourquoi ? Tu te poses vraiment la question ? Tu penses aussi peut être que j'ai choisi Legolas au hasard ?

Sorsha blêmit sous l'injure et serra les poings. Mais Almarië n'en avait pas fini.

" - Tu sais que je suis de Mirkwood, Sorsha. Et que je connais Legolas depuis bien plus longtemps que toi. Peu avant le conseil secret d'Elrond, Legolas et moi étions devenus proches. Très proches. Nous passions nos temps libres ensemble, et nous finîmes par devenir amants. J'étais folle de lui depuis des années, alors tu imagines bien que je vivais le plus parfait bonheur. Je ne pense pas avoir été pour lui une coucherie d'un soir, tu m'entends. Non, c'était plus que cela."

Les ongles de Sorsha pénétraient dans ses paumes. Elle serrait de toutes ses forces pour ne pas laisser les larmes affluer. Elle ne voulait pas savoir. Elle voulait juste qu'on lui rende Legolas. Pourtant, elle restait là, incapable de se mouvoir.

" - Puis, ce fameux conseil est arrivé et Legolas fut dans l'obligation de partir pour représenter son père Thranduil et la Forêt Noire. Je voulus l'accompagner, mais on m'objecta que ce serait difficile et que je n'avais pas l'entrainement requis. Je le regardais donc quitter le palais, sans autre choix que d'attendre qu'il revienne, qu'il me revienne. Bien qu'il ne m'ait rien dit sur ses sentiments, ou promit, j'étais sure que des son retour, il annoncerait nos fiançailles.

Mais lasse d'attendre, je chevauchais jusqu'à Caras Galadhon avec mes deux meilleures amies pour être formées sous la direction d'Haldir. Ainsi, je pourrais rejoindre Legolas que je venais de rater lors de sa halte chez la Dame Blanche. Les premiers mois furent très durs et je n'avais pas de nouvelles de l'homme que j'aimais. J'appris par Haldir qu'une communauté avait été formée pour se rendre en Mordor détruire l'anneau unique de Sauron. Un Istari, deux hommes, un nain, Legolas, quatre Hobbits, et une femme.

Tu imagines ma surprise, Sorsha ? J'ai cru qu'il s'agissait d'Arwen, bien qu'ayant du mal à comprendre pourquoi Elrond envoyer sa fille chérie dans une mission si périlleuse. Puis vint enfin l'annonce tant attendue, après des mois d'entrainement, Haldir nous informa que nous devions nous rendre immédiatement au gouffre de Helm porter secours au Rohan. J'étais folle de joie à l'idée de revoir Legolas.

J'aurais mieux fait de me perdre en route. Dés notre arrivée, une jeune femme se jeta dans les bras de Lam et Alendio.

Oui, tu peux faire l'étonnée Sorsha, c'est bien de toi dont il s'agit ! Je fus intriguée. C'était donc toi qui faisait partit de la communauté, toi qui n'avait pas l'air de savoir te battre. Quand nous pénétrâmes dans Fort le Cor, j'aperçus Legolas. Nos regards se croisèrent, mais il ne m'adressa qu'un simple signe de tête. Tandis que je l'observais, je me rendis compte qu'il te dévorait du regard. Dès cet instant, je t'ai haï du plus profond de mon cœur et j'ai souhaité ta mort. Je mis la réaction de Legolas sur la surprise et l'anxiété du combat à venir. Mais je quittais For le Cor avec Haldir, le cœur lourd, sans avoir pu lui parler car notre armée était attendue à Mirkwood où le mal avançait chaque jour.

Finalement, la guerre prit fin. Je savais Legolas en vie. Je n'avais qu'une hâte, c'était de le retrouver. Je profitais du voyage de Galadriel lors du couronnement d'Aragorn pour me rendre à Minas Tirith à ses côtés. Tu te rappelles cette journée, n'est ce pas ? Ce jour ou non seulement tu fus couronnée mais où Legolas demanda ta main ! Veux tu que je te répète cette phrase qui hante encore mes nuits ? Cette maudite phrase ou j'ai compris que c'était toi l'amour unique de sa vie ? « Princesse Sorsha, fille du Gondor et de la Lorien, mon amour, acceptez vous de devenir ma femme? "

Je me répétais cette phrase en boucle pendant des jours, te haïssant toujours plus. Je ne sais pas pourquoi je ne t'ai pas tué ce jour là. Cela aurait était si facile, un flèche perçant ta peau tendre. Hélas, j'aurais perdu Legolas à jamais.

C'est lors d'une patrouille que je rencontrais Saroumane. Il me dit que ma colère et ma rancœur se sentaient depuis le Mordor et qu'en échange de mes services, il ferait ce que je voudrais. Tu imagines bien que lorsque j'ai su ce que je devais faire, je n'ai pas hésité une seule seconde.


Sorsha avait écouté, les yeux baissés l'histoire d'Almarië. Elle ne savait pas que c'était « ça » leur histoire. Elle avait envie de pleurer. Elles étaient toutes les deux éperdument amoureuse du même homme. Seulement, la perdante avait triché, trahie pour parvenir à ses fins.

- Je suis désolée Almarië. Je ne savais pas.

- Je ne veux pas de ta pitié ! Je te HAIS ! Tu m'as volé Legolas !

- Je l'attendais celle là ! Ce n'est pas de la pitié, je suis vraiment navrée de ton histoire. Mais Legolas n'était pas amoureux de toi. J'ai pris ce qui était libre.

Elles se toisèrent longuement. Sorsha allait partir, la laissant aux mains de la Justice Elfique.

- Quels sont les sorts Almarië ?

- Amortentia et Oubliette. Mais version Mordor, ricana t elle. Tu ne retrouveras jamais Legolas ! Si je ne peux pas l'avoir, alors personne ne pourra !

- Bravo, bel esprit ! répliqua Sorsha pour se donnait une contenance, ébranlée malgré tout par le monologue de l'elfe. Mais tu te trompes ! L'amour vaincra toujours !


Elle sortit sans un regard supplémentaire et avec la ferme intention de ne plus jamais revoir cette harpie. Arwen l'attendait devant la porte depuis plus d'une demi-heure.

- Alors ? As-tu appris quelque chose ?

- Plus que je ne l'aurais voulu. Retrouvons Gandalf et Aragorn pour les informer des deux sorts dont Legolas fut la victime.

- Que t'as dit cette sorcière pour que tu ais l'air aussi bouleversée ?

- Je ne veux pas en parler à tout le monde. Seulement toi, Eowyn et Gandalf. On se voit tout a l'heure, je dois d'abord parler à Gandalf.


- Amortentia et Oubliette version Mordor ? répéta Gandalf.

Sorsha hocha la tête. Elle lui avait raconté toute la conversation avec Almarië, n'omettant aucun détail.

- C'est de la magie noire, très puissante et très ancienne.

- Et vous savez l'annuler ?

- Non.

La jeune femme se recroquevilla sur son fauteuil. L'Istari posa sa grande main sur son genou, en souriant :

- Mais on va trouver !


Les quinze jours passèrent à une vitesse folle.

Le procès d'Almarië eu lieu peu de temps après sa conversation avec Sorsha. Sans l'intervention de Sorsha auprès de Galadriel et Celeborn, la sentence était la mort par décapitation. Mais, Sorsha ne parvenait pas à haïr suffisamment Almarië depuis qu'elle avait entendu son histoire. C'était une sorte de crime passionnelle, et elle était malheureuse. Apres tout, elle avait tout perdu, son peuple, l'homme qu'elle aimait. Sorsha pensait que c'était une peine assez lourde.

Tout le monde lui dit qu'elle était trop bonne, qu'elle devait se méfier, mais Sorsha plaida le bannissement de toute les terres Elfiques et Humaines. C'est ainsi qu'Almarië et Lalwen furent marquées au fer rouge de la marque des bannis et jetées hors des terres de la Dame Blanche.


Sorsha passait son temps dans la bibliothèque tandis que Gandalf avait rejoint celle de Fondcombe. Ils avaient convenus de s'écrire par lettre dès la moindre avancée. Mais depuis dix jours, Sorsha ne trouvait rien et commençait à désespérer. Après une pause bien méritée en compagnie de ses deux meilleures amies, l'œil de Sorsha fut attiré par la reliure d'un livre sur une étagère prés de l'entrée. Elle était pourtant passée au bas mot au moins quinze fois devant. Elle saisit l'épais ouvrage, se fiant à son instinct. Elle souffla doucement sur la couverture pour ôter la fine couche de poussière et lut le titre à voix haute : Le livre des Ombres.

Elle le feuilleta rapidement et se rendit compte qu'il s'agissait d'une sorte de grimoire. Magie blanche, rouge, rose et noire y étaient mélangées.

- Pfff, râla t elle, vivement que les tables des matières soit inventées !

Vers la fin de l'après midi, elle lut enfin quelque chose d'intéressant :

« De tout les rituels d'oublis l'Oubliette est le plus puissant car il ne s'attaque qu'a un seul souvenir. Son effet est bien souvent éternel puisqu'à ce jour aucun antidote n'a été établi. La personne victime de l'Oubliette doit subir un choc violent de la part de ses souvenirs afin de se les réapproprier. »

- Aragooooooooorn ! Arweeeeeeeeeeen ! J'ai trouvé quelque chose !

Tous ses amis étaient assis dans une pièce de la maison du Roi et écoutaient Sorsha qui terminait la lecture des quelques lignes qu'elle avait trouvé sur l'Oubliette.

Elle se tut et souriait bêtement.

- Et c'est tout ? souligna Faramir.

- Oui, au bout de quinze jours de recherches, c'est un peu maigre, renchérit Eowyn.

- Retenez-moi ou je leur fais avaler leur langue ! menaça Sorsha en leur adressant un regard noir.

- Bon, c'est un début !

- Merci Arwen !

- Ça veut dire quoi au juste ? demanda Gimli.

- Ben que Legolas doit subir un choc de moi !

- Avec une hache ?

- Euh…Non, je ne crois pas. Enfin, c'est pas marqué !

- C'est assez énigmatique tout de même !

- Ca ne nous aide pas beaucoup en fait !

Je vais les tuer s'ils continuent tous les deux à me saper ma bonne humeur, pensant la jeune femme, si fière de sa découverte, si maigre soit elle. Se rendant enfin compte de leur manque de tact, le couple se tut. Tous décidèrent d'attendre le retour de Gandalf. Sorsha lui avait envoyé une missive. Il serait de retour dans quelque jour.

Sorsha souriait à nouveau. Elle allait retrouver son Prince.


A Mirkwood, Legolas avait retrouvé son Palais et ses habitudes. Ses appartements étaient comme dans ses souvenirs. La Forêt Noire aussi. La Cour ne l'avait pas oubliée. Ni ses soupirantes. Elles lui tournaient autour comme des mouches attirées par du miel. Evidemment, les rumeurs courraient plus vite que le vent. Tous et toutes savaient que le Prince avait oublié sa femme. Son retour à Mirkwood seul, confirmait cela. Pourtant lorsqu'il laissait ses pensées vagabonder, c'était vers Sorsha qu'elles s'en aillaient toutes. Était-elle passée à autre chose ? Pensait elle encore à lui ou s'était elle fait une raison ? Bien que les occasions se soient présentées à lui, Legolas n'avait pas touché une autre femme. Il n'était pas prêt. Sa dernière nuit à Minas Tirith était encore trop présente dans son esprit. Il soupira. Et en plus il fallait affronter le regard de son père. Il ne disait rien, mais c'était peut être pire que des questions franches et ouvertes. Son père qui avait eu la bonne idée d'accepter la proposition idiote des ses conseillers : une fête pour distraire le Prince.

Non, mais franchement ! Avait-il besoin d'être distrait ? Maintenant, en plus, il devait gérer les lettres qui arrivaient chaque jours sous la porte de ses appartements lui demandant d'être le cavalier de telle ou telle jeune femme. Lui qui voulait simplement qu'on lui fiche la paix !


Tandis qu'elle relisait pour la trois centième fois les lignes qu'elle avait trouvé sur le sortilège de l'Oubliette, savamment calée dans un fauteuil d'une salle commune, Arwen se posa devant elle. Une lettre dans ses mains.

- Cela vient de…

- Mirkwood ! dirent-elles en chœur, reconnaissant le sceau sur l'enveloppe.

Sorsha saisit la lettre, la regardant un bon moment.

- Arwen, tu te rappelle la dernière fois qu'on a reçu une lettre de Mirkwood ?

La Reine du Gondor hocha la tête.

- On m'a renvoyé à Biarritz, cela a déclenché une guerre avec la fille de Sauron, nos époux ont perdu la mémoire, on a été bannies, on nous a envoyés cherchés ces p****** de Silmarils perdus et j'en passe. Tu crois que c'est une bonne idée ?

- Cette fois ci, on sera prudente. De plus, le Mordor est désert, et les quelques orques qui restent par là se terrent. Puis, Legolas a peut être quelque chose à te demander ou à te dire.

A l'entente de cette dernière phrase, Sorsha décacheta la lettre fébrilement et lut à haute voix :

- " Ma chère Sorsha,

Suite aux récents événements, je serais fort aise que vous acceptiez mon invitation à séjourner autant qu'il vous plaira dans mon Palais dans la Forêt de Mirkwood. Je crois, en effet, que vous n'avez pas encore eu l'occasion de visiter notre bel Forêt qui reverdit chaque jour toujours plus depuis la fin de Sauron.

De plus, il y aura un grand Bal en l'honneur du retour de Legolas et je pense que votre présence est plus que souhaitée. Je vous joins une invitation pour vous et la personne de votre choix. Sur le verso de cette dernière, vous trouverez toutes les informations.

Je vous accueillerai personnellement à l'orée de nos bois.

Sincèrement, votre dévoué Thranduil. "

Sorsha regarda sa belle sœur, une lueur maligne dans les yeux.

- Tu vas y aller ? Oui, bien sur que tu vas y aller !

- Je cours faire mes valises ! hurla t elle en traversant la pièce en un quart de seconde pour se rentre dans ses appartements.


Alors ? Ca mérite bien que vous me donniez votre avis, non ? Vous en avez pensé quoi du monologue d'Almarië ? Ca me tenait vraiment à cœur de l'écrire, je voulais qu'elle s'explique un peu quand même !

A très vite !