Salut à tous ! Je poste le chapitre suivant parce que... Bah parce que je suis stressée, voilà ! ^^'
Bonne lecture !
J'ai un pote zombie, pervers… et idiot !
J'ai failli le baffer.
Nan, je vous jure !
Parce que là, il m'énervait vraiment !
… Je vous explique.
Après avoir gentiment – et rapidement ! – souhaité bonne nuit à Mossieur Jirad (traduction : je lui ai foutu ma main dans la gueule, comme l'atteste la magnifique marque violacée sur sa pommette…) je me suis empressée d'aller vérifier POURQUOI cet abruti notoire de Teran n'était pas à son poste comme c'était prévu !
Et là, j'ai cru halluciner.
Nan, mais je rêve ! Je me tapais le costume de danseuse hawaïenne de l'espace, le maquillage, la perruque, les vioques dégueus qui se croient irrésistibles et qui ont les mains/griffes/tentacules (les pires !)/pattes/ trucs un peu trop baladeurs à mon goût, tout ça dans un endroit qui fouette ! …
Et MOSSIEUR Teran ne trouve rien de mieux que de pioncer comme un débile, à baver contre le rideau à l'état douteux au lieu d'être prêt à sauter sur l'officier impérial que j'avais finalement, après de longues heures de surveillance et de planification, réussi à coincer dans un endroit isolé ! Ce dernier, au moins, avait une bonne raison de dormir, lui ! Il était emballé et prêt à l'embarquement, ce qui n'était pas le cas de l'autre ronfleur…
Excédée, j'ai pris mon temps, retirant chaussures impossibles à porter plus de cinq minutes, perruque et lentille de contact qui avait teinté mon œil gris en noir le temps de la comédie. Puis j'ai pris mon élan, et j'ai foncé droit sur Teran pour lui coller le plus formidable coup de pied aux fesses de sa vie bien mouvementée depuis qu'il me connaissait.
Teran a eu la réaction que j'attendais avec un sadisme et un plaisir non dissimulé. Il a bondi brusquement en lâchant un bruit qui ressemblait à celui qu'un croisement entre un chihuahua, un gros chat et un tuba wagnérien produirait.
- Debout, espèce de Jawa sous nourri ! , ai-je sifflé, Merci beaucoup de m'avoir aidé ! Ah, ca fait plaisir de partir en mission avec toi !
- Dé… Désolé, Kara…
Il a grimacé en se frottant le postérieur que j'avais copieusement malmené, puis son regard s'est posé sur bébé-Jirad-pervers qui était avachi sur le lit à moitié défait. Il a froncé les sourcils.
- T'as trop serré les menottes. Tu veux qu'il perde ses mains ?
- Ecoute, joli cœur, si t'avais pas été si occupé à pioncer comme une grosse larve pendant que je me tape tout le boulot, y compris le tien, tu l'aurais attaché toi-même !
- Ouais, mais bon… Et qu'est ce que tu fabriques ? !
- J'en ai marre d'être fringuée comme une pom pom girl qui a fait un séjour prolongé chez des pirates machos shootés au LSD.
Sans écouter ses bégaiements et ses bafouillements, j'ai retiré ce ridicule costume, ne gardant qu'une bande serrée autour de la poitrine et une culotte pour aller dégotter ma combinaison préférée et l'enfiler en ébouriffant mes cheveux.
- Franchement, la prochaine fois, c'est toi qui te déguises ! En mec ou en nana, j'en ai absolument rien à foutre !
Ce n'est qu'en remarquant le manque d'activité chez Teran que je me suis rendue compte qu'il n'avait toujours pas bougé, me fixant avec autant d'élégance et d'intelligence qu'un gros thon rouge tout juste extirpé des flots.
Le pire, c'est qu'il était pas le seul.
Jirad venait de finir sa sieste, apparemment, et me fixait d'un regard où la rage, l'incompréhension, la peur et la convoitise transparaissaient en même temps, ce qui faisait quand même beaucoup. En même temps, parler avec un bâillon, c'est pas super pratique, sans compter que j'y étais pas allée de main morte pour le lui fourrer dans la bouche.
- EH ! Tonton flingueur ! Tu me le renvoies au pays des bisounours ou bien il va pouvoir me reluquer à loisir pendant encore longtemps ? , ai-je lâché.
- Quoi ? Ah…
Sans vraiment y penser, Teran a redonné un solide coup sur le crâne de Jirad qui est reparti dans les vappes.
Et moi, j'ai donné un coup à Teran.
- Aïeuh ! C'était pour quoi, ça ?
- Toi aussi, t'as reluqué.
- Même pas vrai !
- Arrête ! T'es aussi éloquent qu'une blague de carambar !
- Pas vrai ! , a-t-il répété, … Et puis, c'est qui, « Carambar » ?
J'ai levé les yeux au ciel. Par pitié, si quelqu'un m'entend, par un pouvoir mystique ou divin, rendez le plus intelligent !
- Allez, on y va, ais-je répondu en l'aidant à embarquer notre colis durement obtenu, Je commences à en avoir marre de cet endroit…
- Je te le fais pas dire… Mais tu me le payeras, pour la baffe !
- Si tu savais le nombre de choses que je dois te payer, depuis trois ans…
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Mais ils foutaient quoi, les renforts ? C'est maintenant qu'on avait besoin de décoller, pas dans trois siècles ! Personnellement, j'avais aucune envie de tomber sur des Stormtroopers, pas avec ma dernière mission près de Naboo... J'ai grimacé à ce souvenir en me passant une main sur l'épaule. J'avais encore un peu mal, mais le malheureux soldat qui m'avait tiré dessus n'était plus là pour en parler, lui...
- Toujours rien ? , m'a demandé Teran.
- Nan... Ils attendent la St Glinglin, ou quoi ?
On s'étaient réfugiés derrière des containers vides, près d'une station miteuse dont l'enseigne à moitié éteinte vantait les mérites d'un produit dont j'avais jamais entendu parler. Seule une lumière grésillante venait troubler la pénombre nocturne dont on aurait eu foutrement besoin, à ce instant précis.
Parce que les soldats en patrouille n'allaient pas tarder à revenir, et que si ils tombaient sur deux jeunes armés, traînant vers un vaisseau non immatriculé un homme inconscient qui s'avérait être l'un de leurs officiers, ils allaient se poser des questions... Même s'ils n'étaient pas des cracks ! Alors merci, pour une fois que j'avais une chance de ne pas avoir à courir, j'aurais bien aimé la saisir. Les chasseurs de primes, c'était déjà pas le top, mais comme j'avais réussi à en semer deux autres encore le mois dernier et que depuis, aucun n'était venu me demander si je pouvais venir avec lui (de préférence, à grands coups de blaster, tir paralysants dont j'avais gardé un très mauvais souvenir et autres agréables joujous...), j'avais pris goût à la tranquillité...
- Envoies leur un signal, m'a proposé mon acolyte.
- Et les radars ? On a bien vu qu'il y en avait, sur cette lune...
- On a vraiment le choix et le loisir d'attendre qu'ils se bougent les fesses pour venir nous chercher ? , a-t-il répliqué.
J'ai pas répondu tout de suite. Là, il avait raison, mais ça m'énervait, parce que ça voulait dire que notre présence serait sans doute remarquée. Ces radars étaient, je l'avais remarqué, assez puissants pour capter des ondes radios et autres moyens de communication, histoire que les esclaves qui, par miracle, réussissaient à leur fausser compagnie et qui cherchaient un vaisseau pour quitter les lieux soient repérables vite fait bien fait...
J'aurais que quelques minutes, à peine, pour transmettre le message et les inciter à se bouger les fesses. Et puis, j'allais devoir y aller avec le langage codé, ce qui me fatiguait d'avance...
Et puis merde ! Tant pis pour le langage codé !
En soupirant, j'ai sorti le communicateur de ma poche et j'ai envoyé l'appel. Dans un grésillement, l'image holographique du chef de mission, Taradeo Jedo, est apparue devant moi, avec son air sévère et ses cicatrices. Mon but, avec lui, c'était de lui arracher un sourire. Qu'il montre ses dents aurait suffit à mon bonheur, mais jusqu'à maintenant, j'avais échoué. Bon, j'avais encore du temps devant moi, mais à chaque fois que je le voyais, je me disais que le manche à balai qu'il avait avalé devait avoir vraiment du mal à sortir...
- Vous attendez qu'on prenne racine, ou qu'on casse la gueule à la prochaine patrouille ? , ais-je sifflé en guise de bonjour.
- "Capitaine "D" ", a-t-il répondu sans prendre en compte mon ton guilleret et agréable, "Où en êtes vous ?"
- Paquet récupéré. Depuis une bonne heure.
J'ai failli ajouter, histoire de l'embêter "Par chance, la poste était ouverte !". Mais évidemment, il aurait pas compris...
- Pourquoi vous n'êtes pas au point de rendez vous ?
- "Il y a une transaction d'esclaves, en ce moment. Passer serait trop dangereux. Vous allez devoir attendre encore un peu..."
- Attendre ici est tout aussi dangereux, colonel, ai-je lâché en grimaçant sur le "colonel" (qu'est ce que j'avais horreur des appellations militaires !), Mais si vous voulez, on peut aller prendre une chambre à l'hôtel en vous attendant...
- "Gardez vos sarcasmes pour plus tard, capitaine. Vous et le capitaine Selace attendez ici. Lorsque nous pourrons enfin passer, nous ferons aussi vite que possible. Ne faites rien qui attire l'attention."
- Si seulement c'était possible..., ai-je répondu devant le communicateur vide.
Jedo avait coupé la communication.
- Et maintenant on fait quoi ? , a demandé Teran.
- Comment veux tu que je sache ? L'alarme va être enclenchée à tout moment parce que cet espèce d'obsédé du zizi sexuel à été enlevé par de méchants rebelles, et nous, on est coincé ici parce qu'à cause d'une foutue transaction d'esclaves non inclue dans le programme de la soirée, la cavalerie est obligée d'attendre au feu rouge ! Je sais pas ce qu'on peut faire, Teran ! Je suis pas devin !
- Bon, ça va ! T'emballe pas ! Ecoute, on va rester ici sans faire de bruit jusqu'à ce qu'ils arrivent...
- Tu sais très bien que c'est pas aussi simple.
Dès que l'alarme serait donnée indiquant la présence de rebelles dans la base, tous les moindres recoins seraient fouillés. Puis, au bout d'un moment, nos noms commenceraient à circuler dans la foule en un éternel murmure, parce que depuis le temps, ça commençait à se savoir que l'enlèvement et la soustraction d'informations, c'étaient notre domaine, à Teran et moi.
Depuis trois ans (bon d'accord, deux ans et demi...) l'Empire voyait des informations censées être classées top secret parvenir aux mains des rebelles et des officiers impériaux disparaître. Oh, ils réapparaissaient, bien sur ! Mais ils étaient incapables de dire quoi que ce soit à leurs supérieurs, si ce n'est qu'avant leur enlèvement, ils avaient rencontré une personne tout à fait charmante, à l'écoute de leurs désirs ou de leurs questions... Ce sera pareil pour l'autre obsédé. Mais bon, des fois, j'en avais marre de me mettre un tutu autour de la taille pour danser la french cancan devant ces messieurs dames afin qu'ils me livrent leurs secrets !
- S'ils se rendent compte qu'on est là. Je te garantis que plus rien ne décollera avant qu'ils nous aient trouvés.
- Qu'est ce que tu veux qu'on fasse ? , a répondu Teran, Je t'arrête tout de suite. Il est hors de question qu'on vole à nouveau une navette comme sur Cerea ! On a failli se faire flinguer par notre propre camp !
- Ils avaient qu'à être à l'heure ! J'en avais marre de poirauter et il faisait froid !
- En même temps, t'avais pas pris de tenue de rechange, alors...
- C'est pas la peine de me le rappeler ! Et toi, t'étais pas mieux, d'abord !
- Je préférais être en robe qu'en chanteuse, et je crois que ça m'a mieux réussi, d'ailleurs...
- Tu sais ce qu'elle te dit, la chanteuse ? , ai-je lâché d'un ton doucereux et menaçant.
- Elle dit : "Les mains en l'air», a répondu quelqu'un à ma place.
Surpris, on a fait volte face, et là, à cet instant précis, j'aurais volontiers tapé la tête de Jedo contre un mur.
La patrouille était de retour, apparemment...
Un triple merde !
...Et on s'arrête lààààààAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH ! *S'enfuit en courant*
Merci d'avoir lu ! La suite arrive bientôt !
PS : Pour les fans inconditionnels de StarWars, je conseille le film "Fanboys". Hilarité garantie ! XD
