Donc la suite des emm... euh, des péripéties de nos deux amis ^^ Vont-ils réussir à s'en sortir ? Lisez pour savoir X)

Bonne lecture !


Agents rebelles infiltrés, ou comment ne pas savoir compter et être un héros de guerre !

Ni une, ni deux, Teran a sorti son blaster et a descendu le patrouilleur en chef ainsi qu'un autre de ses acolytes avant que le reste de la patrouille, composée de cinq pingouins, ne puisse réagir.

Tel est pris qui croyait prendre !

Mais l'avantage n'en reste jamais un vraiment très longtemps. Les survivants ont riposté en faisant feu à leur tour et en reculant peu à peu pour se mettre à l'abri et pouvoir demander des renforts.

Eh, minute, papillon ! Tu vas où là ? J'ai besoin de me défouler !

J'ai bondi par-dessus les caisses de métal et j'ai entrepris de défoncer joyeusement la gueule de ma victime sans prendre la peine de lui enlever son casque. Comment faire ? C'est simple, un bon coup de pied et on en parle plus !

Profitant de mon élan tandis que le soldat faisait un « ARGH ! » plus qu'approprié pour l'occasion, je me suis jetée sur le suivant qui s'est tout bonnement cassé la figure cul par-dessus tête…

Et là, j'ai fais un truc dont je suis pas fière encore aujourd'hui…

C'est très bête, mais quand je panique, tout peut me passer par la tête, et je peux facilement faire n'importe nawak… Le pauvre Stormtrooper n'a absolument rien compris quand j'ai tout simplement commencé à lui mordre l'avant bras en faisant grincer mes dents sur l'armure ! Mais pourquoi je faisais ça ? Ca me faisait plus mal à moi qu'à lui et ça avait un goût absolument dégueulasse…En plus ça servait strictement à rien, pas vrai ?

Ouais, mais encore une fois, l'adrénaline me fait pas du bien…

Sans commentaires.

Le soldat a crié quelque chose que j'ai pas compris, puis tandis qu'il changeait son arme de main, l'autre étant occupée à participer de manière passive à mon délire complètement débile de zombies et qu'il pointait le canon du méchant blaster sur mon crâne, j'ai enfin recommencé à reconnecter mes neurones.

Bon, d'accord, en fait, c'est encore cette voix mystérieuse qui s'est manifestée qui m'a dit d'arrêter mes conneries et de bouger mes fesses fissa si je voulais encore pourrir la vie des impériaux ET des rebelles !

Du coup, la victime que j'étais occupée à mâchouiller s'est prise un solide coup de boule qui m'a laissée un peu chancelante tandis qu'il redisait « bonzour ! » à la poussière.

Bon, allez ! Finies les conneries et les bavouilles ! Ca ferait pas bien sur mon image aux yeux des autres, bien que je m'en foute un peu quand même…

Et BLAM ! J'ai achevé mister mâchouillé d'un placage efficace et rapide avant de me relever et d'essayer en vain de me recoiffer en évitant soigneusement le regard de Teran, qui, évidemment, m'avait vu faire tout mon manège après s'être occupé du dernier soldat…

- Bah quoi ?

- T'es… Pfff ! T'es vraiment bizarre, toi, des fois ! , a-t-il répondu.

- Regardes toi dans une glace avant de parler ! , ai-je répliqué, vexée.

- Il avait bon goût, au moins ?

- La ferme ! C'était une technique de déstabilisation !

- Oh, oui ! Ca marche à merveille !

J'ai eu de nouveau envie de le taper. Pourtant, chuis bouddhiste, d'habitude ! Vive la Paix avec un grand « P » !

… Mouais, pas super crédible, je le concède.

- Bon, maintenant, on fait quoi des corps ? , m'a demandé monsieur je-fais-mon-malin-mais-je-vais-me-prendre-une-baff e-vite-fait-bien-fait-dans-les-trois-prochaines-se condes.

J'ai froncé les sourcils avant de me gratter le crâne en me creusant les méninges. Puis j'ai donné un coup avec la crosse de mon blaster que j'avais horreur d'utiliser (Rappelez vous l'épisode de l'Etoile Noire !) dans le container le plus proche, qui a sonné creux. Parfait !

- Tiens, aide moi à ouvrir le plus grand. On va en mettre trois là dedans…

On a poussé vaille que vaille ces messieurs, qui avaient sérieusement besoin d'un régime, quand même, dans leur nouveau dortoir, puis on a refermé difficilement (avec les pieds et les mains qui dépassaient, c'était pas si simple !)et on a ouvert le container suivant.

- Et ces trois là… Ici…

J'ai soudain eu la désagréable impression d'avoir oublié un truc important… Mais quoi ?

Teran, qui commençait déjà à en tirer un par les pieds, m'a regardé d'un air perplexe avant de tirer la tronche, se demandant sans doute pourquoi je venais pas l'aider et que je continuais à regarder dans le vide d'un air horrifié.

- Oh ! Je sais que tu m'en veux toujours pour ma sieste imprévue de tout à l'heure, mais c'est pas une raison pour me laisser me débrouiller tout seul !

- Teran…

- Et puis, je sais très bien ce que tu va me répondre : « Nan, tu t'es juste contenté de baver sur le rideau ! »… Bah nan ! Et puis…

- Teran…

- Bon, tu viens m'aider ! Il est lourd !

- TERAN !

- QUOI !?

- … Combien… Combien de pingouins il y avait ?

- Combien de quoi ?

Je lui ai lancé un regard pour le moins assez éloquent pour qu'il arrête de froncer les sourcils et prenne un air inquiet, pensant sans doute que j'avais envie de faire autre chose que répéter.

- Eh, bien, il y en avait un, deux, trois, quatre, cinq… six…

Et paf ! Lui aussi s'est figé, puis a lâché les pieds du Stormtrooper qui ont fait un bruit sourd en tapant par terre. Jirad, lui, pestait contre son bâillon qui l'étouffait à moitié, en ayant sans doute marre de se faire assommer à chaque fois.

J'ai eu une terrible envie de me taper la tête contre le mur le plus proche. En fait, je l'ai fait, mais contre le container rempli de soldats, prêt à être livré, ce qui m'a un peu remis les idées en place, même si j'aurais quand même continué si Teran m'avait pas arrêté et forcé à me relever.

- On peut pas rester ici, m'a-t-il sorti, Si le dernier est parti chercher des renforts, on est cuits… Faut appeler Jedo, qu'il nous récupère autre part.

- Et où, précisément, mon cher, veux tu qu'il nous récupère ? , ai-je grincé.

On connaissait pas assez les lieux pour trouver vite fait bien fait une autre piste d'atterrissage. Celle-ci était régulièrement utilisée par les Rebelles pour se fournir en matériel parce que le proprio du magasin d'à coté était contre l'Empire… Mais je doutais qu'il y ait quelqu'un d'autre amical envers l'Alliance, ici…

Bin, il allait falloir trouver une piste d'atterrissage vite fait MAL fait alors ! Parce que là, on avait plus le temps.

- Si on se fait prendre, j'ai grommelé en attrapant les jambes de notre prise, Je te jure, sur tout ce que tu veux, même sur le coté fantasque de l'Empereur lui-même, que je vais tuer Jedo ! Hors de question de revoir Vador !

- Commençons déjà par bouger d'ici et ca amoindriras tes chances d'obtenir un rendez vous avec lui !

J'ai poussé un gros soupir exaspéré. Tout ça parce qu'on savait pas compter ! Franchement ! …

- Oh, ce que t'es lourd, l'obsédé ! Le mot « diète », tu connais ?

Une ruade furax m'a répondu. Ah, bin nan ! Apparemment il connaissait pas.

- Kara… Là bas ! , a soufflé Teran en me montrant quelque chose du doigt.

- Quoi ?... Ce hangar ? T'es sûr qu'il est vide ?

- Le mieux, c'est d'aller vérifier, nan ?

Mouais… J'étais un peu sceptique, quand même ! Mais bon ! Avait-on vraiment le choix ?

On était plus très loin, s'efforçant vaille que vaille d'éviter les obstacles comme les pierres, les bouts de métaux et autres, quand l'alarme stridente, criarde et bien stressante s'est mise à hurler dans tous les hauts parleurs des environs.

Bin, ils avaient pas chômés, les impériaux !

Le bruit m'a fait sursauter avec violence, lâchant les jambes de Jirad dont les talons sont allés s'écraser par terre. Le cri de douleur étouffé par son bâillon qu'il a poussé m'a stressé encore plus, déjà que j'étais pas vraiment zen, là…

- Eh, merde ! On fait quoi maintenant, Superman ?

- Sup… Qui ?

- Laisse tomber ! On fait quoi ?

- Je m'occupe de le mettre dans le hangar. Toi, appelle Jedo.

- Mais il est trop lourd pour toi tout seul, ai-je répliqué en secouant la tête.

- Si tu veux qu'on puisse filer, il faut les prévenir maintenant, Kara !

- Au pire, laisse le ici ! Si on est choppés, il sera libre, de toutes façons… Je tiens pas à me faire griller pour lui !

J'ai croisé les bras en affichant un air buté, mais Teran m'a sorti l'excuse du siècle.

- On a pas fait tout ça pour rien, Kara ! Alors je préfère qu'on risque nos vies pour l'emmener avec nous plutôt qu'avoir fait tout ce boulot pour que dalle ! Appelle Jedo !

Et merde ! J'avais horreur qu'il ait raison !

Je l'ai foudroyé du regard, jurant que j'aurais ma revanche tant sur Jirad que sur lui, d'autant plus que le plus gros dudit boulot, c'était moi qui l'avais fait, mais plutôt que de sortir mon communicateur, je me suis penché pour l'aider. Si on devait s'enfuir, pas question que je sois la seule.

Seulement, cette espèce de trou du c ****l de Jirad m'en a pas laissé le temps !

Son pied a jailli et son talon protégé par une botte noire s'est écrasé sur mon visage. La douleur a été vive et assez horrible, j'ai entendu un craquement sinistre et quelque chose de chaud a coulé de mon nez. La violence de son coup m'a fait trébucher en arrière et je suis tombée brusquement sur le dos, tenant mon visage entre mes doigts qui se couvraient déjà de sang tandis que des éclairs de souffrance fusaient jusqu'à l'arrière de mon crâne, me faisant voir trente six chandelles volantes équipées, je sais pas pourquoi, de moteurs à réaction.

Punaise, ce monde me faisait vraiment pas du bien ! Si, si ! C'est comme les étoiles que j'avais… Nan, c'est bon, Lereniel ! Nan, nan ! Je t'assure que le blaster ne sert absolument à rien ! Tu vois, l'autre, il en a pas eu besoin pour me casser le nez ! OK, d'accord, je retourne sur le plateau…

Bref ! Teran a lâché un cri brusque, puis a assommé une fois de plus cet abruti notoire de Jirad qui avait l'air très content de lui (Franchement, je sais pas comment il faisait pour supporter tout ces coups sur la tête !) puis s'est précipité pour voir mon état.

Et je vous jure que j'aurais apprécié cet élan de compassion s'il n'avait pas décidé de se casser la figure sur mon ventre.

Je sais pas si ça vous est arrivé, à vous, de vous prendre un coude dans l'estomac, mais en tout cas, ca fait vachement mal !

- AAAOOUUhhhh ! , j'ai crié de douleur, un cri qui s'est accentué encore plus lorsque mon cri a résonné contre mon nez abîmé.

Franchement, le résultat était pas discret, discret…

- Pardon, pardon, pardon ! Je suis désolé, Kara !

- Lève doi, bar bidié ! J'en beux blus !

Teran s'est aussitôt exécuté, sentant sans doute que le fait que je ne cherche pas à me venger signifiait que j'étais clairement pas dans mon assiette. Il m'a soulevé de force et j'ai vacillé sur mes jambes avant de me secouer. J'avais les mains pleines de sang et ma combinaison était souillée de vermeil.

Soudain, j'ai vu trouble et un mal de crâne non dû à mon nez cassé m'a vrillé les tempes. J'ai grimacé, et évidemment, j'ai eu encore plus mal au nez après ça, mais je me suis détournée en vitesse pour que Teran, occupé à soulever Jirad tout seul, ne me voie pas.

Une brûlure caractéristique s'est réfugiée derrière mon œil gauche, reliée à mon œil droit, comme si des nerfs hypersensibles avaient décidé de faire de l'accrobranche entre mes deux globes oculaires avec des cordes tressées avec ronces et orties, ou comme si des parasites avaient organisé un joyeux barbecue dans l'endroit le plus incongru de toute la Galaxie.

Ca m'énervait franchement, je dois dire…

Je vous explique, mais en vitesse, parce qu'on avait pas beaucoup de temps, alors…

Vous vous rappelez cette espèce de crise bizarre qui m'avait prise lorsque je m'étais réveillée après mon opération, sur la lune de Yavin IV ? Ouais, quand j'avais vu les étoiles pipelettes et tout… Ce jour là, j'avais failli tuer tout le monde autour de moi, y compris Teran, à qui j'avais demandé de me tuer aussi (ouais, je sais, j'avais un grain… Ou autre chose…), puis une présence m'avait calmée, rassurée, et je m'étais tout bonnement évanouie, parce que, mine de rien, ca fatigue, ce genre de crise…

Et bien, parlons de ces crises.

En trois ans, elles n'avaient pas disparu, se contentant néanmoins de piques de temps à autres, que j'arrivais à présent à contrôler… Mais elles se faisaient plus présentes et plus pressantes, ces temps ci, surtout lorsque j'avais mal, peur ou que j'étais particulièrement hargneuse.

Génial, j'avais pas besoin de crise de folie en plus de mes sautes d'humeurs, merci bien !

- Kara ! Grouille, bordel ! On a pas que ça à foutre ! …T'es sûre que tu t'es pas cognée la tête en tombant ?

- Nan… Juste bon bauvre dez qui avait rien demandé à bersonne ! Et c'est l'audre qui m'a fait bal ! Bunaise !

Je me suis retenue de lui rendre son foutu coup de pied (C'est fou comme je me retiens ce soir !), puis je me suis figée en voyant l'affligeant spectacle derrière Teran.

Ce dernier a paru comprendre lorsque j'ai levé les mains en l'air en fronçant les sourcils, le bas de mon visage couvert de sang. Il a pris un air complètement blasé qui m'aurait bien fait rigoler dans d'autres conditions si… Bin, si on avait pas été dans ces conditions, il a laissé tomber Jirad par terre sans aucune délicatesse ni élégance et a levé les mains en l'air à son tour…

Nan, parce que j'imaginais bien que c'était la meilleure chose à faire lorsqu'une dizaine de soldats pointaient des armes prêtes à faire feu sur vous.

Bon, d'accord, c'était des flingues à tir paralysants, mais comme je l'ai précisé un peu plus haut, j'ai horreur de ces bidules ! Je vous raconte pas le mal de crâne que vous vous coltinez après pendant au moins… allez, une bonne demi journée ! A croire que vous avez organisé un concours de beuverie contre un wookie et que vous auriez gagné à grande peine ! Mais comme on s'écarte légèrement du sujet et que Lereniel me regarde d'un air particulièrement assassin en tapotant le manche de son sabre laser, on va s'arrêter là…

- Vous êtes en état d'arrestation pour tentative d'enlèvement envers un officier impérial et actes de rébellion envers les forces de l'ordre, a déclaré le sergent de tête.

Super ! On était pas au courant ! La prochaine, apprends nous un truc qu'on ne sait pas, tronche de cake !

- Retirez leur leurs armes, a-t-il continué, apparemment fier de s'écouter parler.

- Ah mais oui, mais nan, ai-je répondu, Je tiens beaucoup à mon blaster. Il me vient de ma grand-mère…

- La ferme ! Suivez nous sans résistance !

Un son étrange, que Teran et moi, on a néanmoins reconnu, s'est alors mis à faire vibrer l'air autour de nous. J'ai eu un très mauvais sourire, qui était apparemment contagieux, puisque Teran m'a copié.

- Désolé, les gars ! Si vous voulez un rendez vous, va falloir attendre ! A TERRE !

Teran m'a imité et s'est laissé tomber par terre tandis que le « Sorsha », notre chère petite navette rebelle furtive, faisait feu sur les soldats agglutinés autour de nous, créant une débandade qui aurait rendu jalouse l'ensemble des basses cours du monde entier.

Sauvés par le gong ! Et franchement, il était moins une !


Voui, un petit clin d'oeil à Iron Man dans Avengers... ;) A vous de me dire lequel !

La suite ou pas la suite ? ^^