Chapter 5 ! ^^


J'aime pas les militaires, les piqûres et surtout, surtout, je suis très rancunière !

- Vous étiez censés nous attendre !

- Vous m'excuserez si on pouvait pas attendre le bus au même endroit que nos copains les impériaux ! Vous avez essayé de récupérer des cadavres ambulants ?

- Vos sarcasmes sont encore pires lorsque vous êtes blessée, capitaine…

- Mais je vais très bien !

- Et votre nez plein de sang, c'est pour adoucir la peau de votre visage ?

Qu'il m'énervait, mais qu'il m'énervait ! Mieux, j'ai pas peur de le dire, il me faisait royalement chier ! Raaah, je sais que c'est pas bien de dire des gros mots, mais des fois ca soulage !

Teran, qui marchait à coté de moi, n'a rien dit, et je l'imaginait très bien en train de soupirer intérieurement devant la énième dispute à laquelle il assistait entre Jedo et moi. Mais c'était pas ça qui m'intéressait maintenant.

Mon supérieur (et j'estimais qu'il n'était supérieur qu'en taille, fait déjà bien assez enquiquinant à mon goût…) n'avait certainement pas perdu son temps pour nous engueuler. Il nous était tombé dessus sitôt qu'on avait réussi à embarquer sur le « Sorsha » en emmenant Jirad (encore assommé. Ca vous étonne ?). Personnellement, j'étais plus que contente de plus avoir à le supporter, pour l'instant du moins. Mon nez me faisait encore très mal, même si je pouvais parler de nouveau à peu près normalement, et j'étais sure que ça risquait de créer une rancune très tenace de ma part à son égard.

Et comme c'est moi qui devais l'interroger… Hin hin !

Jedo s'est arrêté devant l'un des ordinateurs du poste de pilotage.

- Allez vous faire soigner, D. … Vous n'êtes vraiment pas présentable.

- Mais je vous emm…

Teran s'est empressé de me plaquer sa main sur ma bouche, histoire qu'on finisse pas punis pour manque de respect envers un officier supérieur. Jedo n'eut pas l'air de s'en formaliser, néanmoins, à moins qu'il soit vraiment idiot pour ne rien avoir remarqué.

Mes yeux auraient pu tuer quelqu'un facilement si j'avais eu des bazookas à leur place, mais comme c'était pas le cas, je me suis contentée de le regarder très très méchamment tandis que Teran devait presque me tirer jusqu'au secteur médical de premiers soins du vaisseau.

- Mais qu'est ce que j'ai bien pu faire dans une vie antérieure pour devoir subir un type pareil ? , ai-je fulminé en me laissant tomber sur le lit d'observation.

- …Euh…

- Laisse tomber…

J'ai grincé des dents lorsque le droïde médical a commencé à poser ses pattes métalliques sur mon nez, tandis qu'un autre s'occupait de préparer une dose à injection au Bacta.

Super ! J'avais le nez cassé, je m'étais encore fais engueuler par Jedo, et en plus on m'ajoutait le Bacta ! J'en avais vraiment un mauvais souvenir, de ce truc… Visqueux, dégueu et gluant… Yerk !

- Teran, ai-je continué en déglutissant difficilement tandis que ma phobie des piqûres se pointait avec un grand sourire sadique et que mon cœur accélérait douloureusement, … Euh… Tu… Tu veux bien… ?

- Quoi ? Ah, oui…

Il s'est appuyé de toutes ses forces sur mes épaules, histoire d'éviter que je refasse le coup de me lever et de faire une crise d'hystérie comme il m'était arrivé de le faire il y a déjà plusieurs mois, quand on avait commencé le boulot sous les ordres de Jedo, en fait… En voyant la grosse injection destinée à mon épaule, j'avais vu rouge et j'avais pété les plombs en renversant tous les appareils qui n'étaient pas fixés au sol, ainsi que ceux qui avaient essayé en vain de me calmer. Teran s'en était tiré avec une inconscience d'une bonne demi journée parce qu'il s'était reçu un morceau du droïde sur la tempe… J'espérais juste que ce serait pas le cas aujourd'hui, mais j'en doutais quand même un peu, au fond.

En tous cas, je peux vous assurer d'une chose. Le cri que j'ai finalement poussé lorsqu'on m'a injecté l'horreur gluante a été parfaitement audible jusqu'aux cellules, aux derniers niveaux du vaisseau, et je suis certaine qu'il a réveillé notre invité forcé…

- AAAAAAAAAÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏEEEEEEEUUUUHHHHH !

o/o/o/o/o/o/o

Ils voulaient me tuer !

Ils voulaient vraiment ma mort, pas vrai ? Dites moi que c'est un cauchemar ! Parce que non seulement ils m'ont fait peur avec leur seringue de sadique digne des pires films d'horreur, mais en plus, c'était directement dans le nez qu'ils me l'ont fait rentrer ! Mais le pire, c'était que la douleur n'a rien trouvé de mieux à faire… qu'empirer ! Ouais, vous m'avez entendu ! Ca a empiré ! Punaise, franchement, des fois on se demande à quoi ca sert !

Après ma petite séance de torture, les droïdes, assez méfiants du fait que mon cri ait failli leur griller les circuits (je m'inquiétais plus pour ceux de Teran. Mon dernier hurlement venait de le faire tomber par terre, paralysé et les oreilles rouges…), ont trouvé le truc qui me taperait bien la honte devant les autres : une prothèse !

En métal, très kitsch, donc ! Ils me l'ont fixé sur mon pauvre nez je sais pas comment, expliquant qu'elle permettrait à la structure de mon nez de rester droite le temps que le Bacta qu'ils m'avaient injecté agisse et répare les dégâts. Je devais la garder trois jours, en plus ! Génial !

- Teran…

- …

- Teran !

- Gnééé ?

- Ramène toi. J'ai qu'une envie, c'est d'aller voir l'obsédé au quartier de détention…

- Ouais… j'arrive. Tu sais que t'es capable de faire le cri qui paralyse ?

- C'est pas ma faute si j'aime pas les piqûres.

- Dis plutôt que t'en as peur…

- Pas vrai !

Teran a du me courir après pour me rattraper tellement je marchais vite. Tant que je m'éloignais de ce bloc médical de malheur, tout était bon !

Les rares personnes qu'on a croisé dans les étroits couloirs du vaisseau vibrant sous l'action de l'hyper espace nous ont salué avec politesse avant de s'éclipser fissa, parce qu'ils avaient appris à voir quand j'avais vraiment pas envie de discuter… Et oui, j'étais connu pour mes changements d'humeur… explosifs !

- Kara… Je crois que tu devrais surtout aller te reposer.

- Mais je vais très bien !

- Nan, on va pas bien quand on a du Bacta dans le pif parce qu'un mec qui pèse deux fois plus lourd que toi t'a foutu un coup de pied dedans.

J'ai soupiré.

- Alors je fais quoi ? Il faut qu'on aille l'interroger !

- Toi, tu vas te reposer. Jirad va pas s'enfuir maintenant. T'as tout le temps pour pouvoir… euh… mettre les choses au point avec lui.

- … Mouais… Mais 'tention ! Hors de question que t'ailles le voir sans moi !

- Je suis pas assez fou pour faire un truc aussi suicidaire, m'a-t-il rassuré.

J'ai lâché mon sourire « spécial Kara », puis j'ai pris congé de sa gracieuse personne et je suis allée s'échouer comme une grosse moule (Si, si ! Les moules peuvent s'échouer ! A moins que ce soit les huîtres…) sur ma couchette, dans ma cabine, histoire de plus penser à rien, parce que, mine de rien, Teran avait pas tort. Maintenant que j'étais allongée, la tête dans mon oreiller, j'avais l'impression que je pourrais plus jamais lever l'ombre de la dernière phalange de mon petit orteil du pied gauche de ma misérable vie.

Pourtant, on dirait qu'il y en avait qui ne comprenaient rien à ladite vie.

- « Capitaine D. , Capitaine Selace, vous êtes attendus sur le pont immédiatement. Je répète… »

- Punaise… Bon ca va ! Chuis pas sourde !

Comme en réponse à mon cri, le seul truc en verre qui se trouvait dans la pièce, à savoir le verre de la lampe qui, pour une fois, n'était pas qu'en néon, s'est brusquement fêlé. J'ai sursauté avant de fixer les dégâts avec un regard un peu vitreux.

Mais bon sang, qu'est ce qui se passait ?

C'était pas la première fois que des trucs un peu fragiles comme le verre ou des métaux légers faisaient ce coup là en ma présence. La pire fois, ca avait été l'an dernier, quand je m'étais fais passer un horrible savon pour une faute que j'avais pas commise. Je me rappelais juste avoir été foutrement en rogne, ce jour là, et comme on était dans une galerie d'art spécialisée dans les trucs un peu fragiles (genre ze-suis-zentil-tout-mimi…), bin, les trucs fragiles… Il y en avait plus eu beaucoup à la fin.

Je vous épargne les détails, d'autant plus que ça a attiré les Stormtroopers, et que je me suis faite encore plus engueuler à cause de ce dernier point… Bref, c'était pas mon jour.

En maudissant Jirad, Jedo, ma vie pourrie et, allez savoir pourquoi, le manque flagrant de frites dans cet univers (il allait vraiment falloir que je leur donne la recette, un jour…) Je me suis arrachée à mon lit tout à coup si confortable et attirant et, je l'avoue, j'ai franchement eu envie de tout envoyer en l'air et de me reliquéfier dessus… Mais bon, j'étais polie (un minimum, au moins) et je suis sortie en traînant les pieds.

En passant, j'ai foudroyé Teran du regard lorsqu'il m'a rejoint avant d'arriver sur le pont de commandement, et j'ai bien senti qu'il évitait mon regard. Ah, il m'avait dit d'aller me reposer, hein ? C'était réussi, tiens !

- Bon, c'est quoi le problème, maintenant ? , ai-je lâché en me laissant tomber dans un fauteuil vide, au poste de pilotage.

Jedo se tenait devant le tableau de bord, ce qui me gênait parce qu'en hyper espace, bin y'avait pas d'espace. Juste un tunnel d'un bleu électrique éclatant qui vous agressait horriblement les yeux. Et comme Jedo avait eu la super idée de se mettre devant, bin on était obligé de voir le tunnel de lumière pour le regarder, ce qui nous faisait plisser des yeux (Chuis sûre qu'il a fait exprès ! Ha, je me vengerais !).

- Je suis désolé d'avoir pris sur votre temps de repos, a-t-il déclaré comme si on prenait le thé.

Ha ha ! Il était drôle ! Je m'étais vu dans une vitre en venant, et j'avais les yeux qui rayaient presque le parquet. C'était pas des cernes que j'avais, c'était des containers ! Et Teran était pas vraiment mieux, même si lui avait récupéré un peu de sommeil dans la boite de nuit en couvrant le rideau de bave… C'est à ce moment là que je me suis rendue compte que, trop occupés à surveiller notre cible pour pouvoir l'intercepter, on avait pas dormi pendant au moins un jour et demi ! Pas étonnant qu'on traîne des pieds, par ici !

- Bon, accouchez…, ai-je soupiré, J'ai du sommeil en retard et ca se presse au portillon…

Jedo m'a fusillé du regard. Ah ! Enfin une réaction autre que son habituel air stoïque ! Victory !

- Euh… Kara ? , est intervenu Teran, … Je crois que tu devrais laisser le colonel parler…

J'ai levé les yeux au ciel (enfin, au plafond de métal), mais je me suis tue. J'étais pas assez folle pour m'engager à ce point sur le chemin de l'insolence (Ah bon ? J'ai failli l'insulter tout à l'heure ? Nan, nan, vous devez faire erreur !).

- Donc, je disais, a continué Jedo, Que j'ai reçu de nouveaux ordres vous concernant…

J'ai laissé ma tête partir en arrière et j'ai lâché un grognement fatigué. J'en avais maaaaaaarre ! Qu'on en finisse, j'avais pas envie d'entendre des discours enquiquinants et interminables de la part des divines instances supérieures de l'Alliance rebelle sur tel ou tel rapport mal rempli ou encore une remontrance sur le résultat obtenu lors d'un travail, parce que c'était pas eux qui faisaient le sale boulot !

- Dorénavant, vous n'êtes plus sous ma juridiction.

Sboing ! J'ai redressé la tête comme si elle avait été sur un ressort, n'en croyant pas mes misérables oreilles. « Plus sous sa juridiction » ? J'avais pas rêvé éveillée, il avait bien dit ça ?

Ce qui voulait dire que…

- Attendez, il se passe quoi, là ? , a demandé Teran avant que j'ai pu ouvrir la bouche pour poser la question moi-même, Vous voulez dire que nous allons assurer sous les ordres de quelqu'un d'autre ?

Jedo a haussé les épaules.

- Vous êtes envoyés en bordure extérieure. Vous êtes devenus bien trop reconnaissables ici et le prix sur vos têtes vient encore d'être augmenté par l'Empire… Le conseil a estimé qu'au vu de votre importance tant pour votre travail que pour le symbole que vous incarnez, vous deviez être éloignés quelques temps de la Bordure Intérieure… On vous envoie dans une des bases de la Bordure Extérieure…

- Génial ! Là, on va vraiment s'emmerder ! , ai-je râlé en me rengonçant dans mon fauteuil (bon d'accord, c'était pas le mien, mais j'y étais, et j'étais pas prête à en sortir, à moins que vous n'ayez une scie sauteuse ou je ne sais quel autre instrument de la mort qui tue !).

- Et où allons nous ? , a demandé Teran tandis que je leur tournais le dos en grommelant.

- Sur la planète Hoth…

- Ah…

- C'est où ça, encore ? , ai-je demandé d'une voix étouffée.

- C'est en Bordure Extérieure, à l'extrême opposé de Yavin. C'est une planète de neige et de glaces.

- Je sais pas faire du ski !

- C'est quoi le « ski » ?

- Ignare…

- Mais je croyais que Hoth n'était pas adéquat à la vie…

- Un groupe a réussi à s'y établir. Leur base secrète est bien cachée. Vous y serez en sécurité, là bas…

J'ai continué à les écouter à moitié. J'en avais ras le bol. On allait encore être coincés dans un trou complètement paumé jusqu'à ce qu'on se rappelle de nous ! D'accord, j'avais demandé un peu de tranquillité, mais là, fallait pas pousser le bouchon trop loin non plus, quand même ! En plus, c'est vrai, j'avais jamais appris à skier !

Et Teran qui continuait à se taper la discut avec Jedo !

- Donc on recevra pas de mission de notre domaine d'expertise, là bas ?

- Pas que je sache, à moins que le commandant Skywalker ait la fantaisie de vous faire travailler à enlever des impériaux… Mais je doute que vous en trouviez beaucoup…

D'un bond, je me suis jetée sur Jedo qui a failli se casser la figure sur Karl, le pilote. Il nous a jeté un regard agacé, mais je m'en foutais comme de mon premier bavoir et j'ai commencé à secouer mon supérieur comme un prunier.

- Skywalker ? Vous avez bien dis Skywalker ?

- Kara ! , est intervenu Teran avant que le colonel ne tourne définitivement de l'œil.

Il nous a séparés et s'est assuré que Jedo allait bien pendant que j'exécutais une danse de la joie improvisée. Oh, yes ! J'avais changé d'avis ! Un changement de juridiction, c'était pas si nul, finalement ! Parce que qui disait Skywalker disait Luke, et qui disait Luke disait la princesse Leïa (et ses deux servantes un peu trop obsédées par mes cheveux, mais ça, on va placer ca dans les cas « rien n'est parfait ! »), Han Solo avec qui j'adorais faire la course et surtout… Chewbacca ! Ma peluche ambulante ! Bon, d'accord, il avait parfois besoin d'un bon bain et d'une sérieuse coupe, mais au moins, avec lui, les jeux de société de cette Galaxie devenaient tout de suite bien plus intéressants ! Surtout quand je gagnais, en fait… Niarf !

Jedo s'est secoué (comme si j'en avais pas assez fait il y a quelques secondes !) et j'ai senti qu'il se retenait très très fort de ne pas hurler une cochonnerie à mon égard qui m'aurait fait dresser tous mes cheveux sur la tête. Mais maintenant, je m'en fichais comme une guigne, parce que j'aurais plus à revoir sa tête avant un bout de temps. Il finissait franchement par me faire déprimer, à force !

- Quand partons nous ?

- Arrêtez déjà de danser et peut être alors serais-je d'humeur à vous répondre, si vous ne réessayez pas de m'étrangler d'ici là…

Je me suis figée, droite comme un piquet, comme si j'avais été faite en marbre. Teran m'a regardé avec de grands yeux ronds, puis a secoué la tête d'un air blasé. Il perdait rien pour attendre, celui là ! Hoth était une planète de neige, pas vrai ?

Hin hin…

- Vous partez immédiatement, en fait. A partir de maintenant, votre responsabilité ne dépend plus de moi. Nous allons juste nous rendre au vaisseau mère et, de là, vous prendrez une navette furtive autoguidée qui vous conduira à votre nouveau poste d'opérations. Allez préparer vos affaires. Aucun retard n'est toléré…

Eh oh ! On est plus des gamins, non plus ! Y'a marqué dix sept ans pile poil sur mon front, nan ? Teran, c'est encore mieux : lui a eu dix huit ans très récemment.

Trois ans qu'on a intégré la Rébellion contre l'Empire.

Trois ans que j'ai débarqué ici…

Sentant bien qu'on allait pas se revoir avant un bon bout de temps et que j'avais quand même pas envie que le mot « insolence » apparaisse sur mon dossier (même si j'étais persuadée que c'était le cas depuis longtemps…), je me suis mise au garde à vous pour la première fois de ma vie (et, je l'espérais, la dernière) et j'ai salué Jedo comme il se devait. Et là, je vous jure sur tout ce que vous voulez, mais il m'a lâché le sourire que j'avais cherché à faire naître chez lui depuis le premier jour où je l'avais vu. Bon, il était un peu riquiqui, mais ca restait un sourire, et donc une victoire.

Quand on est sorti de la salle, j'ai eu soudain une inspiration et j'ai planté Teran là pour me mettre à courir dans les coursives, avec ma destination bien en tête. M'enfin quand je dis que je l'ai planté là… Il m'a suivi en me courant après, si bien qu'il y avait deux zozos qui crapahutaient de long en large dans le « Sorsha », et ce, jusqu'à ce qu'on arrive au petit niveau des cellules, occupée en ce moment par un seul invité : Jirad.

Quand j'ai ouvert la porte de sa « chambre », il a levé la tête et m'a adressé un rictus en voyant l'état de mon nez depuis la table où on l'avait incité à s'asseoir en attendant que quelqu'un vienne l'interroger. Ca aurait du être Teran ou moi, d'ailleurs, mais comme on avait pas le temps et que je savais que je le reverrais plus…

Parlons en de mon nez, d'ailleurs !

Je lui ai renvoyé un grand sourire éclatant, histoire de déstabiliser cet abruti d'impérial et même si ça me faisait mal, j'ai eu la satisfaction de voir son rictus se faner légèrement.

Oh, puis j'ai été sympa, moi ! Je l'ai gardé, le sourire, lorsqu'il s'est pris mon front en plein dans les dents. Le coup a été tellement violent qu'il en est tombé de sa chaise et m'a regardé comme si j'étais l'empereur en personne ! Puis je me suis penchée et je lui ai tiré la joue comme on l'aurait fait à un enfant.

- Tu vois que c'est pas bien de taper les filles !

Je crois qu'il m'a vraiment prise pour une folle, mais j'en avais vraiment rien à foutre. J'en avais terminé ici ! Je pouvais partir l'âme en paix…

Faut pas me chercher non plus !


Verdict ? ;)