I'm back ! Après deux semaines de silence, je vous donne donc la suite ! En espérant que vous m'en voulez pas top, mais j'avais pas internet sur mon lieu de vacances ! ^^'

Bonne lecture !


Qu'est ce qu'on fait quand on rencontre un fantôme ? On discute du passé et on s'engueule avec lui !

Quand le speeder de soins est revenu à vitesse « grand V » à la base, j'ai eu la désagréable surprise de voir Teran qui avait l'air sincèrement en rogne, à coté d'un Chewbacca furieux, de droïdes mortellement inquiets et d'une princesse Leïa qui semblait déterminée à creuser une fosse commune tellement elle faisait les cent pas. J'ai soupiré. On allait encore y passer !

Bon, ils ont été sympas. Ils ont quand même attendu que Luke soit plongé dans une zolie toute belle cuve à Bacta (Yerk ! C'était vraiment nécessaire de me montrer ça, les gars ? Mauvais souvenir à l'horizon !) Pour nous hurler toutes les insanités de la Galaxie à la figure.

Et moi, comme une grosse lâche, j'ai esquivé Teran qui me fonçait dessus plus véridiquement qu'un bolide de formule Un et je me suis réfugiée dans ma cabine, près des appartements de la princesse Leïa, même si je savais que fuir serait pas la solution et que je devrais bientôt me retenir pour ne pas baffer Teran pendant qu'il me passerait un savon (Je vous ai déjà dit que j'aimais pas quand on m'engueulait ? Nan ? Bon…).

Mais après ! Pff ! J'étais crevée ! Passer une nuit dehors par moins huit mille, c'est franchement pas le genre vie après laquelle je cours ! Merde à la fin, j'ai pas fait Koh-Lanta, moi ! Je comprenais pas leur problème. Luke avait été sauvé parce qu'on avait été les seuls à prendre le risque d'exposer nos fesses aux engelures de la mort qui tue ! Un peu plus, et on pouvait faire une série de glaçons pour cocktail très chic avec ce qui serait resté de lui ! Ah bravo ! Bah ca m'apprendra à aller sauver des gens, à l'avenir ! Tss !

En grommelant, je me livrée à mon activité favorite, qui consistait à s'écraser comme une lamentable loque visqueuse sur ma couchette et ne plus penser à rien, surtout que mon mal de crâne avait repris et que mes rétines recommençaient à me brûler comme si quelqu'un (Chuis sure que c'est le chasseur de primes qui m'a copieusement maudit lorsqu'on lui a filé entre les doigts, ou plutôt, en ce qui le concerne, les pinces, sur la planète Gyndine ! J'avoue que j'ai du lui cramer une ou deux pattes à coups de blaster, mais j'adore le crabe grillé !) S'amusait à appliquer une barre de fer chauffée à blanc derrière… En fait, j'ai bien remarqué que c'était surtout l'œil gauche qui souffrait, comme si l'œil droit qui me faisait régulièrement un mal de chien essayait de déverser sa douleur dans l'autre (sympa, les mecs !). J'ai grogné en frottant distraitement cette zone classée sensible. Il faudrait peut être que j'aille voir un droïde médical…

Oh ! Puis qu'ils aillent tous se faire foutre ! J'ai besoin de personne !

Je crois que le message n'est pas bien passé, papy Wan.

J'ai dit : Qu'ils aillent TOUS se faire foutre !

Apparemment, soit Kenobi ghost était un abruti tout ce qu'il y a de plus profond, soit il aimait particulièrement jouer avec le feu, pour soutenir mon regard plus noir que noir sans se départir de son éternel air « vieux sage à la Gandalf le blanc » qui mettait mes pauvres nerfs en compote et qui avait tendance à m'envoyer des ondes très, très irritantes !

- Y'a jamais moyen d'avoir la paix, avec vous ? , ai-je grommelé à moitié dans mon oreiller.

- Pour l'instant, non. Il faut qu'on parle.

- Grrremmuhhmm…

- Pardon ? Je n'ai pas compris ce que tu as dit…

Je lui traduisais ou pas ? Si je lui disais que je m'en tamponnais l'oreille avec une babouche norvégienne, de sa discussion et qu'il pouvait se mettre cette dernière où je le pensais, comment il le prendrait ?

Boah, puis merde, hein…

- Rien, ai-je lâché en me redressant sans douceur, En fait, si ! Vous asseyez pas sur mon lit. Ca prend de la place.

- Je n'ai pas de substance, répondit Kenobi en haussant ses sourcils blancs.

- Rien a foutre ! C'est un principe !

Obi-Wan s'est levé, et ça m'a encore plus énervé de voir que rien ne l'agaçait. Punaise, mais à quoi il ressemblait quand il était pas content, celui là ?

- Puis d'abord, comment vous faites pour pouvoir vous asseoir alors que vous êtes mort, donc un fantôme ? Puis pourquoi vous venez me voir maintenant ? Pourquoi vous n'apparaissez à Luke que maintenant ? Et surtout, j'attends de vous poser cette question depuis longtemps : Pourquoi avez-vous parlé de ma mère la dernière fois que vous êtes venu me voir ?

Papy astral a levé les mains comme pour endiguer mon flot de questions.

- Calme et patience. Tu dois apprendre ces notions, jeune fille…

- Chuis pas à l'école, quand même ! Répondez moi !

Comme Obi-Wan demeurait silencieux, je me suis rendue compte que j'avais peut être oublié quelque chose…

- … S'il vous plait.

Encore quelques instants de silence, qui m'ont encore plus fait bouillir, puis :

- Alors, je réponds à tes questions dans l'ordre. D'abord, non, je ne suis pas un fantôme, mais un écho de mon vivant qui a trouvé dans la Force le moyen de me matérialiser dans ce plan matériel. Je peux donc m'asseoir, mais personne ne peut me toucher. Ensuite, je viens te voir parce que je dois te parler, comme je devais parler à Luke. Et je ne lui suis apparu que maintenant parce que j'estimais que le moment était venu.

J'ai croisé les bras en prenant mon air buté (me demandez pas pourquoi, c'était une habitude !).

- OK, passons le fait que vous vous pointez constamment quand j'ai autre chose à faire… Mais j'ai pas oublié ma dernière question : ma mère. Vous vouliez avoir la paix, fallait pas me sortir un truc pareil !

Obi-Wan a encore gardé le silence avec plus d'efficacité qu'un Doberman over fidèle à celui qui lui donnerait plus de nonos que les autres. S'il me ressortait encore l'excuse du test de ma patience, il allait voir ce qu'il allait voir !

- Je ne peux rien dire.

J'ai cru exploser.

- Ca m'étonne pas ! Je ne viens même pas de ce monde, espèce d'ectoplasme supersonique ! Que vous me sortiez un truc pareil m'a paru aussi irréaliste qu'un Jawa en plein milieu de la forêt ama…

- J'ai rencontré ta mère.

Quoi ?

J'ai ouvert la bouche, l'ai refermée, l'ai rouverte encore, comme un poisson rouge qui vous regarde du fond de son aquarium.

- Je ne peux rien vraiment dire sur ce sujet, mais je ne l'ai vu que de rares fois, et bien que son nom m'échappe complètement – je pense même qu'elle ne me l'a jamais dit – une telle personnalité, aussi explosive et unique, est quelque chose qui peut marquer les esprits. Tu viens de cet univers, Kara. Je peux te l'assurer.

OK, là j'ai vraiment du m'asseoir (bon, techniquement, j'étais DEJA assise, mais vous allez pas me faire tout un tintouin pour une simple expression, quand même !). J'avais un peu le souffle coupé.

Est-ce que ça se pouvait ? Est-ce que je pouvais trouver des réponses sur qui j'étais ici, dans un endroit où j'avais encore jamais mis les pieds, bien qu'apparemment, on pense le contraire ? J'avais beaucoup de mal à faire confiance aux gens lorsqu'il s'agissait de mon passé et de ma famille. J'avais beaucoup trop été déçue par ce sujet classé « over sensible », chez moi.

Mais après, j'avais jamais rien trouvé sur ma famille, avant… Et je m'étais jamais vraiment sentie à ma place « sur » terre. Bizarre, diriez vous ? J'vous emm******* !

- Mmais… Qui ? Qui étaient mes parents ? , ai-je fini par lâcher du bout des lèvres.

Obi-Wan, le fourbe, en a profité pour se rasseoir sur mon lit. Je vous cacherais pas néanmoins que j'en avais pas grand-chose à cirer, sur le coup. Je voulais des réponses. J'en avais besoin.

- J'ignore qui est ton père, et, comme je te l'ai dit, je n'ai vu ta mère qu'une fois, lorsqu'elle t'attendais… Et disons que… Eh bien disons qu'elle n'appréciait pas trop la juridiction de l'époque… Elle voulait s'éloigner, s'isoler… Disparaître.

- Comment… Comment savez vous tout ça ?

- Je suis encore un Jedi malgré la chute de l'Ordre, a-t-il souri, Mes pouvoirs sont quand même restés intacts.

Il a posé la main sur mon épaule, un geste qui m'énervait particulièrement, d'habitude…

- C'était une battante. Une femme de courage et de valeurs.

- Etait ? , ai-je réagi.

Obi-Wan a détourné le regard.

- … J'ai… Disons qu'on n'a plus jamais entendu parler d'elle…

J'ai fixé le vide pendant quelques secondes. J'étais… quoi ? Déçue ?

En fait, je savais pas trop ce que je ressentais. C'était quelque chose que j'avais encore jamais éprouvé. J'imagine que c'est le sentiment qui vous prend aux tripes lorsqu'on se rend compte à quel point quelqu'un nous manque. Mais le pire, c'est que cette mère, je l'avais jamais connue, pourtant. Elle avait disparu alors que j'avais un an, seulement, d'après nos tuteurs à l'orphelinat, puisque c'était l'age durant lequel ils m'ont recueilli. Etre nostalgique de quelqu'un que je ne connaissais pas, qui m'avait laissé derrière lui, je trouvais quand même ça très surfait… Et totalement inutile.

J'ai secoué la tête et j'ai entendu Obi-Wan soupirer près de moi. Quoi ? J'avais fait quelque chose de mal ? Tout ce que je voulais, c'était penser à autre chose, mettre tout ça derrière moi.

- Tu te voiles la face, Kara.

- Quoi ? , ai-je répliqué d'un ton qui a du lui paraître agressif, tout à coup.

- Non, non, rien du tout, a-t-il continué en paraissant se raviver (si c'était possible, puisqu'il était mort, merci capitaine Obvious !), Je voulais te parler d'autre chose que ça…

Je me suis engoncée dans mon lit davantage en m'appuyant contre le mur métallisé et en croisant fermement les bras. Attention à ce qu'il allait me sortir !

Il a encore pris son temps, le vieil ectoplasme, mais à la fin :

- Comme tu le sais déjà, Luke est en train de s'entraîner à devenir un Jedi, comme son père avant lui… Je sais que tu as toi aussi des prédispositions à la Force, sinon, jamais tu n'aurais réussi à retrouver Luke dans une telle tempête, jamais tu n'aurais eu une vision de lui subissant l'agressivité des éléments et jamais tu n'aurais été capable de me voir, d'ailleurs… Aussi vais-je te demander quelque chose…

« Cause toujours, papy, tu m'intéresses ! », ai-je grommelé dans mon esprit en me servant un verre d'eau.

- Pars avec Luke, sur Dagobah.

J'ai manqué de m'étrangler, ou plutôt de me noyer, avec l'eau de mon verre tout innocent quand il m'a sorti ça. Il se foutait de ma gueule, ou quoi, le vioque ?

Apparemment, il pensait que j'avais mal compris, parce qu'il a répété avec un air tellement patient que je lui aurais volontiers fourré tout un tas de trucs pas nets dans la bouche si je savais pas que ça aurait servi à rien !

- Pars avec Luke. Sur Dagobah, il y a le maître Jedi qui m'a formé lorsque je n'étais qu'un Padawan. Il peut vous aider, vous faire comprendre l'étendue de vos pouvoirs…

- Je vous le dis tout de suite : C'est non ! , ai-je sifflé en secouant la tête, Je refuse catégoriquement d'avoir à tremper dans toute cette histoire !

Obi-Wan s'est levé avec souplesse et m'a dominé de par sa taille. J'ai soudain remarqué qu'il était quand même grand.

- Kara… Tu n'as pas à avoir peur de tes facultés. C'est impressionnant, je l'admets, surtout que tu n'as pas pu grandir ici. Mais maître Yoda peut t'aider à les développer et à te permettre de les contrôler…

- C'est NON !

Hors de question d'en entendre plus ! Je n'aurais jamais du le laisser parler !

- J'en ai marre de devoir subir un cirque pareil ! Mes « facultés » comme vous les appelez, je n'en ai pas peur, tout simplement parce que, pour moi, c'est du grand n'importe quoi ! Et maintenant, vous me sortez, la gueule enfarinée, qu'il faut que j'aille développer tout ça, sur je ne sais quelle planète ou trou paumé ! Il en est hors de question ! J'ai déjà fait la bêtise de vous écouter la dernière fois, je ne recommencerais pas la même erreur !

J'étais essoufflée, j'avais mal à la tête et aux yeux, une fois de plus, et par-dessus tout, j'en avais marre. Marre qu'on me prenne pour une potiche, du genre de celles à qui l'on dit de faire ceci, d'aller par là, le tout pour que les grands de ce monde puissent régner convenablement, les doigts dans le nez et les arpions en éventail ! Merci bien, j'avais déjà donné !

Le silence qui a suivi ma tirade avait l'onctueuse épaisseur d'une crème caramel ratée. Obi-Wan paraissait un peu plus pale qu'avant, une situation qu'on pouvait peut être interpréter comme un profond état de choc.

Vous savez quoi ?

J'en avais strictement rien à foutre.

- Le Coté Obscur tente déjà de planter ses griffes en toi, Kara, a-t-il fini par souffler, J'ignore l'étendue exacte de tes capacités, mais tu n'as certainement pas le droit de les négliger… Pas avec une telle colère et une telle amertume en toi.

- Sortez.

Nouveau silence. Il comprenait pas où il était sourd ?

- Nan, vous savez quoi ? Ne vous donnez même pas cette peine. C'est moi qui vais le faire, ai-je lâché en le dépassant à toute vitesse.

Sa voix m'a arrêté juste avant que je passe le sas.

- Kara… Ta puissance pourrait être une aide très précieuse pour Luke… Vas-tu le laisser se débrouiller tout seul face à l'Empereur et à Vador ?

J'ai serré les poings, avec une envie folle, et totalement inutile, de le frapper.

- …Trouvez vous un autre clown…, ai-je fini par soupirer avant d'appuyer avec violence sur le bouton de fermeture tandis qu'un nouveau bruit de verre brisé retentissait dans la pièce que je venais de quitter.

Ca, je crois bien que c'était le miroir...


Alors, vous en pensez quoi ? :3

La suite la semaine prochaine !