Ouf ! Mille fois désolée pour ce retard ! J'ai eu des jours chargés, ces temps ci ! ^^ Bon, voilà quand même ce chapitre, que je vous laisse donc lire !

Bonne lecture !


L'évacuation, ou comment ne PAS faire ce qu'on est CENSE faire !

On avait à peine quitté le poste de contrôle que c'était déjà la débandade dans le couloir. Les gens allaient et venaient, portant des caisses, des armes, des tuyaux et je ne sais plus trop quoi d'autre tellement c'était bizarre. Derrière nous, on a entendu tous ces messieurs dames à la poitrine de Gilgamesh et ces experts en bidouillages informatiques se mettre en mouvement, eux aussi, sortant les informations les plus chi… compromettantes si elles venaient à tomber entre de mauvaises mimines pour les mettre sur des trucs qui ressemblaient foutrement à la liste que j'avais avalée trois ans plus tôt.

C3PO, au passage, a failli se casser la figure sur nous lorsqu'il est sorti avec R2 en bafouillant un truc à propos de la garde robe de son altesse, ou du moins, c'était un truc dans le genre… Je le sais parce que ça m'a fait lever les yeux au ci… au plafond de glace et de neige. Punaise ! Y'a pas des trucs plus importants que des chiffons quand il y a une invasion ? Il a peur que les impériaux trouvent des infos vitales pour la Rébellion dans les petites culottes abandonnées de la princesse ou quoi, le droïde ?

Avant que j'envoie tout foutre en l'air en hurlant que j'aurais jamais du rester dans ce monde de fous, Leïa, quand on parle du loup, a surgi dans le couloir pour nous lancer un inutile :

- Allez préparer vos affaires, tous les deux. Vous allez embarquer dans les transports avec les autres.

Je lui ai fait les gros yeux, mais elle était déjà retournée à l'intérieur. Du coup, c'est Teran qui m'a vu faire la grimace.

- Quoi ? T'avais enfin fini de ranger tes habits ?

- La ferme ! , ai-je grincé,… J'aime pas qu'on me dise de faire ce à quoi j'avais déjà pensé…

Teran m'a tapoté l'épaule, ce qui, pour une fois, ne m'a pas énervé. Puis il a fait demi tour, en me laissant seule au milieu de tous les zouaves habillés en ours polaires anorexiques qui couraient dans tous les sens.

- Teran… !

Il s'est retourné en m'entendant.

- … Tu m'attends à la ligne de départ ? , l'ai-je provoqué pour cacher ma peur.

Il a eu un sourire carnassier.

- Pas question de te laisser gagner cette course là ! A chaque fois qu'on a les impériaux qui nous collent au train, c'est toujours toi qui arrives la première !

- Ouais… Mais là, c'est déjà plus… sérieux. Alors pas question de devoir aller te chercher n'importe où, compris ?

Il m'a fait une mimique du salut militaire, mais je voyais dans ses yeux, tout au fond, la même peur qui me prenait aux tripes, la garce.

- A vos ordres, mon général !

Quelle espèce de… ! Il savait que j'aimais pas les militaires ! Je lui ai envoyé un coup de pied plein de neige avant de filer jusqu'à mes quartiers, avec juste un instant d'hésitation devant ma porte. Et si Papy Wan était encore là ? J'avais absolument aucune envie de le voir, celui là ! Encore moins de lui causer ! Il squattait encore mon lit, il pouvait aller se faire foutre pour la discut' ! Nan, mais oh !

Heureusement pour lui (et pour moi !), il n'y avait personne dans la pièce minuscule. Par contre, j'avais eu raison sur un point : le miroir minuscule au dessus du lavabo n'avait pas survécu à mon… coup de sang.

Bon, OK ! Il faut avouer que mon… truc télékinésique, y était allé un peu fort, mais c'était aussi de la faute de ce zigoto immatériel ! J'avais pas envie, j'avais pas envie ! Point barre ! Pas besoin d'insister, avec moi, ca marche pas !

Essayant de me sortir tout ça de la tête, j'ai attrapé mes habits dans l'armoire et j'ai tout fourré dans mon sac sans prendre le temps de les plier. Je ferais ça plus tard, quand j'aurais le temps.

Enfin, SI j'avais le temps…

Parce que je pense pas que les geôles impériales aient comme passe temps le pliage des affaires à emporter en cas d'évacuation d'urgence d'une base rebelle contre un empire galactique tyrannique et…

Bref !

Mon sac fut vite plein et bouclé, ce qui m'a permis d'attraper mon gros manteau (je sais pas si vous avez fait l'expérience, mais il fait foutrement froid, dans l'espace ! Ils connaissent pas le chauffage ? Raah ! J'enrage ! Kara ! On se calme ou je sors le sédatif ! OK, OK, c'est bon, j'ai compris…). Bon, le blaster était bien à la ceinture… J'ai quand même rajouté celui qui se trouvait dans la niche au dessus de ma couchette et dont on pouvait se servir en cas d'urgence que j'ai glissé dans ma botte. Pas très confortable, bien qu'il soit plus petit que mon joujou préféré, mais bon… On fera avec !

Il allait quand même falloir que je fasse quelque chose avec mes cheveux. Sauf que là, j'avais, mais alors vraiment pas le temps, parce que quand j'ai levé la main pour m'arranger la coiffure, le haut parleur a grésillé un truc sympa genre : « L'ennemi a été détecté dans le système. Grande flotte d'assaut en direction de Hoth. Tous les officiers en direction des transports d'évacuation. Je répète, l'ennemi a été détecté dans le système… »

- OK… Merde !

J'ai attrapé mon sac que j'ai lancé par-dessus mon épaule, tout en me donnant des claques mentales sur la question du « pourquoi est ce que j'ai voulu arranger ma coiffure en pleine attaque ennemie ?! ». C'est vrai, quoi ! Je m'en foutais complètement d'habitude, tant qu'ils étaient propres et un semblant démêlés… Faut pas pousser le bouchon, non plus !

Lorsque ma porte s'est refermée, j'ai pourtant eu un mauvais pressentiment. Comme si j'oubliais quelque chose… Mais quoi ?

o/o/o/o/o/o/o

J'ai écarquillé les yeux en voyant le sac que Teran se trimballait. Attendez une seconde, qui était la fille dans cette histoire ? Lui ou moi ? Nan parce qu'arrêtez moi si je me trompe, mais son sac était presque aussi grand que lui !

- Tu nous sors quoi, là ? , ai-je demandé en haussant un sourcil, L'Armée des Indes ?

Il a pris son air habituellement interrogateur à chaque fois que j'employais une expression venant de mon monde, enfin de mon monde qui n'était pas le mien puisque apparemment je viens d'ici, mais j'y crois pas parce que ce n'est absolument pas possible !

- L'Armée des quoi ?

- Laisse tomber… T'es chargé comme un dromadaire ! Qu'est ce que t'as fait ? t'as gagné l'intégrale de la contrebande personnelle de Solo pendant une tombola surprise ?

J'ai fini par avoir un peu pitié de Teran qui me regardait d'un air vitreux. Visiblement, le message ne passait pas…

- Pourquoi t'as un sac qui pèse quinze fois plus qu'à notre arrivée ?

- Ah ! Ca ! C'est un ami qui ne trouvait pas son sac, alors il m'a demandé si je pouvais prendre ses affaires le temps qu'il en trouve un autre… Il collectionne les gemmes Tautarises, alors…

Oh ! Pauvre chou ! Il veut pas perdre sa précieuse collection de gemmes Tautarises (un truc qu'on trouve dans les mondes chauds…) ! Et Teran ! Merveilleux chevalier servant et naïf !

Sérieusement…

J'ai pris un air innocent en me frottant les mains mentalement et j'ai dit à Teran de me passer son sac.

- T'inquiète ! Je sais quoi faire quand il est lourd…

Il m'a passé l'objet en question, que j'ai posé au sol en poussant un soupir étouffé. Punaise ! Mais comment il faisait pour supporter ça ?

Bon, au boulot…

J'ai ouvert le sac et j'ai plongé les mains dedans jusqu'à sentir LE truc qui prenait le plus de place : les gemmes Tautarises. Qui avaient été mises - attention, roulement de tambour – dans le soi-disant sac disparu (Comment je sais ça ? C'est simple ! On a tous le même…) !

Avec un air blasé, j'ai balancé sans le moindre ménagement ce foutu sac et son contenu hors de ma vue, c'est-à-dire dans le conduit menant à l'incinérateur, malgré le cri d'horreur de Teran.

- Mais pourquoi t'as fait ça ?

- Oups ! Désolée, le sac de ton pote m'a échappé ! Quel dommage !

J'étais l'image même de l'ange de l'Innocence, tandis que Teran avait la tête de quelqu'un affligé par tous les tourments de la terre (ou dans notre cas, de la Galaxie).

- Mais… mais pourquoi !?

- Oui, c'est vrai… Pourquoi, Teran, portes tu les affaires d'un type qui utilise son sac pour mettre sa chère collection pitoyable de gemmes dont on a strictement rien à foutre au détriment de ta propre vie ? , ai-je demandé, C'est toi qui m'as appris que parfois, le poids est notre atout principal lorsqu'on a quelqu'un aux trousses. Là, tu avais l'équivalent du poids d'un éléphant d'Afrique et si on avait du courir, j'aurais pas donné cher de ta peau. Il a pensé à ça, ton « ami »?

Teran ne disait plus rien, se contentant de regarder tantôt la bouche de l'incinérateur, tantôt son sac béant.

- A l'avenir, accepte de te casser le dos en quatre pour porter les affaires des autres quand TA propre vie n'est pas en danger… Je pense que ce sera mieux…

Tandis que Teran commençait à lorgner son sac comme si celui-ci avait commis une traîtrise sans limites, je me suis retournée vers la silhouette de Leïa au milieu des pilotes de speeders et X-wings tandis qu'elle leur faisait son speech. Je crois que c'était à propos des transports, du canon à Ions et d'autres affinités. Au fort de mon éternelle patience, j'ai étouffé un soupir en me massant les tempes. J'avais mal aux yeux, encore, et l'impression que quelqu'un s'amusait à jouer au badminton ou au basket (au choix, cochez la bonne réponse !) avec mon pauvre cerveau, tandis que j'entendais Teran littéralement déballer son sac pour trier ses affaires de celles de son ami profiteur.

- Kara !

Je me suis retournée, pour voir arriver Luke. Tout sourire, je l'avais entrevu aller saluer Chewie (qui l'avait étouffé, comme d'habitude) et Solo avant de venir vers nous, tenant son casque sous le bras, habillé de la combinaison des pilotes qui, ne je sais absolument pas pourquoi, était d'une horrible couleur orange pétard. J'ai horreur du orange, je vous l'ai pas déjà dit ?

- Alors, le premier passage au bloc médical ne t'a pas suffit ? , ai-je lâché à moitié sérieuse.

- Apparemment… Merci encore pour ce coup là, d'ailleurs !

J'ai reniflé en détournant un instant les yeux. C'est bon, j'avais compris le message !

- Tout va bien avec Teran ? , a-t-il demandé en voyant ledit Teran en train de refourrer toutes ses affaires dans son sac qui avait l'air à présent beaucoup plus léger.

J'ai croisé les bras en haussant les épaules.

- Il met quelques petits trucs au point, t'inquiète, Paulette !

Si Luke ne comprit pas mon expression, il eut au moins la décence, contrairement à Teran, de ne pas le montrer, même si je le sentais un peu troublé…

- Et sinon…, ai-je déclaré en regardant les speeders sagement garés le long de la piste de départ, … Tu comptes aller au devant de nos chers pingouins en blanc avec qui ?

Il s'est frotté l'arrière du crâne, apparemment plongé dans ses pensées. Je l'ai laissé quelques instants à ses ruminations philosophiques profondes en passant ma langue à l'intérieur de ma joue, l'air curieux. J'avais toujours les bras croisés, mais visiblement, dans cette galaxie lointaine, ils connaissent mal le langage corporel.

- J'y vais avec Dak, m'a-t-il finalement répondu, … Mais ne t'inquiète pas, tout ira bien. Tu embarques quand ?

- Aucune idée, mais là, t'es surtout en train de rater le topo de la princesse, alors je te conseille d'y aller !

Il a eu l'air surpris, mais je lui ai fait un geste indiquant que tout allait bien. J'avais sincèrement pas envie de penser qu'il risquait d'aller au devant de très gros ennuis. Les Stormtroopers, après tout, n'étaient pas connus pour être plus fans de la dentelle et du tricot que du blaster… Et pas mal de gens que j'appréciais, même si je ne l'aurais jamais avoué, ne sont pas revenus de missions qu'on leur avait assigné.

Luke m'a tendu la main, que j'ai serrée sans trop de chichis, puis et allé saluer Teran avant de filer écouter la fin du blabla de Leïa. J'ai eu une drôle de sensation en le voyant partir… Comme si on allait vivre des évènements qui allaient êtres durs à surmonter…

- Ouf ! Ca y est !

Serrant les dents pour ne pas montrer qu'il m'avait surpris, je me suis retournée, pour voir Teran poser son sac déjà deux fois plus petit à coté du mien. J'étais sure que certaines choses n'avaient pas à y être (comme une certaine collection de blasters, par exemple…) mais au moins, il n'aurait pas à risquer sa peau pour de foutues pierres colorées !

- C'est pas mieux comme ça ? , l'ai-je taquiné.

Il a grogné en détournant la tête. C'est vrai qu'il était mignon quand il le voulait, celui là !

- Boah, râle pas ! , ai-je continué, D'habitude, c'est plutôt moi qui fais ça… On peut y aller, maintenant ?

Il allait dire quelque chose quand une voix nous a soudain bousillé les oreilles en beuglant dans le haut parleur. Bon, normalement, j'aurais sûrement gueulé en retour, mais ce qu'on a entendu m'a arrêté sur place :

- « Quatripodes impériaux sur la crête nord… Je répète, nous venons d'apercevoir des quatripodes impériaux sur la crête nord ! »

- Bon, OK, on a plus qu'à aller vers la rampe d'embarquement, alors !, ai-je déclaré en rattrapant mon propre sac avec un soupir étouffé.

Autour de nous, les pilotes retardataires se précipitaient vers leurs speeders et chasseurs respectifs en se criant des au revoirs et des paris plus débiles les uns que les autres, mais on voyait bien que c'était une manière de contrôler leur peur…

Tant pis pour eux, après ! Ils avaient qu'à pas signer pour être dans une histoire aussi tordue ! J'ai resserré ma prise sur la lanière de mon sac et j'ai poussé Teran devant moi sans ménagement, croisant au passage la princesse et un général dont j'avais oublié le nom (ca vous étonne ?). En nous voyant, elle nous a fait un signe de tête solennel auquel j'ai répondu brièvement sans pour autant y mettre à ce point de machin truc bidule (appelez ça comme vous voulez…) dans mes gestes.

- Euh… Kara ?

- Quoi ?

- L'embarquement dans les transports, c'est de coté là, a déclaré Teran en montrant du pouce la direction opposée à celle dans laquelle je le poussais.

J'ai ouvert la bouche avant de la refermer en serrant les dents pour me retenir de dire quelque chose que j'aurais peut être regretté après. C'est vrai, c'est pas vraiment la faute de Teran si je n'ai strictement aucun sens de l'orientation !

Sauf que du coup, ça a été à mon tour de me faire guider à travers la station, en me faisant au passage joyeusement bousculer par les vils badauds qui osaient se trouver sur notre chemin !

Est-il utile de préciser que certains ont eu les orteils soigneusement écrasés par mes soins ?

Douce vengeance…

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Enfin, Teran avait beau mieux connaître le chemin que moi, trois transports étaient quand même déjà partis quand on a fini par arriver aux lieux d'embarquement. Et même là, j'ai du me retenir de mordre quelqu'un en voyant la queue pour monter à bord. La patience n'a jamais été mon fort, mais là, c'était vraiment pire que tout.

- Tu veux bien, s'il te plait, arrêter de bouger comme ça ? , s'est énervé Teran en me regardant piétiner sur place jusqu'à tasser la neige autour de moi en ignorant les regards courroucés de ceux qui m'entouraient.

- T'occupe ! J'aime vraiment pas attendre ! , ai-je répliqué du tac au tac.

- Ca on l'aura compris…, a marmonné mon voisin de derrière.

Un voisin qui s'est tu quand je lui ai clairement fait comprendre du regard que ses remarques, il pouvait se les carrer dans le…

- C'est pas en gesticulant comme ça que les choses vont aller plus vite, Kara, a lancé Teran en espérant que ca suffirait à me calmer, Qu'est ce que tu as ?

- Je… J'ai… Raah ! J'ai l'impression de rater quelque chose, mais je sais pas quoi ! , me suis-je exclamée en manquant de m'arracher les cheveux.

Je voyais bien que Teran ne savait pas vraiment de quoi je pouvais bien parler, mais je pouvais pas l'en blâmer. Même si c'était un sentiment que je n'avais encore jamais ressenti. C'était plus que frustrant, c'était chiant !

Me laissant à mes marmonnements et mes grognements plus colorés les uns que les autres, Teran s'est contenté de me faire avancer jusqu'à ce qu'on puisse presque toucher la rampe d'embarquement. Pendant tout ce temps là, les messages diffusés par les hauts parleurs étaient de plus en plus sinistres, ce qui n'était certainement pas pour me détendre. La dernière fois que j'avais eu affaire à une telle galère en matière d'évacuation, ça avait été pendant le siège impérial de Yavin IV, où nos chers copains retranchés dans leurs meuchants croiseurs envoyant des lasers verts qui font bobo avaient essayé de nous coincer jusqu'à l'arrivée des troupes d'invasion…

Comme maintenant, en fait.

Fait chier.

Fallait vraiment que je pense à autre chose, alors j'ai décidé de laisser mon regard se balader dans le hangar où on attendait. Ca me permettrait peut être de penser à autre chose qu'à cette foutue sensation de malaise…

Sauf que ce n'est qu'en voyant deux types qui parlaient à un hologramme que j'ai enfin compris ce qui me gênait. Je crois bien que mon sang a fait trois tours en deux secondes chrono pendant que mon cœur me faisait un geste très explicatif.

Je savais ce que j'avais oublié.

L'hologramme de Kachirii.


...Et on s'arrête là ! ^^' Nan, nan pas taper ! Ca se corse dans le chapitre suivant !

La suite bientôt et dites moi ce que vous en avez pensé !