Hellow ! Voilà le prochain chapitre ! Kara continues donc ses conneries... Nan, nan, Kara, range moi le canard en plastique, tu sais à quel point c'est dangereux ! M'enfin, alors ! Vilaine !

Bonne lecture !


Mon blaster pour un GPS, par pitié !

Sans même réfléchir une seconde de plus, j'ai tout simplement lâché mon sac et je suis sortie de la file d'attente à fond la caisse.

- KARA ! MAIS QU'EST-CE QUE TU FABRIQUES !?

Il pouvait crier autant qu'il le voulait, il était hors de question que je parte sans cet hologramme ! Je l'ai complètement ignoré en m'arrêtant devant la porte par laquelle on était entré dans le hangar sur les chapeaux de roues, n'hésitant même pas à pousser les rares retardataires qui m'ont clairement exprimé leur désaccord. Tant pis, qu'ils m'écrivent une lettre, ces abrutis ! Je suis folle, peut être. Egoïste, sûrement… Mais je ne pouvais même pas me faire à l'idée de partir en le laissant derrière moi.

- KARA !

Punaise, mais par où est ce qu'on était passé en venant ? Avec un cri de frustration, j'ai pris la première porte à gauche en continuant à faire fi des cris de Teran qui me courait après…

Et j'ai failli finir écrasée par une monstrueuse chute de débris. Le froid m'a coupé le souffle et j'ai du reculer sur les fesses pour éviter les derniers morceaux, tout en criant des horreurs aux bouts de glace qui avaient du trouver ça super drôle de tomber sur mon crâne. J'ai senti Teran s'arrêter derrière moi, complètement essoufflé d'avoir du courir si vite aussi soudainement.

Eh oh ! C'est qui le moins endurant de nous deux, d'habitude ?

- Tu veux… Bien… m'expliquer…Quel est… le problème ?!

- Retourne au vaisseau, ai-je répondu en me relevant et en le repoussant.

Il m'a fait les gros yeux, mais je l'ai ignoré. Peu m'importe qu'il me suive où qu'il se décide à prendre racine ici, mais qu'il ne m'empêche pas de chercher ce qui me manquait !

- Kara… ! , a-t-il rouspété en recommençant à me courir après.

- Continue à piailler, je t'écoute pas !

- Ils vont partir sans nous !

- Pas si on se dépêche !

- Mais quelle…

Je me suis retournée en m'empressant de lui plaquer une main sur la bouche pour l'empêcher de finir sa phrase. C'était vraiment pas le moment de me chercher !

- Ne commence pas, j'ai pas le temps ! , ai-je grondé avant de le relâcher et de repartir de plus belle.

Je l'ai senti prêt à dire quelque chose, quand les hauts parleurs ont craché un message super sympa ! :

- « Les troupes impériales sont entrées dans la base ! Les troupes… »

…OK. Message interrompu voulait dire : Cassez vous ou ca va chauffer grave ! Si j'avais eu le temps, je crois que je me serais volontiers tapée la tête contre le mur pour avoir bâclé la préparation de mon sac de voyage…

- Kara, on n'a vraiment plus le temps, il faut partir ! , a tenté Teran avec un air presque suppliant.

- Je ne peux pas !

Je l'ai repoussé pour reprendre ma route. J'aurais quand même bien aimé que cet abruti arrête de me suivre et retourne aux navettes ! J'étais déjà assez égoïste pour risquer ma propre vie à aller chercher un hologramme, j'étais à moitié d'accord pour mettre celle de ce crétin dans la balance ! Seul hic : Il continuait à me suivre ! Or, je pouvais pas l'assommer ou l'enfermer quelque part dans ces conditions…

Conclusion : Il devait venir avec moi. Merci capitaine Obvious !

Mais j'en avais marre, moi…

Surtout quand je retrouvais pas le chemin, bordel !

- Kara, c'est de la folie !

- Où sont les quartiers ?

- Mais…

- Dis moi où sont les quartiers !, me suis énervée en l'empoignant brusquement par le col de sa combinaison.

Bien sur, il n'a fallu que ça pour que mes migraines ne se remettent à faire danser la samba à mon crâne et j'ai du serrer les dents au maximum pour ne pas lâcher un gémissement (petit le gémissement, mais gémissement quand même…).

- Lâche moi, Kara…

- Où ?

- Lâche moi et je te le dirais ! Tu as plus de poigne qu'on ne pourrait le penser !

J'étais énervée, surtout. Et j'avais la trouille. Mais j'ai fini par faire ce qu'il disait tout en le couvant d'un regard très clair quant à mon humeur.

Kara = Pas contente.

Teran n'a pas pris le temps de lisser ses habits (c'était vraiment cool de sa part ! Je reste ironique…) et m'a fait signe de le suivre à travers une porte à moitié défoncée par une chute de débris. La base s'effondrait sous les assauts de ces fichus impériaux. Ils auraient pas fait mieux en shootant dans une construction soignée à base de Kapla, ces Ornithorynques d'eau douce !

Finalement, on a atteint les quartiers déserts en moins de temps que je n'aurais mis, mais en plus de temps que prévu à voir l'air angoissé de Teran. En l'ignorant, je l'ai poussé sur le coté pour forcer comme une folle le mécanisme coulissant désormais complètement hors d'usage de ma porte. Et punaise, elle était pas légère, la bougresse ! En m'éraflant l'épaule, j'ai quand même réussi à passer… Pour atterrir dans le capharnaüm impossible qu'était devenu ce qui avait, jadis, été ma chambre.

Là, le gémissement est sorti.

- Grouille, Kara !

- Oui, minute !…

Je me suis précipitée pour fouiller au milieu des débris à la recherche de ce foutu hologramme que j'étais incapable de laisser derrière moi et que j'avais été assez naze pour oublier au pire moment… Et au pire endroit !

Mon blaster pour un GPS, par pitié !

- Kara ! Dépêche toi ! Ils arrivent ! , s'est énervé Teran.

- Oui, je suis pas sourde, Teran, j'avais… AH ! Trouvé !

Avec un cri de victoire que j'ai immédiatement regretté, j'ai sorti de sous une couche de neige le disque de l'hologramme que je me suis empressée de fourrer dans ma poche avant de faire tout de suite demi-tour à toute vitesse. Cette fois ci, Teran a du m'aider à passer la porte… Avant que la force que j'avais mise dans le mouvement ne m'envoie tout simplement contre le mur d'en face.

- Aïeuh ! Mais j'en ai marre ! Pun…

Teran venait de me plaquer sa main sur la bouche en me fusillant du regard, ce que je lui ai rendu.

Peut être qu'on serait resté longtemps comme ça, à se regarder en chiens de faïence, si le bruit d'une scie à métaux ne nous avait pas fait joyeusement sursauter. Au bout du couloir dont la porte était scellée, on pouvait voir une pluie d'étincelles oranges qui semblaient vouloir danser la Samba comme si elles participaient au Carnaval de Rio. On s'est de nouveau regardé avec Teran avant de hocher la tête de concert et de se mettre à courir en sens inverse. Fallait toujours que ça tombe sur nous !

Teran a atteint la porte encore ouverte le premier, puis m'a tiré d'un coup par le bras en appuyant sur le bouton pour la sceller à son tour. Ouais, ça les ralentirait sûrement un petit peu plus, mais on n'allait pas rester là et leur proposer un pique-nique, quand même, c'était pas une raison !

- Si on s'en sort, Kara, je t'étrangle, a promis le garçon en se remettant à courir derrière moi, cette fois ci.

Je me suis contentée de le fixer d'un air blasé.

- Je suis sérieux ! T'es complètement tarée !

- Et c'est maintenant que tu t'en rends compte ?

Teran a ouvert la bouche pour me sortir quelque chose de, j'en étais sure, vachement coloré, quand j'ai brusquement tendu le bras en avant pour l'arrêter dans son élan. Mon geste et son mouvement n'ont pas fait dans la dentelle et je suis allée dire bonjour pour la deuxième fois en quelques minutes seulement au mur, sauf que cette fois, c'était dans le dos. Ca a été pareil pour Teran, même si ca ne l'a pas fait taire.

- Mais qu'est ce que tu…, a-t-il commencé.

J'en ai eu marre.

- Ferme la ! , ai-je sifflé en le foudroyant du regard tout en tendant le doigt devant moi.

Bon, j'avais de bonnes raisons de lui avoir parlé comme ça, outre le fait qu'il me tapait un peu sur le système.

On avait été devancé. Et là, c'était trop tard pour emprunter ce chemin.

Bien trop tard.

C'était Dark Vador qui se tenait à quelques mètres, seulement.

o/o/o/o/o/o/o/o

- Oh, merde…

Teran a formulé ces mots délicieux d'une manière totalement silencieuse, avant de me tirer par la manche avec de plus en plus d'insistance tout en jonglant avec la discrétion ultime en espérant que ses gesticulations ne nous feraient pas repérer.

Et moi ? Bah… moi j'étais tétanisée, comme toujours face à la silhouette noire qui se dressait à quelques mètres à peine en nous tournant le dos, tendant de temps à autre un doigt impérieux dans diverses directions pour envoyer les Stormtroopers fouiller notre base. Meuh sinon, tout allait pour le mieux !

Je n'avais croisé Vador que deux fois depuis le premier chassé croisé qu'on avait réalisé dans l'Etoile Noire, trois ans plus tôt, quand je lui avais littéralement claqué la porte au nez… (Ou à ce qui lui tenait de… Bref, vous m'aurez compris !). La première fois était un accident total où on s'était retrouvé dans un embroglio complètement tordu qui était censé s'appeler un plan de récupération d'informations… Inutile de vous dire que le Sith était plutôt prompt à réagir, peu importe qu'on le prenne par surprise ou pas. On a eu chaud aux fesses, ce jour là, d'autant plus qu'il s'était acharné sur Luke et moi (Alors que je lui avais rien fait, au vilain mossieur !). C'était juste avant qu'on nous envoie dans la bordure intérieure pour aller faire joujou avec tous ces abrutis d'officiers impériaux aux mains un peu trop baladeuses et qui avaient tendance à trop lever le coude pour que cela leur soit bénéfique…

Mais la deuxième fois avait vraiment été un piège. Dans lequel on avait failli tomber. Je ne m'étendrais pas sur les détails de ce qui s'est vraiment passé (un jour peut être…), mais sans l'entêtement de Teran et ma paranoïa frénétique qui me faisait tirer sur tout ce qui bougeait… Disons que je ne serais certainement pas là en train de vous raconter des âneries, mais plutôt six mille pieds sous terre.

Morte avant d'avoir vécu comme on dirait… Non, merci, j'en avais pas vraiment l'intention !

Aussi n'étais pas outrageusement ravie de voir ce qui pouvait tenir lieu à une boite de conserve toute noire et ambulante qui pouvait être dévastatrice pile au moment où on devait VRAIMENT partir !

Comme Teran insistait, j'ai quitté Vador des yeux à contrecoeur pour me tourner vers lui en lui faisant bien comprendre d'un regard qu'il commençait sérieusement à me casser les pieds alors que ce n'était certainement pas le moment. J'avais le cœur qui frisait les 3000 pulsations par minutes et une sueur froide me chatouillait le dos. Une fois que j'ai vu ce qu'il me montrait, pourtant, je me suis retenue pour ne pas l'embrasser quatre fois.

Une sortie, à environ trois mètres de là, dissimulée à la vue des impériaux par un énorme bloc de glace. Il suffisait de courir (genre très, très vite) pour pouvoir l'atteindre en priant très fort pour qu'elle puisse se fermer, qu'il n'y ait eu un court circuit avant pour ensuite retrouver son chemin dans le dédale en décrépitude qu'était devenu la station rebelle.

Ca faisait beaucoup de théorie…

Teran m'a montré trois doigts nerveux, qui étaient assez explicites pour signifier qu'on bondirait à son signal, le tout en ignorant ma grimace. J'aimais pas son plan, mais je crois qu'on avait pas mieux…

C'est alors qu'il s'est passé deux trucs simultanément.

Premièrement, on avait complètement oublié les pingouins qui nous avaient collé au train sans le savoir et qui, visiblement, nous avaient rattrapé, tout ça pour pousser des cris d'alerte en nous voyant agglutinés derrière une portion de mur minuscule et à moitié démoli tout en sortant leur fusils blasters. Et deuxièmement, au même instant, exactement, j'ai eu l'impression que quelque chose de noir et de glacé touchait brusquement l'intérieur de mon crâne. J'ai eu un sursaut violent en ayant l'impression d'être dénoncée, comme si on ne voyait que moi, tandis que Vador se retournait d'un seul coup pour nous fixer derrière son masque, le tout sur le joyeux son de sa respiration laborieuse.

Bon, tant pis pour le plan ! Moi, je restais pas là !

J'ai attrapé la main de Teran avant que le fait de réfléchir à ma position plutôt tendue en cet instant ne me pétrifie complètement, et on a plongé vers la seule entrée libre qui s'offrait à nous. Le rancard avec le sol glacé n'a peut être pas été agréable, mais ça avait eu le mérite de les prendre tous par surprise. Mon coup de pied sur la console d'ouverture de la porte ne s'est par contre pas fait sans mal. En fait, j'ai bien cru me déboîter l'épaule en bousillant cette foutue commande, tandis que Teran achevait l'autre épaule en tirant dessus comme un bourrin pour me remettre sur mes pieds et me tirer dans le sens inverse. On avait pas fait quelques mètres que déjà, la scie se mettait au travail pour frayer un chemin à ces enquiquineurs d'impériaux.

Bande de tricheurs !

- Kara, je te jure que la prochaine fois que tu me fais un coup pareil, je m'occupe personnellement de ton cas ! , a haleté Teran en manquant de glisser sur une plaque de glace vicieuse.

- Tais toi et cours, crétin ! , ai-je répliqué.

C'était bien le moment de m'engueuler tiens ! On a un seigneur Sith qui me fout les jetons plus que jamais, ainsi qu'un bataillon de Stormtroopers, ou pingouins de l'espace pour les intimes, mais nan, mossieur préfère me faire savoir le fond de sa pensée ! J'étais en plein délire, là !

Je savais que j'aurais JAMAIS du accepter de rester dans ce monde de cinglés, je le savais !

- Kara, à droite ! , m'a crié Teran.

Merde, j'avais raté le passage ! Dérapant au risque de me retrouver avec un bleu de compétition sur les fesses, je me suis empressée de faire demi-tour pour rattraper Teran qui s'était déjà engouffré dans le couloir… Pour le voir entrer en collision violente avec Han.

Mais qu'est ce qu'il fichait là, lui ? Et pourquoi Leïa était avec lui ? Et C-3PO ? Et pourquoi Chewie n'était pas…

Vous savez quoi ? J'en ai marre de poser des questions qui peuvent attendre !

- Qu'est ce que vous fichez là, tous les deux ? , s'est écrié le contrebandier en retenant Teran pour éviter qu'il n'aille redire bonjour à la neige au sol, Vous étiez pas censés être dans un transport d'évacuation ?

- Kara avait des envies suicidaires…, a répondu Teran avec légèreté.

Ladite légèreté en a pris un coup quand mon coup de pied aux fesses lui a remis les idées en place.

- Mais vous êtes complètement…, a commencé Leïa.

- On discutera de ce qu'ils sont complètement plus tard ! , a coupé Han en attrapant la princesse par le bras et en forçant Teran à tenir debout tout seul, Vous venez avec nous ! Le dernier transport vient de décoller. Allez, et on se dépêche !

J'ai soufflé comme un bœuf lorsqu'on est reparti cavaler dans les couloirs parsemés de débris de la station, dans le sens inverse par lequel on était parti, avec C-3PO qui traînait derrière en nous demandant naïvement de ralentir. Ca valait le coup d'avoir manqué se casser la figure pour tourner à droite, franchement ! Quoique, j'avais peut être mieux à m'inquiéter que de râler pour une simple erreur de trajectoire…

On est quand même pas allé beaucoup plus loin. Han s'est arrêté sur les chapeaux de roues devant une porte métallique fermée qu'il s'est empressé de débloquer pour pousser tout le monde à l'intérieur. Voyant le droïde débile traîner derrière en marmonnant un « comme d'habitude ! », Han a levé les yeux au ciel et l'a attrapé par le bras en l'incitant à avancer plus vite.

On était dans le hangar du Faucon Millénium, qui était le seul vaisseau utilisable encore présent dans l'immense caverne au sol recouvert de débris et de blocs de glace qui avaient allègrement écrasé des speeders des neiges et autres engins de transport ou de maintenance.

Ne comptez pas sur moi pour réparer, les gars !

La peluche géante qu'était Chewbacca nous faisait de grands signes en grognant dans sa langue incompréhensible, mais le message est quand même passé, puisqu'il était sensiblement le même que celui de Han.

Magnez vous le fion !

- Dépêche toi, Bouton d'or ! , a beuglé Han dans notre dos, Ou tu vas devenir résident permanent !

- Attendez moi ! , a paniqué C-3PO en agitant les bras comme s'il pouvait aller plus vite en gesticulant comme ça.

Je n'ai pas pu résister et je me suis retournée pour le pousser dans le dos à deux mains en courant, ce qui donnait l'impression qu'il patinait littéralement sur place. On a atteint la rampe d'embarquement juste avant qu'elle ne se referme dans notre dos, puis je l'ai abandonné là. Han était déjà occupé à bidouiller son vaisseau qui, visiblement, n'était pas réparé, tandis que Chewie avait sa tête poilue dans un ensemble de conduits qui dégageaient une épaisse fumée blanche à l'odeur de plastique brûlé.

Mouais, pas très engageant, tout ce tintouin ! Puis Han n'avait pas l'air prêt à demander de l'aide, puisque maintenant n'était pas vraiment l'heure des réparations minutieuses. Aussi me suis-je prudemment éloignée tandis que Leïa, qui était normalement la diplomate dans cette histoire, n'avait pas l'air de capter les signaux provenant du contrebandier plutôt tendu du string.

- Ca vous arrange si je sors pour pousser ? , a-t-elle ironisé d'un ton plutôt acide alors que C-3PO continuait à casser les pieds de tout le monde en parlant en même temps.

- Ca pourrait…, a répondu Han avec un air sarcastique et irrité.

- Han ! On a de la compagnie ! , a crié Teran depuis le poste de pilotage.

Comme Han était encore occupé à bidouiller son Faucon adoré qui, décidément, n'était pas coopératif, je me suis précipitée vers les commandes du vaisseau avec une idée plutôt précise de la compagnie dont Teran parlait. Et effectivement… J'ai manqué de l'écrabouiller en montant sur ses genoux pour apercevoir des soldats impériaux qui s'agglutinaient devant le vaisseau en installant…

En installant…

Une mitrailleuse laser !

Punaise, mais ils faisaient pas dans la dentelle, ces pignoufs ! Ils étaient sérieux, là, au moins ? Visiblement, oui…

Et j'en avais marre, moi !

Han est entré dans le poste de pilotage en coup de vent en appuyant sur un bouton pour réveiller le Faucon… Qui s'est mis à réagir avant de baisser les bras comme un dégonflé devant un cinq cent mètres haie. En entendant l'énergie faiblir, Han a retourné la tête et, solution Ô combien archaïque, mais efficace, a donné un grand coup contre la paroi, ce qui a eu pour conséquence de ragaillardir l'animal pour de bon.

- Poussez vous, les jeunes ! , a-t-il lâché en joignant le geste à la parole lorsqu'il m'a littéralement attrapé par la peau du cou pour me sortir de son siège chéri.

Maieuh !

Et avec Leïa, Chewie et Einstein venu en renfort, je peux vous dire qu'on était un peu serré dans le poste de pilotage ! J'ai jeté un regard éloquent à Teran quand le Wookie/Chihuahua bipède géant a répété le geste de Solo et que j'ai servi de piste d'atterrissage à sa majesté Selace.

- On n'arrivera pas à décoller si ton rafiot est pas réparé, Solo ! , ai-je beuglé d'une voix étouffée en m'efforçant de repousser le coude de Teran enfoncé dans mon estomac.

- Alors accrochez vous !

- Cette carlingue ne passera jamais le premier blocus ! , s'est énervée Leïa.

- Elle réserve encore quelques petites surprises, mon cœur…

Aussitôt dit, aussitôt fait. Il a écrasé un bouton, et les soldats impériaux se sont retrouvés face à l'un des zigouigouis favoris du contrebandier.

Une mitrailleuse laser !

Ces mecs, tous les mêmes… C'est à celui qui aura la plus grosse ! ... Non, Lereniel ! C'était une observation, pas une insinuation ! Range ton blaster !

- Ha ! Vous voyez ? , s'est écrié le contrebandier en levant un doigt.

- Un jour, vous allez faire une grosse bêtise, et je veux être là pour voir ça !

J'ai lâché un ricanement toujours aussi étouffé avant d'en avoir sincèrement marre et de repousser Teran de plus belle… Au moment, bien sur, où :

- Mets la gomme ! , a lancé Han à Chewie.

L'accélération du Faucon a renvoyé Teran faire un smash dans mon pauvre estomac, ce qui m'a encore coupé le souffle avant de me faire lâcher un juron. J'en avais marre, moi !

- Teran ! Nom d'un Gundark végétarien croisé avec un babouin, dégage, bon sang ! Aïeuh !

Il s'est redressé avec difficulté, le tout en m'arrachant des cheveux parce que sa ceinture s'était prise dedans, ce qui ne m'a absolument pas aidé à me calmer, tandis que l'obscurité du hangar laissait place à la lumière aveuglante du soleil réverbéré par la neige de Hoth. Ce n'est qu'à ce moment là que je me suis rendue compte qu'on avait vraiment quitté le sol de la planète. On avait échappé, pour l'instant, à Vador.

On était reparti… Avec, pour changer parce que sinon, ce serait nul, les impériaux aux trousses.


Alors ? La suite ou pas ? ;3

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