Salut ! Désolée pour l'attente ! Me revoilà donc avec un nouveau chapitre... Qui bouge pas énormément. Oui, je sais, je suis désolée, mais je vous promets que l'action reviendra bientôt ! Je jure, je jure, je jure ! NAAAAAAAAANN ! N'ABANDONNEZ PAS LA LECTURE MAINTENANT !


Confessions autour d'un marteau… Attends, quoi ?!

Nan, je vous dirais certainement pas combien de temps j'ai passé dans cet entrepôt poussiéreux et humide (Solo avait quelques cours de ménage à prendre !) à l'odeur de renfermé (quelqu'un pourrait aérer ?). Un moment donné, il m'a semblé entendre Teran me chercher, mais j'ai pas bougé d'un poil. Après tout, moi, la pacifiste dans l'âme (lol), je l'avais quand même envoyé valdinguer contre un siège et un mur sans le moindre état d'âme. Ca m'a rappelé l'épisode avec un certain lieutenant Luerek, trois ans plus tôt. Et je me suis rappelé que, là aussi, j'avais agi sur le coup de la colère. Je me suis parfaitement souvenu de ce que j'avais éprouvé à ce moment là : fureur, haine, satisfaction de l'avoir envoyé mordre la poussière pour ce qu'il avait fait à Tepa, la mère de Teran. Là, ça avait été la même chose.

J'ai donc passé plusieurs heures à me mordre les cheveux, me dévorer l'intérieur des joues et à me ronger les phalanges (j'avais déjà bouffé mes ongles avant…) attendant de retrouver un courage qui ne venait pas afin de pouvoir faire face à Teran et m'excuser. C'est fou comme ça peut paraître si simple en théorie, de se présenter devant quelqu'un et de lui dire trois pitits mots : « Je suis désolée », alors qu'en pratique on l'impression de vouloir se liquéfier sur place ou d'avaler sa langue en dansant le french cancan avec un brocoli dans la bouche plutôt que d'avoir le cran de le dire.

Je me serais volontiers donné des baffes si je savais que ca aurait été utile…

Nan, rectification : je me suis donné des baffes avant de me rendre compte que ça servait à rien.

La culpabilité était toujours là. Oh, bien sur, vous vous dites sans doute que comme je passe mon temps à taper sur Teran quand il raconte ou fait des conneries, c'est bizarre que je me sente aussi bien qu'un poisson rouge abandonné hors de son bocal sur le rebord de la mare ! Mais jamais, jamais je n'avais ressenti un truc aussi pervers que quand je l'ai envoyé faire son énième baptême de l'air, dans la salle commune. Ca me donnait encore des frissons de dégout !

Pourtant, il a bien fallu que je bouge mes grosses fesses de mon trône de poussière, où j'étais tranquillement avachie à broyer du noir, quand j'ai entendu Solo beugler mon nom à travers tout le vaisseau, alors qu'il était juste derrière la porte de la salle dans laquelle je m'étais échouée. Et mon seul plaisir a peut être été de le voir faire un bond vers le plafond au risque de se cogner la tête quand j'ai surgi juste à coté de lui, avec l'air aussi gracieux que si on m'avait annoncé que je devais faire un exposé sur l'histoire de la salade macédoine.

- Quoi ? , ai-je grogné.

- Qu'est ce que tu foutais là dedans ?

- Ca te regarde ?

- C'est mon vaisseau.

Nan, je n'allais certainement pas commencer une engueulade maintenant ! Pas après ce qui s'était passé avec Teran.

- Bin je te répondrais pas, Sherlock ! Pourquoi tu m'as appelé ?

- A ton avis ? T'es la seule qui bosse pas, pour l'instant. J'ai besoin que tout le monde s'y mette, si on veut s'en sortir en un seul morceau. A moins qu'une visite privée des cellules d'un croiseur impérial t'intéresse ?

Je l'ai fusillé du regard en entendant sa perche.

- Merci, j'ai déjà donné, a été ma réponse, et c'est bon, je vais vous aider à le rafistoler, ton coucou !

- T'as intérêt ! Même le Bouton d'Or s'y est mis.

Oh, alors si El Dorado s'était ambitieusement lancé dans le bricolage de fortune… Mais où allait cette Galaxie ?

- T'es avec Teran, a-t-il ajouté en se détournant (faut dire que Chewie l'appelait en poussant des rugissements dignes du lion du zoo de Plouc-sur-Somme…), vous êtes sur l'alimentation générale. Ca a tendance à déconner…

- Non !

Surpris, Han s'est tourné vers moi avec son air de dire « Qu'est ce qui se passe, encore ? ».

- Je vais… Je vais plutôt…, ai-je balbutié.

Et merde ! Qu'est ce qu'on était sensé dire, dans ce genre de situation ? J'aurais du me douter qu'il me mettrait avec Teran, mais là, actuellement, c'était la dernière personne que j'avais envie de fréquenter (PS : ne pas mettre Dark Vador, Boba Fett et ses chasseurs de primes, l'Empereur, la 501ème Légion ou quelqu'un ayant un quelconque rapport amical avec l'Empire des zinzins crétins dans cette catégorie à cet instant précis.).

- Je vais plutôt voir la princesse ! , ai-je finalement lâché.

Avant de partir en courant à fond la caisse en laissant planté là un Han Solo complètement perdu, à voir son inaction alors que la carpette de l'espace continuait à meugler comme une vache en rut.

Leïa était occupée à essayer de sortir une plaque de son carcan, à la recherche, j'imagine, du problème qu'elle avait à régler derrière tout ce tintouin. Et je vous décrirais certainement pas la tête qu'elle a tirée en me voyant arriver comme si je venais de faire le plus long marathon du monde !

- Mais… Kara ?

- Oui, salut à vous aussi, tout va bien, et vous ? Non, merci, jamais après le déjeuner et tout le tralala ! , l'ai-je coupée avant de m'approcher, Je suis venue vous aider, ne me remerciez pas, c'est tout naturel, je suis d'une modestie et d'une générosité sans limites !

- Mais… Vous aviez disparu pendant plusieurs heures, a répondu la princesse en ignorant mon monologue, J'ai même aidé Teran à vous chercher.

Mon faux sourire s'est fendillé, pour laisser apparaître une gueule longue de trois kilomètres, ou parsecs, ou peu importe la notion de longueur utilisée. J'ai laissé échapper un soupir, qui a attiré sur moi un regard interrogateur de la part de Miss Galaxie.

- Il y a un problème ? , s'est-elle inquiétée en me voyant comme ça.

- Hein ? … Euh, non, non !, me suis-je empressée de répondre en attrapant le premier outil qui me venait sous la main pour l'aider à sortir cette plaque.

J'ai eu la surprise de voir Leïa tirer à son tour une tête sceptique.

Quoi ? Je m'étais mouchée dans mon tee-shirt ?

- C'est un marteau, Kara.

J'ai déjà dit que j'avais des nouilles à la place du cerveau ?

Je crois que oui.

Putain…

Je me suis empressée de reposer ledit marteau, me retenant de le balancer contre un mur (y'avait pas de vitres à proprement parler. Fallait bien que je trouve autre chose !), avant d'empoigner sans un mot un bout de la plaque pour essayer de la sortir à mon tour. Leïa m'a regardé faire quelques secondes en silence, trouvant sans doute très drôle le fait de me voir me démerder toute seule face à un bout de métal plat qui me faisait un geste particulièrement distinctif, puis elle a attrapé l'autre coté et s'est mise à tirer à son tour.

On devait bien pouvoir y arriver à deux… Nan ?

- Quelque chose vous trouble, m'a-t-elle fait remarquer tandis qu'on s'arcboutait ('Fin, moi j'étais plutôt à la limite de poser mes deux pieds sur le mur pour tirer !)

Génial, Sherlock ! Magnifique déduction ! Ca mérite un applaudissement ! J'ai fait mine de me concentrer sur les mirifiques traces de cambouis qui dénonçaient le passage plus ou moins récent de grosses paluches sur les murs.

- C'est Teran, n'est ce pas ? , a-t-elle continué en m'observant du coin de l'œil.

Vu la taille des doigts, j'aurais parié mon blaster contre une demi douzaine d'huitres avariées que c'était ceux de Chewie…

- Il ne paraissait pas bien, tout à l'heure. Il m'a demandé si je vous avais vu passer.

…Une sublime oscillation graisseuse au niveau de la tache numéro quarante sept, à deux degrés vers le Sud Est au dessus de ce levier rouge pétard…

- Il n'a rien voulu me dire, mais je l'ai quand même aidé à vous chercher… Où étiez vous passée, au fait ?

…Et l'infinité de teintes que le cambouis peut créer ! Il suffit d'un infime jeu de lumière pour qu'on obtienne de subtiles notes de couleurs...

- Kara ? Vous m'écoutez ?

PUNAISE, MAIS QU'ELLE SE TAISE, A LA FIN ! JE PEUX PLUS M'ENTENDRE RUMINER MES IDEES NOIRES !

J'ai croisé son regard derechef, et Leïa a du y voir quelque chose qui l'a vraiment troublée, parce qu'elle s'est tue et s'est remise à son boulot avec une ardeur nouvelle.

Wow ! Attention, roulement de tambours ! J'ai réussi à troubler la Princesse Leïa ! Sortez le champagne ! Nan, c'est vrai, quoi ! D'habitude, elle se laisse pas marcher sur les pieds, mais là… Motus !

Le silence est donc retombé entre nous, avec l'onctueuse épaisseur de la crème fouettée périmée. Pourtant, j'ai fini par jeter un nouveau coup d'œil à la Princesse… Qui me regardait, elle aussi.

Ah, je vois ! On avait perdu une bataille, mais la guerre, ça, pas question !

Après plusieurs autres minutes d'un silence pénible et lourd, la plaque de métal a fini par céder, manquant de nous exploser les orteils quand elle est tombée par terre avec autant de bruit qu'un concert de cymbales. Sauf que visiblement, le boulot était pas fini. Leïa a attrapé plusieurs fils et s'est mise à tirer dessus pour les dégager, mais j'ai pas bougé, fixant mes pieds et laissant mes cheveux (qui auraient bien eu besoin d'un coup de peigne !) cacher mon visage.

- … Je lui ai fait du mal.

La princesse a arrêté son manège, abandonnant du regard les pauvres fils électriques qui lui avaient rien fait, avant de se tourner vers moi. Faut dire que c'est pas tous les jours qu'on me voit angoissée pour avoir fait du mal à quelqu'un. J'étais plutôt le genre de personnes à placer dans la colonne de ceux qui pensent à leur postérieur avant les autres, alors j'imaginais bien que ce jour était à marquer d'une pierre blanche.

Quand je vous disais que cette galaxie me faisait pas du bien…

- Racontez-moi, a-t-elle proposé en se remettant à tripoter les fils, qui lui donnaient leur avis en crachant quelques étincelles bien senties.

L'espace d'un infime instant, j'ai été tentée de lui dire (le plus poliment possible) d'aller demander à Papa le Hutt s'il pouvait la renseigner mieux que moi. C'était quoi cette manie de me demander ce qui allait pas en détails ? Mais elle a du sentir que j'avais du mal à déballer mon sac, parce qu'elle m'a de nouveau regardé en lâchant :

- Kara, si vous en parlez à quelqu'un, vous vous sentirez mieux, vous savez ? On voit bien que vous n'êtes pas dans votre assiette…

Je me suis mordue la langue pour m'empêcher de lancer une vacherie envers l'intégralité de la Galaxie, et pas seulement à Leïa. Jamais j'avais confié mes problèmes à qui que ce soit, jusqu'ici, et je m'en étais toujours très bien…

Ouais, nan. Peut être pas très bien, mais j'avais survécu !

Pour devenir une fille renfermée sur elle même, refusant de montrer ce qu'elle ressent vraiment pour les gens auxquels elle tient parce qu'elle a toujours appris à ne compter que sur elle-même ?

Ta gueule, conscience.

J'ai poussé un soupir de compèt, qui pouvait aussi bien démontrer mon inexorable exaspération que ma lassitude la plus immense...

Et je lui ai raconté ce qui s'était passé dans la salle avec Teran.

Et pour ceux qui se posent la question, non, je n'ai pas parlé de l'Hologramme. J'y arrivais tout simplement pas. Teran était le premier à l'avoir découvert (vous avez pu constater ce qui avait suivi. Je ne m'étendrais pas sur les détails…) et je me suis juré que ce serait le dernier. C'était mon secret (Mon préciiieeeeuuxx ! Gollum ! Dehors ! Le Seigneur des Anneaux, c'est en face !), celui que je ne voulais, et ne voudrais partager avec personne, même si ça semblait un peu raté, pour le coup…

- Je dois avouer, a déclaré Leïa par la suite, Qu'il était loin d'avoir tort. C'était plutôt stupide de votre part…

Qu'on m'y reprenne à me confier, tiens !

Elle a encore du capter que sa réponse m'avait à moitié plu, ou alors elle me connaissait très, très bien (ça m'étonnerait, quand même !), parce qu'elle a levé un doigt avant que je puisse ouvrir la bouche.

- Avant de protester et de vous en prendre aux autres, Kara, réfléchissez… Pourquoi vous a-t-il fait ces remontrances, au fond ?

J'ai froncé les sourcils, mais elle m'a fait un petit sourire.

- Il tient énormément à vous, vous savez ? Vous êtes une amie chère à ses yeux. Je le suspecte d'être capable de tout si cela pouvait vous venir en aide. Et là bas, dans la base, il a eu terriblement peur pour vous. C'est pour ça qu'il était en colère surtout… Enfin, je crois.

Mais… Qu'était-ce donc que cette mystérieuse rougeur d'origine inconnue qui me mettait les joues en feu ? Sûrement une maladie alien prisonnière des glaces de Hoth qui était passée dans mon corps lorsque, prise d'une inextinguible soif, j'avais bu de l'eau tirée d'un glacier non loin de la base rebelle, et qui maintenant se réveillait enfin pour pouvoir me transformer en torche vivante qui mettrait le vaisseau dans…

… Ouais.

J'ai rougi.

Et Leïa qui continuait à sourire !

Princesse ou pas, ça risquait de barder dans quelques instants…

Et rebelote ! Elle s'est détournée vers ses fils électriques, pour qui la fin de la récréation avait sonné puisqu'ils se sont remis à cracher des étincelles, tandis que j'ouvrais et fermais la bouche avec autant de grâce qu'un poisson clown.

- Vous me rappelez quelqu'un à votre âge, vous savez ? , a-t-elle continué, Oh oui, impulsive et persuadée que l'on n'avait pas besoin d'aide, on ne pourrait pas décrire ça mieux !

Impulsive, moi ?... Eh, oh ! Pourquoi vus me regardez comme ça !

Je me suis mordue la lèvre en fronçant à nouveau les sourcils.

- Et… C'était qui ?

Leïa a tourné la tête vers moi une énième fois.

- Moi.

Je suppose qu'il n'y avait pas grand-chose de plus à rajouter…


Allez, la suite bientôt ! Je fais aussi vite que possible, promis ! ;) En attendant, je retourne dans mon TARDIS, moi... Ciao !